Joyeux Noël et bonne année !
Quand les Humains font la fête, toute la nature trinque...



le vidéo-clip de tribunal animal !

Comme nous le rappelait le CRIOC en 2009 (mais c'est encore plus vrai 2012, comme si l'Humanité, malgré la crise, n'en finissait plus de "faire toujours plus la même chose qui la tue, selon les penseurs de Palo Alto...)

"88% des Belges s'apprêtent à fêter Noël et Nouvel An. Le plat de résistance est dans la plupart des cas très traditionnel (94%): dinde, crustacés, fruits de mer ou gibier".

Rien que des bonnes nouvelles, donc, pour le Grand Capital, la Croissance et les Entreprises, ces nouvelles idoles devant lesquelles tous les partis politiques confondus se prosternent...

Mais qu'en est-il des effets collatéraux sur les animaux et végétaux impliqués bien malgré eux dans ces réjouissances?

Imaginons un programme-type de fêtes chez Monsieur et Madame Tout Le Monde
...


* D’abord, pendant l’après-midi et en début de soirée, on amuse les enfants
Visite au Zoo ? Au Delphinarium ?
Il fait très froid et triste en cette saison, et ce n’est peut-être pas la meilleure idée, même si cela swingue désormais au Delphinarium de Bruges.
Laissons donc les «animaux » s’y ennuyer tous seuls au fond de leurs cages !  Il ne s’agit là que de loisirs d’été !


Visite au cirque
Ouf ! Là, c'est clair, o
n a bien chaud sur les gradins et sous la tente.
En plus, ici, les animaux n’ont pas le loisir de s’ennuyer.
Torturés sur le long terme pour obéir aux ordres débiles de leurs dresseurs à paillettes, ils font juste ce qu’on leur dit de faire ! Chaque année à la même saison, la Belgique grouille d’ailleurs de ces cirques avec animaux sauvages, depuis Bouglione jusqu’à Il Florilegio, tous exhibant des «fauves» à qui mieux mieux, singes, lions, éléphants, rhinocéros et autres animaux sauvages savamment décérébrés…

Il paraît que certains politiques et certaines associations de défense animale se seraient opposés un jour à ce genre de pratique. Les «résolutions de propositions de loi» et autres gentils effets d’annonce projetés dans un futur électoral improbable, n’ont cependant pas changé grand-chose à la situation.
Pour autant que nous le sachions, les dauphins de Bruges continuent de tourner dans leur bocal, le Zoo d’Anvers reste toujours en infraction quant au respect de la loi et Mr Bouglione est tout à fait ravi de l’accueil exquis et de l’immense complaisance dont il bénéficie chez nous…


 


Ou bien alors, le cinéma  ?
Allons voir le nouveau film de James Cameron "Le Hobbit" ! 27 animaux ont été tués durant le tournage.
Toujours pas interdits de plateau, les non-humains ? Eh bon ! 

 


Bon. Fini les sorties.... On décore le sapin !
Mauvaise idée, le sapin : sa culture provoque d'irréparables dommages environnementaux du fait de l’usage massif d'herbicides au pied de ces forêts de Nordmann transgéniques à croissance rapide. Des pans entiers de territoire se voient ainsi stérilisés durant des décennies pour produire l'arbre de Noël !
Il existe bien de belles tentatives pour contrer cet état de fait à l'aide de moutons mais qui ne semblent pas concurrentielles au niveau commercial..


Passons aux choses sérieuses : le repas !
C’est là que cela devient vraiment sanglant !
Que choisirons-nous ? Gibier ? Huîtres ? Homards ? Foie gras ?

* Gibier
Les marcassins, faons, biches, cerfs, et autres lièvres sauvages abattus par nos amis chasseurs inondent les devantures des grandes surfaces et des petits magasins. Magnifique ! Goût subtil, un peu fauve... Tout le monde adore le gibier.
Mais qui parmi nos joyeux gastronomes fait l'effort d'imaginer ce que peut signifier le fait de mourir sous les balles d’un chasseur ? Quel effet cela fait-il de recevoir une volée de petits plombs en pleine tête ?
La mise à mort du grand gibier se fait dans des conditions de panique extrême : battue, son du cor, chiens hurlants,  égorgement final au couteau de chasse quand tout va bien....
Car tout ne va pas toujours bien.
C'est pourquoi la Région Wallonne, par exemple, nous livre trucs et astuces pour achever les malheureux cerfs et autres sangliers, devenus fous de douleur après un tir maladroit...


