Les zoos belges violent les lois européennes

Ceci est considéré comme un « zoo ». Delphinarium de Bruges. Photo HW.

 22/11/2011

Une interpellation audacieuse du député Franco Seminara !


 Un récent rapport de l’’association Born Free dénonce la non-conformité des zoos belges aux directives européennes en la matière ainsi que l’’absence flagrante d’aménagements permettant aux espèces de faire de l’exercice, de se reposer ou d’exprimer leur comportement normal.
Ce réquisitoire implacable, qui englobe également la situation du delphinarium de Bruges, peut être lu en page 14 du Rapport.

Les zoos de Belgique « ne se conforment pas à l’intégralité » des règles européennes relatives au bien-être des animaux, a dénoncé mardi un rapport présenté au Parlement européen et contesté aussitôt par les autorités belges.

« Les zoos de Belgique ne semblent pas être engagés en faveur de la conservation des espèces et, en particulier, en faveur de la conservation de celles qui sont régionalement menacées d’extinction comme l’exige la loi européenne » déclare ce rapport publié à l’initiative de de ENDCAPet de la fondation « Born Free ».

Illustré de photos montrant des animaux dans des cages trop petites ou des enclos inadéquats, le rapport affirme également que « de nombreuses espèces, et en particulier les espèces dont l’habitat naturel est très spacieux, étaient gardés dans des enclos de petite taille qui ne tentent pas de pourvoir à leur besoin d’espace« .

Le document déplore également le manque flagrant d’aménagements permettant aux espèces de faire de l’exercice, de se reposer ou d’exprimer leur comportement normal.
Par ailleurs, il révèle non seulement que « de mauvaises conditions hygiéniques ont été observées dans de nombreux enclos dans l’enceinte de six zoos évalués », mais aussi que « les visiteurs des zoos courent des risques au contact trop rapprochés – et illégaux aux yeux même de la loi belge – avec les individus captifs ».

L’enquête a démontré en effet que le public pouvait facilement se trouver en contact direct avec les animaux dans 50 des 153 enclos sélectionnés au hasard, dont parfois des animaux « potentiellement dangereux ».
Le rapport publie ainsi la photo d’une fillette aux côtés d’une otarie de Californie alors que les femelles de cette espèce pèsent en moyenne 110 kilos.

L’herpès et la brucellose figurent parmi les zoonoses transmissibles de l’homme au dauphin et inversement. Ceci se passe à Bruges, à la fin de chaque spectacle

«Un contact direct entre le public et les animaux dangereux doit être rendu impossible par des barrières maintenant une distance suffisante; » (Chapitre III, Section I, Article 3(7), Arrêté RD8/1998)

L’enquête a évalué un total de six zoos, entre avril 2009 et juin 2010, dont le zoo d’Anvers, le plus connu du royaume, géré par la Société royale de zoologie d’Anvers. Le rapport sur la Belgique est le dernier d’une série qui ambitionne de dresser un tableau de la situation des zoos dans toute l’UE.
La situation des zoos dans treize autres pays de l’UE (Autriche, Bulgarie, Chypre, Estonie, France, Grèce, Irlande, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie et Slovénie) a également fait l’objet de rapports qui peuvent être consultés sur le site.

Le ministère belge de la Santé publique a instantanément contesté le résultat de cette enquête et indiqué dans un communiqué que depuis juin 2010 de nombreux enclos avaient été mis aux normes.
Lisons donc ici sa pauvre prose, agrémentées de quelques objections …

 

mangoustes à Planckendael

Mangoustes à Planckendael en 2011. En se penchant, on peut les toucher et se faire arracher le doigt. Photo HW/YG

 

Le SPF Santé publique conteste un rapport sur les zoos belges

22/11/2011

* Ce 22 novembre, l’organisation britannique pour le bien-être animal «Born Free Foundation» présente un rapport sur les parcs zoologiques en Europe au parlement européen.  Le SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, qui est responsable de l’inspection des zoos dans notre pays, émet certains doutes quant aux résultats de cette évaluation officieuse.
D’après le rapport de la «Born Free Foundation», il ressort que les zoos belges ne satisfont ni à la législation européenne, ni à la législation belge.
L’organisation, qui milite pour que les jardins zoologiques détiennent moins d’’animaux sauvages, tire ces conclusions sur base d’un contrôle organisé il y a deux ans.

