Monothéismes et question animale

Kanzi sous la douche. Ce « singe » possède plus de vocabulaire humain qu’un fermier texan…

Il semble évident que toute forme de monothéisme – Christianisme, Islamisme, Judaïsme, et même la pensée laïque, copie conforme de la croyance chrétienne, mais sans Dieu, est par nature contradictoire avec une approche vraiment scientifique de la nature vivante qui nous entoure.

En plaçant l’Homme au sommet de l’’évolution, ces croyances obsolètes ne font que suivre la fameuse «échelle d’Aristote», qui va de la plante à l’’Homme, supposé «mesure de toutes choses » et seul doué de raison. Une telle vision du vivant est fausse. Et qui plus est, elle est destructrice.

C’’est au nom de telles fariboles que nous exploitons, détruisons, chassons, maltraitons, faisons danser, déguisés en humain, des êtres vivants aussi intelligents que nous mais d’’une autre manière, sur un autre registre.
Qui parmi nous sait parler «dauphin», faute d’’outillage sensoriel adapté à ce langage ?

Quel humain est-il capable de courser une gazelle et de la tuer net, en usant d’’un ensemble de calculs mentaux et de prévisions à long terme, comme le fait le léopard ? Qui sait penser comme un corbeau ?

Bien sûr, l’’Ancien Testament dit aussi :
« Genèse. 21 Dieu donc créa les grandes baleines et tous les animaux se mouvant, lesquels les eaux produisirent en toute abondance, selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ayant des ailes, selon son espèce; et Dieu vit que cela était bon.
22. Et Dieu les bénit, en disant: Croissez et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre… ».

Mais Dieu ajoute aussi, hélas :
« 26. Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout reptile qui rampe sur la terre.
27. Dieu donc créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il les créa mâle et femelle.
28. Et Dieu les bénit, et leur dit: Croissez, et multipliez, et remplissez la terre; et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur toute bête qui se meut sur la terre ».

Pareil pour l’Evangile :

« L’’évangile selon Marc ne cite qu’’un seul individu portant des fers aux pieds qu’’il a rompu. Celui-ci est possédé par un démon qui dit s’appeler Légion et qui entre dans les pourceaux au nombre de deux mille. La région est appelée le « pays des Geraséniens» qui se réfère à  Gérasa (Jerash) plutôt qu’à Gadara. Dans la traduction de Louis
Segond
, on trouve « Gadaréniens » comme dans l’’évangile selon Matthieu. Après sa guérison, le possédé « s’en alla et se mit à publier dans la Décapole quelles grandes choses Jésus lui avait faites».


Côté Coran, on peut s’’en étonner mais la défense de l’’animal est davantage mise avant.

Le prophète Mouhammad a dit : « Une femme a été tourmentée en enfer à cause d’’une chatte qu’elle avait enfermée jusqu’à ce qu’elle pérît. A cause de l’’animal, elle entra en enfer. Elle ne l’’avait ni nourrie, ni abreuvée alors qu’’elle l’avait enfermée, ne lui laissant pas la possibilité de consommer ses proies. » (Al-Bukhârî wa Muslim)

Puissent les musulmans s’’inspirer de ces sourates pour ne plus jeter de cailloux aux chiens errants, gérer leurs zoos de façon atroce, ou égorger sans anesthésie leurs moutons…

 

Cela dit, comme la paléontologie nous l’’apprend, l’’Homo sapiens n’’est jamais qu’’un Grand Singe parmi les autres, frère du gentil Bonobo à quelques chromosomes près, mais d’’une férocité telle qu’’il a conquis la planète en moins de 100.000 ans, aidé par son fidèle chien-loup et l’’usage habile de ses mains.

Et cela, c’’est de la science, pas des contes de Noël, figés à jamais dans de prétendus «Livres de Dieu » rédigés, pour autant que je sache, par des humains comme vous et moi !

retour Cultures