Marche pour les éléphants et les rhinocéros

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 Marche pour les éléphants et les rhinocéros


Marche pour les éléphants et les lions au Lion de Waterloo !

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Une très belle réussite pour la première marche wallonne en faveur des éléphants des rhinocéros, des lions et des tigres, qui a rassemblé au moins deux cent personnes et une armée de chiens !
L’ambiance y était éminemment sympathique, on s’en doute, et le public de tous les âges. Nous avons pu boire un café et manger des gâteaux à l’arrivée. Nous avons été guidés par des gardiens de la paix souriants et nous avons longuement marché à travers des paysages magnifiques vers la butte du lion de Waterloo, symbole frappant de la majesté de ce fauve en péril.
La commune de Braine-l’Alleud a soutenu et encadré de merveilleuse façon ce mouvement citoyen et il faut ici l’en féliciter de tout cœur.
Historiquement, c’est bien la première fois que des pouvoirs publiques organisent ce type de manifestation en faveur des animaux de Belgique !
Puissent d’autres communes, d’autres villes, d’autres provinces wallonne s’inspirer de cet exemple.

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La plaine de la bataille de Waterloo. A l’horizon, le lion.

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YONKI

Les dirigeants du parc national de Bukit Barisan Selatan en Indonésie ont annoncé que Yongki était mort.
Cet éléphant de Sumatra était devenu célèbre en intégrant les patrouilles qui protègent le parc et ses semblables. L’animal aurait été tué par des braconniers qui se sont emparés de ses défenses.
Moins d’un mois après la mort du lion au Cecil au Zimbabwe, c’est le décès d’un autre animal emblématique qui suscite l’émotion et la colère sur les réseaux sociaux. Celle de Yongki, un éléphant âgé de 35 ans qui vivait dans le parc national de Bukit Barisan Selatan sur l’île de Sumatra.

Mais il ne s’agissait pas de n’importe quel éléphant. Depuis plusieurs années, Yongki participait à des patrouilles visant à protéger ses semblables des braconniers. Il aidait également les rangeurs du parc à reconduire les éléphants qui s’aventuraient hors de la jungle afin d’éviter les conflits entre les fermiers et les pachydermes. Triste ironie du sort, selon les autorités, Yongki a lui-même été victime de braconniers qui lui ont sectionné ses défenses longues d’un mètre. Les autorités du parc ont annoncé que l’animal avait été découvert dans une mare de sang déjà mort, près du camp où il vivait.

Les causes de la mort de Yongki restent pour l’heure inconnues. Selon le communiqué des autorités, l’éléphant ne montrait aucune blessure par balle. En revanche, il avait la langue bleue, un signe qui suggère qu’il a peut-être été empoisonné. Une pratique de plus en plus courante sur l’île de Sumatra. L’an dernier, sept pachydermes avaient été retrouvés morts empoisonnés en un seul jour.

La perte de Yongki est une nouvelle sonnette d’alarme face à la recrudescence du braconnage à travers le monde. L’an dernier, un rapport a établi que pas moins de 100.000 éléphants avaient été tués pour leur ivoire en l’espace de trois ans. Sur l’île de Sumatra, au moins 45 éléphants auraient été abattus l’année dernière. C’est 55% de plus que l’année précédente. Une hausse directement liée à la valeur de l’ivoire sur le marché noir. Aujourd’hui, ce précieux matériau peut atteindre jusqu’à 7.000 euros. L’ivoire est alors utilisée en guise de trophée, pour sculpter des objets de décoration ou bien pour concevoir des remèdes de médecine traditionnelle.

Yongki était un éléphant de Sumatra (Elephas maximus sumatrensis), une sous-espèce de l’éléphant d’Asie considérée comme en danger d’extinction. Selon le World Wide Fund (WWF), il resterait à l’heure actuelle moins de 2.000 spécimens dans la nature.

