Japon : un enfer pour les cétacés !
Journée de protestation internationale
contre le massacre des dauphins au Japon
Ce 10/11/02 à l'initiative de l'association Sea Shepherd
A Bruxelles devant
l'Ambassade du Japon ce mercredi 10/12/03 à 11 heures
avenue des Arts 58, 1000 Bruxelles
Les
autres manifestations dans le monde à la même date et à la même heure
Ce matin, dès 11 heures et jusqu'à 13 heures 30, une dizaine de défenseurs des dauphins se sont regroupés devant l'Ambassade du Japon à Bruxelles. Armés de panneaux dénonçant le massacre des cétacés
à Taiji et ailleurs, les manifestants ont distribué des centaines de tracts aux nombreux passants de cette avenue très fréquentée ainsi
qu'à des résidents japonais de l'immeuble. Ceux-ci semblaient sincèrement désolés de ce que les exactions de quelques pêcheurs puissent nuire à ce point à l'image du Japon.
Je tiens à remercier tout particulièrement
Caroline, Nicole, Isabelle, les délégués de Bite Back et de GAIA dépêchés sur
place ainsi que tous les autres qui nous ont aidé ce jour-
et surtout ces adolescents venus des écoles voisines qui ont tenu spontanément à distribuer des tracts avec nous.
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Comme chaque automne, la saison de la chasse a repris au Japon.
Du 1er septembre 2003 jusqu'au 31 mars 2004, près de 20.000 dauphins périront une fois encore dans des souffrances atroces. Leur abattage est mené de deux manières :
* En pleine mer, les pêcheurs transpercent la chair des cétacés à l'aide de harpons - parfois électriques - et les remontent par grappes encore vivants et tressautant de douleur sur le pont du bateau.
* Le long des côtes, les pêcheurs rabattent les dauphins vers les plages afin qu'ils s'y échouent puis ils les mettent à mort à coups de piques dans le crâne, en les égorgeant, en les noyant sous un filet ou en les laissant mourir d'étouffement sur le sable.
La viande d'un "ishiiruka" ou marsouin de Dall peut être vendue au prix de 20.000 Yens. La chair est ensuite bouillie dans un ragoût ou mise en gelée, tandis que le coeur du dauphin est souvent mangé cru. Il ne s'agit là que d'une industrie marginale mais que certains défendent avec vigueur au nom du respect des "traditions locales".
Afin d'alimenter ce marché, le Japon persiste aujourd'hui encore à mettre à mort plus de
500 baleines par an, élargissant même son prétendu «programme scientifique de pêche» à des espèces protégées, tels le cachalot et le Rorqual de Brydes.
Pour leur part, les pêcheurs côtiers massacrent chaque année près de vingt mille petits cétacés
(dauphins, marsouins de Dall, pseudorques, globicéphales, dauphins de Risso, etc.) d'une manière extraordinairement cruelle.
En moins de deux décennies, le Japon a ainsi réussi à éliminer de ses eaux plus de quatre cent mille petits cétacés, à l'heure où la vie de ceux-ci est déjà gravement menacée par les prises accidentelles en filets dérivants, la famine et la pollution.
Par ailleurs, l'industrie des delphinariums a connu une expansion énorme ces dernières années.
Partout, de nouveaux bassins sont construits pour accueillir des cohortes de dauphins et d'autres cétacés, dont bon nombre ont été sélectionnés à l'occasion de ces «chasses au rabattage» le long des côtes.
Le prix du dauphin pêché a de ce fait augmenté de manière majeure, ce qui encourage les pêcheurs à démultiplier leurs chasses. A ce jour, les pays les plus demandeurs sont la Corée, le Japon, la Chine, Taiwan, la Thaïlande, Hong Kong, la Polynésie Française, le Mexique et les Etats-Unis, notamment.
A lui seul, le Delphinarium géant de Nagoya (Japon) représente l'un des plus gros importateurs de cétacés captifs au monde. La plupart des visiteurs qui nagent avec ces dauphins si souriants ou apprécient leurs cabrioles au travers des cerceaux ignorent évidemment que ces animaux ont été capturés dans une mer de sang...
Alors que le Japon bénéficie en Europe d'une excellente image de marque et jouit de l'estime de tous, ces massacres insensés nuisent gravement à sa réputation. Ils menacent également la survie des cétacés sur cette planète. Ils heurtent enfin l'éthique universelle.
Nous demandons donc instamment au gouvernement japonais de bien vouloir prendre toutes mesures qui s'imposent pour mettre fin à toute mise à mort de cétacés tant le long de ses côtes qu'en pleine mer et de mettre en place un programme de reconversion de ses pêcheurs vers des activités de «whale-watching» et d'éco-tourisme autrement plus rentables que ces chasses révulsantes.
Y.Godefroid
Comité pour une Belgique sans Delphinarium
http://www.dauphinlibre.be/
10
décembre 2003
Tous devant l'ambassade du japon !
10
décembre 2003
Message d'un
européen à ses amis japonais
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