Mais peut-être est-ce une bonne chose que toute cette souffrance qui donne au gibier son goût unique, ce goût d'adrénaline et de peur ? Autant, comme on le sait, la viande de porc tué en abattoir reste imprégnée d'anxiolytiques, de calmants, d'antidépresseurs et d'autres substances destinées à faire en sorte que cet animal trop intelligent meure sans protester,  autant la viande de gibier tué lors d'une chasse offre-t-elle à son consommateur une précieuse dose de "speed" et un goût supérieur.
La question vaut d'être posée, quand on se souvient que les gastronomes chinois battent longuement leurs chiens avant de les tuer d'une man!ère plus atroce encore.

Le but étant précisément de gorger ce corps vivant de toute sa charge de peur et de désespoir.

Les pêcheurs de dauphins à Taiji ne font pas autrement : ils laissent patienter leurs victimes une nuit entière dans un lagon surpeuplé couvert de filets avant de les massacrer le lendemain à la hache et au pieu.
Héritage de leurs ancêtres des savanes, ils savent, comme nous tous, que la peur rend la viande meilleure, plus goûteuse et plus "dynamique"....
   




* Dindes ?

"Les dindes sont normalement abattues à un âge qui varie entre 9 et 21 semaines. Leur voyage vers l’abattoir commence quand elles sont attrapées et entassées dans des caisses en plastique. Les personnes qui les attrapent les manipulent généralement avec brutalité ce qui cause bien souvent des hématomes et des blessures aux oiseaux.
La plupart sont tués dans des grands abattoirs semi-automatiques.

A l’abattoir, elles sont suspendues la tête en bas, sur une chaîne d’abattage qui se déplace.
Elles sont amenées à un réservoir d’eau qui est censé les électrocuter dans lequel la tête des dindes est plongée. Cela a pour but de les étourdir afin de faire en sorte que les oiseaux soient rendus inconscients et insensibles à la douleur avant que leur gorge soit tranchée. Ensuite, ils sont placés dans un bac d’eau bouillante qui a été conçu pour assouplir les plumes, afin de faciliter leur arrachage.
Bien entendu, les dindes devraient être mortes avant d’entrer dans ce bac d’eau bouillante.
Malheureusement, trop souvent elles endurent de graves souffrances durant l’abattage".




* Huitres ?
Autre point de discorde.
Même pour Peter Singer, la sensibilité minimale de ces lamellibranches - génétiquement fort proches de nous - les réduirait à l’état de végétaux insensibles. 

Voire ! On sait que les mollusques comptent de très gros cerveaux dans leurs rangs - les poulpes sont intelligentes et peuvent même être apprivoisées -  et que de toutes façons, quelque soit le niveau d’intelligence ou de sensibilité de tel ou tel être vivant, la conscience est toujours la même partout !

En d’autres termes, tout le monde aime vivre, personne ne veut mourir, pas même un mollusque ou un insecte !

Quand on regarde battre le petit cœur d'une huître, une fois qu'au bout d'une lutte atroce, sa coquille ait été enfin sauvagement ouverte à coups de couteau et avant que l’humain ne plante ses dents dans sa chair vivante et ne l’arrache vivante à son cocon de nacre, on se dit que tout de même, un bon plat de légumes ne ferait pas de tort.
Les Végétariens ont sûrement raison... 

Même l'huître est une personne, parce qu'elle sait qu'elle existe et fait tout pour rester en vie et reproduire son espèce, comme nous le faisons sans complexe !

 

Et puis après les huîtres, le foie gras, bien sûr !

Foie gras : le pâté de dégueulis

Même si le foie gras a été déclaré le 17 octobre dernier « patrimoine culturel et gastronomique protégé en France », et malgré les pressions continues du CIFOG (Comité interprofessionnel des producteurs de foie gras), pour le collectif Stopgavage, son interdiction définitive est inéluctable.
Ainsi que le stipule la Directive européenne du 20 Juillet 1998, «aucun animal [ne doit être] alimenté ou abreuvé de telle sorte qu’il en résulte des souffrances ».
Au fait, qu’entend-on précisément par « foie gras » ?

