Non
à un nouveau
delphinarium en France
une lettre de
l'association Whale and Dolphin Conservation Society

12 Septembre 2006
Monsieur le Ministre,
Je vous écris au nom de la «Whale and
Dolphin Conservation Society » pour vous exprimer nos inquiétudes quant
à la proposition d’installer un delphinarium au sein de la «Cité marine»
du Parc zoologique «Planète Sauvage» situé à Port Saint Père, et ceci
dans le but d’y accueillir 12 Grands Dauphins (Tursiops truncatus).
La WDCS est une association
internationale à but non lucratif disposant de bureaux tant au Royaume
Uni qu’aux USA, en Allemagne, en Australie et en Argentine. Elle
représente la plus grande organisation de ce genre dans le monde entier.
Fondée en 1987, elle compte aujourd’hui plus de 80.000 membres et
sympathisants. La WDCS se consacre à la conservation et au bien-être des
baleines, orques, dauphins et marsouins (collectivement connus sous le
nom de cétacés) et se trouve au premier rang du combat pour assurer un
avenir à ces créatures marines étonnantes.
Nous avons financé des recherches à
propos des dauphins en captivité durant toute la décennie précédente et
en cette matière, nous constituons dès lors une ressource d’informations
fiable et respectée au niveau international.
Les documents présentés pour l'enquête
publique par Planète Sauvage et destinés à illustrer ses plans visant à
incorporer un delphinarium au sein du parc zoologique « Planète
sauvage » nous semblent inachevés et fragmentaires, en particulier en ce
qui concerne la manière dont les animaux détenus seront traités.
Non seulement le "dossier Scientifique" est confus, mais il y manque
également nombre d’informations sur la nature des recherches qui
devraient être menées à propos de la communication chez les dauphins
(recherches qui ont déjà été effectuées ailleurs dans le monde), mais
aussi à propos de l’intérêt de ces recherches pour la sauvegarde des
dauphins sauvages.
Dossier “principal”
Ce document présente l’objectif principal
du projet : exposer des dauphins en spectacle lors de shows. Puis il
continue en décrivant un programme à plusieurs facettes destiné à
éduquer le public sur l'environnement marin. Nous estimons que ce
programme pourrait largement suffire à Planète Sauvage, sous forme d’une
exposition de sensibilisation autonome, sans qu’il soit besoin d’y
adjoindre des dauphins captifs. Nous encourageons vivement les autorités
à envisager cette solution comme une alternative à la détention de
dauphins captifs au sein d’un zoo.
Ce document présente également quelques
résultats d'un audit mené à propos des équipements de Planète Sauvage.
Cette enquête indique clairement que des rénovations importantes et
coûteuses sont nécessaires pour amener les bassins au niveau des normes
minimales exigées pour garder des dauphins captifs.
Nous invitons les autorités à étudier
davantage les intentions de « Planète Sauvage » en ce qui concerne ce
travail de rénovation, indispensable à la sécurité et au bien-être des
dauphins proposés pour l'importation.
Dossier “organisation”
La directive européenne relative aux Zoos
exige des Etats membres qu’ils assurent aux animaux maintenus dans ces
établissements des conditions de vie qui répondent aux exigences
biologiques et à la conservation de leurs différentes espèces. Parmi ces
conditions, il leur faut fournir un enrichissement environnemental
spécifique au sein des enclos.
Nous estimons que «l'enrichissement"
proposé par «Planète Sauvage», qui consisterait à associer dans le même
bassin des dauphins et des phoques et à leur fournir des jouets et des
sessions d'interaction avec les entraîneurs et les chercheurs du zoo, ne
correspond en rien aux exigences de la Directive européenne et ne
satisfait pas les besoins biologiques des Grands Dauphins captifs.
Dossier
“scientifique”
Comme ce dossier l’affirme, les dauphins
sont en effet des animaux intelligents dont les modes de communication
ont fasciné les chercheurs depuis de nombreuses années. Ce texte
n’évoque pas, cependant, un ensemble d’études importantes qui ont été
menées récemment tant par le Dr Louis Herman que par David Lusseau.
