19 mai 2005
Constitution Européenne

La Belgique est un pays qui se prétend démocratique
Rien n'est plus faux. 
Il s'agit au contraire d'un modèle assez rare de société civile totalement dominée par un régime de Particratie absolue

Un déni de citoyennté imposé à l'ensemble des habitants de ce pays nous en fournit une nouvelle preuve ce soir-même.

La Constitution Libérale-Marchande Européenne vient en effet d'être votée à l'unanimité par les Présidents de Partis et leurs obligés face aux travées d'un Parlement presque vide. 

A quoi bon y siéger, en effet, puisque tous les députés et leur presse-lige connaissaient d'avance l'issue forcément positive de ce prétendu "débat" mené en l'absence retentisssante de la population belge.  


19 mai 2003 
Elections en Belgique 

L'effet de serre a gagné !



De gauche à droite :
 le Ministre de l'Armée, le ministre des affaires étrangères, le Premier Ministre, 
le Ministre de l'Intérieur et le Ministre de la Justice.
 Ils seront de retour - quelle surprise ! - lors du prochain gouvernement !     


Bonnes nouvelles pour les chasseurs à l'arc, les tueurs de blaireaux et les gaz à effet de serre : la coalition "violette"  PS-MR (Parti Libéral- Parti Socialiste) a bien gagné les élections comme nous l'annonçait sa Presse-lige depuis quatre ans, à grands coups de propagande et de la censure radicale de toute parole contradictoire. 
A vrai dire, le score est si beau, l'équilibre si parfait entre les deux factions "rivales" mais gagnantes que l'on en viendrait presque à douter que les véritables électeurs aient pu jouer un rôle dans cette étonnante reconduction du même Premier ministre et de son équipe de libéraux rouges et bleus.  
Souvenons-nous que le vote est  désormais électronique dans notre pays et qu'il n'y a plus le moindre contrôle du résultat réel des scrutins. Une association du nom de "Poureva" se bat d'ailleurs pour dénoncer cet état de fait. 

Brocardé depuis le début par ses "partenaires", l'unique parti environnementaliste francophone, connu sous le nom d'
ECOLO s'est montré en effet plus nul, plus mollasson, plus calotin et plus élitiste que jamais. Il n'a pas été capable de convaincre l'opinion publique de la véritable urgence du combat pour la sauvegarde des équilibres écologiques, préférant au contraire jouer pleinement le jeu des autres partis clientélistes et défendre dans un langage confus une série de dossiers mineurs, voire carrément grotesques. 
Pour bien des électeurs, ECOLO n'est plus qu'un parti mort. 

En attendant, tant pis pour la Nature ! 
A l'image de ce qui se passe en France aujourd'hui, la
nouvelle coalition bourgeoise désormais au pouvoir - toujours en piste en 2005 -  favorisera tant qu'elle pourra la croissance industrielle sauvage, la consommation, le salon de l'auto, les courses automobiles, le nucléaire, les O.G.M, la cigarette, les cirques, la tenderie, les zoos et toutes sortes d'autres activités humaines résolument suicidaires à terme. 

 


Presse et politique en belgique 

Le scandale des delphinariums ? N'attendez pas que la presse belge vous en parle...et encore moins nos politiques !


A la différence de l'Espagne ou du Japon, par exemple, mais à l'instar du Royaume Uni, la Belgique dispose d'une tradition de protection animale bien ancrée : les Belges aiment leurs animaux et supportent peu qu'on les maltraite. 
Selon les chiffres pour l'année 2000 de l'Institut National des statistiques, près de 1, 1 million de chiens et  1, 7 million de chats vivent aujourd'hui au sein des ménages belges. 
Ces chiffres ne tient pas compte des animaux errants, non déclarés ou en fourrière ni de tous les autres bestioles de compagnie, oiseaux, rats, furets, écureuils de Corée, etc.  
Quant aux associations de défense des animaux, elles sont nombreuses également -
Aves, GAIA, Baleine Libre, WAHF, etc. - et leur pugnacité force l'admiration de tous les pays voisins. 


