Normes d'accueil officielles pour les
delphinariums
Un véritable permis de tuer !
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Notre propos est
ici d'analyser, sur base des seules données scientifiques reconnues,
les normes d'accueil sensées assurer un confort minimum aux dauphins
enfermés dans les delphinariums. . |
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Standards d'accueil pour les dauphins captifs (Tursiops
truncatus)
selon l'European Association for Aquatic
Mammals
Les recommandations de ce texte sont présentées comme minimales et
non-obligatoires. L'EAAM n'est en effet qu'une simple fédération d'intérêt professionnel
regroupant les principaux delphinariums d'Europe et non un organisme de
contrôle mandaté officiellement.
On constatera néanmoins sans surprise que les normes indiquées ci-dessous correspondent peu ou prou à la réalité du
delphinarium de Bruges et aux annexes de l'Arrêté Royal de 1998, ce qui est
logique, puisque cette dernière loi a été faite "sur mesure" pour
satisfaire l'industrie du dauphin captif.
Rappelons cependant que certains parcs marins, tels qu'Antibes ou
Duisburg, disposent d'installations bien plus vastes encore et plus perfectionnées mais que cet état de
fait ne diminue en rien le nombre de décès ni la souffrance de la captivité.
On s'attachera dés lors à analyser la validité des recommandations de ce texte au regard de l'esprit de la Loi
Belge de 1986 sur le Bien-être animal, c'est-à-dire par rapport aux besoins éthologiques les plus élémentaires des
cétacés enfermés en bassin. On réclamera également des aménagements de l'Arrêté
Ministériel de 1999 sur cette même base, puisque la conclusion la plus
évidente que l'on puisse tirer d'une telle étude, est que les delphinariums
semblent incapables d'assurer un minimum de "bien-être" - puisque
c'est de cela dont la Loi parle - à leurs hôtes obligés. .
Les recommandations de l'EAAM s'articulent en dix points :
* Les dimensions minimales des bassins
* L'architecture des installations
* Le bruit
* La nourriture des dauphins
* Les contrôles de santé
* L'hygiène générale
* L'éthique générale
* L'éducation
* La recherche
Dimensions des bassins
Les normes conseillées sont les suivantes :
Minimum : 5 animaux par bassin.
Superficie : 275 m² + 75 m² par animal additionnel.
En accord avec les normes de la
CITES telles qu'entérinées par le Règlement Européen N° 3626/82, la
profondeur du bassin doit être de 3,5 m pour 80% du bassin et de 5 m pour les 20
% restants.
Le volume d'eau total conseillé est de 1000 m³ + 200 m³ par animal additionnel.
Tout établissement qui remplit les conditions requises au points 1et 2 mais ne répond qu'à 10% du point 3 est jugé acceptable.
A noter : les hauteurs de plafond sont également mentionnées, soit 5 mètres de hauteur au-dessus du bassin principal et 2,5 mètres de hauteur pour le
plafond du bassin d'isolement.
Il est clair que ces normes ont été conçues pour respecter les limites
financières des gérants de delphinariums et ne répondent en rien aux exigences éthologiques des cétacés, qui nagent à des profondeurs et sur des distances
quotidiennes infiniment supérieures...
Lockyer & Morris (1987) rappellent qu'un dauphin mâle juvénile peut effectuer des pointes de 54 km/h ! Ordinairement, il se déplace à la
vitesse de 4 à 20 km/h. Si le même individu nage à cette vitesse en bassin, dont la longueur
conseillée est de 9 mètres au moins... il pourra se déplacer pendant moins de
quelques secondes.
Une telle restriction de mouvements est évidemment
dommageable à d'autre niveaux :
- Physiquement, d'abord, puisque la musculature du dauphin se sclérose, que
certains groupes musculaires se voient sollicités davantage que d'autres,
etc. Il en résulte également une grande nervosité, une tendance accrue
à l'agressivité et une perte d'appétit concomitante au manque
d'exercice.
- Socialement, ensuite. Dans un espace aussi minuscule, la notion de
territoire s'exacerbe. Sans cesse, le dauphin dominant se doit de chasser de son
espace privé juvéniles ou enfants t comme ceux-ci n'ont d'autre choix que de
revenir, les gestes de menace deviennent des agressions, des morsures et parfois
même des mises à mort. De même, les combats pour gagner les faveurs
d'une femelle peuvent tourner au massacre, puisque le dauphin vaincu est
incapable de s'en aller et de quitter les lieux de l'affrontement ! Ces
comportements ne sont jamais observé en milieu naturel.
