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Il est de bon ton de prétendre aujourd'hui que les conditions de captivité se sont améliorées et que les captures en milieu sauvage sont progressivement appelées à disparaître.
Telle est notamment la raison affichée du transfert d'Ivo vers Duisburg : permettre à tous les delphinariums de produire eux-mêmes autant de dauphins captifs qu'il en perdent.
Les quelques rares esclaves dociles et acculturés qu'ils parviennent à faire naître en bassin sont-ils encore réellement des "dauphins ?" On peut se poser la question mais de toutes manières, jusqu'à ce jour, le seuil de l'autosuffisance n'a encore jamais été atteint, de l'aveu même des delphinariums.
Le maintien des delphinariums dans les pays tels que le nôtre - qu'on suppose avertis des dernières avancées de la science contemporaine, en ce compris l'éthologie - donne une totale légitimité à l'ouverture de nouveaux établissements partout dans le monde et pour les mêmes raisons proclamées : la valeur pédagogique.
Celle-ci n'est bien évidemment qu'un leurre. On sait que les
dauphins sont devenus très populaires dans de nombreux pays d'Asie, d'Amérique
latine ou du Moyen Orient.
Dès lors, les gouvernements soucieux de relancer
leur tourisme local, tel que le Brésil, Chypres, Bahreïn ou Hong Kong,
encouragent et soutiennent désormais l'ouverture de parcs marins géants et
autres Seaworld locaux plus ou moins bien gérés.
Ces pays ne s'encombrent pas, bien sûr, des mêmes scrupules écologiques que nos directeurs de Zoos ou à tout le moins ils cachent moins bien leur jeu.
Pour eux, très clairement, le dauphin est une marchandise qui se
remplace quand elle s'use.
Et puisqu'il s'agit d'être rentable, à qui bon
s'encombrer de reproductions en bassin, de toutes façons décevantes ? Des
sources d'approvisionnement infiniment plus rapides, plus fiables et moins
coûteuses existent désormais, disponibles pour tous !
2. LES NOUVEAUX TRAFIQUANTS
De manière générale, la plupart des dauphins captifs que vous verrez dans les delphinariums espagnols, français, italiens ou autres proviennent des captures incessantes menés par l'état cubain dans ses eaux territoriales. Chaque jour, des dizaines de dauphins défilent dans les bassins de triage et se voient expédiés sans ménagements vers divers pays du monde, en Europe et ailleurs..
Par ailleurs, depuis quelques années, de nombreux cris d'alarme nous
parviennent également du côté des pays de l'Est.
Poussés par la crise
terrible qui touche l'ancienne Union Soviétique, quelque hommes d'affaires
avisés ont trouvé dans la vente et la capture des cétacés vivants une source de
profits considérable.
Le coeur de ce réseau de nouveaux trafiquants est situé en Mer
Noire et dispose de relais en Ukraine, Russie, Georgie et Bulgarie.
Certains
dauphins vendus par ce réseau proviennent également des laboratoires de
l'ex-Armée Rouge, où ils ont été entraîné à la récupération d'objets profonds et
à la surveillance.
Ce commerce n'a rien de secret et son leader incontesté, Michael Reshetnikov, Président Directeur Général de la société russe Zoolex ne cache rien de ses activités. On lira son effrayante littérature sur un site Web tout à fait public : http://zoolex.hypermart.net/
On y apprendra notamment que ZOOLEX capture au mépris des lois
internationales et revend sur simple commande tous les mammifères marins que
l'on veut : phoques, otaries, morses, orques, bélougas et toutes les variétés de
dauphins possibles.
ZOOLEX demande 38.000 livres pour une baleine à bec et
16. 000 pour une loutre de mer, en principe rare et très protégée. Au moment de
la vente, la société assure à ses clients une "garantie de survie de 15 jours
!"
Dans les années 90, cinquante deux dauphins Tursiops ont ainsi
été exportés de la Mer Noire vers les delphinariums d'Argentine, de Chypres, de
Hongrie, d'Israël, de Malte, de Turquie, de Roumanie, de l'Inde et de
Bahreïn.
