Ethique et coopération chez les cétacés

l'amour fonde la culture dauphin

L’amour fonde la culture dauphin

 Ethique et coopération chez les  cétacés

Sommaire


1. Échouage et fidélité


2. S’aider les uns les autres


3. Échanges de bons procédés


4. La mort et les dauphins


5. La confiance du dauphin


6. Une belle histoire d’amour


7. Une baleine et son baleineau

8. Dauphins sauveurs !


 

Pseudorques-1986_beached_whales_in_Flinders_Bay_(2)

Pseudorques échouées à Flinders Bay en 1986


1. Échouage et fidélité 

 » Dès l’antiquité grecque, on a rapporté des cas d’assistance entre cétacés. 
De nos jours, on dit que les dauphins sont capables de sauver leurs compagnons, en coupant à coups de dents les filins des harpons, ou en tirant les blessés hors des filets dans lesquels ils se sont empêtrés. Les baleines, elles, sont capables de s’interposer entre un bateau de chasse et une baleine blessée, et de faire chavirer l’embarcation.

Les baleiniers en profitent souvent pour piéger ces mammifères audacieux.
Lorsqu’une petite bande de cachalots a été repérée, le canonnier se contente dans un premier temps de frapper un seul cétacé. Puis, lorsque les mammifères encerclent le bateau, battant l’eau de leur nageoire caudale ou se mettant en position de « marguerite » pour entourer le blessé, l’artilleur les tue un à un sans la moindre difficulté.
On ne connaît pas beaucoup d’autres animaux qui se laissent ainsi piéger par leur « instinct d’assistance à personne en danger ».
Mais peut-on parler cependant de sympathie, terme à priori réservé à l’espèce humaine ?
Contentons-nous pour le moment de parler de comportement d’assistance, que l’on peut définir comme l’aide (l’attention, le secours) apportée à des individus qui expriment une souffrance ou courent un danger.
La progéniture n’entre pas dans ce cadre car, si la chienne assise près d’un enfant qui pleure manifeste un comportement d’assistance, la même chienne qui répond aux jappements de ses petits applique un comportement maternel. (….)

Qu’il soit fondé ou non sur l’empathie, le comportement d’assistance manifesté par les animaux est l’équivalent fonctionnel de la sympathie exprimée par l’homme envers ses semblables.
Seules les espèces capables de forts liens d’attachement peuvent présenter un tel comportement. Je n’envisagerai donc pas ici les poissons ou les paillons qui vivent en groupes de façon anonyme; je me préoccuperai seulement d’oiseaux et de mammifères, animaux capables d’établir des liens entre eux et de faire preuve d’affection et de camaraderie.

Les baleines et les dauphins font sans aucun doute partie de la deuxième catégorie: ils peuvent aller jusqu’à s’échouer collectivement sur une plage pour ne pas abandonner leurs compagnons en difficulté (ceux qui, par exemple, ont perdu le sens de l’orientation). Ce comportement est souvent fatal à une bande entière. Toutefois, James Porter, un océanographe américain, a été témoin d’une fascinante exception…

En 1976, trente fausses orques (ou pseudorques) s’échouèrent sur une île au large des côtes de Floride. Elles restèrent ensemble pendant trois jours, jusqu’à ce que la plus grosse de ces baleines, un mâle chef de file, eût péri. Précisons que les marées étant peu fortes en cet endroit, les vingt-neuf autres baleines auraient pu regagner le large à tout moment, si elles l’avaient voulu.
On ne peut donc pas à proprement parler d’échouage, puisqu’en fait, elles restèrent sur le rivage de leur plein gré.
Le chef de file était malade et saignait de l’oreille droite. Quatorze ou quinze baleines formèrent un angle autour de lui, l’entourèrent et le protégèrent pendant les trois jours qui précédèrent sa mort. Elles émettaient des piaulements et des cris plaintifs, d’une incroyable diversité, et faisaient beaucoup de bruit.