Enfin, les critères de taille en piscine se révèlent incapables d'assurer
valablement touts les fonctions écologiques que l'espace libre procure en
milieu naturel. L'aire territoriale, la ligne de fuite, l'espace de refuge, les
distances sociales à respecter en fonction des individus, le temps consacré
par les femelles au "foraging" ou à l'élevage des petits, qui permet
de nouer des associations neuves et de rééquilibrer les tensions, les chasses
communes, les activités de reconnaissance en territoire inconnu, le
déplacement constant des duos ou des trios de jeunes mâles d'une tribu
à l'autre, tout cela est évidemment impossible dans l'espace d'un
bassin.
En ce qui concerne la profondeur (3.5 m. pour 80 % de la
surface du bassin et 5 m. pour les 20 % qui restent, soulignons le fait que les dauphins tursiops du Pacifique aiment à plonger à 535 mètres de
profondeur pendant une dizaine de minutes et que, plus communément, le tursiops
de l'Atlantique se maintient durant le même temps sous 390 mètres d'eau, sans
difficulté particulière.
Construction des installations
* Le texte de l'EAAM précise ici que la conception des installations destinées à accueillir les cétacés captifs doit tenir en compte la
"biologie
de ces animaux".
Les paragraphes consacrés à ce sujet évoquent essentiellement la disposition de la salle des machines,
celle du local des entraîneurs ou traite dela de la qualité des matériaux en vue d'une
meilleure désinfection. Et c'est tout !
En bonne logique, tenir en compte "la biologie de ces animaux" devrait
à tout le moins conduire les concepteurs de ces bassins à imiter de manière
plus fidèle le milieu d'origine.
Pour les experts australiens réunis autour d'une Commission sénatoriale en
1987, par exemple, seuls les bassins situés en bord de mer et donc alimentée
d'eau de mer naturelle, sont encore tolérables. La forme est également
essentielle : le bassin en haricot du Zoo d'Anvers a rendu presque impossible
toute reproduction "réussie". Les delphineaux finissaient toujours
par se faire broyer contre un mur par une femelle rivale ou un mâle excité...
L'EAAM , pourtant, ne précise ni la forme ni le décor du bassin
"idéal".
On sait que pour des raisons d'hygiène autant
que de sécurité (pas d'objets contondants, pas d'aspérités), les bassins sont
immanquablement vides et nus. Pourtant, rien n'empêcherait en principe d'y placer
des plants d'algues (kelp), de rochers ronds pour
permettre aux dauphins de se frotter le ventre ou le dos comme ils le font en
liberté.
D'autres aménagements - dessins au rostre sur support électronique, programme de
dialogue interespèces via un langage artificiel sifflé, vidéo-miroirs, télévision et musique subaquatique ont par ailleurs été suggérés par Roger
Payne dans son livre Among whales. Aucune de ces améliorations, bien minimes par rapport à la richesse en stimulations du monde libre, n'a
évidemment jamais été mise en place, alors même qu'elles auraient sans doute
prolongé de façon très sensible la durée de vie des dauphins prisonniers.
Le fait que le dauphin s'ennuie est en effet une condition sine qua non de sa docilité et de la bonne exécution des
shows, quelque soit le coût à payer en termes de vies perdues...
* Dans les bassins extérieurs, continue le texte de l'EAAM, la température doit être maintenue au-dessus du point de congélation de l'eau, ce qui est heureux mais son réglage est
laissé à l'appréciation du vétérinaire.
Au Parc Astérix, la température de
l'eau est ramenée à 12° en hiver, en l'absence de show, sans doute pour des raisons d'économie. Ce n'est pas exactement la température moyenne du Golfe
du Mexique ou de la Mer des Caraïbes, d'où proviennent la plupart des tursiops captifs. Il est précisé que les dauphins peuvent être maintenus en
installation ouverte si les conditions de climat le permettent, ce qui est le cas à Harderwijk ou à Duisburg, pour le dernier bélouga et le marsouin de Commerson. Néanmoins, rares sont les installations qui disposent de ces
bassins externes, souvent vétustes et mal équipés.
L'éclairage doit être aussi proche que possible de la lumière solaire mais aucune recommandation n'est faite pour installer de
véritables lampes UV adaptées aux dauphins. Ceux-ci sont souvent d'une pâleur mortelle, faute d'avoir jamais revu le soleil depuis le jour de leur
capture.
Bruit
Point positif : le bruit des machines doit être évité. Mais qu'en est-il des shows tonitruants - les dauphins ne sont pas sourds à l'air libre - des
enfants qui frappent la glace du bassin des heures durant, des classes d'enfants qui passent et repassent en tapant des pieds, des chemins de fer
passant à proximité, comme c'était le cas à Anvers, avec toutes les vibrations violentes que ce passage supposait ? Aucune recommandation n'est émise à ce niveau.
Nourriture
Point positif : la nourriture destinée aux dauphins doit être propre, dénuée
de bactérie, de qualité équivalent à ce qui serait destinée à une consommation humaine..