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EXTINCTION DE MASSE

En Afrique, le braconnage tue 4 éléphants toutes les heures, pendant toute l’année. Moins de 300 000 pachydermes y survivent encore.
Chaque jour, 3 rhinocéros sont tués pour leur corne. Il n’en reste plus que 25.000 dans le monde. A ce rythme, ces deux espèces rejoindront bientôt les mammouths et les dinosaures.

Ces mammifères sensibles et intelligents sont massacrés de la manière la plus barbare. Les braconniers n’hésitent pas à scier la défense de l’éléphant ou la corne d’un rhinocéros encore en vie. La poudre de corne de rhinocéros, qui contient essentiellement de la kératine comme dans les cheveux ou les ongles humains, est prisée dans toute l’Asie du sud-est pour ses prétendues vertus curatives, par exemple contre le cancer. Revendue au prix de l’or, la corne de rhinocéros en poudre confère quasiment au consommateur un statut social, tel un produit d’une marque de luxe. C’est chic, cher et à la mode : elle est généralement bue diluée dans un verre d’eau, comme une potion détoxifiante.

Le seul espoir de survie pour ces deux espèces réside donc dans la fin immédiate du commerce de l’ivoire et de la corne de rhinocéros (tant légales qu’illégales).
Il leur faudra des décennies pour se remettre de ces massacres de masse, s’ils s’en relèvent jamais…


CHEFS-D’OEUVRE EN PERIL

L’idée d’une «Marche pour les éléphants et les rhinocéros» aussi appelée «Marche contre l’extinction» a été lancée en 2013 au Kenya par le David Sheldrick Wildlife Trust, une fondation créée par la famille du naturaliste David Sheldrick consacrée à la protection des éléphants victimes du braconnage. Elle n’avait alors reçu qu’un modeste succès. La France n’avait pas participé à la première marche organisée – si ce n’est à travers une mobilisation virtuelle organisée par l’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux).

A Bruxelles, en 2013, elle eut lieu sous l’impulsion d’Anneliese Mullens et d’autres défenseurs des animaux. Elle ne reçut aucun écho dans la presse mais nous permit cependant de rencontrer l’équipe CITES d’un Ministère de la Santé et du Bien-être animal aujourd’hui disparu au niveau fédéral.

Céline Sissler-Bienvenu, directrice de l’organisation de la marche en France et chargée des programmes de lutte contre le braconnage en Afrique espère que cette année, le rendez-vous prendra davantage d’ampleur :
« Quelque chose de nouveau est en train d’apparaître », dit-elle au journal Le Monde. « Comme dans les marches pour le climat dont on a pu constater le succès à New York dernièrement, ce mouvement s’appuie sur des démarches individuelles qui s’affranchissent des ONG. Le message qu’il peut envoyer aux gouvernements pour qu’ils agissent est important. La lutte contre le commerce illicite des espèces protégées n’est pas seulement un enjeu de sécurité. Il est avant tout celui de la sauvegarde d’un patrimoine commun de l’humanité».

Ce terme est inadéquat, car les éléphants ne nous appartiennent pas.
En revanche, il est exact si l’on considère que les baleines bleues, les éléphants, les grands singes sont des chefs d’œuvres en péril de l’évolution animale. Si nous pourrons sans doute reconstruire un jour à l’identique les bouddhas de Bamyan ou les temples de Palmyre, nous ne pourrons jamais fabriquer un seul véritable éléphant. Ni les zoos, ni les clonages ne parviendrons jamais à nous rendre la splendeur du Peuple des Eléphants, ces êtres dignes et sages que nous massacrons depuis des millénaires.

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LES MARCHES DANS LE MONDE

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Marche à Anvers le 4 octobre 2015, avec une pensée pour Cécil le lion.

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Marche en Wallonie le 4 octobre 2015, avec une pensée pour les lions

 

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Marche à Paris le 4 octobre 2015, avec une pensée pour les tigres

 

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Toutes les marches dans le monde

 

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Eléphanteau en Malaisie