De manière encore plus officielle et triomphante, si l'on peut dire,
l'étonnant site de la firme Marine Animal
Productions qui vend, dresse, livre, soigne des dauphins captifs et
autres mammifères marins et participent à une série d'activités commerciales en
collaboration avec d'autres grandes firmes beaucoup plus connues.
A visiter pour
le vertige. Les trafiquants ont pignon sur rue !
Partout dans le monde, la tendance est la même.
Après le
léger coup de frein des années 70-80 du aux campagnes écologistes, les réalités
économiques semblent une fois de plus avoir repris le dessus et il n'est pas
qu'en Asie ou en Amérique latine que les delphinariums pullulent.
Ce sont à
ce jour les nations les plus développées qui détiennent la palme en la matière :
le Japon possède 42 delphinariums et les Etats-Unis 48 !
On sait que près de trois mille delphinidés, principalement tursiops et orques, sont aujourd'hui détenus dans le monde.
Aucun relevé précis n'existe pour la population captive sur le
territoire de l'Union Européenne, qui compte environ 40 delphinariums actifs. Ici aussi, pourtant, le marché fonctionne en réseau mais il le fait sous les
couleurs de la science et de la discrétion. L'échange des cétacés captifs se
pratique couramment d'un zoo à l'autre.
Nombreux sont les dauphins d'Anvers
qui sont passé par Duisburg, nombreux ceux de Bruges qui viennent ou partent de
Hardewijck aux Pays-Bas ou dont les delphineaux se retrouvent dans un bassin
pourri du Portugal pour des séances de "nage avec les dauphins"
parfaitement illégales !
De tels échanges - parfaitement légaux, eux, en
raison d'exceptions scientifiques et pédagogiques prévues par la CITES
- se justifient, nous l'avons dit, par la volonté
opiniâtre des delphinariums de produire leurs propres "dauphins" sans avoir
recours aux captures en mer libre.
L'association des aquariums et zoos
Européens (EAZA) gère l'ensemble de cette politique de reproduction par le biais
de son European Breeding Program.
En fait, l'EAZA n'est que la filiale de l'AZA, la très puissante
association des zoos américains, qui lui dicte ses directives et l'encourage à
élever des cétacés captifs.
Les delphinariums ne sont-ils pas, après
tout, une invention américaine ?
Depuis toujours, ce sont les mêmes holdings
financiers (Sea World, Six Flags, Budweiser, etc.) qui créent, gèrent ou
supervisent ces parcs aux USA comme à l'étranger.
Ces attractions créent des revenus, de l'emploi stable et ceux
qui en vivent n'entendent pas, bien évidemment, renoncer sans combat à cette
industrie si lucrative et qui déborde souvent dans l'illégalité.
C'est ainsi
que de sérieuses suspicions existent quant à un trafic d'orques saisies vivantes
lors de massacres collectifs sur les côtes du Japon. Ces animaux seraient
conduits vers Hardewijck puis vers Sea World, aux Etats-Unis.
D'autres liens, plus secrets encore, unissent
étroitement l'industrie des delphinariums aux recherches de l'U.S Navy.
Pas
plus que l'armée russe, l'Armée Américaine n'ignore
les prodigieuses
capacités cognitives des cétacés et il semble qu'elle veuille s'en réserver,
si l'on peut dire,
l'exclusivité à des fins militaires.
On sait par exemple qu'en 1960, le
Professeur Wayne-Batteau a développé à son usage les prémisses d'un véritable
"espéranto" humano-delphinien. Ce langage intermédiaire était destiné à
transmettre les ordre aux dauphins-soldats avec la plus grande fiabilité et à
l'inverse, de recevoir d'eux des informations pertinentes, telle que la position
de la flotte ennemie.
Malheureusement, le Professeur Wayne-Batteau
est mort tragiquement avant d'avoir pu diffuser ses travaux.
Il est clair que pour de simples raisons stratégiques, l'US Navy a tout intérêt à ne PAS révéler ses centres
d'intérêt et à dénigrer autant qu'elle peut ses propres sujets d'expérience. Les
publications scientifiques commanditées par l'OTAN, n'en font pas moins allusion
de façon claire au langage des dauphins en milieu naturel (V.Markov et
J.A.Thomas).