Mais il s'agit toujours de poissons gelés (-28°) c'est-à-dire d'une nourriture absolument non-naturelle pour un dauphin.
Rappelons que celui-ci
doit être intubé dès le lendemain de sa capture pour accepter d'avaler cette «chose morte » qui le répugne autant qu'un steak pourri grouillant
d'asticots pourrait repousser un être humain. Pourtant, les reptiles du Zoo, certains oiseaux de proie, les insectes ou les arachnides ont le privilège de recevoir des proies vivantes. Pourquoi pas les dauphins ? Parce que les
poissons ne survivraient pas dans une eau chlorée et que la distribution au compte goutte de la nourriture permet aux entraîneurs de se faire obéir.
Il est en effet précisé dans le Règlement Européen 3626/87 - et donc
sous-entendu dans le texte de l'EAAM - que chaque dauphin se doit d'être nourri
à la main. Ce qui donne lieu à de furieuses bagarres, les dauphins affirmant
leur dominance autour de ce bref moment de la journée : des poissons tombent au
fond du basin et au lieu de coopérer comme en milieu naturel à l'occasion du foraging,
on se bat pour quelques bouts de cadavres.
En outre, ce système de distribution est essentiellement destiné à faire régner la discipline. Le Règlement Européen 3626/87 entérine le fait en sa section B, paragraphe 42, en admettant que la nourriture pouvait servir de récompense mais, insiste-t-il avec une certaine naïveté, pas de punition.
En fait, le nourrissage-punition est massivement utilisé dans
tous les delphinariums du monde.
Au début, le dauphin obéit aux ordres et reçoit en récompense sa part de
poisson. Mais très vite, il comprend qu'il sera nourri de toutes façons,
quoiqu'il fasse, à un moment ou à un autre. Il devient donc désobéissant.
Pour le forcer à la discipline, le trainer n'a alors d'autre choix que
d'affamer son dauphin rétif pendant un jour ou deux...
C'est alors un bras de fer entre la volonté de l'un et la volonté de l'autre -
on se doute peu à quel point les dauphins peuvent parfois résister à leurs
gardiens, contrairement aux idées reçues - mais c'est toujours le trainer qui
gagne la partie...
Si cette méthode ne suffit pas, des coups seront utilisés, jusqu'à la mort
parfois, comme récemment en Italie, ou l'isolement dans un bassin de
quarantaine. Peu de dauphins résistent à ce dernier traitement et leur
obéissance redevient celle d'un chien.
Quant à l'alimentation elle-même, composée de poissons morts, elle ne
correspond nullement aux besoins des dauphins et doit faire, comme nous l'avons
dit, l'objet d'un pénible apprentissage. C'est pourquoi toute une série
d'additifs chimiques et de vitamines lui sont ajoutées, ainsi qu'un supplément
de thyamine que l'on ne trouve que dans le poisson vivant. Cette substance peut
cependant créer des troubles nerveux.
Des antibiotiques sont également ajoutées à la nourriture, pour prévenir les
incessantes infections bactériennes et les troubles pulmonaires dus à
l'ingestion de vapeurs de chlore..
Contrôles de santé
Le point positif du texte de l'EAAM est qu'un contrôle quotidien de la santé de chaque dauphin est prévu.
Mais quels sont les symptômes pris
en compte ? Les pathologies lourdes, uniquement ? Le seul état physique
?
On sait pourtant que l'ennui et la solitude sont les deux pires ennemis du dauphin captif. Aucune mention n'est faite
des troubles nerveux que ces facteurs engendrent ni des comportements aberrants
qu'ils suscitent, tels qu'un parcours
toujours identique, l'hypersexualité, l'hyperagressivité, la boulimie, le stress
constant ou les terribles
dépressions que certains adultes endurent suite au décès de l'un de leurs
proches ou à l'enlèvement de leur bébé.
Alors que l'on sait que la solitude est vécue comme une souffrance intense par la plupart des cétacés et
qu'il provoque chez eux de spectaculaires effondrements de leurs défenses
immunitaires, aucune limite de temps n'est fixé à l'enfermement en quarantaine
du dauphin lors de son arrivée en bassin ou lorsqu'il est malade,
Par contre, les autopsies de cadavres, très fréquentes quelque soit le delphinarium, sont soigneusement indiquées parmi les contrôles de santé.
Il est vrai que l'on ne chôme pas dans ce secteur particulier...
Hygiène générale
Ce paragraphe ne concerne que l'entretien des locaux et des ustensiles. Si le texte de l'EAAM recommande à raison de nettoyer régulièrement le bassin
de ses restes de nourriture et des restes de déjections, il ne mentionne pas
néanmoins les avantages et les inconvénients du filtrage de l'eau ou de sa
désinfection.
