On a tué Morgi le léopard des neiges

La panthère des neiges ne sera jamais sauvée par les zoos, et sûrement pas par le Monde Sauvage d’Aywaille !

On a tué Morgi le léopard des neiges

Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2013, Morgi, la panthère des neiges, était assassiné au Monde Sauvage d’Aywaille.
Morgi devait être la nouvelle attraction du Monde Sauvage d’Aywaille pour 2014. Cet animal rare et menacé originaire d’Asie Centrale était né dans un zoo autrichien. Pour son malheur, il se retrouva au Monde Sauvage d’Aywaille dans le cadre de ces fameux programmes EEP de conservation et de reproduction. Il y fut abattu presque à bout portant.

Pour commémorer les 5 ans de sa mise à mort insensée, l’association Wolf Eyes organisera une manifestation pacifique le 20 mai prochain à Aywaille. 
Après la mort de Morgi, qui choqua la Belgique entière, Jean-Michel Stasse, directeur de Wolf Eyes, avait déjà organisé une première manifestation. Mais voilà : trop sensibles aux seuls arguments économiques, le bourgmestre MR d’Aywaille, M. Dodrimont, n’avait pas voulu entendre ce message de colère. Il interdit la manifestation, tandis que de son côté, le Monde Sauvage traînait Wolf Eyes en justice.
La commune avait voulu faire taire toutes les critiques de son zoo « vache à lait », mais elle le paya cher en termes d’image publique.

Du jamais vu pour ce genre d’événement !
Lorsque Dauphins Libres organise une manifestation devant l’ambassade du Japon à Bruxelles ou lorsque Bite Back se présent chaque fin de mois devant le delphinarium de Bruges, l’accord des autorités communales est presque automatique. Ce n’est qu’ne formalité et la police se fait un plaisir de nous aider pour un combat aussi sympathique.

Mais nous sommes à Aywaille, une petite Corée du Nord libérale nichée dans la forêt, loin du monde.
Et là, quand il s’agit de faire taire les gens, on ne fait pas les choses à moitié ! La cour d’appel alla jusqu’à condamner l’ASBL à publier sur son site internet et sur sa page Facebook un avis confirmant l’interdiction de la manifestation. Cette publication devait être effectuée dans l’heure qui suivait le prononcé de la décision. Une astreinte de 2.500 euros à payer à la commune d’Aywaille et au Monde Sauvage était prévue en cas de non-respect.
On vous parle toujours bien d’une petite manifestation en hommage à une petite panthère devant un petit zoo de seconde catégorie, n’est-ce pas ? Pas d’apologie du crime sur Internet, ou quelque chose du genre… .

Une solidarité immédiate de tous les acteurs de la protection animale en Belgique

Et pourtant… Nous y avons tous été.
Un déploiement de police plutôt inusité nous attendait dans ce coin perdu au fond de la campagne, où de petits veaux solitaires dans leur box en plastique nous regardaient passer. Les piliers de la défense animale en Belgique, Gaia, Bite Back, Animaux en Péril, Anima Veg, Animal Sans Toit, LRPO, Végétik, Poils&Moustaches et Dauphins Libres, étaient venus pour soutenir d’un seul front Wolf Eyes dans son combat, en ce qui ressembla finalement à une sympathique promenade de santé sous le regard vigilant des gendarmes.

Bien sûr, toute la presse parla de l’affaire pendant des semaines.
Dommage pour un un zoo qui semblait particulièrement soucieux de sa réputation. A raison, d’ailleurs, car le Monde Sauvage d’Aywaille traîne derrière lui un fort fâcheuse réputation.

Un beau dimanche de mai 1982, une touriste s’était fait dévorer par des lions et une autre avait été horriblement mutilée quand un pont chevauchant la fosse aux lions s’était effondré. Le directeur du parc, Joseph Renson, avait été condamné à un an de prison avec sursis pour cette négligence grave.

Puis il eut l’affaire de Douglas Robertson, le cornac. Pour une raison inexpliquée, les deux éléphants dont il avait la charge se sont énervés, ils ont chargé et ils ont fait tomber leur gardien. Puis ils l’ont piétiné. Atrocement blessé, Douglas Robertson est décédé le soir même à l’hôpital. Interrogé par la RTBF, M. Renson, avait  parlé cette fois d’un accident de travail. Et il avait refusé de donner d’autres explications. Une réserve par rapport aux journalistes, « qui  n’est plus de mise quand il les convoque pour présenter les nouveaux venus au parc », s’énervèrent ceux-ci.

