Malia va-t-elle mourir comme son père Tilikum ?

Malia adorait son papa Tilikum

Malia va-t-elle mourir comme son père Tilikum ?

26 janvier 2018

Quand nous avons vu ces images de Malia – une orque âgée de 10 ans détenue au SeaWorld d’Orlando – avec ces taches brunes sur sa peau blanche, nos cœurs se sont arrêtés de battre un instant : c’est qu’à tant de reprises, nous avons déjà observé ces indices d’une infection mortelle apparaître chez d’autres orques et que nous savons à quelle issue ils mènent.

Malia porte clairement des signes d’infection cutanée.
Ses lésions semblent même s’être développées d’une manière dangereusement rapide. On ignore de quelle maladie particulière Malia pourrait souffrir, car SeaWorld n’a pas encore publié d’informations à son sujet. Il peut tout aussi bien s’agir d’une infection fongique, bactérienne ou d’une combinaison des deux, exacerbée par un système immunitaire effondré à cause du stress de la vie captive.

Plus de la moitié des décès d’orques à SeaWorld ont été provoqués par des infections nosocomiales !
Une enquête accablante du San Antonio Express-News révèle que ce genre d’infections, contractées en bassin, ont massacré pas moins de 150 otaries, bélugas, orques et autres dauphins dans les bassins des parcs SeaWorld au cours des 30 dernières années.
Ces maladies ont frappé surtout les orques, puisque 60% d’entre elles sont mortes pourries vivantes.
Tilikum, le père de Malia et sa soeur Unna ont également perdu la vie à cause d’infections généralisées entre 2015 et 2017.

Ces casques ridicules pour manipuler Unna mourante..


L’an dernier, ce fut au tour de Kasatka d’en mourir après avoir souffert l’enfer d’une détérioration cutanée.
Les symptômes furent semblables à ceux de Malia.
Selon le rapport de nécropsie, Kasatka était la proie d’une infection pulmonaire bactérienne depuis 2008.
Son corps malade était recouvert de lésions purulentes avant sa mort. Alors même qu’elle soufrait de cette maladie, Sea World San Diego n’a pourtant pas hésité à lui faire subir le viol humiliant d’une insémination artificielle ni à l’obliger à mener un bébé à terme.

Le Dr Jeffrey Ventre, vétérinaire et ancien dresseur de SeaWorld, déclarait à propos de Kasatka, lorsqu’elle était en train de mourir dans d’abominables souffrances :
«Quand je vois des photos d’elle, en tant que médecin, cela me rappelle immédiatement le sida. Elle est à ce point immunodépressive, couverte de champignons, qu’il est clair que sa mort est proche. J’espère pour elle que ça se passera vite ! »

 

Kasatka

Les cétacés captifs sont privés de tout ce qui est normal, naturel et important pour eux.
Comment s’étonner dès lors du fait qu’ils aient TOUS des problèmes de santé, directement liés à la captivité, de la même manière que les  maladies nosocomiales sont spécifiques aux hôpitaux. Selon le manuel vétérinaire Merck, «les mammifères marins captifs semblent particulièrement sensibles aux infections fongiques».

Le stress de la captivité y contribue.
Quand la Dre Heather Rally, vétérinaire, a visité SeaWorld San Diego en 2014, elle signalait de nombreux signes de stress, en particulier chez les mammifères marins. Elle a vu des dauphins atteints d’une infection cutanée liée à un système immunitaire affaibli et qui continuaient d’interagir étroitement avec le public, une agression accrue chez les animaux et des orques présentant des signes troublants de détresse psychologique.

Les orques sont des êtres intelligents qui voyagent plus de 200 kilomètres par jour avec leur famille.
A SeaWorld, ces voyageurs au long cours sont confinés dans des bassins minuscules à leurs yeux, soumis à une véritable privation sensorielle pour les obliger à rester en surface, et surtout privés de la compagnie d’autres orques, enfants, parents, familles élargies, amis proches ou lointains, cette société merveilleuse de solidarité et de bonne humeur qu’ont su créer les cétacés.
Même lorsqu’ils ne meurent pas d’infections dans leurs baignoires chlorées, ils y subissent un stress indéniable, ce qui ouvre la voie à d’autres causes de décès, TOUJOURS prématuré.

Cet esclavage doit cesser. Maintenant !
Vous pouvez aider Malia et tous les autres captifs de SeaWorld aujourd’hui.
Signez la pétition pour exiger de SeaWorld qu’il déplace toutes ses orques dans un  sanctuaire marin !

 

 

Malia dans une position qui rappelle celle de Morgan à Loro Parque. Quand on veut fuir ailleurs mais qu’il n’y pas d’ailleurs.


La triste vie de Malia

Malia est née au SeaWorld Orlando le 12 mars 2007, des oeuvres de Taima et de Tilikum, dont elle était le 3ième enfant.
Ses frères aînés sont Sumar et Tekoa, qui furent rejettés par leur mère quelques mois après leur naissance. Malia aimait beaucoup rester auprès de son père Tilikum, qu’elle adorait et de sa mère Taima. On les voyait toujours ensemble.

Le 6 juin 2010, la maman de Malia succombe en donnant naissance à son 4ième enfant mort-né.
Malia, encore très jeune, s’est alors attachée à la jeune femelle Nalani. Malia s’est également rapprochée d’une amie de sa mère, Kalina. Kalina s’occupait de Malia chaque fois que Taima avait besoin d’une pause.
Malheureusement, Kalina est décédée en octobre 2010. En 2016, Malia a été réintroduite auprès de son père Tilikum et elle passait la plupart de son temps avec lui. Tilikum est mort le 6 janvier 2017, et jusqu’au bout, sa fille Malina l’a soutenu pendant sa terribe agonie à travers les grilles qui les séparait.
C’est ainsi que vivent les orques captives.

Séparé des autres orques, Tilikum est en train de mourir

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