Normes d’accueil pour les delphinariums

Delphinarium d'Anvers en 1997 : complètement hors normes !

Delphinarium d’Anvers en 1997 : complètement hors normes !

 Normes d’accueil officielles pour les delphinariums
Un véritable permis de tuer !

Notre propos est ici d’analyser, sur base des seules données scientifiques reconnues, les normes d’accueil sensées assurer un confort minimum aux dauphins enfermés dans les delphinariums.

Ces normes varient d’une législation à l’autre mais toutes s’inspirent largement des recommandations émises par la CITES à propos des conditions de vie des cétacés captifs, telles qu’entérinées par le Règlement Européen N° 3626/82

Nous nous sommes inspirés ici de la critique de l’association Care for the Wild (UK), appliquée au Règlement Européen,  pour passer en revue à notre tour les standards d’accueil et de soins conseillés par l’EAAM .

Cette dernière association chapeaute en effet l’ensemble des delphinariums d’Europe et prétend désormais mettre en place un série de standards susceptibles d’assurer, dit-elle, le bien-être des cétacés captifs.

On lira également sur ce site : la législation belge en matière de zoos,
puisque depuis 2004, le cirque aquatique de Bruges a reçu le prestigieux statut de jardin zoologique !


Delphinarium de Bruges : presque aux normes.

 

Sommaire

* Les dimensions des bassins
* L’architecture des installations
* Le bruit
* La nourriture des dauphins
* Les contrôles de santé
* L’hygiène générale
* L’éthique générale
* L’éducation
* La recherche


 

Standards d’accueil pour les dauphins captifs
(Tursiops truncatus)
selon l’European Association for Aquatic Mammals

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Les zoos et delphinariums sont supposés reproduire autant que possible le milieu de vie de l’animal sauvage. Ici, le Boudewijn Seapark à Bruges.

Les recommandations de ce texte sont présentées comme minimales et non-obligatoires.
L’EAAM n’est en effet qu’une simple fédération d’intérêt professionnel regroupant les principaux delphinariums d’Europe et non un organisme de contrôle mandaté officiellement.
On constatera néanmoins sans surprise que les normes indiquées ci-dessous correspondent peu ou prou à la réalité du delphinarium de Bruges et aux annexes de l’Arrêté Royal de 1998, ce qui est logique, puisque cette dernière loi a été faite « sur mesure » pour satisfaire l’industrie du dauphin captif.
Rappelons cependant que certains parcs marins, tels qu’Antibes ou Duisburg, disposent d’installations bien plus vastes encore et plus perfectionnées mais que l’espace ne fait pas tout : enfermé dans un cachot ou dans un stade de football, un prisonnier reste un prisonnier.
On s’attachera dés lors à analyser la validité des recommandations de ce texte au regard de l’esprit de la Loi Belge de 1986 sur le Bien-être animal, c’est-à-dire par rapport aux besoins éthologiques les plus élémentaires des cétacés enfermés en bassin. On réclamera également des aménagements de l’Arrêté Ministériel de 1999 sur cette même base, puisque la conclusion la plus évidente que l’on puisse tirer d’une telle étude, est que les delphinariums semblent incapables d’assurer un minimum de « bien-être » – puisque c’est de cela dont la Loi parle – à leurs hôtes obligés.

Les recommandations de l’EAAM s’articulent en dix points :

* Les dimensions minimales des bassins
* L’architecture des installations
* Le bruit
* La nourriture des dauphins
* Les contrôles de santé
* L’hygiène générale
* L’éthique générale
* L’éducation
* La recherche


 

Dimensions des bassins

Les normes conseillées sont les suivantes :
Minimum : 5 animaux par bassin.
Superficie : 275 m² + 75 m² par animal additionnel.
En accord avec les normes de la CITES telles qu’entérinées par le Règlement Européen N° 3626/82, la profondeur du bassin doit être de 3,5 m pour 80% du bassin et de 5 m pour les 20 % restants.
Le volume d’eau total conseillé est de 1000 m³ + 200 m³ par animal additionnel.
Tout établissement qui remplit les conditions requises au points 1et 2 mais ne répond qu’à 10% du point 3 est jugé acceptable.
La hauteur du plafond est également mentionnée, soit 5 mètres de hauteur au-dessus du bassin principal et 2,5 mètres de hauteur pour le plafond du bassin d’isolement.