Porter se mit à l’eau avec un masque et un tuba « très excité, dit-il, mais avec une certain inconscience.
La baleine qui était la plus à l’extérieur du groupe s’avança vers lui, l’air menaçant.
Mais au lieu d’attaquer, elle plongea et se glissa sous lui, le maintint hors de l’eau et le transporta ainsi jusqu’à la plage. Porter recommença trois fois sa manœoeuvre et obtint trois fois le même résultat.
Il tenta alors une approche de l’autre côté du groupe. Là aussi, l’animal le plus extérieur le ramena à terre à chaque tentative. Porter remarqua cependant que lorsqu’il enlevait son tuba, les baleines ne lui prêtaient plus aucune attention. L’appareil semblait provoquer chez elles un comportement d’assistance, peut-être parce qu’il émettait le même bruit qu’un évent bouché.
Les garde-côtes ne parvinrent pas à disperser le groupe et à repousser les pseudorques vers l’océan.

« Si on séparait une baleine des autres, elle se mettait à s’agiter en tous sens, et malgré nos efforts, il était impossible de l’empêcher de rejoindre le groupe. Cependant, dès qu’elles se touchaient, elle redevenaient très dociles et il était possible de les repousser vers le large ».

Le même effet fut obtenu lorsqu’ils passèrent de la crème solaire sur leur dos exposé au soleil et au vent.
Après la mort du chef de file, le groupe se dispersa. Les baleines se dirigèrent vers l’océan en émettant des sifflements très aigus, puis de plus en plus faibles.
L’autopsie révéla que le mâle, qui mesurait six mètres de long, avait été infecté par des vers au niveau de l’oreille droite. Ces parasites avaient dû mettre à mal son système d’écholocation et donc de l’empêcher de se nourrir convenablement.
Son estomac, en effet, était vide…
Cette anecdote ne suffit sans doute pas à résoudre le mystère des échouages mais elle donne une idée de l’extraordinaire attachement qui existe entre ces animaux. »

Franz De Waal.
Le Bon Singe, ou les bases naturelles de la Morale

To the top


 

2. S’aider les uns les autres

 

Chez les dauphins, l’altruisme peut se manifester de multiples manières.

Les jeunes mères sont assistées dans leur mise-bas par d’autres femelles – mère, soeurs, tantes ou amies – qui aident le nouveau-né à remonter en surface afin de respirer sa première goulée d’air.

Au Marineland de Floride, un grand globicéphale a aidé une petite delphine du Pacifique à se débarrasser de son placenta, juste après l’accouchement tandis que dans un autre bassin, un dauphin de Risso bien intentionné n’avait de cesse que de retirer la seringue hypodermique planté dans la peau de son compagnon par le vétérinaire et menaçait même ce dernier !

Souvent, baleines ou cachalots interviennent avec violence lorsque l’un de leurs est capturé ou harponné par des baleiniers.  Le cétacé essaye alors de mordre le bateau, de le renverser avec son corps et d’écarter dans le même temps la victime loin de ses agresseurs.

Le Néo-zélandais Frank Robson raconte qu’en 1978, un groupe de dauphins communs l’a aidé à sauver près de cent cinquante globicéphales sur le point de s’échouer.
Ceux-ci s’étaient égarés dans un estuaire sablonneux. Encadrés par les dauphins qui jouaient le rôle de « chiens de berger » et précédés par le dinky de notre bon Robson, les gros cétacés ont été reconduits sans aucune perte dommage vers la Mer !

Les cétacés ont très souvent été observés en train de maintenir un compagnon malade à fleur de surface, pour qu’il puisse respirer.  Celui qui aide se place directement sous le ventre du malade et le soulève, ne s’interrompant de temps en temps que pour respirer lui-même mais négligeant totalement de s’alimenter pendant toute la durée de sa mission. Les « bons samaritains » se relayeront l’un après l’autre et les secours persisteront jusqu’à ce que l’animal malade meure ou se rétablisse.

