Non aux delphinariums en Belgique et dans toute l’Europe !

Un comportement très naturel...
Regardez bien cette photo. Prise entre 1972 et 1988, elle nous montre un dauphin qui va mourir bientôt dans d’atroces souffrances  sous les poutres enflammées du delphinarium de Bruges, dévoré par un incendie en 1998.  Cette prison aquatique sera reconstruite et repeuplée en 1988 d’un lot de dauphins fraîchement capturés par Mobi Solangi, à savoir Puck, Roxanne, Linda, Tex et  Terry (entre autres).

Non aux delphinariums en Belgique et dans toute l’Europe !

 

Tract francophone destiné à la manifestation du 14/4/2012

* Toutes les études scientifiques démontrent que les dauphins captifs ont un taux de survie largement inférieur à celui des dauphins libres (1).

* La population captive n’est pas « durable », malgré l’élevage en batterie de dauphins domestiques acculturés, gravement menacés de consanguinité.
Le stock de dauphins esclaves doit être renouvelé régulièrement avec des dauphins capturés en mer.

* Aucun delphinarium européen ne s’est jamais engagé dans un programme de remise en liberté de cétacés captifs. Ils ne renforcent donc pas les populations sauvages grâce à des programmes d’élevage.

* Les delphinariums sont des entreprises commerciales qui proposent de divertir leurs visiteurs avec des spectacles payants.  Ces shows infantilisent et humilient les dauphins en les forçant à exécuter des acrobaties qui n’ont rien à voir avec leur comportement naturel, sous la contrainte de l’ennui et de la faim programmée.

* Les delphinariums ne fournissent aucune information sérieuse à leur public concernant la prodigieuse intelligence, la conscience de soi, l’usage d’outils, les cultures, les dialectes ou la vie sociale hautement complexe des dauphins. Ils désinforment les enfants en leur faisant croire que ceux-ci sont de gentils toutous, avides de satisfaire tous les caprices de l’homme.

* Les bassins stérilisés sont totalement nus. Le plus grand bassin du monde ne représentera jamais que moins du 1/1000ième d’1% de l’espace naturel d’’un dauphin libre ! Aucune plante aquatique, aucun poisson, aucun invertébré marin ne pourrait y survivre. Aucune vie sociale digne de ce nom ne peut y avoir lieu. Aucune recherche scientifique sérieuse ne peut y être menée.

* Les dauphins sont régulièrement séparés de leur parents et amis ou mis en contact avec des détenus importés d’‘autres delphinariums.

* La violence due à la promiscuité, l’’oisiveté forcée, le contrôle de la fertilité, les maladies fongiques, gastriques, hépatiques et pulmonaires causées par les médicaments, le chlore et surtout le stress constituent les causes majeures de la mortalité précoce des dauphins captifs.

* Maintenir un cirque aquatique en activité sur notre territoire est une façon de cautionner une pratique commerciale cruelle et insensée, non seulement en Europe mais dans le reste du monde. En légiférant contre toute forme de captivité pour les cétacés, la Belgique encouragerait les autres nations à faire de même et à comprendre que les dauphins sont des «personnes non-humaines» faites pour nager en pleine mer plus de 100 km par jour, plonger sous 300 mètres de fond et vivre en société de 12 à 1.000 individus, et non pour survivre à six dans une fosse en béton pleine d’eau chlorée.

Nous demandons aux autorités compétentes qu’elles interdisent tout delphinarium sur notre territoire, qu’elles fassent interrompre le programme de reproduction du Boudewijn Sea Park, qu’elles procèdent à sa fermeture et qu’elles enjoignent à ses responsables de trouver et de financer une solution rapide pour que les six dauphins actuellement détenus soient déplacés dans une baie marine close en Croatie, Roumanie, Lettonie, Chypres, Grèce, Irlande (2) ou tout autre pays ayant interdit les spectacles de dauphins et disposant d’un accès à la mer.
Cette action s’inscrit dans la vaste campagne européenne lancée par la WDCS :
http://www.dauphinlibre.be/pour-une-europe-sans-delphinarium/


 

NB :
1. La question de la durée de vie des dauphins captifs fait débat ou plutôt, elle fait l’objet d’une campagne de désinformation massive  orchestrée par l’Industrie de la Captivité qui squatte les deux ou trois premières page de Google dès lors que l’on tape « Dolphin lifespan in captivity« .
Ces articles tendent à démontrer que la vie des captifs équivaut sinon dépasse celle des dauphins libres.
La simple consultation de la liste des morts et de leur âge respectifs sur des bases de données telles que Cetabase font apparaître que nombre de delphinariums (russes, chinois, japonais, ou même américains ou européens ne communiquent qu’une partie de leurs données ou aucune : soit la date de capture est omise – et donc l’âge du dauphin – soit sa date de décès.
Rien n’oblige en effet ces entreprises commerciales privées à fournir un compte-rendu réel de ce qui se passe dans l’enceinte de leurs établissements.
On imagine aisément que les dauphins du Taiji Whale Museum, fraîchement pêchés dans une mer de sang et confinés dans des bocaux bons pour les poissons rouges, ne font pas de vieux os. Ni les dauphins
de la Mer noire qui se succèdent à vive allure depuis la Mer Noire jusque dans la tombe, en passant par l’un des innombrables mouroirs de l’Europe de l’Est. Lesquels ne fournissent d’ailleurs AUCUNE information. Difficile dans ces conditions d’établir la moindre statistique valable.
Le simple bon sens nous apprend pourtant que les captifs vivent rarement vieux. Que ce soit à Bruges, à Antibes ou à Hardewijck, les dauphins clowns meurent le plus souvent avant l’âge de 20 ou 25 ans.
Lorsque quelques rares d’entre eux parviennent à atteindre la quarantaine – temps de vie moyen pour les dauphins libres – on en fait tout un plat, et plus encore lorsqu’ils atteignent cinquante ou soixante ans, temps de vie courant chez les femelles libres.

Mais ces « ancêtres » que l’on monte épingle évoque furieusement tel petit vieux qui a fumé le cigare depuis son enfance avant de s’éteindre à quatre vingt dix ans.
Statistiquement, on sait pourtant que la moitié des quelque 1,3 milliard de personnes qui fument dans le monde risquent de mourir des suite du tabac. Enfin, face à l’argumentaire de l’Industrie qui nous vante les charmes de l’existence des captifs – pas de requins, pas de pollution, pas de filets dérivants – on répondra qu’il n’y pas non plus de chasses en groupes, de longs voyages en trio à la recherche de jeunes delphines, pas d’alliances ou de super-aliances possibles, pas de solidarité, pas de stimulations naturelles, pas de mer et pas de poissons vivants. Bref, enfermons toute la population mondiale en prison : il y aura sûrement moins d’accidents de la route !
Ce qui compte, en définitive, n’est pas tant la longueur d’une vie que son intensité, sa qualité, et le bonheur qu’elle procure…

 

Lire aussi l’interview du Dr Lori marino

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