Le foie gras est l’organe malade, atteint de « stéatose hépatique », d’un oiseau gavé de force plusieurs fois par jour au moyen d’un tube de métal de 20 à 30 centimètres enfoncé dans la gorge jusqu’à l’estomac.
Pour contraindre son corps à produire le précieux «pâté» (je sais, ça énerve...), l’animal doit ingérer une quantité de maïs telle que son foie finit par atteindre presque dix fois sa taille normale.
Une foie plein de toxines, et ça ne vous dégoûte même pas... En plus, on vous le fait payer cher. Et vous marchez ! Et vous banquez.

Le temps de gavage est de deux semaines pour les canards, trois pour les oies.
Tous les ans, il concerne en France plus de 38 millions de canards, des millions de canes tuées à la naissance et environ 800000 oies. C’est plus que le nombre total de cochons (26 millions) et de vaches (6 millions) abattus pour la viande.

J’allais oublier : bonnes fêtes !

Durant le gavage, le taux de mortalité est huit fois plus élevé qu’en période d’élevage : près de 1,5 million d’animaux meurent chaque année simplement parce qu’ils ne peuvent pas résister à un tel traitement.
Les cages individuelles ne permettent pas aux palmipèdes de se tenir debout, ni de se retourner, ni d’étendre leurs ailes, ni de se baigner : c’est la négation même de leur état d’animaux aquatiques.

Le gavage est interdit en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Finlande, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Pologne, en République tchèque, au Royaume-Uni, en Suède, en Norvège, en Suisse, en Israël, en Argentine et dans l’État de Californie.

Chaque boite de foie gras contient la souffrance qu’a endurée l’animal durant le gavage.

LUCE LAPIN
CHARLIE HEBDO Mercredi 28 décembre 2005

Stopgavage, tél.: 06 03 83 96 24. Pétition contre le gavage sur le site www.stopgavage.com
 



"Au nom de la culture et de la gastronomie, faut-il protéger une exception française? La loi n'a pas à dresser la liste de tout ce qui est bon. Nos parlementaires viennent d'adopter à l'unanimité un article selon lequel "le foie gras fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé en France". Pourquoi protéger le foie gras? Parce que c'est bon, répond une sénatrice.

Et alors? La loi n'a pas vocation à dresser la liste de tout ce qui est bon. Le pruneau d'Agen aussi, c'est bon. La formule, elle, sonne comme une publicité. C'est l'Association de promotion de la volaille française qui proclame que "la volaille s'inscrit au coeur de notre patrimoine culturel et gastronomique". Avec une déclaration similaire, la loi joue donc le rôle d'une association de promotion du foie gras.

Par ailleurs, lorsque le législateur protège, il légitime et cautionne. Il dit en somme: c'est bon, donc c'est bien. Or une chose peut évidemment être bonne pour des raisons gustatives et mauvaise pour d'autres, éthiques en l'occurrence: le foie gras est un patrimoine culturel et gastronomique élevé en batterie.

On explique aussi que la filière représente 30 000 emplois et un solde positif de 7,5 millions d'euros pour notre
commerce extérieur. C'est donc le patrimoine économique que l'on protège avant tout. A cette aune-là, l'industrie du tabac, avec ses 35 000 commerces et ses 12 milliards de recettes fiscales, mériterait davantage d'égards.

Oui, mais le foie gras est une spécificité française. Certes. Néanmoins, ce n'est pas parce que nous sommes quasiment  les seuls à faire quelque chose que nous avons raison de le faire. Curieuse prétention. On rappelle surtout qu'il s'agit d'une tradition ancestrale, partie intégrante de notre culture depuis toujours. Le même argument sert à autoriser la corrida quand une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. C'est un sophisme bien connu sous le nom d'argumentum ad antiquitam. L'excision est également un rite millénaire, une pratique culturelle, une tradition profondément ancrée. Pourtant, le même législateur l'interdit et fustige ce relativisme culturel... qu'il invoque au contraire quand il s'agit de légitimer une exception française.

