Paul Watson contre les pirates !

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Seashepherd contre les baleiniers

THE 2005 AND 2006 CAMPAIGN TO DEFEND THE WHALES

 

 

Lire aussi en anglais sur le site de l’IKAN (Japon)
Let Me Have a Say on the Antarctic Scientific Research Whaling (JARPA II)

DU CÔTÉ DU SEA SHEPHERD

25 décembre 2005

Ce 24 décembre, le «Farley Mowat» a rattrapé au terme d’une course folle le gigantesque navire usine  japonais, le « Nisshin Maru ».
Menaçant, celui-ci s’est dirigé droit sur les activistes afin de les harponner, mais le Capitaine Paul Watson a fait jeter une ligne d’amarrage en vue d’empêcher la collision.
Les tueurs de baleines ont alors viré cap à l’ouest, dans une mer démontée et suivis de près par le Farley Mowat.
Le Captitaine Watson leur a rappelé par mégaphone que le Nisshin Maru était en train de violer le droit international et qu’agissant au nom de la Charte mondiale des Nations Unies pour la protection de la nature, il lui commandait de quitter les mers australes et de retourner au Japon.

Toutes les photos de l’opération sur le site du Sea Shepherd

Peu de temps auparavant (le 21/12/05), les deux bateaux de Greenpeace, l’Esperanza et l’Arctic Sunrise, croisant dans l’océan Austral depuis plus d’un mois, ont également fait face à la flotte des baleiniers de l’Agence japonaise des Pêches en leur demandant de quitter le Sanctuaire des baleines situé danscette région.

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Pendant que huit zodiacs équipés de banderoles affichant « défenseurs des océans » ou « stop à la chasse baleinière » sillonnaient les eaux australes autour de la flotte japonaise, deux autres baleiniers, chargés de livrer les cadavres des petits rorquals capturés au Nisshin Maru – le bateau industriel de la flotte qui « traite » la viande pour son usage commercial – ont été ralentis par l’Esperanza jusqu’à ce que les baleiniers ne décident de pousser l‘Esperanza hors de leur chemin.


Reçu le 24 décembre 2005

LES TUEURS DE BALEINES FUIENT DEVANT LES ACTIVISTES !

Lire l’article complet en anglais

 

Traqués jour après jour, heure par heure, tant par les activistes du Sea Shepherd que par ceux de Greenpeace mais beaucoup moins suivis,  hélas, par les médias du monde, les Tueurs de Baleines Japonais fuient désormais leur zone de chasse, se dirigeant vers le nord-est à la vitesse de 14 noeuds.
La position de la  flotte japonaise, ce vendredi 23 décembre 2005, était à 62 degrés 35 minutes au sud et de 143 degrés et 34 minutes à l’est.
Le  Farley Mowat  du Capitaine Paul Watson et les deux navires de Greenpeace, l’Esperanza et l’Arctic Sunrise, qui se sont déjà interposés lors d’une précédente opération entre les chasseurs et leurs innocentes victimes, les poursuivent aujourd’hui sans relâche.
Les Japonais n’ont donc plus le temps de chasser : ils fuient !

L’un des leur navire a du cependant accoster en urgence à Hobat (Tasmanie) pour y bénéficier du soutien complaisant de John Howard, de l’ignoble Ian Campbell et du gouvernement libéral australien qui, comme on le sait, n’aime ni les animaux, ni les écolos, ni la nature en général et conteste l’existence de tout effet de serre ou changement climatique.

Un marin japonais devait en effet se faire opérer d’urgence suite à une crise d’appendicite, tandis que le navire devait, lui, refaire le plein de fuel avant de repartir massacrer les baleines.
L’Australie fournit donc asile, soins médicaux et pétrole à ces criminels, ce que le Capitaine Watson estime choquant.

 

Paul Watson rappelle aux autorités australiennes que le Japon foule aux pieds toute une série de lois internationales en massacrant les ultimes cétacés vivant sur cette planète, baleines bleues, rorquals, cachalots et toutes espèces de petits dauphins, et ceci au sein même d’un soi-disant «Sanctuaire pour les baleines des mers du Sud», et dans le seul but de fournir en viande fraîche quelques restaurants de luxe au Japon.

 Au niveau de notre pays, la Belgique, nous pouvons comprendre, comme nous le rappelait récemment le Ministre Didier Reynders dans un courrier personnel à l’occasion de la manifestation du 8 octobre dernier, que les excellentes relations commerciales entre la Belgique et le Japon exigeaient la plus grande retenue dans nos critiques à l’égard de ce pays.

Certes.
Mais est-ce une raison pour que la presse belge maintienne un tel silence poli devant ces boucheries obscènes ?