Cette simple mention aurait suffi à prouver que «Planète Sauvage»
s’était à tout le moins informé des études antérieures sur la
communication de dauphin. Ceci aurait également permis de démontrer
qu’il n’était pas besoin de reconduire les mêmes expériences en France.
En outre, grâce au développement de
technologies nouvelles, il est devenu beaucoup plus facile – et beaucoup
plus intéressant- d’étudier la communication des dauphins au sein de
leur milieu de vie normal.
Dans une étude menée sur les grands dauphins d’Ecosse, Janik a pu
constater que des "signatures sifflées» ont été reprises et répétées par
des dauphins du même clan, qui se trouvaient hors de tout contact
visuel. Cette observation suggère que les dauphins s’interpellent par
leur nom de manière individuelle, en utilisant des compositions sonores
préalablement apprises.1
Le monde scientifique s’accorde à
reconnaître que les Grands Dauphins disposent d’un répertoire de
sifflements, qui évolue et s’enrichit au cours du développement de ces
animaux.
A l’inverse, les conditions de vie en bassin, où
nombre d’études ont été mené&es, peuvent affecter la communication entre
les des animaux en créant un environnement acoustique inadéquat ou en ne
permettant pas aux dauphins d’entrer en contact avec des individus du
même groupe qu’eux, sur base d’un langage commun.2
Planète Sauvage propose un projet de
recherche qui se fonde sur les techniques et les connaissances
développées par l’Unité Mixte de Recherche (UMR) de Rennes dans le cadre
d’une étude sur le lien entre la communication vocale chez l’étourneau
et de sa vie sociale.
La WDCS estime que l'étude proposée
contient nombre d’erreurs qui semblent impossible à rectifier, notamment
parce qu’elle met en parallèle les Grands Dauphins et les étourneaux,
mais aussi parce qu’elle assimile la communication chez dauphins captifs
à celle des dauphins libres.
Nous constatons également que ce projet
ne se réfère à aucune recherche actuellement menée à propos de la
communication chez les dauphins ou de leurs structures sociales.
Nous croyons donc que l’ouverture d'un
delphinarium au sein du parc «Planète Sauvage» ne peut aucunement se
justifier par l'inclusion d’un tel projet de recherche sur la
communication chez le dauphin. Nos réserves sont reflétées par le
rapport joint en annexe du chercheur le plus renommé en matière de
communication chez le dauphin, à savoir David Lusseau, et sur lequel
j’attire votre attention toute particulière.
Une directive de l’Union Européenne des
Zoos stipule que tous les zoos d’Europe doivent "participer à des
recherches qui bénéficient directement à la conservation des espèces".
Dans son étude sur les justifications
scientifiques visant à maintenir des cétacés en captivité, le Dr. Sue
Mayer a passé en revue l’ensemble des recherches qui avaient été menées
sur des animaux captifs. Ses conclusions remettent en cause la
pertinence de ces études par rapport aux bénéfices que peuvent en tirer
les espèces concernées en milieu naturel sauvage.3
Son rapport conclut notamment "que les
conditions de contrainte physique imposées par la captivité, ainsi que
le comportement des animaux étudié dans un contexte artificiel, le
nombre restreint d'animaux dressés et l’origine génétique changeante de
la population des cétacés captifs ont de quoi faire douter de la valeur
scientifique des études portant sur des animaux captifs, en tant que
modèles de leurs homologues sauvages.
La sophistication croissante des études
menées en milieu libre et la pertinence accrue des données recueillies
dans ces conditions jettent en effet un doute sérieux sur la pertinence
des recherches menées en milieu captif"
Le projet de Planète Sauvage livre
quelques détails extraits de l'étude de l'UMR sur le rôle social des
chants d’étourneaux. Il apparaît ainsi que ces oiseaux partagent et
imitent les chants (sifflements et gazouillis) de leurs semblables au
sein de groupes dont la structure sociale était sous contrôle.
L’idée de Planète Sauvage est qu’une
telle approche est donc appropriée pour les dauphins, qui ne
présenteraient pas de structures claires en termes de dominance mais
s’associent par paire ou par trio d’individus ayant choisi de passer
leur temps ensemble.