Tout récemment, la naissance de deux oursons polaires fut annoncée triomphalement par tous les médias belges, décidément très oublieux. Ils moururent cinq jours plus tard, pour une cause inconnue. « Nous pensions que la mère s’en occupait bien, elle les gardait tous les deux entre ses épaules » expliqua le directeur, Joseph Renson.
Affaire classée.
Mais pas celle de Morgi, qui toucha profondément le coeur des Belges, et dont voici l’histoire telle que nous la racontions en 2013…


Il s’appelait Morgi, il avait les yeux bleus

Il s’appelait Morgi, il avait les yeux bleus

C’était une petite panthère des neiges aux yeux bleus.
Dans la vraie vie, Morgi serait né là-bas, dans les montagnes du Kyrghystan, en Chine ou au Népal.
C’aurait été le printemps. Il aurait tété sa maman au fond d’une tanière, avec ses frères et sœurs. Très vite,il aurait appris à chasser le mouton bleu, le sanglier, le lièvre, la marmotte, le cerf ou la souris.

Adulte, il aurait parcouru son immense territoire de 1.000 km2 et croisé sur sa route quelques uns de ses semblables.
Les félins se seraient salué, sans plus et sans se battre. Mais il aurait préféré rester seul, à voyager le long des lignes de crête ou à filer tout à coup pour une expédition très lointaine et rapide. Morgi se serait reposé tout en haut d’une falaise, en contemplant les vallées profondes noyées de brumes aux flancs plantés de déodars.

Les montagnes du Kyrghystan

Un jour, en janvier, il aurait rencontré une compagne.
Ils auraient fait un bout de chemin ensemble, puis son amie l’aurait quitté pour donner à son tour naissance à de beaux bébés, piaillant autour de ses tétons. Elle leur aurait appris comment tuer leurs proies et ne chasser que le soir, pour éviter les hommes. Elle les aurait vu partir, un peu inquiète, vers leur destin dès deux ans.
Pendant ce temps, Morgi aurait continué ses voyages solitaires, oublieux de ses petits.
Un jour, devenu vieux et fatigué, il se serait éteint dans son propre royaume, au terme d’une vie courte et souvent difficile, mais d’une vraie vie intense propres aux panthère des neiges.


Morgi provenait pour sa part du Kameltheater und Weisser Zoo, en Autriche.

Elle y vécut un moment avec d’autres chatons dans un enclos assez vaste. Nous ignorons d’où venaient ses parents et même qui ils étaient.
Bien sûr, le jeune félin nourri au biberon n’y a jamais appris à chasser quoique que ce soit.
C’était juste une panthère captive, faite pour l’exhibition publique, un « ambassadeur de sa race » qui ne connaissait pas d’autre monde que les cages. Mais là où Morgi vit le jour, les gens étaient plutôt gentils : on le dorlotait comme un chaton.

Un jour, des gens sont venus le chercher, parce qu’il était « excédentaire ».
Ils l’ont enlevé à sa famille, à son petit univers clos familier. Ils l’ont mis dans un camion qui faisait beaucoup de bruit et secouait tout son corps. Ils l’ont enfermé dans une autre cage, avec des parois transparentes comme de l’eau, qui ne correspondait en rien aux normes minimales imposées aux zoos par la loi. Une sorte de petit pavillon au sol nu, cette guérite cernée de fenêtres avec une souche d’arbre en béton au milieu.
Ce qu’ils appelaient un « observatoire ».

Il était seul, Morgi, et il était en rage. Il ne voulait pas vivre dans ce fichu caisson  vitré ! Il voulait courir, il voulait bondir, il voulait marcher durant des jours pour épuiser son corps adolescent, avide d’espace et de liberté.

Cette « guérite » n’était pas aux normes pour détenir un léopard deux semaines de suite. De plus, le verre n’était même pas sécurisé…

A bout de deux semaines de confinement, Morgi est devenu fou.
Il s’est jeté sur la vitre de toutes ses forces et l’a brisée. C’était le matin. Il s’est enfui dans la lumière, droit devant, n’importe où, dans ce monde extérieur qu’il n’avait jamais vu. Il a entraperçu des pumas, des tigres, des félins enfermés comme elle. Il a vu de loin des éléphants neurasthéniques, des loups pelés, des zèbres et toutes sortes d’autres animaux bizarres.
Il a couru dans le petit bois, il s’est faufilé sous les branchages d’automne.