Le pays 
Les lois, en revanche, ne suivent que de très loin les aspirations de notre population en ce sens. 
La répression contre la cruauté envers les animaux est presque inexistante, malgré quelques récents scandales : chiens volés puis livrés à la vivisection dans les laboratoires d'un grand hôpital bruxellois, sévices infligés aux animaux d'abattoir, révélés par les vidéos de l'association GAIA et niés par des tribunaux politiquement  téléguidés, re-introduction de la tenderie interdite, massacre insensé de poulets d'élevage, de porcs ou de sangliers, dégradation de la situation au delphinarium de Bruges sans réaction aucune de la part des pouvoirs publics, etc… Par ailleurs, le trafic illégal des espèces protégées ou de chiens d'élevage importés de l'Est continue à se développer en toute impunité sur le tarmac de nos aéroports, grâce au contexte confus et le plus souvent contradictoire de nos multiples législations. 

La Belgique constitue en effet une véritable curiosité au niveau de son organisation politique : pas moins de six niveaux de pouvoir parallèles et concurrentiels régissent la vie de ce petit pays de 10 millions d'habitants ! ( gouvernement fédéral, communauté française, communauté flamande, communauté germanophone, gouvernement bruxellois, gouvernement flamand et gouvernement wallon ! ). 

Les divers ministres affectés au secteur – ô combien dilué – de la protection animale prennent, comme on s'en doute, un malin plaisir à se lancer à tour de bras dans des initiatives contestables et fort personnelles : côté wallon, J. Happart, Ministre de l'Agriculture de ce fragment du territoire belge qui se voudrait autonome, a ainsi suggéré de réintroduire massivement la chasse à courre, la chasse à l'arc et la destruction de tous les petits nuisibles (martres, fouines, corneilles, etc..). 

Côté flamand, la défense de l'environnement cède le pas aux intérêts financiers du Boerenbond, le Syndicat de paysans flamands et n'envisage généralement l'animal qu'en tant que bien de consommation. Magda Alevoet et Jeff Tavernier, les deux récents ministres fédéraux de l'Environnement et de la protection animale (étiquetés AGALEV) ont eu quelques initiatives heureuses durant leur bref passage aux affaires publiques, tel que la carte d'identité pour chiens ou le contrôle de l'importation des nouveaux animaux de compagnie. Mais le Delphinarium de Bruges, source de profit communaux immédiats, bénéficie toujours des plus hautes protections et aucun député ne se hasarderait à critiquer une aussi profitable machine à sous. 
Quant à la prévention des échouages de cétacés sur la côte belge par le biais de l'aménagement des bancs de sable en Mer du Nord ou d'autres mécanismes de dissuasion… les cachalots attendent toujours ! 



Les Partis 
Autre curiosité de notre pays : la politisation extrême de tous les rouages de l'Etat. 
Ah ! Tout le monde s'en défend, bien sûr, ce sont des jeux un peu malsains dont on ne parle pas, pas plus que de son affiliation à la Loge maçonnique ou à l'Opus Dei. Mais cela existe, pourtant. 

Depuis l'époque gauloise- Jules César en rit encore, paraît-il - la Belgique fonctionne essentiellement sur le mode du clientélisme : tout emploi dans un organisme public quelconque ou au sein d'un organe de presse, tout avancement hiérarchique au sein de ces même entités, dépendent directement du degré d'allégeance politique de celui qui l'occupe à l'égard de l'un des grands partis majoritaires en Belgique

Pour la partie francophone, il s'agit du MR, du CDH, du PS et d'ECOLO, qui s'autoproclament seuls démocratiques. 
Aucune nomination, aucune décision ne se prend dans le sud de ce pays – il en est de même dans le Nord, mais les jeux sont encore plus compliqués - sans l'aval des hauts responsables de quatre partis cités, alors que la Constitution belge n'a, semble-t-il, jamais prévu un tel système. 

Compte tenu de l'importance de ces structures de décision en Belgique, il est intéressant de constater qu'à lire leurs sites et leur littérature généreusement distribuée dans toutes nos boîtes aux lettres, AUCUNE d'entre elles ne mentionne la nécessité d'une meilleure protection animale. Ceci paraît paradoxal puisqu'il s'agit pourtant d'un thème extrêmement porteur en terme électoral. 