23 DÉCEMBRE 2005
Dans les heures qui vont suivre, notre ami Paul Watson se prépare à un violent face à face avec la flotte baleinière japonaise.
Paul se trouve aujourd’hui au large du Glacier Mertz et de la Terre Adélie avec son équipe de 43 courageux volontaires. Tous sont plus que jamais avides d’en découdre avec ces immondes assassins nippons qui massacrent la faune marine.
Il semblerait, hélas, que ces derniers soient armés et largement capables de couler le Farley Mowat.
N’oublions pas qu nous nous trouvons ici à mille lieux de toute terre habitée et que tous les mauvais coups sont permis sans témoins… Aidez le Sea Shepherd !

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LE MESSAGE EN ANGLAIS :

December 23rd, 2005

I am sending this e-mail from our ship the Farley Mowat to a small list of friends and supporters. We are down off the coast of Antarctica about 180 miles off the Mertz Glacier and the Adelie coast. 

We are about five hours from interception of the Japanese whaling fleet. We are presently on an interception course. I am anticipating a confrontation with the Japanese whalers in a few hours. 

Apparently, we have been warned that the Japanese have firearms and that they intend to aggressively resist us. We anticipate that we may sustain some damage but our objective is to shut down their illegal activities and we will risk losing the ship if need be to further that objective.

The crew are ready and eager to engage the Japanese whalers. We will have a helicopter in the air and three inflatables on the water during the confrontation to film the intervention.  I want you all to know that I am down here with 43 dedicated and courageous volunteers who have given up their holidays with friends and family to be here to defend the Piked and Fin whales from the merciless grenade tipped harpoons of the Japanese fleet. We anticipate a battle today. I have been working towards this showdown with the Japanese fleet for 25 years. Now at last, their ships are within striking distance and we will do everything we can with the resources at our disposal to shut down their illegal slaughter of these gentle and intelligent creatures.

We may lose our ship and find ourselves in our lifeboats within the next few hours. I am quite sure we will sustain damages.

But I want you to know that there is nowhere in the world that we would rather be at this moment, and that there is nothing else that we can imagine doing other than what we are doing right now.
For this holiday season, we want to give a gift of life to the whales and if we can stop this fleet, if we can stop the killing, we will be very happy.

I want to enter the New Year knowing we have stopped these killers.

For all of you who have supported our efforts, thank-you. You helped to put us here where we want to be. We are grateful. This is a glorious way to end this year, down here at the bottom of the world amongst magnificent icebergs in a sea of whales, seals, penguins and birds fighting the most ruthless killers in the world. I hope that within 25 hours, if we still have a ship and if we still have communications that I will be able to report to you the consequences of our intervention.

Happy Holidays

 

Captain Paul Watson and the crew of the Sea Shepherd ship Farley Mowat.

Further updates contact  www.Seashepherd.org


FIN NOVEMBRE 2005

 Dès le 5 décembre 2005, le Farley Mowat, affrété par l’organisation Sea Shepherd, s’en ira naviguer dans les eaux froides de l’Antarctique afin d’y empêcher les opérations de chasse à la baleine menée par la flotte japonaise.  Celle-ci, on le sait, s’est décernée le droit de massacrer 935 petits rorquals, soit le double des prises de l’année dernière, parmi d’autres victimes.

Le Farley Mowat ne manquera pas de croiser sur sa route les deux navires de GREENPEACE, dont on peut supposer que le comportement sera moins agressif que celui du célèbre «pirate» Paul Watson. Mais comme le déclarait celui-ci : «Les chasses japonaises sont totalement illégales. Pour arrêter des pirates, eh bien, vous avez besoin d’autres pirates !»

Cette année, l’association Sea Shepherd fera appel à un hélicoptère pour repérer les tueurs japonais à distance. Ceux-ci seront équipés d’un navire-usine (où les baleines sont débitées vivantes à la scie sauteuse), de trois baleiniers de chasse et d’un bateau de reconnaissance.

Greenpeace donne plus de détails à ce propos et demande à tout quiconque qui naviguerait dans ces zones de bien vouloir lui signaler la présence des navires suivants :

Le Nisshin Maru, tonnage 8.030, longueur 130 mètres, identification radio JJCJ. C’est le bateau-usine.
Il est accompagné par trois bateaux-chasseurs, le Kyo Maru No. 1 (identification radio JKNG), le Yushin Maru (identification radio JLZS) et le Yushin Maru No. 2 (identification radio JPPV).
La flotte a quitté Shimonoseki, Japon du Sud, à 10 heures (heure locale) le matin du 8 novembre 2005.