Dauphins de rivière aidant un malade

 

Chose étrange, une telle solidarité ne s’exerce pas seulement à l’égard des dauphins. En avril 1997, au large d’une plage sud-africaine, Doris Svorinic était sur le point de se noyer. Un courant l’emportait, elle avait bu la tasse et commençait à perdre ses forces. Un groupe de dauphins a surgi brusquement et s’est porté à son secours. Encadrée par plusieurs d’entre eux, Mme Svorinic s’est vue littéralement ramenée vers le rivage, et ceci en présence de nombreux témoins.

 

Lire aussi : Sauvé par les dauphins !

 

To the top


 

3. Échanges de bons procédés

Les mâles dauphins et baleines s’associent le plus souvent pour traquer une femelle et la prendre de force.
Les orques qui chassent dans les mers froides font pencher, en y posant leur ventre, un gros morceau d’iceberg pour faire glisser les phoques qui s’y trouvent installés. Cette action bénéficie à d’autres orques, qui attendent à l’écart.

Sur la côte de Patagonie, on a pu observer de façon indubitable des orques mâles adultes en train d’enseigner à des jeunes de leur clan comment coincer un phoque sur une plage.

L’un d’eux a ainsi été vu en train de foncer à tout allure vers le rivage suivi de tout près par un enfant, puis de jeter sa proie vers le jeune apprenti, en guise de cadeau.

Le photographe Flip Nicklin du National Geographic était en train de prendre des photos d’une pseudorque au large d’Hawaii lorsque l’un d’elles se dirigea brusquement vers lui avec un énorme poisson mahi-mahi dans la gueule.

L’orque laissa tomber le poisson juste sous le nez de Nicklin puis recula de quelques mètres. Le photographe accepta le poisson mais le rendit ensuite au cétacé, qui s’en alla alors pour de bon.

To the top


 

4. La Mort et les Dauphins

Un globicéphale vient d’être tué à coups de fusil par des hommes à bord d’un bateau. L’animal abattu dérive vers la coque, mais lorsqu’il n’en est plus qu’à quelques mètres, deux autres globicéphales apparaissent brusquement de chaque côté du cadavre. Poussant leur museau sur la tête du mort, les cétacés parviennent à le faire couler au fond, hors d’atteinte des marins. Ce n’était pas là un comportement d’assistance à proprement parler, mais plutôt le contraire, au cours duquel ces animaux improvisèrent une nouvelle réponse à une nouvelle situation.  (…)

Comment meurt un dauphin, s’il meurt paisiblement, et non pas dans un delphinarium ou noyé dans un filet de pêche ?
Lorsqu’un dauphin mâle vieillit, il voyage moins et rejoint le groupe des femelles. Celles-ci représentent la véritable autorité. Une vieille delphine de soixante ans dispose sûrement d’une mémoire très riche, incluant de multiples cartographies de territoires de chasse, ainsi que la prévision très fine des cycles saisonniers : à quel moment tel poisson se reproduit-il ? Où trouve-t-on les meilleurs calamars ? Quelles instructions tirer du mouvement du soleil, de la position des étoiles ou d’un certain amoncellement de nuages annonçant la tempête ?  Un tel savoir est précieux pour les dauphins et c’est pourquoi, loin de les exclure du Clan, on entoure les « anciennes » de respect et d’attention.
Chose étonnante, ces « grands-mères », que les premiers scientifiques s’étonnaient de trouver si nombreuses dans des tribus actives, allaitent encore à l’occasion lorsqu’un enfant leur rend visite. Alors même que le temps des naissances s’est achevé pour elles depuis longtemps, elles offrent encore l’accès à leurs mamelles en guise de bienvenue.

Et puis un jour, s’il atteint le terme de sa pleine existence, l’ancien – mâle ou femelle – décide que l’heure est venue. Discrètement, noblement, il s’éloigne du groupe, il se laisse doucement distancer et bientôt, coule lentement vers les fonds infinis comme une feuille d’automne…

Les baleines, quant à elle, vont parfois s’échouer volontairement sur une plage depuis longtemps choisie et dont le sol, toujours, doit être tendre et sablonneux.