Au niveau de sa propagande officielle, en revanche, l'armée demandera aux mêmes scientifiques de démontrer que le dauphin n'est guère plus développé qu'un insectivore (M. Klinowska) ou que sa vocation est de devenir notre prochain animal domestique, au même titre que le chien ou le cheval (K.Pryor).
Les shows stupides des delphinariums servent donc
parfaitement leur cause en confortant l'image d'un "Flipper" rigolo,
sympathique, dévoué, mais guère plus malin qu'un gros toutou. On comprend mieux
pourquoi les gouvernements associés à l'OTAN ne sont guère pressés de fermer ce
genre d'installations.
lundi 8 avril 2002
Non à la capture des bélougas de la Mer Blanche
Pour l'industrie de la captivité
adapté
de l'alerte publiée sur le site du WDCS
http://www.wdcs.org/
Le Gouvernement russe a récemment fait connaître ses quotas de captures de mammifères marins prévues pour 2002 au sein de ses eaux territoriales.
Le Décret 1551 indique à cet égard un nombre de 1.500 captures autorisées de cétacés.
En principe, ces animaux ne sont pas censés être exploitables sur le plan commercial, mais des exceptions peuvent être admises lorsque ces prises servent à l'usage alimentaire des populations indigènes du Nord-Est de la Russie, où peu d'autres sources de nourriture
existent.
Le Décret évoque également une autre exception bien connue, celle des captures menées dans un but " scientifique, culturel et éducatif", c'est à dire, plus clairement, à l'usage exclusif des delphinariums !
On le sait, la Russie est un exportateur important sur le marché des mammifères marins destinées au spectacles publics et elle mettre tout en oeuvre pour satisfaire les demandes sans cesse plus pressantes de l'Industrie internationale de la captivité, actuellement en
pleine expansion.
Nous ignorons le nombre exact de bélougas destinés à être gardés vivants pour les besoins des delphinariums, mais nous savons que la capture de cinq orques au moins a été prévue dans ce tableau de chasse. Celui-ci s'établira donc comme suit :
Bélougas:
Mer de Bering Ouest - 300
Mer d'Okhostk Nord - 400
Kamchatskaya Ouest - 100
Sakhalinskaya Est - 200
Mer de Barents - 500
Mer Blanche - 50
Orques :
Sakhalinskaya - 5
Le WDCS, qui lance aujourd'hui un appel vibrant en faveur de ces cétacés, estime que de tels quotas sont inacceptables dans le contexte actuel.
La capture de 50 bélougas en Mer Blanche est tout particulièrement inadmissible, lorsqu'on sait que la population locale
de ces merveilleuses baleines blanches ne dépasse plus guère le millier d'individus. En outre, les bélougas sont d'ores et déjà gravement menacés dans leur derniers refuges de l'Arctique tant par l'exploitation pétrolière, la chasse excessive, le trafic intensif de navires dans
leurs zones de reproduction que par le développement industriel et la pollution.
Nombre de ces populations locales ont déjà été presque totalement détruites lors de chasses antérieures menées par la Russie. Nous avons tout lieu de craindre aujourd'hui que les captures nouvellement annoncées ne déciment de manière dramatique les derniers
bélougas libres.
En 1999, la Commission Baleinière Internationale (IWC) avait conclu que sur les 29 populations de bélougas connues, quatre seulement pouvaient être considérées comme stables. De son côté, la Russie a toujours refusé de transmettre des données fiables
à propos de la situation réelle de ces cétacés dans ses eaux ou du degré de contamination toxiques dont ils sont victimes et qui peuvent rendre la consommation de leur viande dangereuse pour la santé humaine.
En 1999, suite à diverses protestations internationales à l'égard des quotas décidés à l'époque ( soit près 2.100 bélougas capturables et 13 tonnes de viande du même animal exportable vers le Japon) le Premier Ministre russe avait décidé la suspension de cette chasse
et des exportations prévues, arguant du manque d'informations fiables quant à la viabilité de ces populations et de
leur sensibilité à de telles opérations de chasse. En 2000, les captures et mises à mort ont donc été réduites à zéro mais dès
2001, les chiffres remontaient jusqu'à 1.900 prises autorisées !