Les Humains se sont lancés à sa recherche.
La police, les pompiers, et même un hélicoptère, ont quadrillé le parc pour tenter de le reprendre. Un chien spécialisé dans la recherche d’animaux est arrivé vers 17 heures, mais son flair n’a pas permis de retrouver le félin. Les écoles ont été fermés. Pour un peu, l’armée intervenait.
« Morgi est très habile et se déplace rapidement » déclara son propriétaire, le sinistre Jospeh Renson, précisant :
« L’animal, d’une taille oscillant entre 80 et 90 cm, est de couleur blanche. Il a les yeux bleus et il est tacheté de noir. Il pèse entre 35 et 40 kg. Cette panthère est craintive et se tapit la plupart du temps en journée. mais elle est habituée à l’être humain. Elle ne devrait donc pas nous faire de mal. C’est plutôt un animal de proie, qui se cache durant la journée et sort une fois la nuit tombée pour trouver de la nourriture. On risque donc d’avoir beaucoup de mal à la trouver tant qu’il fait jour ».

Ah oui ! Il s’était bien caché, notre Morgi.
La nuit tombait qu’on le cherchait encore. Le directeur du zoo, son fils et un garde-chasse ont poursuivi leur traque. Il entendait leurs pas, il entendait leurs voix, il sentait leur terrible odeur. Ils s’approchaient, il se terrait. Il avait tellement peur !
Tellement peur !

Morgi mesurait moins d’un mètre et buvait du lait dans une soucoupe. Pourquoi tout ce déploiement des forces de police ?

Le garde-chasse l’a découvert.
Que s’est vraiment passé ? On ne sait pas. Ils se sont retrouvés face à face. Il a feulé, sans doute, craché vers lui, il a sans doute montré les dents comme l’aurait fait un chat effrayé.
Pourquoi ne pas l’avoir endormi avec un cartouche  de tranquillisants ? Le vétérinaire était présent.
« Nous n’étions pas dans une position favorable à l’endormissement de l’animal. Et puis, il faut également savoir que cette flèche prend une quinzaine de minutes avant de faire effet. Le garde a fait ce qu’il a jugé bon pour la sécurité publique et pour lui-même ».

Pourtant, quand elle vit libre, la panthère des neiges n’agresse jamais l’homme, elle le fuit.
Elle est totalement inoffensive. Le directeur du zoo le savait bien. Mais pas le gardien, apparemment. Ou bien il a pris peur. Ou c’était un réflexe, car il était chasseur. Ou encore, il avait reçu des ordres pour abattre cet animal et récupérer son corps.
Quoiqu’il en soit, il a tourné son arme vers le petit fauve. Il a tiré.
Morgan a cessé de vivre.
Et sa mort a bouleversé la Belgique.

Jean-Christophe Berthot était le vétérinaire chargé de capturer Morgi. Où était-il à l’heure où on l’abattait ?

La photo du cadavre de Morgi ne montre aucune trace de sang 
Qu’a-t-on fait de son corps ? De sa fourrure si chère et si précieuse ? De ses os et de sa chair si prisée par la pseudo-médecine chinoise ? A-t-on remis son corps au taxidermiste local, comme ce fut l’usage au Monde Sauvage ?
Cette fuite fut-elle vraiment une fuite ou un coup monté ?
Nous ne le saurons jamais, car le directeur du parc semble pouvoir passer entre toutes les gouttes. Ses amitiés politiques y sont sans doute pour beaucoup.

Morgi mort

Ce n’est pourtant pas la première fois que son zoo fait l’objet d’enquêtes.
Ce n’est pas la première fois que des accidents y surviennent ou que d’étranges affaires de tigres abattus en cage remontent à la surface. Ce n’est pas la première fois enfin que l’accueil des éléphants ou des grands singes suscite plaintes et critiques.
Mais quoi ! Le Monde Sauvage fait le bonheur de l’économie locale et le bourgmestre d’Aywaille, Philippe Dodrimont, ne tient pas trop à le voir fermer.

Une publicité tout en nuances…

Ecoutons ce qu’en disait alors, en pleine tourmente médiatique, M. Eric Domb, le directeur de Pairi Daiza :
« Dans ce domaine, comme dans plein d’autres, l’ignorance est la mère de tous les péchés.
Il y a effectivement beaucoup d’émotion suite à cet incident tragique, et
certains en profitent pour mettre en cause une nouvelle fois les jardins zoologiques dans leur ensemble.
Or, c’est en Europe qu’on trouve les meilleurs parcs parce que les animaux n’y sont pas traités comme des objets, mais comme de véritables ambassadeurs de leurs congénères en voie de disparition. En fait, mes collègues et moi en avons un peu marre d’être ainsi dénigrés alors que le vrai problème de la faune sauvage ne réside pas du tout dans les jardins zoologiques ».