Lire aussi : rituel funéraire chez les dauphins

To the top


 

5. La confiance du dauphin

A quelques encablures de Monkey Mia, en Australie, Richard C. Connor a un jour découvert un grand dauphin pélagique, manifestement égaré et échoué sur un coin de plage.

Seul son dos était exposé et lorsque le petit dinky s’approcha, le dauphin arqua son corps et souleva frénétiquement tête et queue hors de l’eau. Laissant l’embarcation à quelques mètres de là, l’équipe de secours se mit à patauger jusqu’à lui dans la vase.

« Lorsque nous fûmes tout près, » raconte alors Richard Connor, « nous vîmes qu’il levait ses grands yeux vers nous, largement ouverts et montrant le blanc de la cornée. Le dauphin avait peur ». Que faire en ces circonstances ?
Un caresse affectueuse paraissait adéquate et aussitôt le dauphin ferma les yeux et se relaxa totalement. Qu’aurait donc fait un lion, un tigre ou un lapin dans une telle situation ?

Il aurait tenté de fuir, de mordre ou se serait agité, mais JAMAIS il ne se serait détendu à notre approche.
Une seule caresse amicale avait donc suffi au dauphin pour comprendre que nous
ne lui voulions aucun mal. Plus tard, nous lui apportâmes du poisson, qu’il accepta puis, lorsque la marée revint et le souleva à nouveau, il repartit vers le large.

Plus récemment, en janvier 2013, un dauphin blessé est venu demander de l’’aide à un plongeur!
Un groupe de plongeurs a été fort étonné de voir un dauphin tourner autour d’eux alors qu’ils filmaient des raies manta dans les eaux d’’Hawaï.
Le dauphin s’’attardait vraiment et un plongeur a vu qu’il éprouvait des difficultés à se mouvoir convenablement.
Le plongeur s’est alors approché et à remarqué que le dauphin demandait de l’’aide. L’animal s’’était empêtré dans une ligne de pêche et un hameçon s’était introduit sous sa nageoire pectorale. Le plongeur – M. Keller Laros – a libéré le dauphin… qui, a-t-il dit, se pliait à ses instructions de ne pas trop bouger et de bien se placer.

 

 

To the top 

 


       6. Une belle histoire d’amour

A un niveau plus fort encore, celui de l’amour entre deux êtres, on trouvera ci-dessous un autre texte également extrait du remarquable ouvrage de Richard C. Connor (Lives of Whales and Dolphins.)
«Les liens entre dauphins peuvent être remarquablement intenses.
Durant les années 50, les méthodes de capture étaient souvent brutales à l’égard des dauphins. Une femelle de l’espèce «dauphin commun» avait été blessée durant l’opération de capture et manifestait de grandes difficultés à nager dans la piscine où on l’avait placée ensuite.

Un mâle fut capturé deux ou trois jours plus tard, et on le plaça dans le même bassin que la femelle blessée.

Immédiatement, il vint en aide à sa nouvelle compagne.
Comme elle luttait pour nager, il se plaçait sous elle et la poussait vers la surface.
Elle se mit bientôt à nager normalement et la paire d’amis devint inséparable.

Malheureusement, les blessures de la femelle s’infectèrent et elle mourut deux mois plus tard.
Le mâle tourna longtemps autour de son corps, en sifflant constamment.
Il continua ainsi, sans cesse, tournant, sifflant, refusant toute nourriture puis il mourut au bout de trois jours….»

To the top



Une baleine et son baleineau

« Avant qu’il ne fît grand jour, nous nous mîmes à la mer, et pagayâmes aussi vite possible jusqu’à la baie où nous avions vu le souffle pour la dernière fois le soir précédent. Lorsque nous fûmes à proximité, nous gardâmes un moment nos pagaies immobiles, guettant avec la plus grande attention le premier signe de l’apparition de la baleine.

