Taro, le loup martyr de Forestia

Sponsorisé par la Région Wallonne

Réagir ; info@forestia.eu


21 juillet 2011

Taro a fini par mourir, faute de soins

« Je suis outrée, dégoûtée : je viens d’apprendre par le vétérinaire de Forestia que Taro était mort de ses blessures, probablement durant la période de rut. Le responsable des loups n’a pas jugé bon de contacter le praticien, car « ça valait mieux qu’il meure » ! Taro est donc mort a petit feu dans de terribles souffrances.
Son cadavre n’a pas été autopsié comme on a essayé de me faire croire : il a été jeté directement à l’équarrissage..« .
Annette Bruck

A la base, on ne saurait nier que ces loups ou ces ours sont mieux à Forestia (« UN seul nom pour DEUX fois plus d’’amusement !) naguère connu sous le nom de « Parc de la Reid », que sous le tir de chasseurs imbéciles, intellectuellement trop bornés que pour comprendre le rôle essentiel que joue ce canidé dans l’équilibre naturel de la biodiversité.  Mais le problème, c’est que certains loups vont mal.

Lisons ce témoignage reçu récemment de N.B :

« Le 21 novembre 2010 dernier, je suis allée visiter Forestia en compagnie de mon mari et de deux amies.
Passionnés de loups, il nous tardait de voir les nouveaux pensionnaires américains.
Arrivés devant l’enclos des loups Européens, nous avons découvert un animal gravement blessé qui gémissait de douleur. Pensant qu’il s’agissait d’une blessure récente, j’ai immédiatement contacté le responsable, Monsieur Thibault Geurts.
Celui-ci minimisant la blessure, m’a expliqué qu’il était au courant et qu’il ne pouvait rien faire pour ce pauvre omega.  Selon lui, l’isoler dans un autre enclos coûterait trop cher et l’anesthésier pour soigner sa blessure comporterait trop de risques. Il faut donc « laisser faire la nature », c’est à dire le laisser mourir de septicémie ou dévoré par ses congénères. Travaillant dans la Protection animale depuis de nombreuses années, je ne peux me résoudre à assister à l’agonie d’un animal sans réagir.
Or, avec la vague de froid que nous connaissons actuellement, l’animal continue de s’affaiblir et l’arrivée prochaine de la période de rut risque de lui être fatale. Le temps nous est compté.
Ayant quelques connaissances dans le milieu des loups, j’ai trouvé une personne de confiance qui possède l’infrastructure et les compétences nécessaires pour accueillir l’animal blessé. La personne a donc pris contact avec le soigneur, mais ce dernier refuse de se séparer du loup sous prétexte qu’il ne lui en reste que quatre au parc.

Lors de la conférence de Laetitia Becker, j’ai eu une longue conversation avec lui et beaucoup de choses, dans ce qu’il m’a dit, m’ont choquée. A savoir que de nombreux loups avaient déjà péri dans pareilles circonstances. Comme s’il s’agissait d’une fatalité. Or, dans un environnement naturel, ce loup « omega » aurait la possibilité de fuir ses assaillants. Ici, il est pris au piège et à la merci de ses bourreaux. C’est donc le rôle du responsable de veiller au bien-être de la meute.
Ce que je trouve étrange aussi, c’est que M. Geurts habite à 180km du parc et avoue ne pas s’y rendre tous les jours.
Difficile dans ces conditions d’assurer la surveillance des animaux. Et que fait-il en cas d’extrême urgence ?
Il m’a parlé également d’un taux de mortalité avoisinant les 50% chez certaines espèces. Les animaux meurent pendant le transport ou pendant les premières semaines de captivité. Comment peut-on prétendre participer à la sauvegarde des espèces si d’emblée, on condamne la moitié des animaux à une mort certaine ?

Je suis peut-être pessimiste, mais je me pose beaucoup de questions sur la raison d’exister de tous ces zoos et parcs animaliers. Taro, ce pauvre loup, se trouve dans un tel état physique et psychologique qu’il cherche assistance auprès des visiteurs ».