Eric Domb est un entrepreneur respecté. On le voit ici entouré de M.Elio Di Rupo, président du Parti Socialiste, du Président à vie de la Chine et de son épouse, ainsi que du Roi et de la Reine des Belges. Parfois, il envoie des insultes aux activistes, aussi. Ce sont ses nerfs qui lâchent.


Etrange façon de pleurer cette panthère que d’accuser d’ignorance et de débordements émotionnels ceux qui s’en préoccupent ! 
Le discours de M. Domb, grand éleveur d’éléphants, est corporatiste, il est celui de tous les zoos, de tous les delphinariums, il est celui de SeaWorld et du Taiji Whale Museum qui chantent à l’unisson la gloire de « l’animal ambassadeur » et prétend que les zoos n’ont rien à voir avec l’extinction des espèces.

C’est faux. Depuis plus de deux siècles, les empires coloniaux et la Belgique en tête ont importé des singes, des éléphants, des fauves qui claquaient comme des mouches dans des cages minuscules. Le tigre de Tasmanie a disparu sous la pression des zoos.
En 2006, le Georgia Aquarium faisait encore capturer 18 bélugas par les Russes. En 2018, les zoos chinois continuent d’importer des éléphanteaux enlevés à leur mère au Zimbabwe. Enfin, selon l’IUCN, l’une des menaces majeures qui pèsent sur la panthère des neiges est la demande illégale d’individus vivants pour les zoos et les cirques.
En 2000, un spécimen transporté en voiture depuis le Kyrgyzstan en passant par l’ex- Yougoslavie, la Turquie, l’Egypte, le Maroc et l’Espagne a été confisqué dans le sud de la France. Vers quel zoo se dirigeait-il ?

La vérité, c’est que les zoos ne servent à rien.
Ni à la sauvegarde des espèces. Ni à la sensibilisation du public, ni aux recherches éthologiques.
A Aywaille comme à Anvers ou à Brugelette, les enfants n’apprennent rien de la vraie vie des panthères. Ils lisent peut-être, mais c’est rare, le panneau affiché près de la cage. Ce qu’il voit en revanche, c’est une boule de fourrure effondrée d’ennui, immobile. Ce n’est pas un léopard, ni un tigre, ni un ours, ni un puma. C’est un papillon épinglé tout vivant dans sa boîte.
C’est une image en trois dimensions d’une panthère, mais sans panthère dedans.

Panthère empaillée au Musée de l’Afrique à Tervueren

Bien sûr, le léopard des neiges est gravement menacé. Son espèce est au bord du gouffre.
Inscrit sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ce petit fauve habite dans 12 pays : l’Afghanistan (100 à 200 individus) , le Bhoutan (100-200) , la Chine (2.000 -2.500), l’Inde (200-600), le Kazakhstan (180-200), le Kyrgyzstan (150-500), la Mongolie (500-1.000), le Nepal (300-500), le Pakistan (200-420), la Russie (150-200) , le Tajikistan (180-220) et l’Ouzbekistan (20-50).
La Chine qui détient près de 60% de tous les léopards des neiges survivants est l’une des nations les plus actives à assurer sa protection.
Les principales menaces pour la panthère des neiges sont le manque de gibier, le commerce illégal, les conflits avec les éleveurs locaux – comme l’ours ou le loup en France – et le manque de prise de conscience ou de moyens des gouvernements concernés pour assurer sa conservation. L’insécurité politique et la guerre sont évidemment des facteurs aggravants.

Enfin, depuis la fin des années 90, le trafic de fourrure est en augmentation , mais aussi les captures pour les zoos et les cirques. Ajoutons à cela à cela les délires de la médecine chinoise qui, faute de tigres quasiment disparus, se tourne désormais vers les os et les organes sexuels des lions et panthères.

Tout est bon dans le tigre

Mais ce n’est pas en la gardant en cage et en la faisant se reproduire jusqu’à la consanguinité qu’on pourra la sauver.
Un animal n’existe qu’au sein de son milieu, auquel son corps et sa conscience se sont adapté au fil des millénaires. Un homme né en cellule, privé de tout savoir, de toute culture, de toute activité, de toute stimulation, ne serait lui-même plus vraiment un homme.

La seule façon de sauver les panthères, c’est d’aller les voir dans leur pays, de soutenir l’éco-tourisme, d’aider à financer les plans de protection des associations locales. La seule façon de les garder, c’est de préserver leur environnement, d’assurer leur sécurité et de leur permettre de continuer à vivre selon leurs coutumes, en développant pleinement toutes les capacités intellectuelles et motrices conçues pour la haute montagne et le froid.

