Malgré les efforts intenses déployés par les activistes du monde entier afin
d'empêcher une telle ouverture, un nouveau delphinarium géant - qui a coûté la bagatelle de 20 milliards
de Yens - vient d'être inauguré dans la ville de Nagoya, Japon.
Les shows ont démarré le 1er novembre 2001 avec la prestation de nouveaux bélougas
captifs, tout récemment capturés en Russie, et de plusieurs dauphins rescapés
des massacres de Taiji.
On connaît en effet les liens unissant l'Industrie des delphinariums et ces
pêcheurs japonais qui, chaque année, provoquent le massacre de milliers de
cétacés
dans des circonstances particulièrement abominables.
A chacune de ces chasses,
une dizaine de survivants sont choisis puis expédiés vers les delphinariums locaux.
Mais ce n'est pas tout : le nouvel aquarium de Nagoya a également pris la décision d'importer
également quelques orques pour enrichir ses collections. Les cétacés devraient
être capturés d'ici peu dans les mers orientales de la Russie.
Cinq orques ont déjà été capturées à Taiji en 1997 puis dispersées
dans différents établissements japonais.
Rappelons à quel point ces animaux hautement socialisés et qui vivent en clans
soudés leur vie entière supportent mal la captivité et y succombent très rapidement.
La dernière victime en date de ce massacre programmé est l'orque Bjossa, décédée
en octobre 2001 au Zoo de San Diego à l'âge de 25 ans, au lieu des 90 ans qu'elle
aurait atteint dans des conditions normales !
De manière générale, on sait que la captivité compromet gravement le bien-être
de tous les cétacés.
Une étude entreprise par l'International Marine Mammal
Association en 1997 a par ailleurs prouvé que la durée de vie moyenne des cétacés
captifs et des cétacés libres étaient très différentes et que les captifs mouraient
beaucoup plus tôt.
Il y a actuellement 49 orques captives dans le monde :
- 134 orques au moins ont été capturées en milieu sauvage depuis 1961.
- 109 d'entre elles soit 81%, sont mortes aujourd'hui.
- Le temps de survie moyen en captivité pour ces 109 animaux a plafonné sous
la moyenne de six ans.
- Des 61 grossesses d'orques enregistrées en captivité dans l'ensemble du monde
depuis 1968, seules 25 d'entre elles ont abouti à la naissance d'un enfant viable,
soit 41% du total.
- Sea World, aux USA, possède 21 orques, soit 43% du total des orques captives.
- Depuis 1972, le Japon a capturé 19 orques pour ses parc marins.
En 1999, le Gouvernement
Norvégien a refusé de capturer les six orques que lui avait commandé le
Japon et ceci sous la pression d'une immense campagne de protestation qui
a permis de dénoncer ce marché.
Aujourd'hui encore, nous avons besoin de votre aide pour empêcher le nouvel
aquarium de Nagoya d'importer des orques (capturées en mer ou livrées par d'autres
delphinariums dans le monde) pour ses bassins.
Merci d'écrire au Gouvernement russe afin qu'il refuse de capturer des orques dans ses eaux territoriales
pour répondre aux besoins de Nagoya.
Merci d'écrire au Gouvernement japonais pour lui demander de mettre fin à ces
spectacles d'orques vivantes si dangereux pour l'espèce.
Merci enfin d'adresser un courrier au maire de la ville de Nagoya et au gouverneur
de la préfecture d'Aichi, et d'y exprimer vos craintes de voir l'aquarium de
Nagoya se fournir en nouvelles orques captives.
Mars 2002
Nouvelles Menaces sur les orques libres du Kamchatka
Le Delphinarium de Nagoya part en chasse !

Depuis des centaines d'années, sans doute, une petite population d'orques
libres vit paisiblement le long des côtes du Kamchatka, au Nord-Ouest du Pacifique.
Un groupe d'observateurs, réunis à l'initiative des associations WDCS
et HSU, mène aujourd'hui une recherche approfondie sur
ces familles d'orques isolées à l'est de la Russie et dont la culture, préservée
de toute influence humaine, promet des découvertes fascinantes.
Plusieurs scientifiques russes de la région, parmi lesquels le
Professeur Alexander M.Burdin, se sont d'ailleurs associés au projet avec
enthousiasme.
Malheureusement, les orques du Kamchatka
suscitent d'autres intérêts nettement moins scientifiques....
On sait que les aquariums japonais, et tout particulièrement l'Aquarium Public du Port de Nagoya
(PNPA) apprécient de plus en plus d'exhiber des orques captives dans leurs
installations étroites.