Il est clair que ces normes ont été conçues pour respecter les limites financières des gérants de delphinariums et ne répondent en rien aux exigences éthologiques des cétacés, qui nagent à des profondeurs et sur des distances quotidiennes infiniment supérieures…
Lockyer & Morris (1987) rappellent qu’un dauphin libre peut voyager plus de 150 km par jour et piquer des vitesses de pointe de 54 km/h ! Ordinairement, il se déplace à la vitesse de 4 à 20 km/h. Si le même individu nage à cette vitesse en bassin, dont la longueur conseillée est de 9 mètres au moins… il pourra se déplacer pendant quelques secondes avant de heurter un mur.

Une telle restriction de mouvements est évidemment dommageable à d’autre niveaux :
– Physiquement, d’abord, puisque la musculature du dauphin se sclérose, que certains groupes musculaires se voient sollicités davantage que d’autres, etc.  Il en résulte également une grande nervosité, une tendance accrue à l’agressivité et une perte d’appétit concomitante au manque d’exercice.
– Socialement, ensuite. Dans un espace aussi minuscule, la notion de territoire s’exacerbe. Sans cesse, le dauphin dominant se doit de chasser de son espace privé juvéniles ou enfants t comme ceux-ci n’ont d’autre choix que de revenir, les gestes de menace deviennent des agressions, des morsures et parfois même des mises à mort.  De même, les combats pour gagner les faveurs d’une femelle peuvent tourner au massacre, puisque le dauphin vaincu est incapable de s’en aller et de quitter les lieux de l’affrontement ! Ces comportements ne sont jamais observé en milieu naturel.

Enfin, les critères de taille en piscine se révèlent incapables d’assurer valablement touts les fonctions écologiques que l’espace libre procure en milieu naturel. L’aire territoriale, la ligne de fuite, l’espace de refuge, les distances sociales à respecter en fonction des individus, le temps consacré par les femelles au « foraging » ou à l’élevage des petits, qui permet de nouer des associations neuves et de rééquilibrer les tensions, les chasses communes, les activités de reconnaissance en territoire inconnu, le déplacement constant des duos ou des trios de jeunes mâles d’une tribu à  l’autre, tout cela est évidemment impossible dans l’espace d’un bassin.

En ce qui concerne la profondeur (3.5 m. pour 80 % de la surface du bassin et 5 m. pour les 20 % qui restent, soulignons le fait que les dauphins Tursiops du Pacifique aiment à plonger à 535 mètres de profondeur pendant une dizaine de minutes et que, plus communément, le Tursiops de l’Atlantique se maintient durant le même temps sous 390 mètres d’eau, sans difficulté particulière.

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Construction des installations

* Le texte de l’EAAM précise ici que la conception des installations destinées à accueillir les cétacés captifs doit tenir en compte la « biologie de ces animaux ».
Les paragraphes consacrés à ce sujet évoquent essentiellement la disposition de la salle des machines, celle du local des entraîneurs ou traite de la qualité des matériaux en vue d’une meilleure désinfection. Et c’est tout.

En bonne logique, tenir en compte « la biologie de ces animaux » devrait à tout le moins conduire les concepteurs de ces bassins à imiter de manière plus fidèle le milieu d’origine.
Pour les experts australiens réunis autour d’une Commission sénatoriale en 1987, par exemple, seuls les bassins situés en bord de mer et donc alimentée d’eau de mer naturelle, sont encore tolérables. La forme est également essentielle : le bassin en haricot du Zoo d’Anvers a rendu presque impossible toute reproduction « réussie ». Les delphineaux finissaient toujours par se faire broyer contre un mur par une femelle rivale ou un mâle excité…
L’EAAM , pourtant, ne précise ni la forme ni le décor du bassin
« idéal ».

On sait que pour des raisons particulièrement cruelles, les bassins sont immanquablement vides et nus. Pourtant, rien n’empêcherait en principe d’y placer des plants d’algues (kelp), de rochers ronds pour permettre aux dauphins de se frotter le ventre ou le dos comme ils le font en liberté.