Le PS et son homologue flamand  sont, on le sait, les héritiers directs d'un paléo-marxisme qui ne dit plus son nom. 
En tant qu'idéologues «de gauche», ils sont à jamais chevillés à une vision du monde humaniste, scientiste et cartésienne : l'animal n'existe qu'en tant qu'il sert l'homme et celui-ci, mesure de toutes choses, ne saurait être que le seul référent admissible en termes de justice ou d'égalité des chances. Aujourd'hui vendus corps et âme aux idées libérales et même confessionnelles, malgré leurs rodomontades rougeoyantes qui ne trompent personne, les socialistes réclament "le progrès pour tous" sans penser une seule seconde aux dégâts écologiques de ce développement économique qu'ils réclament ni aux ressources limitées de notre pauvre planète… 

Le PRL et ses clones libéraux du Mouvement Réformateur  sont eux aussi les héritiers d'une pensée «classique» mais avec plus d'audace, peut-être et moins de raideur idéologique. Confus sur la question de la défense animale, ils ont pourtant compris l'enjeu du combat environnementaliste et commencent enfin à exploiter la vague verte tout en gardant l'œil rivé sur l'économie.
Il s'agit bien d'exploiter la vague verte, cependant, et non d'y croire une seule seconde. 
Comme son clone rosâtre, le PS, le Mouvement Réformateur et toutes ses composantes sont en effet de chauds partisans de la croissance incontrôlée, des aéroports bruyants, de la production de biens inutiles et de gaz toxiques, du droit inaliénables des riches à garder leurs privilèges et de l'élimination systématique de toute faune sauvage sur notre territoire. Bref, de la sur-mondialisation capitaliste la plus crue, qui détruira l'Humanité toute entière, sans doute aux alentours des années 2030, quand la température du globe aura encore augmenté de 10 degrés. Bravo, les gars ! Et merci pour les générations futures ! 

Le CDH enfin (l'ex–Parti Social Chrétien tout à coup gêné de s'affirmer chrétien) et son homologue flamand, le CD&V, sont de vieux partis historiques qui se meurent. La pensée catholique ne conçoit de toutes façons la protection animale qu'en terme compassionnels – pitié pour nos frères inférieurs – mais à l'instar des autres courants de pensée, elle se désintéresse totalement des ravages de la surpopulation (Croissez et multipliez,...) et nie bien entendu tout droit à quelque non-humain que ce soit. Ce parti, pas plus que les autres, ne semble nullement concerné par la destruction massive de la biodiversité, en ce compris nos moineaux, nos abeilles et toutes sortes d'autres créatures indispensables à l'équilibre écologique de cette planète. 

Ecolo, enfin, était l'espoir de tous les défenseurs des animaux. Lorsqu'on se soucie de la nature, on se soucie des animaux, n'est-ce pas ? Eh bien non ! Aucune mention non plus d'une initiative quelconque en ce domaine. Pas la plus petite allusion au bien-être animal. pas l'ombre d'une réflexion sur la destruction massive de la biodiversité. Pas l'ombre d'un lien vers Greenpeace ou même le WWF....
Rien. La Nature ne les concerne pas. Mais Francorchamps et le mariage des homosexuels, oui. 
Pas très malin à l'heure où l'effet de serre s'annonce plus désastreux encore que tout ce qu'on craignait et sans espoir pour l'avenir, tant  que ce parti mi-rouge mi-chrétien ne se radicalisera pas en dénonçant haut et clair les causes réelles du désastre environnemental actuel, à savoir le Grand Capital. 


La presse 
Il existe bien sûr une pléthore d'autres petits partis, de la gauche à la droite - Vivant, PTB, etc. - mais comme les médias ont pour mot d'ordre de ne jamais en parler, ils sont donc inexistants aux yeux de l'opinion publique

Il faut savoir en effet, car c'est important, que la presse d'opposition n'existe plus en Belgique

Seuls subsistent aujourd'hui des journaux, des radios et des télévisions financés par divers holdings politico-financiers et dont la tâche consiste essentiellement à refléter les thèses et à calmer le bon peuple.  

Ainsi le journal Le Soir ou la télévision d'état francophone, la RTBF, défendent en priorité la cause des socialistes. 
A l'opposé, la Dernière Heure, tabloïd poujadiste très lu, est d'obédience strictement libéral. 
S'il s'occupe beaucoup de chiens et chats et dénonce même parfois l sort indigne des dauphins captifs, ce journal n'en est pas moins pleinement dévolu à la défense du Grand Capital. 
Vers l'Avenir chante quant à lui à tue-tête l'Ave Maria pour le CDH, etc, etc. .  


De manière plus générale, nos hommes/femmes politiques et leurs médias inféodés se montrent en fait incapables de concevoir une vision politique autre que "laïque" ou "chrétienne" ou de dépasser le champ de la problématique belgo-belge. 
Toute politique sérieuse, dans l'esprit de nos responsables, ne peut être qu'à seule visée "humaine" et fondée sur l'un de ces deux piliers mentaux qui fondent la réflexion intellectuelle dans notre pays : la pensée cartésienne ou bien la religion. 

