Sauvez les renards !  

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Sauvez les renards !

 

Le renard roux est injustement classé « nuisible » dans la quasi-totalité des départements français, en Flandre et en Wallonie.
Ce classement se justifie par le fait que ce petit canidé mange quelques poules dans les poulaillers et quelques perdrix et faisans dans les réserves de chasse. Il suffit pourtant de clore le poulailler dans sa partie supérieure, pour que le renard ne puisse plus accéder aux volailles.

Quant au gibier, il ne chasse que des gallinacés d’élevage (faisans et perdreaux ) relâchés dans la nature et mal armés pour y survivre.
Dans le cas contraire (gallinacés réellement sauvages), le renard ne met nullement en péril les populations (exemple : les quelques grands tétras des Vosges ne sont pas menacés par les renards, très communs, alors que ces oiseaux sont pourtant très rares).

Comme le renard est nuisible, il peut être chassé en dehors de la saison de chasse. Pour l’instant, cette chasse ne nuit pas au prédateur mais qui sait, dans quelques années, les effectifs pourraient chutés. Le renard est également piégé, déterré et dégazé dans ses terriers. Ces techniques sont très cruelles et tuent les animaux très lentement et dans d’atroces souffrances.
L’empoisonnement volontaire ou involontaire a des effets très néfastes sur le renard mais également l’homme et son environnement.
La bromadiolone, un anticoagulant soit-disant destiné à lutter contre les campagnols terrestres, a des effets dévastateurs sur le renard et l’ensemble des prédateurs de ces mammifères (blaireaux, sangliers, fouines, faucons …). On ferait mieux de laisser le renard faire son travail de prédateur, mais les mentalités tardent à évoluer.

Sinon, les autres menaces naturelles (manque de nourritures, mauvaises conditions météorologiques …) ou d’origine humaine (collisions routières …) ont peu d’incidence sur le goupil.

Enfin, l’épizootie de rage a officiellement disparu de France en 2001. D’intenses campagnes de vaccination (lâchers d’appâts contenant des vaccins par hélicoptère) ont eu lieu depuis 1986 dans le Nord-Est de la France, et se sont conclues par la disparition de cette maladie et donc par une reconstitution des population de renards.

Actuellement, le renard roux n’est pas menacé de disparition en France, comme partout en Europe. Cependant, les nombreux dangers qui pèsent sur lui pourraient, à terme, menacer les populations encores saines. Il en va de même en Belgique.
Menaces et mesures de conservation


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Le Renard à Bruxelles : respect !

Le renard roux en Belgique

Le renard en Wallonie ? Le collet !


Notre bon ministre en Afrique, s'amusant avec le gibier !

Propositions de José Happart en matière de chasse

Un braconnier…ministre de la chasse ?

 

2000

José Happart fut sans doute le pire Ministre de l’Environnement en Belgique (à supposer qu’il y en eut jamais de bon).
Il proposa le retour de la chasse à cour, de la tenderie et le massacre intensif de tous les petits prédateurs « nuisibles », blaireaux, renards, martres, etc. Les débats furent féroces à l’époque  et le ministre chasseur dut renoncer à ses délires sanglants.

Archives…

A Monsieur le Ministre José Happart

Monsieur le Ministre,

J’avais déjà appris avec stupeur votre volonté de faire adopter par le Gouvernement Wallon un décret permettant la destruction de plusieurs de nos carnivores sauvages (putois, fouine, renard) sous le prétexte fallacieux que ces prétendus « nuisibles » exerçaient une prédation insupportable sur le milieu et sur la faune.

Aujourd’hui, vous avez décidé de faire plus fort encore et de lancer la rumeur d’une terrifiante épidémie comparable au sida – l’Echinococcus multilocularis – dont le renard serait le vecteur et qui décimerait la population wallonne. Or, à ce jour, aucune étude sérieuse n’a encore été menée sur le terrain à propos de l’extension de cette parasitose, dont le nombre de victimes humaines s’élève à… 2 depuis 1999.

Selon l’ancienne Ministre de la Santé, Mme Magda Alevoet, et les experts suisses qui connaissent ce problème, cette maladie n’est ni plus ni moins répandue dans votre région qu’ailleurs en Europe, elle peut être transmise tout aussi bien par le chat et ne constitue en aucun cas une menace importante. Le tout est de bien laver ses mûres et ses myrtilles quand on les ramasse en plein bois…
A cet égard, la Méningite C des enfants ou le HIV constituent des problèmes de santé publique autrement plus inquiétants, qu’il faudrait peut-être songer à résoudre prioritairement en Wallonie et dans le reste de la Belgique, plutôt que d’en faire, là aussi, des gadgets politiques destinés en principe à séduire l’électeur.

Car tous les observateurs de la vie politique l’auront compris depuis longtemps : il ne s’agissait là que d’une manœuvre, un habile coup médiatique lancé un an à peine avant les élections en Belgique. En condamnant les renards à mort, vous ne visez qu’à satisfaire les pulsions destructrices de vos électeurs ruraux, qui élèvent de la volaille et n’aiment guère les petits prédateurs rôdant autour de leurs poulaillers !

Vous mettez également en difficulté les écologistes et protecteurs de la Nature, ces «intégristes verts» que vous haïssez tant, en les suspectant de préférer les animaux aux hommes. Votre Parti, en la personne de Mr Philippe Mahoux (sénateur PS), vous soutient aujourd’hui massivement et agite avec vous le tocsin d’une épidémie qui ne connaît qu’une solution logique : le massacre total et absolu de tous les renards de Wallonie !

En tant que citoyen belge soucieux de la préservation de la nature tant dans mon propre pays que sur le reste de la planète, je ne peux évidemment accepter le fait que la destruction de ces mammifères, non fondée scientifiquement, soit autorisée au seul prétexte d’un « bon coup politique ».

Le maintien de telles décisions porterait atteinte non seulement à la faune mais aussi à la biodiversité de notre région, déjà bien menacée par des politiques environnementales singulièrement négligentes et qui ont fait l’objet de vives critiques européennes.

Que vous soyez partisan de la chasse à courre, de la chasse à l’arc et de la tenderie, que vous estimiez utile de massacrer de manière abominable les sangliers en surnombre, que vous défendiez bec et ongles le droit des  vendeurs de bétail à torturer leurs animaux, c’est sans doute là votre droit le plus strict car nous sommes, que diable !, encore un peu en Démocratie.

Mais s’il vous plaît, s’il vous plaît ! Quittez bien vite ce poste de « Ministre de la Conservation de la Nature » qui déshonore votre région et votre parti et retournez plutôt défendre les droits des francophones aux Fourons où durant des années, vous avez merveille et obtenu la sympathie de tous pour votre courage !
Bien cordialement

Un Ayatollah vert super-intégriste, non-chasseur, anti-tenderie, anti-bagnole, anti-Francorchamps et végétarien  comme les adorez !

Y.Godefroid
Bruxelles 2002

Ce courrier n’a jamais reçu de réponse. 

 

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Piège à collet, qui étrangle le renard

 


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