Cependant, dans son rapport de recherches
sur les cétacés captifs, Mayer conclut que : "l'organisation sociale des
animaux en captivité est déterminée par des hiérarchies de dominance. En
revanche, la situation en milieu naturel est plus dynamique et les
comportements agressifs sont beaucoup moins présents. Le confinement
suscite également des comportements stéréotypés tels que le fait de
faire sans cesse le tour du bassin dans le même sens".
Les études sur le comportement des
animaux sauvages ont été utilisées afin d’améliorer les conditions de
vie des animaux captifs, nous informant notamment sur le nombre et le
sexe des individus au sein d’un groupe normal.
A l’inverse, les recherches sur le
comportement des animaux en captivité ne semblent pas pouvoir nous aider
à améliorer la conservation des cétacés sauvages, du fait de leur
caractère par trop artificiel".
En outre, nous considérons que
l’utilisation de protocoles de recherche destinés à l’étude des
étourneaux ne peut s’appliquer valablement aux dauphins. Le niveau des
échanges sociaux est très différent entre ces deux groupes d'animaux et
la communication chez les dauphins est nettement plus sophistiquée que
chez les oiseaux.
La composition des groupes d’animaux
captifs est imposée par les conditions de captivité. C'est spécialement
vrai pour les grands mammifères carnivores, hautement mobiles, tels que
des dauphins. La petite taille des groupes maintenus ainsi que celle de
leurs bassins piscine impliquent, par exemple, que la création de
sous-groupes est sévèrement limitée. En captivité, l'organisation
sociale des Grands Dauphins s’articule autour de la dominance des mâles.
En milieu naturel, la situation est beaucoup plus dynamique.
Planète Sauvage propose également
d'orienter ses recherches sur l’intégration de deux groupes de dauphins
captifs distincts, à savoir ceux qui viennent du Parc Asterix et ceux
qui étaient préalablement détenus à Harderwijk en Hollande.
Cependant, cette étude est basée sur
l’examen d’interactions sociales survenant dans un milieu complètement
artificiel et entre des individus qui, en milieu naturel, n’auraient
jamais l’occasion de se rencontrer.
Pour cette raison, compte tenu de
l’impact de la vie en captivité sur les rapport sociaux et la
communication, nous croyons que les recherches proposées manquent
sérieusement de pertinence et ne devraient pas être utilisées à la seule
de justifier la construction d'un delphinarium au sein du parc de
«Planète Sauvage».
Comme indiqué plus haut, les Grands
Dauphins produisent en effet des sifflements et d'autres sons pour
communiquer, qui servent apparemment à maintenir les rapports sociaux.
Les études déjà menées ont prouvé que ces mammifères marins disposent
d’un répertoire individuel des sifflements qui leur sont propres et
qu’ils peuvent imiter les sifflements d'autres individus.
L’apprentissage des vocalisations est également un fait établi chez le
dauphin.
Cependant, la vie en captivité affecte
les sons produits par les cétacés, sans doute à cause de la
simplification radicale de leurs activités quotidiennes, de leur
environnement appauvri et des regroupements artificiels d’individus
contraints de rester ensemble dans un espace confiné.
Comme Sue Mayer le note: "Les différences
entre les sons produits par des animaux vivant en liberté et par ceux
maintenus en captivité, les effets de la captivité et particulièrement
de l'isolement social, mettent en question l'utilité et la pertinence
des études sur les productions sonores des cétacés captifs".
En outre, ainsi que le «dossier
scientifique» le précise, les recherches menées dans le cadre d’un
delphinarium s’avèrent souvent incompatibles avec la prestation des
shows, les soins et les manipulations humaines quotidiennes qui
constituent la vie des dauphins captifs.
On peut donc se demander comme l'étude
proposée par Planète Sauvage à Port Saint Père parviendrait, mieux que
dans un autre delphinarium, à combiner des recherches pertinentes avec
l’exhibition des dauphins au public.