D’autres aménagements – dessins au rostre sur support électronique, programme de dialogue interespèces via un langage artificiel sifflé, vidéo-miroirs, télévision et musique subaquatique ont par ailleurs été suggérés par Roger Payne dans son livre « Among whales ».
Aucune de ces améliorations, bien minimes par rapport à la richesse en stimulations du monde libre, n’a évidemment jamais été mise
en place, alors même qu’elles auraient sans doute prolongé de façon très sensible la durée de vie des dauphins prisonniers.
Le fait que le dauphin s’ennuie est en effet une condition sine qua non de sa docilité et de la bonne exécution des shows, quelque soit le coût à payer en termes de vies perdues

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L’orque Morgan à Hardewijk

* Dans les bassins extérieurs, continue le texte de l’EAAM, la température doit être maintenue au-dessus du point de congélation de l’eau, ce qui est heureux mais son réglage est laissé à l’appréciation du vétérinaire.
Au Parc Astérix, la température de l’eau est ramenée à 12° en hiver, en l’absence de show, sans doute pour des raisons d’économie. Ce n’est pas exactement la température moyenne du Golfe du Mexique ou de la Mer des Caraïbes, d’où proviennent la plupart des Tursiops captifs. Il est précisé que les dauphins peuvent être maintenus en installation ouverte si les conditions de climat le permettent, ce qui est le cas à Harderwijk, à Port sait-Père ou à Nuremberg.

Néanmoins, rares sont les installations qui disposent de ces bassins externes, souvent vétustes et mal équipés.
L’éclairage doit être aussi proche que possible de la lumière solaire mais aucune recommandation n’est faite pour installer de véritables lampes UV adaptées aux dauphins.
Ceux-ci sont souvent d’une pâleur mortelle, faute d’avoir jamais revu le soleil depuis le jour de leur capture.

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Le système de filtration est rarement silencieux.

Bruit

Point positif : le bruit des machines doit être évité.
Mais qu’en est-il des shows tonitruants – les dauphins ne sont pas sourds à l’air libre – des enfants qui frappent la glace du bassin des heures durant, des classes d’enfants qui passent et repassent en tapant des pieds, des chemins de fer passant à proximité, comme c’était le cas à Anvers, des roller-coasters qui déboulent sur leurs rails de fer à proximité du dôme clos des dauphins de Bruges, avec toutes les vibrations violentes que ces passages supposent ?
Aucune recommandation n’est émise à ce niveau.

 

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Le dressage se fait par renforcement positif : « si tu obéis, tu manges ».

Nourriture

Point positif : la nourriture destinée aux dauphins doit être propre, dénuée de bactérie, de qualité équivalent à ce qui serait destinée à une consommation humaine..
Mais il s’agit toujours de poissons gelés (-28°) c’est-à-dire d’une nourriture absolument non-naturelle pour un dauphin.

Rappelons que celui-ci doit être intubé dès le lendemain de sa capture pour accepter d’avaler cette «chose morte » qui le répugne autant qu’un steak pourri grouillant d’asticots pourrait repousser un être humain. Pourtant, les reptiles du Zoo, certains oiseaux
de proie, les insectes ou les arachnides ont le privilège de recevoir des proies vivantes. Pourquoi pas les dauphins ? Parce que les poissons ne survivraient pas dans une eau chlorée et que la distribution au compte goutte de la nourriture permet aux entraîneurs de se faire obéir.

Il est en effet précisé dans le Règlement Européen 3626/87 – et donc sous-entendu dans le texte de l’EAAM – que chaque dauphin se doit d’être nourri à la main.
Ce qui donne lieu à de furieuses bagarres, les dauphins affirmant leur dominance autour de ce bref moment de la journée : des poissons tombent au fond du basin et au lieu de coopérer comme en milieu naturel à l’occasion du foraging, on se bat pour quelques bouts de cadavres.
En outre, ce système de distribution est essentiellement destiné à faire régner la discipline. Le Règlement Européen 3626/87 entérine le fait en sa section B, paragraphe 42, en admettant que la nourriture pouvait servir de récompense mais, insiste-t-il avec une certaine naïveté, pas de punition.

