2011
Ondelettes et sons cétacés
les fascinantes recherches de Mark Fisher
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Ce texte est la version française d'une page du site de Jim Nollman (Interspecies Inc.)
Mark Fischer a transformé en ondelettes des milliers de vocalisations de cétacés.
En fait, lorsqu'on regarde l'ondelette d'un click de cachalot, il est assez facile d'y reconnaître la silhouette d'un calmar, qui constitue la principale ressource alimentaire de cet animal. Est-ce là une pure coïncidence ou le simple effet de la transformation en graphe d'ondelette ?
Est-ce ainsi que les cétacés voient leurs propres paroles ?
Mark écrivait encore, il y a quelques années:: |
Dans un courrier personnel daté fin février 2003, Mark Fischer nous signalait que les premiers forums publics sur le thème des ondelettes et des vocalisations des cétacés se tiendraient dans le contexte de la prochaine conférence de la Commission Baleinière Internationale à Berlin en mai 2003.
Par ailleurs, le professeur Michel André a également fait une communication sur les ondelettes et les sons cachalots lors de la conférence de la "European Cetacean Society" aux Açores du 9 au 13 mars 2003.
Le thème central de cette conférence annuelle était en effet "La communication des cétacés" avec une passionnante
intervention de Denize Herzing, reprise d'une autre conférence.
Voir ici la vidéo de Denise Herzing aux Bahamas
Lire aussi :
MARINE MAMMAL CONFERENCE: COMPARATIVE
COGNITION WORKSHOP

Commentaires
Il est évident que les recherches de Mark Fischer ouvrent un champ de réflexion nouveau sur le langage cétacéen, qui corroborent des théories plus anciennes, notamment celles de Jim Nollman.
En page "Langage" de ce site, nous donnons ainsi une série d'exemples de ce que pourrait être un vocabulaire delphinien "analogique", c'est à dire non-digital, dans le cas des dauphins Tursiops, suggérant notamment que :
"Le processus de conceptualisation et de découpage du Réel en unités discrètes sous la forme de sémantèmes a pu
s'opérer chez le dauphin par le biais de ses échogrammes, suscitant de la même manière une langue ouverte et complète. Nous imaginerons donc – à titre d'hypothèse, cette fois - comment les "clicks écholocatoires" - c'est-à-dire le reflet même de la réalité externe sous le regard du sonar - peuvent donner naissance à des noms concrets, à des symboles d'objets esquissés, selon la même logique qui prévaut pour les idéogrammes chinois".
Les travaux de Mark Fischer semble confirmer pleinement cette hypothèse, en suggérant que les images sonores émises et perçues par les cétacés pourraient se présenter dans le cerveau des locuteurs sous l'apparence de telles "ondelettes".
Celles-ci seraient donc davantage des symboles graphiques d'une complexité formelle extrême - incluant des notions de mouvement et autres modificateurs secondaires dont nous ne savons rien- plutôt que la figuration brute d'un poisson ou d'un rocher.
Insistons sur le fait qu'en aucune manière, cette théorie "holosonique" ne nous paraît contradictoire avec celle d'un vocabulaire digital développé par
Markov pour les dauphins de la Mer Noire ou par Belkovich pour les bélougas.
Les dauphins et les autres cétacés étant des êtres supérieurement dotés au niveau intellectuel, il semble parfaitement admissible qu'ils soient à même de faire usage de deux types de langages simultanés, à la manière des Japonais qui utilisent deux alphabets.
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