La question n'est pas l'interdiction du foie gras. La France, comme les autres, y viendra. Ce bavardage législatif est d'ailleurs la preuve qu'elle est sur la défensive. La véritable question est celle du débat public, de la discussion qui n'a pas lieu dans une France muselée par les intérêts de quelques-uns et qui accepte sans broncher les sophismes de ceux qui pensent avec leur ventre.

L'Express du 15/12/2005
Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer, juriste et philosophe
 



 Enfin, à propos des homards qui vont être ébouillantés vivants lors des fêtes

"Ne conservez jamais un homard vivant dans un sac de plastique fermé. Dès l’achat, perforez le sac de quelques trous et réfrigérez aussitôt que possible. Le homard vivant peut se conserver quelques heures dans le tiroir à légumes du réfrigérateur, couvert d’une serviette humide. Vous l'entendrez sans doute gratter tristement le plastique de son bac à légumes mais qu'importe ! Un bon homard, il n'y a rien de tel !

Portez de l’eau salée à ébullition, à raison de 1 tasse de gros sel pour 40 tasses d’eau. Allez-y aussi de vos fines herbes ou légumes préférés, le homard n’en sera que plus parfumé.

Lorsque l’eau bout, plongez le homard vivant, tête la première. Attention aux éclaboussures! Il se débat ! Il ne veut pas mourir ! Ce gaillard que vous plongez dans la casserole est un costaud : car s'il est gros, c'est qu'il est vieux, peut-être même est-il âgé de plus de cinquante ans !

* Avant d'ajouter un autre homard sur le cadavre du premier, assurez-vous toujours que l’eau soit en ébullition et qu’il y en ait suffisamment pour recouvrir complètement tous les homards.

* Laissez bouillir environ 12 à 15 minutes à couvert.

* Avant de servir, percez un trou à la tête afin que l’eau accumulée sous la carapace s’écoule".
 



"La tradition culinaire veut que le homard soit plongé vivant dans l'eau bouillante : ce geste maintes fois répétés est-il un acte de bourreau ou de cuisinier avertit ? La question se résume à ces quelques mots : le homard souffre-t-il ? S'il souffre, vous imaginez l'ambiance... 
 
En Norvège, la loi sur la protection des animaux est en cours de révision, et à cette occasion, les chercheurs se sont penchés sur le cas des invertébrés et notamment des homards. Une chose est sûre, le homard a le réflexe de se débattre et d'essayer de fuir devant l'ébouillantement, mais les chercheurs d'Oslo affirment qu'il y a fort peu de chance que l'animal souffre.

A l'autre extrémité des opinions, Peta (People for the Ethical Treatment of Animals) et nous-mêmes pensent que le homard n'est nullement insensible et précise que de nombreux scientifiques affirment la même chose.
Nous ne savons pas ce que fera la Norvège. Cependant entre entorse culinaire et une éventuelle torture, le choix n'est pas simple... pour nos amis homards".
 
Sources : Lobster Institute


René Descartes tenait le même discours à propos des chiens qu'il disséquait vivants et qui geignaient, baignant dans leur sang, en léchant la main de leurs tortionnaires avant de mourir.
Le philosophe affirmait alors que si les mouvements de la souffrance étaient bien présents, la conscience de souffrir n'existait pas chez le chien, puisqu'il ne pouvait l'exprimer par le langage.
C'était là comme une mécanique bien huilée, une suite d'opérations purement automatiques qui déterminait le comportement du chien torturé. En d'autres termes, depuis Descartes et jusqu'à aujourd'hui, dès que les animaux non-humains pensent d'une manière différente de nous, nous jugeons qu'ils ne pensent pas....
 


La vie secrète du homard


Image courtesy of The Island Institute
The Lobster Life-Cycle

Sur le plan sensoriel, les homards vivent clairement dans un monde très différent de celui des êtres humains.
Il est difficile pour nous d’imaginer ce qu’ils ressentent et comment ils perçoivent les choses.

Par exemple, les crustacés "sentent" les substances chimiques diluées dans l'eau grâce à leurs antennes sophistiquées et ils "goûtent" leur nourriture avec les poils sensibles plantés le long de leurs pattes.