Objection :
Mensonge. Born Free milite depuis toujours pour que les zoos aient un sens et que les espèces réellement menacées, endogènes aussi bien qu’exotiques, y soient traitées de la meilleure façon possible. Ce que Born Free ne veut pas, c’est qu’il y ait dans chaque zoo un lion, une girafe, un hippopotame et un éléphant, sans la présence desquels les visiteurs ne se déplaceraient même pas. Il n’est pas correct de déformer ainsi les propos des autres et de désinformer les contribuables belges qui paient votre ministère, Mme Onkelinx !

* Le Service Bien-être animal du SPF Santé publique, qui assure l’inspection des zoos dans notre pays, conteste le fait que ceux-ci ne satisferaient pas à la réglementation nationale et européenne.

Objection :
Combien de fonctionnaires sont-ils affectés à cette tâche ? Selon quelle fréquence ? Nous n’en avons jamais croisé un seul ni entendu le moindre rapport défavorable émanant d’eux. Par ailleurs, qui pourrait nous faire croire que ces inspecteurs ne fassent pas preuve d’une certaine complaisance à l’égard de zoos, même mal tenus ou gravement non-conformes, dès lors que ceux-ci constituent un « poumon économique » pour des régions souvent défavorisées de Wallonie ou de Flandres ?

* Premièrement, les constatations de la «Born Free Foundation» datent déjà d’il y a deux ans. Entre-temps, sous l’’impulsion du service Bien-être animal, le Serpentarium de Blankenberge a par exemple été entièrement reconstruit, pour que le logement des animaux soit totalement aux normes.

Objection :
Deux ans ? Mais c’est un siècle, une éternité ! Tous les zoos de Belgique ont donc miraculeusement muté du tout au tout durant ce bref laps de temps, à en croire le SPF. Personnellement, pour les avoir visité chaque année, je n’ai pas relevé de changements notables depuis 2010.
Et pourquoi le SPF s’en tient-il au micro-exemple d’un Serpentarium de la côte belge, alors que sous ses yeux, des chimpanzés sont toujours interdits de sortie en été au Zoo d’Anvers ou que les félins captifs du même zoo sont gravement atteints de zoopsychose ?
Certes, les éléphants sont sur le point de se déplacer vers Planckendael et une nouvelle « fosse à lions » plus vaste a été construite. Mais cela changera-t-il grand chose à l’insondable ennui dont soufrent les grands mammifères et d’autres espèces de ce zoo et de bien d’autres en Belgique ?

Pannthère à Anvers en 2011… Sa cage a été légèrement agrandie depuis lors. Mais elle souffre toujours de zoopsychose.

 

* Deuxièmement, le contrôle réalisé par la «Born Free Foundation» ne s’est pas déroulé selon les règles de l’art.
En effet, cette organisation n’est pas un organe de contrôle officiel et n’a donc accès qu’aux espaces visibles par les visiteurs. Les normes sont pourtant applicables à d’autres espaces tels que les enclos où dorment les animaux. Les critères d’évaluation utilisés par la «Born Free Foundation» ne sont pas mentionnés dans le rapport. Il est donc impossible de juger si l’organisation interprète correctement la législation.

Objection :
Là, c’est du n’importe quoi ! On met en doute les méthodes d’un organisme indépendant de l’industrie de l’exhibition animale, mondialement réputé pour le sérieux scientifique de ses observations, au prétexte que l’enrichissement environnemental – déjà d’une pauvreté affligeante à Anvers ! – se déroulerait en coulisses, et non sous les yeux du public.
Faux, bien sûr, puisque dès qu’ils en ont l’occasion, les zoos affichent de manière ostentatoire tous les petits gadgets fondés sur la seule recherche de nourriture qu’ils offrent à leurs détenus… et que ceux-ci, au terme de quelques
essais, erreurs et réussites, délaissent, puisque toujours identiques ! De vrais palaces s’étendraient donc pour nos amis captifs à l’abri du regard des visiteurs ? Comme c’est curieux et contre-productif au niveau commercial !