On sait que l'eau du bassin doit être reconstituée si elle
n'est pas pompée directement en mer. Outre l'absence des oligo-éléments et un
PH inadéquat qui érode les cellules de l'épiderme, cette eau doit en outre
être améliorée au chlore, pour lutter contre les bactéries. L'ennui, c'est
que cette substance épargne les champignons, qui, désormais libres de se
développer, dévorent vivants les cétacés.
Gewalt (1990) rapporte qu'à Duisburg, les deux dauphins Orinoco ont fini par
ressembler à des choux-fleurs vivants avant de mourir étouffés. Le terrible
champignon "candida albicans" est l'ennemi mortel des dauphins captifs
: sans doute est-ce lui qui a tué deux dauphins à Bruges
fin 2000.
Ethique générale
C'est évidemment la partie la plus sommaire de ce texte puisque, en terme éthique, le fait de maintenir un dauphin captif contre son gré ne devrait
même pas être admise.
L'EAAM conseille donc simplement d'interdire de vendre ou de déplacer un animal d'un bassin à l'autre sans l'avis des autorités compétentes ou
d'expédier un dauphin vers une structure qui ne répondrait pas aux présentes
normes. Quand on voit l'état de certains delphinariums espagnols ou portugais, on est en droit de douter de la faisabilité d'une telle
recommandation.
Par ailleurs, aucune référence n'est faite aux groupes familiaux ou amicaux que peuvent former les dauphins entre eux. Le Zoo d'Anvers n'avait à l'origine aucun scrupule à séparer Iris
de son fils Ivo, des delphineaux nés en bassin sont régulièrement arrachés à
leur mère bien avant l'âge de 5 ou 8 ans, des mâles dominants sont amenés dans des bassins surpeuplés où ils affrontent d'autres mâles,
des filles sont enlevées à leur mère alors que ce sont précisément les
seules qui pourraient continuer à vivre avec celle-ci jusqu'à la mort,
etc.
S'il est
remarquable que le texte de l'EAAM ne fasse pas la moindre allusion à cette réalité éthologique de base, pourtant bien connue de tous
scientifiques, on s'étonnera donc moins de constater que les conditions
idéales pour une bonne reproduction en bassin ne sont pas non plus évoquées.
Aucune disposition n'est recommandée pour assurer la survie des delphineaux nouveau-nés,
ménager de bonnes conditions d'accueil du couple mère-enfant ou faire en sorte
que le jeune dauphin soit suffisamment stimulé ou puisse faire beaucoup
d'exercice comme le réclame son jeune âge.
Voir ici notre dossier Dolphin-Breeding
Education
Un appel est lancé aux écoles et aux autorités de l'enseignement pour que des liens plus étroits soient noués avec les delphinariums. Les
recommandations sont très complètes quant au programme pédagogique à mettre en place et les commentaires du présentateur doivent s'orienter
essentiellement sur des faits biologiques (et non éthologiques, notons-le
bien, ce qui serait gênant : la vie du dauphin libre n'a pas grand chose à voir avec celle en delphinarium.).
En dehors des shows, le public devrait pouvoir suivre les évolutions des cétacés dans tout le bassin au travers des
baies vitrées. C'était le cas à Anvers mais bizarrement, pas à Duisburg, où
la salle est aussitôt évacuée après le show.
Par ailleurs, précise le texte, les performances anthromorphiques et comiques doivent être évitées.
L'intention est louable mais pourquoi présenter les dauphins de Bruges sur fond de musique disco et les faire danser en choeur avec les entraîneurs,
dès lors ?
Quoiqu'il en soit, à l'heure où les documentaires télés, les
films, les voyages à bas prix vers les lieux où nagent les dauphins libres
(France, Angleterre, Espagne, Portugal, etc. ) nous permettent d'assister dans
les moindres détails au fantastique spectacle des cétacés libres en pleine
mer et de comprendre leur culture d'une richesse inouïe, on peut se demander en
quoi - et comment ? - des prisonniers blêmes et malades, assommés de
désespoir et de médicaments, pourraient nous donner l'équivalent de ce genre
d'informations...
Sommaire
Recherche
"Les animaux captifs doivent pouvoir être mis à disposition de toutes les universités intéressées et des recherches devraient être idéalement placés
sous la supervision d'une autorité gouvernementale compétente" .
Il n'en est rien, bien entendu. Comme le soulignait déjà le rapport anglais
"Dolphinaria" de 1986, seules quelques grandes universités américaines
peuvent s'offrir le luxe de recherches réellement approfondies (L.Herman à Hawaii).
En outre, certains scientifiques commencent tout de même à se
demander si toutes ces recherches sont bien éthiques, finalement. En tous cas,
on ne se presse pas aux portillons des delphinariums, si l'on en juge par ce qui se passe à Bruges
à ce niveau. On lira également une critique scientifique de la
valeur de telles recherches.