En fait, le nourrissage-punition est massivement utilisé dans tous les delphinariums du monde.
Au début, le dauphin obéit aux ordres et reçoit en récompense sa part de poisson. Mais très vite, il comprend qu’il sera nourri de toutes façons, quoiqu’il fasse, à un moment ou à un autre.
Il devient donc désobéissant. Pour le forcer à la discipline, le dresseur n’a alors d’autre choix que d’affamer son dauphin rétif pendant un jour ou deux…
C’est alors un bras de fer entre la volonté de l’un et la volonté de l’autre – on se doute peu à quel point les dauphins peuvent parfois résister à leurs gardiens, contrairement aux idées reçues – mais c’est toujours le trainer qui gagne la partie…
Si cette méthode ne suffit pas, des coups seront utilisés, jusqu’à la mort parfois, comme récemment en Italie, ou l’isolement dans un bassin de quarantaine. Peu de dauphins résistent à ce dernier traitement et leur obéissance redevient celle d’un chien.

Quant à l’alimentation elle-même, composée de poissons morts, elle ne correspond nullement aux besoins des dauphins et doit faire, comme nous l’avons dit, l’objet d’un pénible apprentissage. C’est pourquoi toute une série d’additifs chimiques et de vitamines lui sont ajoutées, ainsi qu’un supplément de thyamine que l’on ne trouve que dans le poisson vivant. Cette substance peut cependant créer des troubles nerveux.
Des antibiotiques sont également ajoutées à la nourriture, pour prévenir les incessantes infections bactériennes et les troubles pulmonaires dus à l’ingestion de vapeurs de chlore.
Sans parler des neuroleptiques, anti-dépresseurs, calmants, hormones féminines pur calmer les mâles, dont l’usage a été révélé à SeaWorld et à Nuremberg.

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Contrôles de santé
Le point positif du texte de l’EAAM est qu’un contrôle quotidien de la santé de chaque dauphin est prévu.
Mais quels sont les symptômes pris en compte ? Les pathologies lourdes, uniquement ? Le seul état physique ?

On sait pourtant que l’ennui et la solitude sont les deux pires ennemis du dauphin captif. Aucune mention n’est faite des troubles nerveux que ces facteurs engendrent ni des comportements
aberrants qu’ils suscitent, tels qu’un parcours toujours identique, l’hypersexualité, l’hyperagressivité, la boulimie, le stress constant ou les terribles dépressions que certains adultes endurent suite au décès de l’un de leurs proches ou à l’enlèvement de leur bébé.

Alors que l’on sait que la solitude est vécue comme une souffrance intense par la plupart des cétacés et qu’il provoque chez eux de spectaculaires effondrements de leurs défenses immunitaires, aucune limite de temps n’est fixé à l’enfermement en quarantaine du dauphin lors de son arrivée en bassin ou lorsqu’il est malade,

Par contre, les autopsies de cadavres, très fréquentes quelque soit le delphinarium, sont soigneusement indiquées parmi les contrôles de santé. Il est vrai que l’on ne chôme pas dans ce secteur particulier… Mais rien n’oblige à les rendre publiques !

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 Hygiène générale
Ce paragraphe ne concerne que l’entretien des locaux et des ustensiles. Si le texte de l’EAAM recommande à raison de nettoyer régulièrement le bassin de ses restes de nourriture et des restes de déjections, il ne mentionne pas néanmoins les avantages et les inconvénients du filtrage de l’eau ou de sa désinfection.

On sait que l’eau du bassin doit être reconstituée si elle n’est pas pompée directement en mer. Outre l’absence des oligo-éléments et un PH inadéquat qui érode les cellules de l’épiderme, cette eau doit en outre être améliorée au chlore, pour lutter contre les bactéries. L’ennui, c’est que cette substance épargne les champignons, qui, désormais libres de se développer, dévorent vivants les cétacés.

Gewalt (1990) rapporte qu’à Duisburg, les deux dauphins Orinoco ont fini par ressembler à des choux-fleurs vivants avant de mourir étouffés. Le terrible champignon « candida albicans » est l’ennemi mortel des dauphins captifs : c’est lui qui a tué deux dauphins à Bruges fin 2000. Rappelons qu’il est également transmissible à l’homme !

Toucher les dauphins : un « privilège » payant qui n’est pas sans danger.