 Lire aussi :

Le tableau de chasse de la flotte japonaise

 

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UN TEXTE DE PAUL WATSON CONTRE LA PÊCHE À LA BALEINE ( 27.11.05 )

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«Dans les océans nage une créature merveilleuse dotée d’intelligence, qui se déplace dans les profondeurs sereines des eaux bleues avec une grâce tranquille.
Cet être vit au sein de communautés hautement complexes, socialement interdépendantes, communiquant l’une avec l’autre dans une langue musicale constituée de sons qui s’étendent bien au-delà des faibles capacités sensorielles des humains.

Les grands cétacés constituent la forme de vie la plus gigantesque qui se soit jamais développé sur cette planète, mais ce sont aussi eux qui possèdent les cerveaux les plus grands et les plus complexes qui aient jamais vu le jour depuis que la vie est apparue sur notre planète bleue, il y a quelques trois milliards d’années.

Il y a bien d’autres choses, d’ailleurs, que nous ne comprenons pas lorsque nous envisageons ces créatures sous l’angle de nos priorités anthropocentriques.

Nous ne voyons pas, par exemple, que le monde des baleines est en train de disparaître et que nous sommes en train de les effacer à jamais de cette fantastique «fabrique de vie» que sont nos océans.

Le puissant Cachalot, la gigantesque Baleine Bleue, l’incroyable Baleine à Bosse, les étranges Baleines à bec, les Baleines Grises nomades, les Baleines des Tropiques et les Petits Rorquals ont enduré pendant des siècles des souffrances inimaginables. Pendant des siècles, nos harpons cruels leur ont déchiré la peau, éclaté les organes et brisé les os, ils ont fait couler leur sang chaud dans la froideur tombale de la mer silencieuse.

Ces massacres ininterrompus ont mené à l’extinction totale certains de ces doux géants, telle la Baleine franche de l’Atlantique grise ou celle du Golfe de Gascogne.

La plupart des autres espèces sont aujourd’hui sur le point de disparaître.

Pourtant, malgré ce désastreux bilan, les massacres continuent.
Des pays comme la Norvège ou le Japon persistent à mener ces abattages impitoyables et insensés, poursuivant leurs malheureuses victimes jusqu’aux confins de la Terre.

 

 

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En 1975, un cachalot blessé à mort a épargné ma vie, malgré l’agonie atrocement douloureuse que lui infligeait un harpon explosif reçu en pleine tête. Assis dans mon canot gonflable, j’ai plongé mon regard au fond du sien tandis qu’il s’éteignait à un mètre de moi et j’ai compris alors qu’il y avait un esprit dans ce grand corps intelligent.
Cela a changé ma vie pour toujours.

Au départ, le grand cétacé avait attaqué mon bateau, après qu’il eut été frappé à la tête par ce harpon-grenade soviétique. Son corps s’est redressé hors de l’eau, me dominant de toute sa hauteur et prêt à m’écraser de son poids énorme en tombant.

Mais dans cet oeil unique tourné vers moi, j’ai vu briller l’éclair d’une reconnaissance.
Nous venions juste d’essayer d’arrêter le tir du harpon mortel et je crois que le cachalot l’a vu, qu’il a compris.

Avec un énorme effort, il a fait en sorte de retomber de côté dans la mer et j’ai vu son oeil, qui me regardait toujours, disparaître sous la surface de l’eau. Le cachalot venait de mourir.
C’est à ce moment-là que j’ai pleinement réalisé à quel point la chasse à la baleine était une pure folie.
A quel point le fait de prendre avec arrogance une telle vie, d’effacer en toute ignorance une telle intelligence, de détruire une si poétique beauté constituait un blasphème ignoble.

La pêche à la baleine à laquelle nous nous opposons aujourd’hui représente une violation délibérée du droit international. C’et un crime contre la Nature et contre l’Humanité, qui se perpétue grâce aux pressions commerciales, politiques et diplomatiques du Japon.
Ce commerce de viande de baleine persiste également du fait du manque de volonté  des autres nations qui n’osent pas se lever pour rappeler au Japon le respect de la loi.
Les baleiniers japonais se moquent aujourd’hui totalement du Droit International relatif à la conservation des espèces.

Comme les océans seront tristes et vides, privés de leurs baleines !
Notre aliénation à l’égard de la nature sera totale si nous continuons à exterminer ces beaux géants uniques au monde.
La vérité est que si nous ne pouvons sauver les baleines, nous ne pourrons pas nous sauver nous-mêmes ».
Lire en anglais :

http://www.nzherald.co.nz/section/466/story.cfm?c_id=1501010&ObjectID=10357043

 

 

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