Le WDCS a protesté en vain auprès du Gouvernement russe au sujet de ces quotas largement excessifs. En 2002, la question des bélougas sera évoquée une fois de plus lors de la prochaine réunion de la
CBI par le WDCS.
Cette organisation anglaise estime en effet qu'une prise massive de 50 individus en mer Blanche, où leurs effectifs sont estimés à 1000, soit un prélèvement de 5% de la
population essentiellement destinés aux delphinariums n'est manifestement pas supportable et risque de
nuire à la survie future de ces populations.
Ces captures violentes nuiront également aux observations scientifiques et au whale watching actuellement menés depuis les côtes russes, c'est à dire de manière non intrusive, et qui apportent un bénéfice croissant aux habitants de la région.
Merci d'écrire une lettre polie au Président de la Russie et à ses divers ministres concernés, en leur demandant de bien vouloir suspendre immédiatement les chasses comme il l'a fait en 1999 et en insistant sur le fait que les bélougas ne survivront pas longtemps à de telles opérations, menées essentiellement pour satisfaire les exigences de l'industrie des delphinariums.
President of the Russian Federation, Vladimir Putin
The Kremlin
Moscow
Russian Federation
president@gov.ru
http://www.gov.ru
Mikhail Mikhailovich Kasyanov
Chairman of the Government of Russian
Federation (Prime Minister)
Krasnopresnenskaja naberezhnaja 2
103274 Moscow Russia
fax: +7-095-206-07-66
Vladimir Alexeevich Grachev
The Chief of the Environmental Committee of the State Duma
State Duma
Okhotny Ryad 1
103009 Moscow Russia
fax: +7-095-292-6023
e-mail: gva@duma.gov.ru
Vitaly G. Artyukhov
Minister of Natural Resources of the Russian Federation
http://ministr.mnr.gov.ru/index_e.php?2+2
Translated from WDCS site
http://www.wdcs.org/
Avril 2002
une alerte du WDCS
Nouvelles
menaces sur les orques russes

Au bout de la capture, un bassin de
béton (ici, Bjossa, décédée )
Translated from WDCS site
http://www.wdcs.org/
Une population peu connue d'orques sauvages vivant au large des côtes orientales de la Russie
s'apprête aujourd'hui faire face à une nouvelle vague de captures.
Le WDCS vient d'apprendre que le Gouvernement russe a autorisé la prise d'au moins dix orques sauvages en pleine mer en vue d'alimenter les delphinariums.
Historique
Depuis 1961, 134 orques ont été capturées en mer pour être exhibées dans des parcs marins du monde entier. La vie en captivité, qui diffère radicalement de la vie sauvage,
est très courte et rarement agréable pour ces cétacés.
Des 134 orques capturées en mer, 109 sont déjà décédées, après avoir survécu en moyenne moins de six ans en bassin.
(Notons qu'une orque mâle s'est échappée d'un lagon clos au bout de deux ans et demi, mais nous ignorons ce qu'elle devenue)
La plupart des orques captives meurent avant même d'atteindre l'âge de vingt ans alors qu'en liberté, elles atteignent facilement 80 ans ou plus.
En moyenne, les mâles vivent une trentaine d'années pour un maximum de 50 à 60 ans.
Les femelles, elles, vivent en moyenne de 50,2 ans, avec des maximums allant de 80 à 90 ans.
Il y a actuellement 49 orques captives de par le monde. Ce nombre inclut 25 orques nées en captivité, ainsi que l'orque Keiko, vedette du filme " Free Willy" qui
fait l'objet actuellement d'une procédure de réadaptation pour pouvoir regagner enfin ses eaux natales islandaises.
Les pays qui détiennent des orques sont les États-Unis (3 Sea World parks et le Miami Seaquarium), le Canada (Marineland), la France (Marineland), le Japon (Sea World de Kamagowa, Aventure World à Nanki Shirahama, Musée de la Baleine à Taiji et
le Paradis de la Mer à Izu Mito) et l'Argentine (Mundo Marino).
