Ondelettes
et sons cétacés
les fascinantes recherches de Mark
Fisher
click de cachalot aux Açores
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Ce texte est la version
française d'une page
du site de Jim Nollman (Interspecies Inc.)
Mark Fischer a transformé en ondelettes des milliers de vocalisations de cétacés. Pour le moment, il s'intéresse tout particulièrement à la beauté saisissante des images qu'il obtient et qui font apparaître
les sons des baleines comme de l'énergie pure.
En fait, lorsqu'on regarde
l'ondelette d'un click de
cachalot, il est
assez facile d'y reconnaître la silhouette d'un calmar, qui constitue la
principale ressource alimentaire de cet animal. Est-ce là une pure coïncidence
ou le simple effet de la transformation en graphe d'ondelette ? Il est
impossible de le dire aujourd'hui.
Mark a écrit:: Pour en savoir plus AguaSonic Cetacean
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Dans un courrier
personnel daté fin février, Mark Fischer me signale que les premiers forums publics sur le thème des
ondelettes et des vocalisations des cétacés se tiendront dans le contexte de la
prochaine
conférence de la Commission Baleinière Internationale à Berlin en mai 2003.
Par ailleurs, le professeur Michel André devrait également faire une communication sur
les ondelettes et les sons cachalots
lors de la conférence de la "European
Cetacean Society" qui se tient aux Açores du 9 au 13mars 2003.
Le thème central de
cette conférence annuelle est cette fois "La communication des cétacés"
avec une passionnante intervention de
Denize Herzing, notamment et la présence de Jim Nollman.
Lire le programme en page :
http://www.uicmm.ulpgc.es/OralPresProgramme.html
Commentaires
Il est
évident que les recherches de Mark Fischer ouvrent un champ de réflexion nouveau
sur le langage cétacéen, mais qui corroborent des théories plus
anciennes, notamment celles de Jim Nollman.
En page "Langage"
de ce site, nous donnons ainsi une série d'exemples de
ce que pourrait être un vocabulaire delphinien "analogique", c'est à dire
non-digital,
dans le cas des
dauphins Tursiops, suggérant notamment que :
"Le processus de
conceptualisation et de découpage du Réel en unités discrètes sous la
forme de sémantèmes a pu s'opérer chez le dauphin par le biais de ses échogrammes,
suscitant de la même manière une langue ouverte et complète. Nous
imaginerons donc – à titre d'hypothèse, cette fois - comment les
"clicks écholocatoires" - c'est-à-dire le reflet même de la réalité
externe sous le regard du sonar - peuvent donner naissance à des noms
concrets, à des symboles d'objets esquissés, selon la même logique qui prévaut
pour les idéogrammes chinois".
Les
travaux de Mark Fischer semble confirmer pleinement cette hypothèse, en
suggérant que les images sonores émises et perçues par les
cétacés pourraient se présenter dans le cerveau des locuteurs sous
l'apparence de telles "ondelettes".
Celles-ci seraient donc davantage des symboles graphiques d'une complexité
formelle extrême - incluant des notions de mouvement et autres
modificateurs secondaires dont nous ne savons rien- plutôt que la
figuration brute d'un poisson ou d'un rocher.
Insistons sur le fait qu'en aucune manière, cette théorie
"holosonique" ne nous paraît contradictoire avec celle d'un
vocabulaire digital développé par Markov
pour les dauphins de la Mer Noire ou par Belkovich pour les bélougas.
Les dauphins et les autres cétacés étant des êtres supérieurement dotés au
niveau intellectuel, il semble parfaitement admissible qu'ils soient à même de
faire usage de deux types de langages simultanés, à la manière des Japonais
qui utilisent deux
alphabets.
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Son de béluga