* Enfin, le rapport comprend plusieurs erreurs. Il mentionne notamment les Bisons d’’Europe du zoo d’’Anvers, or cette espèce n’’y a en réalité jamais été présente.

Objection :
Là, on est content, pas vrai ? On a trouvé la faille ! Coincé, Born Free ! Traîné dans la paille et le crottin ! Plusieurs erreurs, dites-vous ?Je n’en vois qu’une. Mais des bisons d’Europe, il y en a bien à Planckendael, une entreprise directement associée au zoo d’Anvers. Excusez les Anglais qui ont du confondre les deux maisons-soeurs, si rapprochées tant au plan géographique que financier.
A y regarder de plus près, hélas, force est de constater que les conditions de détention des bisons d’Amérique à Anvers sont encore PIRES que celles des bisons d’Europe à Planckendael et que leur espace vital y est encore plus limité Dans les deux cas, aucun bison n’a d’herbe à brouter, ce qui, si je ne me trompe, constitue l’activité essentielle de ces magnifiques bovidés.

Superbe espace, en effet, et superbe pâturage pour ce bison d’Europe à Planckendael. Photo HW.

* Chaque zoo belge est régulièrement contrôlé. Les plaintes sont rares (environ une par an).

Objection :
Pas de plainte ? Rien de plus normal. Les gens sont à ce point désinformés par les zoos qu’ils ne voient pas le mal sous leurs yeux, ni la douleur des captifs ! Personnellement, j’ai réclamé à maintes reprises une amélioration des conditions de vie des grands singes à Anvers et la suppression du dernier delphinarium belge – y compris devant une Commission parlementaire – mais ce genre de plaintes n’est jamais prise en compte. .

* La législation belge relative aux zoos est plus sévère que la réglementation européenne et est souvent montrée en exemple par l’’EAZA, l’’association européenne des zoos et des aquariums.

Objection :
Pas brillant pour l’Europe… Quant à l’EAZA, allié objectif de tous les montreurs d’ours spécialisés en exhibition tarifée de spécimens sauvages – et non de espèces menacées régionalement , comme le souligne Born Free –  il s’agit d’un organisme dédié à la reproduction d’espèces exotiques spectaculaires sans espoir de réintroduction et fut créé par l’ancien directeur du Zoo d’Anvers, M. Fred Daman, comme nous le rappelons dans un autre article, de manière assez précipitée afin de faire face à la colère montante des vrais amis des animaux face à a cruauté des zoos. Sans opposants, il n’y aurait même pas eu d’EAZA !

Est-ce ainsi que vivent les chimpanzés, sans arbre, sans gazon, sans espace, sans soleil pour réchauffer leur peau autrement qu’au travers d’une vitre et assaillis toute la journée par une meute de visiteurs ? Zoo d’Anvers 2010

 

Bref, c’est clair : au terme de ces arguments ridicules qui ne convainquent personne que ceux qui les émettent, la Belgique classera le dossier sans suite, comme une petite mouche embêtante que l’on chasse et qu’on oubliera vite.
Les zoos rapportent de l’argent et créent de l’emploi. le Profit prime l’éthique. Et les politiques suivent..


Annexe :

Lettre de Johanne Mielcarek (L214)

Madame, Monsieur, Monsieur le Dr Van Tilburgh,

L’organisation de défense des animaux Born Free dénonce les conditions de détention des animaux dans les zoos de Belgique. Ce rapport pointe de nombreux manquements à la réglementation belge ou européenne, et dénonce notamment:

– le manque d’enrichissement des enclos par des matériau manipulables dans 98% des cas
– le contact direct entre le public et des animaux sauvages
– des manquements aux normes minimales s’appliquant aux mammifères, reptiles ou oiseaux, dans 39% des cas
– une piètre participation à la conservation des espèces menacées

Le SPF Santé publique conteste les conclusions et analyses du rapport en pointant certaines erreurs d’observation des enquêteurs. S’agit-il d’une affirmation selon laquelle les zoos de Belgique satisfont tous et en tous points aux réglementations belge et européenne ? Des affaires récentes, comme la détention en enclos réduits de loups blancs au Monde Sauvage d’Aywaille, permettent d’émettre des réserves à ce sujet.