La proposition de Planète Sauvage ne
prend pas en compte le haut niveau de sophistication atteint par les
dauphins dans le cadre de leurs communications interindividuelles. Il
est particulièrement important de noter que les recherches récemment
menées en milieu naturel nous ont permis de progresser dans notre
compréhension des modes de communication chez ces mammifères marins. Ce
genre d’études aurait été impossible à réaliser en milieu captif.
Nous remettons sérieusement en cause la
nécessité du projet de recherche proposé par Planète Sauvage, car nous
pensons qu’il ne contribuera en rien à la conservation des dauphins dans
leur environnement normal, ni à une meilleure connaissance de la
communication chez les cétacés. Cette recherche est périmée et inutile.
La WDCS estime qu’elle n’a été proposée que dans le seul but de
justifier la mise en place d’un show de dauphins captifs dans l’enceinte
de Planète Sauvage.
Dauphins en captivité
Le confinement des dauphins et d'autres cétacés peut changer leur
comportement de façon à ce point radicale que ces animaux ne sont plus
représentatifs de leur propre espèce. Les dauphins sont des créatures
vivantes habituées à se déplacer sur des dizaines de kilomètres chaque
jour. En captivité, ils sont contraints à une relative oisiveté au sein
d’un environnement artificiel où leur comportement est contrôlé par les
humains et totalement dépendant d’eux.
Ces animaux sont obligés d’interagir avec
des espèces ou es individus qu’ils auraient évités en milieu naturel.
Ces interactions peuvent susciter un stress intense, voire des
agressions mutuelles. De tels conflits peuvent également se produire
entre le dauphin captif et son visiteur ou son dresseur humain. Les
exhibitions de dauphins captifs ne pourront jamais montrer réellement au
public toute la complexité de la vie des cétacés libres ni
l’environnement marin pour lequel leurs corps ont été conçus.
Ces arguments ont été soutenus par le
Comité pour la Protection animale du Sénat Australien, qui, dans son
rapport de 1985, constate l’évidence : les cétacés en captivité
souffrent du stress, d’anomalies comportementales, de mortalités
élevées, d’une longévité diminuée et des problèmes de reproduction.
L'emprisonnement en captivité peut
sérieusement compromettre le bien-être et la survie de tous les types de
cétacé.
Une étude a été entreprise par l’International Marine Mammal Association
en 1997 afin de comparer les taux de survie des dauphins captifs par
rapport à celui des cétacés libres.
Cette étude a indiqué que le taux annuel de survie et d'espérance de vie
calculée des Grands Dauphins et des orques libres étaient sensiblement
plus hauts que celui constaté chez les captifs.
Bien que des Grands Dauphins aient été
maintenus en captivité depuis plusieurs décennies en Europe, les
conditions de vie au sein des delphinariums européens restent gravement
insatisfaisantes, tant en termes de santé que de bien-être pour ces
animaux. La population des dauphins captifs, quoiqu’en en dise, est bien
loin d’être «autosuffisante». Rappelons enfin qu’il y a déjà deux
établissements commerciaux en France qui détiennent des dauphins et des
orques : le Parc Asterix à Paris, propriété du Groupe Grévin et le
Marineland d’Antibes.
Ces deux établissements font déjà face à la critique du fait de leurs
installations inadéquates et obsolètes, nécessitant d’incessantes
réparations et provoquant un nombre élevé de décès parmi les cétacés
captifs laissés à leurs soins.
Nous ne croyons pas que Planète Sauvage ait le potentiel de fournir un
enrichissement environnemental sain et varié à l’usage du bien-être des
dauphins. Nous mettons sérieusement en question ses projets de
recherches et nous ne pensons pas que ceux-ci puissent, de quelque
manière, justifier l’enfermement de cétacés en France.
Nous invitons donc vivement les autorités
compétentes de ne pas permettre la construction d'un autre delphinarium
sur le territoire français.
Bien à vous,
Cathy Williamson
Captivity Programme Manager,
WDCS
Brookfield House
38 St. Paul Street
Chippenham SN15 1LJ
UK
Tel: + 44 1249 449 500
Fax: + 44 1249 449 501
Email: info@wdcs.org
www.wdcs.org
Registered Charity No. 1014705
1 Janik. V. 2000. Whistle matching in
wild bottlenose dolphins. Science 289, 1355-1357.