Depuis les années soixante, les orques ont été capturées au large des côtes occidentales du Canada et de
États-Unis, ainsi qu'au Japon, en Islande et en Argentine. Les captures étaient
alors menées de manière particulièrement hasardeuse et non contrôlée.
Plusieurs orques moururent au cours de ces captures violentes et plusieurs cadavres furent discrètement jetés à la mer. Des tribus (pods) entières d'orques se sont vues décimées lors de ces opérations.
Les dernières saisies de ce type datent de 1997.
Un groupe de dix orques avait été repéré près du port de Taiji au Japon, à quelques 50 km des côtes. Huit bateaux rapides l'ont encerclé.
En utilisant des bombes à eau et en frappant sur des barres de métal, les pêcheurs ont crée un mur sonore et amené les orques vers la baie où ils ont été capturés. En dépit des protestations internationales, cinq orques ont été gardées pour les delphinariums, les autres ont été relâchées.
Il faut bien imaginer ce que peut signifier la vie en captivité pour un cétacé de cette taille
: l'océan sans limite est remplacé par un bassin en béton nu, dénué du moindre décor.
Au lieu de pouvoir parcourir quotidiennement des distances moyennes de 160 kilomètres ou de pouvoir plonger à plusieurs centaines de mètres de profondeur, les orques captives doivent survivre dans des " baignoires"
: les normes minimales en vigueur aux États-Unis précisent ainsi que deux orques doivent disposer au moins d'un bassin de 14,6 mètres de diamètre et de 3,7 mètres de profond.
De plus, ces grands cétacés sont privés de toute proie et de toute activité de chasse. Aucun compte n'est tenu de leurs structures familiales ou sociales pourtant fondamentales dans le contexte de leur vie libre. Les jeunes orques sont arrachées à leur mère dès leur jeune âge, alors que l'éducation des petits s'étend sur de longues années en milieu naturel et que les liens qui relient l'enfant à sa mère sont intenses et profonds. Les individus d'origine différente sont regroupés dans un même bassin, ce qui suscite souvent des réactions agressives et des combats à mort, rarement observés en milieu naturel
L'ennui, la frustration, le fait de maintenir ensemble des orques psychologiquement
incompatibles dans une promiscuité forcée a conduit plusieurs fois des orques captives à agresser
mortellement leurs semblables ou à attaquer leurs dresseurs.
En outre, il est évident que certains de ces cétacés souffrent de dépressions mentales et physiques extrêmes dans de telles conditions.
D'autres captures annoncées
Dans un effort incessant de renouveler ses sources d'approvisionnement en orques fraîches, l'industrie des delphinariums n'a eu de cesse que de rechercher de
nouveaux lieux de capture de par le monde.
Des mouvements de protestation publique ont empêché de mener à bien certaines
campagnes de captures au nord-ouest des États-Unis en 1976.
En 1984, des trafiquants
de cétacés désireux de capturer des orques se sont vus expulsés à juste titre du
territoire de l'Alaska par le gouverneur de ce pays et sa population, qui
entendaient bien protéger " leurs" orques !
L'Islande a autorisé en revanche de multiples captures durant plusieurs années mais refuse désormais d'accorder de nouveaux permis d'exportation d'orques.
En 1998, l'Argentine a voté une loi interdisant la capture de toute orque dans ses eaux
territoriales par le moyen de filets ou d'échouages forcés.
En 1999, suite à une campagne de protestation internationale, le gouvernement norvégien a fini par renoncer à livrer six de ces orques libres à
l'Aquarium de Nagoya,
Japon. Ceci a mené l'Aquarium à se tourner vers d'autres sources d'approvisionnement.
On pense que le prix de vente actuel d'une orque se situe au-delà du million de dollars
US...
Nous avons récemment appris que le Gouvernement russe venait d'accorder son autorisation pour la capture de dix orques libres dans ses eaux territoriales,
en principe dans le seul but de répondre à la demande de l'industrie de la captivité.