Accepteriez-vous de m’informer du nombre de contrôles relatifs au bien-être animal dans les zoos ayant été effectués par les autorités au cours de l’année, combien de manquements ont été relevés et combien de sanctions ordonnées ?

Par ailleurs, je vous serais reconnaissante d’accepter de m’informer des règles mises en place pour le contrôle des activités de cessions, achat et vente d’animaux par les zoos belges.
Existe-t-il des règles interdisant à un zoo de vendre ses animaux à des particuliers à l’étranger, à des taxidermistes, à des cirques, ou à d’autres zoos à l’étranger n’étant pas soumis aux règles minimales imposées en Belgique ? En 2007, le Sunday Times révélait l’activité du taxidermiste belge Jean-Pierre Gérard, qui affirmerait pouvoir obtenir des tigres et d’autres animaux en provenance des zoos.

Existe-t-il des règles en matière de contrôle des espèces se reproduisant facilement en captivité ? La reproduction d’animaux n’appartenant pas à des espèces menacées et menant à une surpopulation qui se règle par des
cessions, par des ventes ou par des euthanasies est-elle autorisée ?
Dans cette éventualité, la mission de sauvegarde et de protection avancée par les zoos ne constitue qu’un écran de fumée masquant un véritable but lucratif de commerce d’animaux. Il me semble alors nécessaire de renforcer ces normes et les contrôles dans ce domaine.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations

J.M

Réponse à la lettre de Johanne Mielcarek

Chère Madame,

J’accuse réception de votre question concernant les zoos en Belgique.

Comme nous l’avons souligné dans le communiqué de presse du SPF Santé publique au moment de la publication de ce rapport, le Service Bien-être animal, bien qu’ouvert à la critique des ONG, regrette le manque d’objectivité scientifique dans ce rapport. Les responsables de Born Free Fondation ont d’ailleurs été reçus par notre service et une analyse de nos observations leur a été transmise mais il semble qu’ils n’en n’aient pas tenu compte.

L’’association Born Free Fondation qui milite clairement contre la détention d’animaux exotiques dans les parcs zoologiques  tire des conclusions hâtives et erronées sur base de visites qui datent de plus de deux ans.

Parmi les erreurs d’interprétations, on a relevé par exemple :
– un amalgame dans l’’évaluation réalisée qui se réfère tantôt à la réglementation européenne, tantôt à la législation belge, tantôt aux normes suisses ;
– une mauvaise interprétation de la directive 1999/22 « relative à la détention d’animaux sauvages dans un environnement zoologique », y voyant des obligations qui n’y sont pas stipulées;
– une mauvaise évaluation de la situation des enclos dans les parcs visités, soit par erreur sur l’’identification des espèces soit par manque d’accès et de vision de la totalité des enclos et aménagements
– une méconnaissance et des mauvaises interprétations de la législation belge, y voyant des lacunes là où notre législation est une des plus sévères d’ »Europe (définitions précises des établissements qui peuvent détenir des espèces exotiques, obligation de contrôle avant l’agrément, codes spécifiques pour l’’enrichissement des enclos …).

Pour une série de « manquements » relevés par cette ONG, «39 % des enclos … manquaient de se conformer à toutes les obligations… », l’’information est vague et aucune précision n’a pu être fournie, de sorte qu’’il est impossible de la vérifier.

La législation belge est l’une des plus avancée d’Europe et est d’ailleurs citée en exemple; elle va bien au-delà des exigences de la Directive 1999/22 en fixant des normes de dimensions pour les enclos de chaque espèce animale et des conditions très précises d’enrichissement qui sont précisés par des codes que l’association Born Free Fondation, n’a, semble-t-il, pas compris.

Les contacts directs avec le public ne sont autorisés que sous la surveillance directe des responsables du parc et les parcs zoologiques sont obligés de participer aux programmes de conservation des espèces quand ceux-ci sont mis en oeœuvre.

L’interprétation de l’association Born Free Fondation selon laquelle les parcs zoologiques devraient se limiter à détenir des espèces indigènes, est inexacte et ne correspond pas à l’esprit de la directive européenne.