Ce genre de spectacle est en effet très populaire
auprès du grand public, un peu lassé sans doute des "petits"
dauphins habituels.
Le problème, c'est que la plupart des zones traditionnelles de capture
(Islande, Canada) ont déjà été lourdement surexploitées et se trouvent
placées désormais sous l'étroite surveillance de groupes de protection de la
nature.
D'autre part, la plupart des orques meurent très rapidement en captivité (à
de très rares exceptions près) de sorte qu'il faut sans cesse en renouveler
les stocks, sans que les populations libres augmentent pour autant.
En novembre 2001, le Delphinarium de Nagoya, l'un des
plus grands du monde, a donc du s'ouvrir en l'absence de toute orque, à la
grande fureur de ses responsables, qui venaient d'essuyer en outre un campagne
de protestation extrêmement vigoureuse de la part de activistes du monde entier
et avait tenté une première opération de capture, fort heureusement
infructueuse.
Cette année, la petite communauté d'orques libres oubliées au
large des côtes russes reste donc la cible privilégiée de
l'Aquarium de Nagoya, qui n'y voit là qu'un fantastique réservoir de cétacés
captifs accessible à bas prix !
Avec l'entière complicité des autorités russes, une nouvelle campagne de capture est
donc prévue pour les mois d'avril ou mai prochain, qui se dirigera prioritairement
vers ces eaux glaciales, encore si tranquilles jusqu'ici.
Comme le rappelle Eric Hoyt, nous avions la chance de pouvoir observer là une
population de cétacés largement préservée de la présence humaine. Nul doute
que de telles captures ne manqueront pas de détruire les structures sociales
subtiles de ces groupes affectivement très liés.
Comme toujours, l'on peut
craindre également que des familles entières se dispersent ou meurent de faim,
du seul fait de la disparition d'un membre dominant du groupe et que ces
prélèvements ne provoquent à terme la disparition pure et simple des orques
du Pacifique Nord....
Et tout ceci, rappelons-le, pour quelques yens de plus !
Il nous faut donc une nouvelle fois, et toute urgence, empêcher l'Aquarium de Nagoya et ses"pourvoyeurs" russes de mener à bien cette scandaleuse campagne de captures ! Comme l'an dernier, le WDCS lance un nouvel appel en faveur des orques libres gravement menacées et nous vous demandons de le soutenir et de lui envoyer copie de vos lettres et fax.
Merci de votre aide !
Adresses
utiles
Pour toute information supplémentaire sur les orques russes menacées, merci de
contacter :
Erich Hoyt, Co-Director,
Far East Russia Orca Project,
Ph. 44 1620 893 644, Fax 44 1620 895 257,
email: ehoyt@compuserve.com;
Nicolas Entrup,
Managing Director WDCS Germany,
Munich, Germany,
Ph. 49 89 6100 2393, Fax 49 89 6100 2394,
email: nentrup@wdcs.org
or visit: www.wdcs.org,
www.schwertwal.de,
or www.hsus.org
Nagoya Park Action Alert
http://www.orcanetwork.org/help/nagoya.html
Pioneering Russian orca study may help keep them wild and free
http://www.wdcs.org/dan/news.nsf/webnews/5F0B6AC0EE3CB81680256B13003DF386
Dossier sur les orques du Nord-Ouest du Pacifique
The Free Wild Orcas of the western North Pacific
Delphinariums et méthodes de capture au Japon
Un dossier du WDCS
http://www.wdcs.org/dan/publishing.nsf/allweb/222FF2ECC64847C9802568DD002E9246
Photos de l'Aquarium Géant de
Nagoya
http://www.angelfire.com/nb/orca/nagoyap.html
Head of the Management Authority
Ministry of Natural Resources
Bolshaya Grouzinskaya Street, 4/6
123812 MOSCOW
Russia
Fax: +7 095 254 66 10
Head of the Management Authority
International Trade Administration Bureau
1-3-1 Kasumigaseki
Chiyoda-ku
TOKYO100, Japan
Fax: + 81 3 35010997
Mayor of Nagoya City
Takehisa Matsubara
460-0001, 3-1-1 Sannomaru,
Naka-ku
Nagoya City
Aichi Prefecture
Japan
Fax: + 81 52 972 4105
Governor of Aichi
Masaaki Kanda
460-0001, 3-1-2 Sannomaru
Naka-ku
Nagoya City
Aichi Prefecture
Japan
Fax: + 81 52 951 1074