Loup canadien. Là-bas, comme en France, c’est un passe-temps très apprécié
que de les tuer de toutes les manières.

Pour rappel, voici ce que nous apprend le remarquable site « Planète.org » :

« Le loup est l’animal social par excellence. Son identité se fonde sur l’appartenance à sa meute. Il s’agit le plus souvent d’une « famille » : un couple, les petits de plusieurs générations mais aussi : oncles, tantes, demi-frère ou demi-sœur, et quelquefois même des individus étrangers. Elle compte le plus souvent entre sept et douze loups. Cet effectif varie cependant en fonction de la région, il peut atteindre une trentaine d’individus dans les régions boréales (Alaska, Canada, Sibérie), alors qu’autour du bassin Méditerranéen, il n’y a en générale que quatre à cinq.

La vie en communauté implique des contraintes. Pour permettre une bonne entente entre tous, chacun possède une place bien définie dans la hiérarchie. Le couple qui se trouve au sommet de la pyramide s’appelle couple alpha. Chaque partenaire du couple règne sur les individus de son sexe. Le mâle alpha prend les décisions pour la meute. C’est lui qui décide ainsi des déplacements et de la chasse. C’est lui également qui sera le premier à manger, mais pour autant, il est loin d’être un dictateur et affiche une patience certaine envers ses subalternes, sauf à la saison des amours.

L’envie pour un jeune loup d’accéder à un statut plus élevé, en général à l’approche de la période d’accouplement, provoque des combats entre individus dont l’issue n’est que très exceptionnellement la mort. Ces coups d’Etat
ont comme conséquence un changement de la hiérarchie de temps en temps, en sélectionnant les meilleurs individus pour la reproduction. Pendant les périodes de famines hivernales, tous les membres de la meute se concentrent sur la recherche de nourriture.

La meute vit sur un territoire dont la superficie varie généralement de 200 à 1000 km² selon le nombre d’individus de la meute bien sûr, mais aussi de la topographie, de la richesse et de la taille des proies.

Le loup peut ainsi se déplacer au trot pendant près d’une dizaine d’heure par jour, parcourant jusqu’à 60 kilomètres à la recherche de nourriture ou pour fuir l’homme. Dans les régions très enneigées, les membres du groupe se relaient en tête de la file indienne afin de faciliter le passage des autres (d’où l’expression, aller à la queue leu leu, leu signifiant loup en ancien français).

C’est uniquement lors de la chasse que le loup atteint sa vitesse de pointe qui est estimée à 70 km/h.
Le plus souvent, les loups qui attaquent un troupeau d’ongulés (caribous, bœufs musqués,…) isolent l’individu le plus faible, vieux ou malade, avant que l’un d’entre eux ne le prenne à la gorge pendant que les autres membres le mordent aux pattes pour l’immobiliser.
Une autre technique de chasse sera l’épuisement de la proie, après une poursuite qui peut durer plusieurs jours, ou encore l’utilisation de rabatteurs qui vont contraindre la future victime à se « jeter dans la gueule du loup ». La meute fait souvent beaucoup d’efforts pour peu de résultats puisque que neuf tentatives sur dix se solderont par un échec.

Le loup possède des moyens de communication très variés. Au sein d’une même meute, les individus communiquent par toutes une variété d’expressions et de gestuelles mettant en œuvre principalement les mimiques faciales, la position des oreilles et de la queue. Ainsi un subalterne pourra exprimer sa soumission au mâle Alpha par une position fléchie, les oreilles couchées et la queue basse. Les membres de la meute se reniflent, se touchent et jouent ensemble fréquemment, ce qui maintient la cohésion du groupe ».

Bon.
Et de combien d’hectares dispose Taro, loup oméga, pour échapper aux brimades des autres mâles ?
1000 km² ? On en doute…


Les loups du monde sauvage d’Aywaille

A propos de ces nouveaux Zooparcs

A propos de la captivité animale

loup-louveteau

Louve et louveteau.

Lire à propos des loups et autre canidés