Mais sous d’autres d’aspects, les homards ne sont pas vraiment aussi différents de nous qu’on pourrait le croire.
Comme des humains, les homards bénéficient d'une longue enfance et d'une adolescence un peu maladroite. 
Ils portent leurs jeunes pendant neuf mois et peuvent vivre au-delà de cent ans ! 
Comme les dauphins et bien d’autres animaux, les homards utilisent des signaux complexes pour communiquer entre eux, établir des rapports sociaux et pour explorer leur environnement.

Les homards se lancent également dans de longs voyages saisonniers au fond des océans de fond et peuvent couvrir plus de 100 milles chaque année, l'équivalent d'une promenade à pied depuis le Maine jusqu’à la Floride ! Pour cela, il faut bien sûr qu’ils parviennent à échapper aux millions de pièges humains disposés tout au long des côtes..

Hélas, de nombreux homards ne survivent pas au plus formidable prédateur de tous les temps, l’être humain : plus de 20 millions de crustacés sont dévorés chaque année rien qu’aux Etats-Unis….

 


Ceci dit, si jamais quelqu'un a eu la mauvaise idée de vous offrir un homard vivant, voici ce qu'il faut faire :

* Oui, on peut libérer son homard !
Surtout ne le placez pas dans de l'eau douce avant sa libération, il en mourrait !
Mieux vaut le garder au frais aussi longtemps que possible, le homard garde de l'eau sous sa carapace et peut survivre ainsi quelques jours.
Après avoir coupé délicatement au ciseau les élastiques qui lui  maintiennent les pattes, amenez-le vers la mer et libérez-le doucement en bord de plage - sans le jeter ! - par exemple, depuis l'extrémité d'une estacade.
 
Le homard vit en effet dans nos mers froides du Nord de l'Atlantique jusqu'à la limite des zones découvertes aux grandes marées. Il évolue sur une variété de substrats combinés : boue, limon et même roche. Le type d'habitat littoral le plus commun est constitué de roches et de pierres sur un substrat de sable.
 
Au printemps, le homard se déplace vers les eaux peu profondes pour se reproduire ou faire éclore ses oeufs. Les larves éclosent de juillet à septembre et elles sont planctoniques (en suspension dans l'eau). Elles demeurent dans la phase planctonique de trois à six semaines. La durée de leur phase planctonique dépend de la température. Elles sont donc très sensibles durant ce stage de leur vie. Ensuite, il faut attendre de 6 à 9 ans avant que le homard n'atteigne la taille légale minimale et ces âges varient beaucoup dépendant des conditions du milieu. 
 
Le homard est omnivore et consomme tout animal, qu'il est capable d'attraper ou de maîtriser; le plus  souvent il s'agit d'animaux lents comme les mollusques, les vers, et les échinodermes. A l'occasion il s'attaque aussi à d'autres crustacés et aux poissons, et se nourrit également d'animaux morts et d'algues. Après la mue il a été observé en train de consommer sa carapace pour "récupérer" le calcium utile au durcissement de sa nouvelle cuticule.Le homard passe la journée dans son abri, qu'il remanie constamment en poussant les sédiments vers l'extérieur avec ses pinces. L'abri est le plus  souvent une crevasse naturelle recherchée en fonction de la taille de l'animal, et éventuellement modifié par creusement, déplacement des pierres etc. Parfois c'est un terrier creusé dans le sédiment meuble à la base d'un rocher. La nuit, le homard sort de son abri pour chercher sa nourriture, qu'il détecte surtout grâce à des récepteurs olfactifs. Il s'agit d'un animal assez agressif, qui attaque tout animal de taille inférieure à la sienne. Cette agressivité est également manifestée envers ses congénères, surtout par les grands mâles qui font souvent preuve d'un comportement territorial marqué (défense des abris, du territoires, batailles pour les femelles etc.). Dans certaines régions les homards effectuent des petites migrations saisonnières.
 