La population d'orques concernée par ces captures, nous l'avons dit, est peu connue. Elle fait
actuellement l'objet de recherches éthologiques en milieu naturel. Compte tenu de la biologie particulière de ces groupes de cétacés, de la méconnaissance
de leur modes de vie, toute capture devrait être suspendue à leur niveau. De manière
générale, les orques se reproduisent peu et à longs intervalles, ils supportent difficilement
les nouvelles contraintes écologiques que l'homme leur impose, tel que les contaminants toxiques ou les captures dont les effets sociaux à long terme sont mal connus.
Le WDCS s'inquiète donc de ce que de nouvelles orques vont être capturées dans les eaux russes pour finir dans des delphinariums.
Tous les animaux saisis souffriront immanquablement du stress de la capture et du transport à longue distance
jusqu'à leur lieu d'incarcération.
De nombreuses orques peuvent mourir durant l'opération de capture, au cours de la
quelle de nombreux animaux sont retirés de l'eau qui n'arriveront pas tous vivants dans un bassin.
Les orques sont peu adaptés pour survivre en captivité et leur santé s'altère
rapidement dès qu'ils sont placés dans cette situation.
Il est peu vraisemblable que les Russes s'en tiennent à ces dix premières orques
: à terme, les eaux de l'est de la Russie risquent bien de devenir une nouvelle source régulière d'approvisionnement en orques pour l'industrie de captivité, avec les conséquences désastreuses qu'on imagine pour les populations visées.
Comment aider les orques russes ?
Merci d'écrire une lettre au Ministre russe des ressources naturelles
pour l'inviter à interdire de manière permanente toute saisies d'orques dans les eaux russes.
Merci d'envoyer également une copie de votre lettre au Président russe, Vladimir
Poutine.
Vous pouvez écrire votre propre lettre ou utiliser la lettre-type proposée ci-dessous en
langue anglaise .
Si vous avez des amis russes, des parents ou des collègues, merci de leur demander
d'écrire des lettres en russe ! Nous avons besoin que le gouvernement de ce pays sache que ses propres citoyens s'opposent aux captures de cétacés sauvages.
President of the Russian
Federation, Vladimir Putin
The Kremlin
Moscow
Russian Federation
president@gov.ru
http://www.gov.ru
Mikhail Mikhailovich Kasyanov
Chairman of the Government of Russian
Federation (Prime Minister)
Krasnopresnenskaja naberezhnaja 2
103274 Moscow Russia
fax: +7-095-206-07-66
Vladimir Alexeevich Grachev
The Chief of the Environmental Committee of the State Duma
State Duma
Okhotny Ryad 1
103009 Moscow Russia
fax: +7-095-292-6023
e-mail: gva@duma.gov.ru
Vitaly G. Artyukhov
Minister of Natural Resources of the Russian Federation
http://ministr.mnr.gov.ru/index_e.php?2+2
Lettre type
Dear Minister/President
I am writing to raise my concerns about reports that the Russian Government will
allow the capture of up to ten orcas (killer whales) in its waters for public display in captivity.
The history of keeping orcas in captivity is full of injuries, illnesses, failed
pregnancies and premature deaths. 81% of orcas taken into captivity from the wild since 1961 are now dead. The average survival time in captivity for these
animals was under 6 years.
The uncertain status of orcas, their close family ties and the threats they face
provide strong arguments against undertaking captures anywhere in the world.
Can you tell me what studies have been done on orca pods around Russia to determine the effects of removing individuals for captivity? I am very concerned
that any captures may be severely detrimental to the populations targeted and may open up Russian orca populations to international trade, with unknown
numbers of these amazing animals being targeted.
Are you aware that other countries, such as Iceland, Canada, USA and Norway have
refused to allow any permits for catching orcas? We ask the Russian government to follow these examples and ban the capture of orcas in its waters.
There is an alternative to captures. Whale-watching has been shown to be a successful multi-million dollar business in Canada, the US, Iceland and
Argentina with many positive benefits for education, science and local communities. I encourage the government to investigate the whale-watching
possibilities for orcas and other whales in Russia waters.
Yours sincerely,
YOUR NAME
Read original WDCS alert
http://www.wdcs.org/