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Ethique générale

C’est évidemment la partie la plus sommaire de ce texte puisque, en terme éthique, le fait de maintenir un dauphin captif contre son gré ne devrait même pas être admise.
L’EAAM conseille donc simplement d’interdire de vendre ou de déplacer un animal d’un bassin à l’autre sans l’avis des autorités compétentes ou d’expédier un dauphin vers une structure qui ne répondrait pas aux présentes normes. Quand on voit l’état de certains delphinariums espagnols ou portugais, on est en droit de douter de la faisabilité d’une telle recommandation.

Par ailleurs, aucune référence n’est faite aux groupes familiaux ou amicaux que peuvent former les dauphins entre eux.
Le Zoo d’Anvers n’avait à l’origine aucun scrupule à séparer Iris de son fils Ivo après 20 ans de vie commune, des delphineaux nés en bassin sont régulièrement arrachés à leur mère bien avant l’âge de 5 ou 8 ans, des mâles dominants sont amenés dans des bassins surpeuplés où ils affrontent d’autres mâles, des filles sont enlevées à leur mère alors que ce sont précisément les seules qui pourraient continuer à vivre avec celle-ci jusqu’à la mort, etc.  Bruges ne fait pas mieux en 2012 !

S’il est remarquable que le texte de l’EAAM ne fasse pas la moindre allusion à cette réalité éthologique de base, pourtant bien connue de tous scientifiques, on s’étonnera donc moins de constater que les conditions idéales pour une bonne reproduction en bassin ne sont pas non plus évoquées.
Aucune disposition n’est recommandée pour assurer la survie des delphineaux nouveau-nés, ménager de bonnes conditions d’accueil du couple mère-enfant ou faire en sorte que le jeune dauphin soit suffisamment stimulé ou puisse faire beaucoup d’exercice comme le réclame son jeune âge.

Voir ici notre dossier Dolphin-Breeding 

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Education

Un appel est lancé aux écoles et aux autorités de l’enseignement pour que des liens plus étroits soient noués avec les delphinariums. Les recommandations sont très complètes quant au programme pédagogique à mettre en place et les commentaires du présentateur doivent s’orienter essentiellement sur des faits biologiques (et non psycho-socio-éthologiques, notons-le bien, ce qui serait gênant : la vie du dauphin libre n’a pas grand chose à voir avec celle en prison !

En dehors des shows, le public devrait pouvoir suivre les évolutions des cétacés dans tout le bassin au travers des baies vitrées. C’était le cas à Anvers mais bizarrement, pas à Duisburg, où la salle est  aussitôt évacuée après le show.

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Pédagogie à Bruges. Aucun dauphin libre n’accepterait d’être chevauché de cette manière.

Par ailleurs, précise le texte, les performances anthropomorphiques et comiques doivent être évitées.
L’intention est louable mais pourquoi présenter les dauphins de Bruges sur fond de musique disco et les faire danser en choeur avec les entraîneurs, dès lors ?

Quoiqu’il en soit, à l’heure où les documentaires télés, les films, les voyages à bas prix vers les lieux où nagent les dauphins libres (France, Angleterre, Espagne, Portugal, etc. ) nous permettent d’assister dans les moindres détails au fantastique spectacle des cétacés libres en pleine mer et de comprendre leur culture d’une richesse inouïe, on peut se demander en quoi – et comment ? – des prisonniers blêmes et malades, assommés de désespoir et de médicaments, pourraient nous donner l’équivalent de ce genre d’informations…

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Recherche

« Les animaux captifs doivent pouvoir être mis à disposition de toutes les universités intéressées et des recherches devraient être idéalement placés sous la supervision d’une autorité gouvernementale compétente » .
Il n’en est rien, bien entendu. Comme le soulignait déjà le rapport anglais « Dolphinaria » de 1986, seules quelques grandes universités américaines peuvent s’offrir le luxe de recherches réellement approfondies (L.Herman à Hawaii).

En outre, certains scientifiques commencent à se demander si toutes ces recherches sont bien éthiques, finalement.
En tous cas, on ne se presse pas aux portillons des delphinariums, si l’on en juge par ce qui se passe à Bruges à ce niveau.
On lira également une critique scientifique de la valeur de telles recherches.

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