Dauphins captifs en Polynésie française

Dauphins captifs à Moorea. Copyright Napoli Marco

 

Polynésie française

Dauphins captifs en plein océan

Septembre 2015

En 2015, 3 dauphins vivaient encore au Dolphin Center de Moorea, dont 2 nés captifs. Il s’agit là d’un groupe inférieur en nombre aux normes recommandées (5 dauphins par bassin).

Il s’agit de :
Kuokoa, né le 4 Juillet 1994 au centre du Dolphin Quest de Hawaii . Il est arrivé au Moorea Dolphin Center à l’âge de 3 ans, en 1997.
C’est le demi-frère de Lokahi.

Hina, qui est la seule femelle du bassin et celle qui domine les deux mâles.
Elle est née dans les années 1978, et résidait auparavant au centre de l’armée américaine de San Diego. Elle est arrivée au Moorea Dolphin Center à l’âge de 19 ans, en 1997.

Lohakahi, né le 8 Juillet 1994 au centre du Dolphin Quest de Hawaii. Il est arrivé au Moorea Dolphin Center à l’âge de 3 ans, en 1997. C’est le demi-frère de Kuokoa.

3 dauphins Tursiops y sont morts et un seul – Benchley – a réussi à s’échapper.
3 dauphins sténo y ont également perdu la vie.
Le dernier dauphin à mourir à quelques mètres de l’océan fut Aïko, 28 ans.

 


Février 2010
Aïto, un grand dauphin meurt à 28 ans à Moorea
en Polynésie française

 

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« Aito, l’un des deux dauphins retraités de l’armée américaine, pensionnaire du centre “Moorea Dolphin Center”, est mort dans la nuit de dimanche à lundi.
Agé de 28 ans, les causes du décès sont à ce jour en cours d’analyse. Une autopsie a été faite lundi après-midi par Cécile Gaspar vétérinaire spécialiste des cétacés.

“Plusieurs organes ont montré une infection généralisée pouvant laisser croire à une possible septicémie. Les organes ont été envoyées dans différents laboratoires du pays pour analyses, nous devrions avoir des résultats d’ici une semaine et nous vous tiendrons informés des conclusions”. Cécile Gaspar n’écarte pas un possible stress qui aurait pu être occasionné par le déplacement de Aito lors du passage du cyclone, tout en y mettant des réserves. “C’est vrai que nous avons déplacé les quatre dauphins pour des raisons de sécurité, lors du passage du cyclone.

Mais à son retour dans le parc, Aito (comme les trois autres dauphins), se portait bien, il se nourrissait normalement jusqu’à dimanche où il a montré des signes de faiblesse.

Aito était arrivé en Polynésie Française en août 1996 en provenance de San Diego en Californie. Aito comme sa soeur Hina (32 ans), toujours en activité dans le parc de Moorea, avait été formé par l’armée américaine pour effectuer des tests en eau profonde. Mis à la retraite, ils avaient été récupérés par l’entreprise “Dolphin Quest” qui les avait intégré dans son parc de Moorea devenu par la suite “Moorea Dolphin Center”.

Les deux dauphins avaient fait le voyage de San Diego via Hawaii par avion militaire spécialement affrété pour l’occasion.
Depuis son intégration au parc deMoorea, Aito avait été de ceux qui étaient régulièrement mis en contact avec le public, connu ou anonyme. Selon Cécile Gaspar, son état de santé n’était pas inquiétant ces derniers temps, étant régulièrement suivi médicalement comme tous ses congénères. “Moorea Dolphin Center” regroupe aussi dans son parc, trois dauphins, Hina qui reçoit une attention particulière de part son age avancé, sachant que l’espérance de vie moyen des dauphins est de 25 ans (?), et deux dauphins plus jeunes, Kuokoa et Lokahi.
Ces deux dauphins sont nés en juillet 1994 de parents en captivité au centre “Dolphin Quest” de Hawaii ».

Depêche de Tahiti


 

Dauphin brûlé par le soleil, faute d’abri. Merci à Pascal Rhodes pour cette info précieuse

Dauphins captifs dans l’océan

Rangiroa, Tahiti, Papeete  : les eaux de la Polynésie française font rêver, car elles regorgent de diverses espèces de cétacés libres, dont les dauphins.
Certains tentent de les protéger, de les faire mieux connaître, notamment par le biais de législations contraignantes ou d’’observations en mer respectant le bien-être et les modes de vie de ces espèces hautement sociales et intelligentes.

D’’autres, au contraire, les exploitent et vendent leurs corps aux plus offrants. Les bénéfices peuvent être fabuleux !
Le tourisme « low cost » n’’arrange pas les choses : venus d’Europe ou des USA, les voyageurs sont évidemment convaincus par les delphinariums de leurs pays respectifs que les dauphins captifs sont des dauphins heureux. Ils se réjouissent donc d’’en voir sur place, tout de suite, et de pouvoir les toucher, voire de se faire guérir par eux. Ces vacances aux Antipodes sont courtes et très chères.
Pas le temps de prendre le risque de passer une journée en mer sans voir un dauphin de près.

Bien sûr, il reste encore à visiter (plus pour longtemps, réchauffement climatique oblige), de magnifiques récifs de coraux, des poissons bigarrés, des plages de sable fin où courir sous les
platiers, des plongées avec masque et tuba dans les courants tièdes qui vous emportent sans effort dans la baie de Tiputa…
Et souvent, c’est le miracle, une armada de dauphins joyeux vient de bon coeur saluer les touristes.

Mais cette formule, écologiquement défendable, reste néanmoins une entreprise risquée, coûteuse, peu rentable par rapport à d’autres formules commerciales que pratiquent les grands hôtels locaux  et les compagnies spécialisées en dauphins dressés mais également en dauphins libres, puisqu’elles organisent elles aussi des excursions marines sans doute moins écologiques.

 Car tout de même ! Vous voilà en voyage de noce du côté de Papeete et vous aimeriez voir des dauphins de près ?
Rien de plus simple ! Prenez le cap de Moorea !

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Il y a là quatre prisonniers dont deux sont nés captifs et deux capturés en mer, arrachés à leur famille au large des côtes de Floride et désormais dauphins soldats retraités de la US Navy. Ils trouvent aujourd’hui confinés dans un enclos à quelques mètres de l’océan.

Accueillis dans un cadre de vie certes plus convenable que celui que pourrait leur fournir la plupart des « meilleurs » delphinariums européens, ces dauphins domestiques n’en devront pas moins
travailler et travailler encore, pour faire gagner de l’argent aux hommes.

Ils devront exécuter des shows, obéir au sifflet, sauter en l’air, faire semblant d’aimer les visiteurs humains qui défilent dans leur mini-lagon, tout cela en échange d’un morceau de poisson mort et d’un peu de sécurité, puisqu’ils ont depuis longtemps perdu les clés de leur propre monde.
Parfois, on leur laissera même faire une petite sortie en mer, très contrôlée, pour accompagner les nageurs.

 

Dauphins libres à Rangiroa. Photo Cosetta B.

 


 

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