Concernant le contrôle, les parcs zoologiques sont suivis de près par les vétérinaires du service bien-être animal. Dans la plupart des cas, la mise en conformité de ces établissements avec la législation a nécessité de gros investissements qui ont été échelonnés en concertation avec le service Bien-être animal et la Commission des parcs zoologiques. Les inspections se déroulent régulièrement sur le terrain dans le cadre du suivi des plannings convenus ou de visite de contrôle à l’improviste ou lors de plaintes. Lorsque le planning n’est pas suivi selon les échéances ou lors de constat d’infractions dans un zoo agréé, un avertissement ou un PV peut être dressé, imposant des mesures additionnelles.

Rien que pour la Wallonie, on comptabilise plus de 130 contrôles dans une trentaine d’établissements ces 10 dernières années.

Les sanctions sont graduelles à la gravité de la situation. Elles peuvent aller si nécessaire, jusqu’à la saisie
d’animaux ou, dans des cas très graves, à la fermeture partielle ou complète du parc.

Concernant la détention et la commercialisation des espèces exotiques, là aussi la Belgique est l’un des pays les plus avancés avec la fixation d’une « liste positive » limitée à 42 mammifères qui peuvent être détenus par des particuliers. Les zoos sont donc tenus de participer à des échanges entre parcs zoologiques (organisés souvent par l’EAZA, association européenne des zoos et aquariums). Pour les espèces protégées, la réglementation très stricte de la CITES (Convention de Washington) doit également être respectée, les animaux devant être accompagnés de certificats qui garantissent leur origine.
Même les produits d’animaux destinés par exemple à la taxidermie, (qui est une activité légalement reconnue), doivent être accompagnés de ces certificats.

Même si la discussion sur l’utilité des zoos restera sans doute longtemps un point sensible, croyez bien, chère Madame, que les Autorités belges accordent ces dernières années une attention particulière au bien-être des animaux qui y sont détenus et au message pédagogique qui y est véhiculé.

Meilleures salutations.
Dr Joël LOIR
Vétérinaire


 

Bref, comme une machine bien rôdé, Le Dr Joël Loir nous ressort sans ciller l’habituel « bréviaire » en faveur des zoos, temples de la « reproduction = préservation de l’espèce ».
Un vrai dialogue de sourds, qui s’égare ici sur la question des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie), problématique qui n’a que peu voir avec les zoos. On s’interrogera également sur le nombre de zoos qui ont été fermés suite à des inspections.
(L’assassinat de la panthère des neiges Morgi n’a pas entraîné de sanctions autres qu’une amende de 12.000 euros au Monde Sauvage d’Aywaille en 2014, suite à l’inspection du SPF Santé Publique)

Préservation de l’espèce ?
Prenons l’exemple des léopards des neiges à Planckendael. Qui va apprendre à chasser aux bébés léopards attendus, qui s’en iront, au gré de la volonté humaine, faire tinter les tiroir-caisses des zoos du monde entier ? Comment pourra-t-on jamais les réhabiliter en milieu naturel ? La vraie vie d’un léopard ne consiste pas à bouffer, se promener sur quelques mètres carrés de gazon , se faire engrosser par un inconnu ou se faire photographier par une meute de visiteurs hilares. C’est plus complexe que cela.  Lire à ce propos le magnifique ouvrage : « Le Peuple Léopard’.

Comme le souligne un correspondant Facebook, le bien-nommé Snow Leopard : « Des centres de reproduction, mais pour en faire quoi? Préserver la souche génétique pour une réintroduction future?…Il existe environ 500 panthères des neiges en captivité dans les zoos du monde, seul quelques échanges entre zoos européens se font, la consanguinité est donc inévitable et a terme une espèce pas viable (je n’ose même pas imaginer le résultat dans une centaine d’années, pour cet animal qui doit vivre dans des conditions extrême)…Maintenir les espèces dans leurs habitats naturels, reste la seule tâche indispensable ! « 

Quant aux messages pédagogiques véhiculés par des chimpanzés immobiles, se tapant dessus ou prostrés d’ennui, on peut se demander quelle plus-value intellectuelle ils apportent aux enfants…


Lire l’article du quotidien « La Dernière Heure »

Le Monde Sauvage d’Aywaille


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