Pour eux, comme pour nombre d'intellectuels contemporains, l'homme reste à jamais la mesure de toutes choses. 
Les avancées de l'éthologie cognitive, qui nous fournit chaque jour de nouvelles preuves de l'existence d'une conscience de soi et d'une morale chez la plupart des espèces non-humaines, ne les affectent nullement. Pas plus que l'effondrement dramatique de la biodiversité ou les dommages en termes de santé publique de la pollution urbaine.  

Ils semblent ignorer également que toutes les espèces vivantes sont in fine solidaires sur cette petite planète : 
Sans baleines, l'océan crèvera sous le poids du plancton. Sans chimpanzés, le arbres de la forêt équatoriale africaine ne pourront plus se reproduire. Sans renard, les surmulots vont faire la fête. Sans abeille, plus de pommes ni de poires, sans vers de terre, plus d'humus ni de terre cultivables, etc... 

De tout cela, nos chefs de partis se fichent comme de leur première cravate ! A croire que ces ministres si soucieux d'équilibre linguistique ou de bêtises du même tonneau, ne se soucient nullement de leur propre progéniture. 

Savent-ils pourtant que dans dix ans, à supposer que l'effet de serre et la montée des océans n'ait déjà complètement englouti nos côtes, leur  fils ou leur petit-fils ne verront plus de la Mer du Nord qu'une longue suite de plages mortes et grises de suie, à jamais privées de tout poisson, de tout coquillage et de tout oiseau et puant le pétrole ? 

Savent-ils qu'il leur faudra expliquer à leurs bambins que oui, vraiment, les gorilles, les loups, les tigres, les ours polaires, les éléphants les mouettes et les bleuets ont bien existé un jour et même vécu sur cette terre, non comme les Pokémon mais comme des créatures en chair et en os, au même titre que les Trilobites, les dinosaures ou les mammouths ?  

A tous ces beaux messieurs et ces belles dames si heureux d'être au pouvoir et si soucieux de s'y maintenir, on ne saurait trop conseiller de lire le dernier ouvrage de Edward O.Wilson intitulé "L'avenir de la vie" (Éditions du Seuil. 2002) .

Cet émouvant testament spirituel du vieux sociobiologiste et spécialiste des fourmis (80 ans aujourd'hui), a de quoi faire frémir : les destructions insensées que l'être humain impose à son environnement par le seul fait de sa présence sont sans équivalent connu dans toute l'histoire du monde. 

Même la célèbre météorite géante qui a détruit les dinosaures et une bonne partie des autres êtres vivants, il y a de cela 65 millions d'années, n'a jamais fait aussi fort que nous. En moins de 40.00 ans, nous avons déjà massacré plus d'espèces qu'elle et le rythme s'accélère sans cesse. Un jour, cette planète ne sera plus qu'une boule de glace, privée de toute vie autre que bactérienne, car nous aurons tout simplement détruit l'atmosphère respirable... 

Pour Wilson, le principal problème est de toute évidence la surpopulation. Jamais non plus, dans toute l'histoire, une espèce animale n'a occupé l'ensemble des continents terrestres simultanément et de manière massive comme nous le faisons aujourd'hui. C'est pourquoi nous supplions instamment le CDH de bien vouloir cesser de prôner les familles nombreuses ! 


Au strict niveau belge, les dossiers que nos politiques devraient prendre en charge ne sont pas minces : 

- Réduction radicale des émission de gaz à effets de serre (la politique actuelle est une rigolade...) 

- Reconnaissance dans le droit civil belge de la notion de «personne animale». 
Un animal n'est pas une chose mais un être sensible. 

- Meilleure définition dans le droit pénal belge de la notion de "cruauté envers les animaux" et condamnation ferme de ce comportement, y compris sur les marchés à bestiaux.  

- Interdiction immédiate des spectacles d'animaux vivants en Belgique (cirques et delphinariums). 

- interdiction stricte de la vente de tout animal de compagnie en dehors des éleveurs privés ou des refuges pour animaux. 

- Meilleure protection de notre littoral belge et de nos forêts en vue d'y préserver les derniers animaux sauvages qui parviennent à y survivre, dont notamment les marsouins, les dauphins, les phoques, les oiseaux marins, les petits prédateurs tels que renards ou belettes et l'ensemble de la vie sauvage, mise à mal par des politiques environnementales jusqu'ici délirantes..


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