Enfin, au-delà de l’espèce, il y a l’individu. Morgi avait une conscience.
Il éprouvait des émotions. C’était une vraie personne. Mais le garde-chasse qui l’a tué ne sera pas puni. Il n’a tué « personne ».
Pour la loi belge, Morgi n’était qu’une chose, un objet plus ou moins sensible, un «lot» que l’on achète, qu’on exhibe et qu’on vend.
Oh, bien sûr, il y a des normes de bien-être minimales. Bien sûr, la cruauté gratuite est punie sur un tel objet de propriété.
Mais la captivité EST cruelle par l’ennui insondable qu’elle impose.
Il faut changer la loi. Il faut fermer les zoos.

Pour Morgi, tout cela n’a plus d’importance. 
Alors, adieu, petit léopard aux yeux bleus. Nous espérions tellement que tu t’en sortes, même si c’était pour retourner vivre derrière des barreaux. L’annonce de ton décès nous est tombé dessus comme une masse et a soulevé notre colère.
Ta courte existence n’a servi à rien.
Puisse au moins ton décès aider ceux de ton espèce et faire comprendre au monde que les zoos, jamais, ne seront la solution.


Manifestation interdite !

Le Collège d’Aywaille a décidé de ne pas autoriser la manifestation organisée par l’asbl Wolf Eyes pour la réouverture du Monde Sauvage, le 15 mars. Il souhaite une démarche plus constructive.

Quelque 150 personnes étaient inscrites pour manifester devant le Monde Sauvage lors de sa réouverture, le 15 mars. Un événement qui fait suite à l’abattage de la panthère des neiges, Morgi. Mais le collège communal d’Aywaille a décidé de ne pas autoriser l’événement.

Philippe Dodrimont, le bourgmestre, ne se dit pas contre le fait que des gens s’expriment, mais ne veut pas que cela détériore l’image du Monde Sauvage et de la commune. Il va proposer à l’organisateur de rédiger un mémorandum sur le bien-être animal et de le présenter devant tous les partis démocratiques, une démarche qu’il juge plus constructive ».

« La cour d’appel a condamné Jean-Michel Stasse et l’Asbl Wolf Eyes à publier sur leur site internet et sur leur page Facebook un avis qui confirme l’interdiction de la manifestation. Cette publication doit être effectuée dans l’heure qui suit le prononcé de la décision. Une astreinte de 2.500 euros à payer à la commune d’Aywaille et au Monde Sauvage est prévue en cas de non-respect ».
Ah ! C’est sûr, M.Renson a d’excellents avocats ! Mais cela fait-il de lui un homme honnête et droit ? A chacun d’en juger . Tant de moyens déployés contre une petite ASBL !


On avait mis Morgi dans ce kiosque

24 janvier 2014

Epilogue
12.000 euros pour le meurtre de Morgi

Le Monde sauvage d’Aywaille sera mis à l’amende pour n’avoir pas respecté les conditions de détention de la panthère des neiges qui s’en est évadée à la mi-décembre avant d’être abattue.
C’est ce qu’a indiqué mercredi en commission de la Chambre la ministre Laurette Onkelinx, en charge du Bien-être animal.
« Mes services ont constaté que les normes minimales pour la détention de cette espèce n’étaient pas respectées et qu’aucune dérogation transitoire n’avait été préalablement demandée, ce qui est une infraction », a répondu la ministre socialiste interrogée par André Frédéric (PS), comme l’indiquait jeudi SudPresse.

Une amende administrative, pouvant aller jusqu’à 12.000 euros, sera fixée. Un parc se rendant coupable d’une telle infraction peut aussi se voir retirer partiellement ou totalement son agrément.

L’hypothèse la plus plausible est que l’animal ait brisé le double vitrage de son enclos en réagissant à un passage de gibier refoulé par une chasse qui a eu lieu la veille. Lors des opérations de recherche qui visaient à endormir l’animal, un garde armé devant assurer la sécurité des personnes chargées de la sédation de l’animal s’est senti menacé et a tiré, avec l’accord du vétérinaire, selon la ministre.

Cette dernière prépare une modification de la réglementation relative à l’agrément des parcs zoologiques et des normes, afin de prévoir systématiquement les enclos nécessaires. Un système de notification préalable serait imposé, accompagné d’un plan de renforcement des dispositions de bien-être animal et de sécurité du public.



Le Monde Sauvage d’Aywaille

Grands singes au Zoo d’Anvers : enfin à l’air libre !

Pairi Daïza, le paradis des éléphants ?

Kai-Mook et les éléphants de Planckendael