Nous avions l’étrange sensation de faire en secret quelque chose d’illégal, comme si nous avions été des pirates en embuscade attendant d’attaquer un marchand imprudent, ou des voleurs de grand chemin tendant un guet-apens à quelque magistrat gros et gras sur une route de campagne. Nous parlions à voix basse, car le matin était si calme qu’une voix normale eût été répercutée par les rochers qui nous surplombaient, et multipliée à l’infini. Une tortue fit surface près de moi comme un fantôme, souleva son étrange tête et, nous examinant de son regard de pierre, disparut aussi silencieusement qu’elle était venue.

Nous nous jetions des regards interrogateurs mais cette longue expiration se faisant à nouveau entendre, nous eûmes la certitude que c’était bien la baleine que nous cherchions qui respirait tranquillement dans les parages. La lumière grandissait rapidement et nous scrutions la mer dans toutes les directions pour apercevoir notre amie, mais pendant de longues minutes ce fut en vain. Dans un clapotis à peine audible, le bateau du second glissa en direction du rivage proche.
En le suivant des yeux, nous aperçûmes presque immédiatement une pâle et impalpable colonne blanche, miroitant contre la sombre masse de la falaise, à moins d’un quart de mille de là.

Pagayant avec les plus grandes précautions, nous suivîmes le chef, osant à peine respirer.
Le harponneur se mit debout, lança une fois, deux fois, puis poussa un hurlement de triomphe qui se répercuta tout alentour en mille vibrations étranges, effrayant les myriades de chauves-souris ensommeillées accrochées aux arbres en surplomb en grappes renversées. Mais si la baleine n’avait pas été touchée, elle n’aurait pas été plus indifférente.

Blotti contre son flanc, un jeune qui ne devait pas avoir plus de 5 jours envoyait de temps à autre son jet minuscule à une hauteur d’environ 2 pieds.
Une longue nageoire entourait son petit corps comme une aile, le serrant tout contre le sein massif de la tendre mère, dont le seul souci semblait être de protéger son petit, complètement indifférente au danger qu’elle courait et à sa douleur.

Si quelque sentiment est jamais venu se mêler à nos opérations, ce fut dans ce cas.
Car tandis que le baleineau cherchait continuellement à échapper à l’étreinte de la nageoire, se débattant de toutes ses faibles forces, la mère bougeait à peine, bien qu’elle ruisselât de sang par une vingtaine de blessures.

Une fois, à vrai dite, quand un coup particulièrement profond pénétra jusqu’à ses organes vitaux, elle dressa sa queue massive très haut dans l’air dans une convulsion d’agonie apparemment involontaire; mais même à ce terrible instant, elle se rappela que ce pouvait être dangereux pour son petit et reposa sur l’eau cette arme formidable aussi doucement que si elle eût été un éventail de plumes.

Alors, dans te calme le plus parfait, presque sans convulsions ni aucun signe de panique, elle mourut, tenant serré contre elle jusqu’à la dernière étincelle de vie son baleineau qu’un seul coup de harpon expédia.

Jamais mise à mort d’agneau ne ressembla davantage à un meurtre. Et quand on considère la taille et la force impressionnantes de l’animal, on ne peut trouver un exemple plus frappant de la force et de la qualité de l’amour maternel.
Tout fut achevé en un quart d’heure à partir du moment où elle avait été aperçue, et par la seule main du second, aucune des autres embarcations n’ayant ou besoin d’utiliser leurs armes.

Dès qu’elle fut morte, on perça ses lèvres et on y fixa un câble, on lia les deux longues nageoires a ses flancs à l’aide d’un filin circulaire, on coupa l’extrémité des lobes de la queue, et nous retournâmes au navire ».

Frank T, Bullen, Le Voyage autour du monde du «Cachalot», Beecles (Suffolk) Smith Elder, 1898.
in « Des baleines » de Heathcote Williams (Aubier, 1988)

To the top