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Cette semaine, au Sanctuaire des
Éléphants du Tennessee,
Tina, une éléphante née captive en 1970 au Zoo de Vancouver, s'est
éteinte au terme d'une longue maladie dont
on croyait pouvoir la guérir.
Les autres éléphants du sanctuaire
ont aussitôt manifesté des émotions que nous autres humains pourrions qualifier de "deuil" ou de "chagrin", mais peut-être n'est-ce
là, bien sûr, qu'une vue des choses purement subjective et anthropomorphiste....
Toujours est-il qu'un premier éléphant du groupe posa d'abord sa trompe sur le corps mort que l'on emmenait.
Puis tout à coup, Sissi,
une éléphante capturée en Inde en 1969 et qui transporte sans cesse avec elle un pneu de voiture, un peu comme une
poupée ou un "nounours"
transitionnel, s'est lentement approchée de la tombe de
Tina et y a déposé son
objet préféré, à gauche du
corps, juste à côté.
Sissi n'avait jamais voulu se séparer de son pneu depuis ses premières
et terribles années de solitude au zoo. Mais elle n'est pas allé le reprendre ensuite. Elle
l'a laissé là pour toujours auprès de son amie morte, comme le cadeau
le plus cher qu'elle pouvait lui offrir.
Ce geste symbolique et profondément émouvant suscite des questions essentielles quant à l'idée que les éléphants se font de la mort...
et de la vie.
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