2 Simmonds, M.P. 2006. Into the brains of
whales. Applied Animal Behaviour Science 100 (2006) 103-116.
3 Mayer, S. 1998. A Review of the
Scientific Justifications for Maintaining Cetaceans in Captivity. A
report for the Whale and Dolphin Conservation Society.
Traduction : YG
Déclaration de
David Lusseau
Voir une étude de David Lusseau
Il n’existe aujourd’hui
aucune raison valable pour ouvrir un nouveau delphinarium à la seule fin
d’y poursuivre des recherches scientifiques. Un grand nombre
d’établissements de ce type s’y livrent déjà en France, en Europe, et
dans le reste du monde et les recherches envisagées par Planète Sauvage
ne garantissent en rien que l’on puisse y obtenir des informations
supplémentaires. Et ceci d’autant plus que le programme de recherche
proposé ne fournira aucune approche nouvelle à propos de la
communication chez les dauphins ou à propos de leur comportement social.
Tout le travail proposé
pourrait être mené à bien au sein d’autres delphinariums en utilisant
les animaux captifs déjà présents ou être reproduit en milieu naturel
comme l’a prouvé récemment le remarquable programme de recherche mené
dans la Baie de Sarasota, Floride
(Janik et al. 2006).
En outre, du fait que les
établissements de contention ne sont capables de détenir qu’un nombre
restreint d'individus, aucune expérience visant à comprendre les
rapports entre l'organisation sociale et la communication ne peut
forcément mener à aucun résultat significatif.
L'argument relatif à la
«cohésion sociale» évoqué par le programme de recherche de Planète
Sauvage est invalide car il se fonde sur l'hypothèse que les individus
captifs auront la volonté de constituer un groupe cohérent, ce qu’aucune
recherche publiée n’atteste jusqu'ici.
Enfin, il convient de
rappeler que certains comportements gestuels , c’est à dire non
vocalisés, qu’utilisent les dauphins pour se communiquer entre eux leur
intentions et leurs motivations ne peuvent pas être employés de manière
significative par des individus maintenus dans un environnement confiné.
(Lusseau 2006a, b).
Ainsi le projet proposé par
Planète Sauvage ne mènera à aucune découverte significative à propos de
la communication non-verbale, contrairement à ce que le Parc prétend.
Le programme de recherche
proposé se fonde sur des bases scientifiques défectueuses, des
références périmées et ne suggère en rien des arguments convaincants
justifiant l'utilisation d’animaux captifs. Dès lors, il ne présente
aucune raison évidente de créer un nouveau delphinarium.
Compte tenu de l’impact
négatif que provoque la capture d’animaux vivants, non seulement pour
les individus concernés, mais aussi pour les populations auxquelles ils
appartiennent (Lusseau et Newman 2004 ; Williams et Lusseau 2006), et
sachant les difficultés que suscite la définition de l’origine exacte
des dauphins captifs nouvellement importés (nés captifs ou capturés en
mer), le programme de recherche proposé doit être considéré non
seulement comme défectueux mais aussi comme potentiellement dangereux
pour la viabilité des populations de dauphins libres.
References
Janik V.M., Sayigh L.S. and Wells R.S. 2006.
Signature whistle shape conveys identity
information to bottlenose dolphins. Proceedings of the National Academy
of Sciences-USA 103(21): 8293-8297.
Lusseau D. 2006a. Why do dolphins jump? Interpreting
the behavioural repertoire of bottlenose
dolphins in Doubtful Sound, New Zealand. Behavioural Processes in press
(doi:10.1016/j.beproc.2006.06.006)
Lusseau D. 2006b. Evidence for social role in a
dolphin social network. Evolutionary Ecology
in press (doi:10.1007/s10682-006-9105-0)
Lusseau D. and Newman M.E.J. 2004. Identifying the
role that animals play in their social
networks. Proceedings of the Royal Society of London B 271 S6:
S477-S481.
Williams R. and Lusseau D. 2006. Killer whale social
networks can be vulnerable to targeted
removals. Biology Letters in press (doi:10.1098/rsbl.2006.0510)
Traduction : YG