L'accouplement intervient juste après la mue de la femelle, qui a encore la cuticule molle. Le sperme est introduit par les appendices abdominaux du mâle, modifiés en organes copulateurs, dans le réceptacle séminal de la femelle et stocké dans une poche, la spermathèque.
La femelle peut ainsi féconder ses oeufs avec le même sperme pendant au moins deux années successives. Les oeufs (5000 à 50.000 selon la taille de la femelle) sont pondus de juillet à décembre, et portés attaché sur les pléopodes (appendices abdominaux) des femelles pendant 7 à 10 mois environ, mais en général  un tiers des oeufs est perdu lors de l'incubation. Les éclosions sont également étalées sur plusieurs mois selon les femelles, le maximum intervenant en mai-juin.  Les larves libérées (présentes dans le plancton d'avril à aôut) ont une vie pélagique de près d'un mois pendant laquelle elles muent 4 fois avant de devenir les post-larves, qui ressemblent déjà à des petits adultes et commencent à mener une vie benthique. En moyenne le homard mue une dizaine de fois la première année, 3 à 4 fois la deuxième, 1 à 2 la troisième, 1 seule fois ensuite, et après de moins en moins fréquemment jusqu'à l'arrêt complet de la croissance.
 
 



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Décembre 2004
Et les dauphins ? 
Qu'est ce qu'ils aimeraient recevoir pour Noël ?  

Copyright Donald Tipton
Copyright D.Tipton


Même si les dauphins ne sont pas en mesure de nous faire comprendre exactement ce qu'ils désirent, nous pouvons néanmoins imaginer les vœux qu'ils inscriraient sur leur liste au Père Noël : 
ce serait fort probablement de pouvoir vivre en liberté et d'échapper aux menaces que l'Humanité leur fait subir.  

Il ne fait non plus aucun doute qu'ils aimeraient, comme nous, passer leurs réveillons de Noël et de Nouvel An en famille, avec leurs meilleurs amis et leurs proches. 
Les dauphins sont des animaux très évolués et hautement sociaux (bien plus que nous-mêmes à certains égards) qui passent l'essentiel de leur vie à interagir les uns avec les autres.

Les dauphins adorent faire la fête ensemble. 
On les voit d'ailleurs fort souvent se réunir en groupes importants, tout joyeux et espiègles, autour d'un bon repas sain et abondant pris en commun, comme nous pouvons le faire et ceci malgré le fait que  la sur-exploitation des mers et la destruction de leurs habitats par les Humains les privent aujourd'hui de ce genre de festin...  

Les dauphins sont par essence des créatures qui apprécient les grand espaces et qui ont besoin d'accès vers les mers libres, si possible sans filets dérivants ni terrifiant tapage d'origine humaine. 
Eux aussi sont en droit de souhaiter un Noël et une Nouvelle Année paisible et sans danger !

Les dauphins sont aussi des êtres qui aiment s'amuser. 
Pour la plupart, ils vivent parfaitement heureux lorsqu'ils sont en liberté, mais non lorsquils sont confinés dans des piscines en béton ou des baies closes pour satisfaire notre propre amusement, si loin de leurs amis et de leur famille, tout autant que de leur milieu de vie normal. La liberté est sans doute l'un de leurs autres souhaits !

Mark Simmonds, Directeur scientifique de renommée internationale à la WDCS ajoute :  
"Si je pouvais formuler des souhaits pour Noël aux dauphins, ce serait qu'il y ait un changement radical quant à notre façon de les voir. 
Les dauphins souffrent, car nombre de nos actes qui les tuent ou les blessent ont lieu en haute mer et hors de notre vue...

Si nous voulons vraiment que les dauphins soient heureux et en bonne santé en -delà en 2005, il importe que nous les traitions avec bien plus de respect. 
Il nous faut désormais reconnaître les dauphins comme les animaux hautement complexes qu'ils sont, et agir bien plus rapidement que nous le faisons pour mettre fin aux menaces quotidiennes auxquelles ils doivent faire face.

Des milliers de dauphins sont tués chaque année dans les filets de pêche européens. 
Et pourtant, il semble que nous ne soyons pas capables de prendre la moindre décision efficace pour mettre fin à ce massacre.

Nous sommes également en train d'émettre de sons de plus en plus puissants dans tous les océans du monde comme si de rien n'était - alors pourtant que nous savons parfaitement à quel point les cétacés sont dépendants du sens de l'audition et à quel point celui-ci est chez eux particulièrement sensible et vulnérable.  

En cette période de l'année dévolue à la paix et à la bonne volonté, puissions-nous étendre ces concepts jusqu'aux dauphins et à leurs familles".

Un texte publié en décembre 2004, sur le site de la WDCS


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