Vancouver Aquarium : les bélugas en reprennent pour 12 ans !

Vancouver Aquarium : il n’y aura plus de naissances en bassin. Tous les bébés nés captifs sont morts !

Vancouver Aquarium : les bélugas en reprennent pour 12 ans !

Le Vancouver Aquarium persiste et signe : malgré la mort récente de ses deux derniers bélugas, mère et fille, l’Aquarium de Vancouver va reprendre ses bélugas en location aux Etats-Unis et mener avec eux un programme de recherches qui s’achèvera en 2029. 

Le mois dernier, le Vancouver Park Board avait retardé la décision d’un éventuel plébiscite concernant la captivité des baleines et des dauphins, affirmant que le rapport serait présenté au conseil en février. La motion proposait un référendum sur les cétacés en captivité en 2018, et un arrêt de l’introduction de nouveaux cétacés jusqu’à ce qu’on connaisse le résultat de ce vote. L’idée avait été présentée par la commissaire Sarah Kirby-Yung après la mort de Qila et Aurora.

Aurora en train de mourir

Aussi l’Aquarium était-il pressé  et entendait-il prendre le Park Board de vitesse.
Juste après sa conférence de presse du 20 février 2017, l’aquarium a publié les détails de ses «nouveaux engagements dans la recherche» sur son blog  en ces termes :
« Aujourd’hui, l’Aquarium a annoncé un nouveau programme de conservation des bélugas d’une durée de 12 ans centré sur un petit groupe de 3 à 5 bélugas non reproducteurs qui seront ramenés à Vancouver pour participer à un programme élargi de recherches sur les mammifères marins ».
Aucun autre cétacé ne sera cependant gardé dans les bassins des bélugas jusqu’à ce que l’aquarium soit sûr qu’aucun virus mystérieux ne s’y est caché. L’aquarium enferme toujours des dauphins, des marsouins et une fausse orque « sauvée des eaux ».

 

Chester, la fausse-orque

Le nouveau programme annoncé permettra d’étudier les bélugas dans un « habitat des belugas considérablement élargi pour accueillir le style de vie unique de ces cétacés et les besoins des chercheurs qui  les étudieront de près ».
Entendez : des bassins plus vastes, ce qui ne changera évidemment rien à leur situation.
« L’habitat élargi appuiera également le rôle de l’aquarium de Vancouver en tant que seul centre de sauvetage de mammifères marins au Canada, comprenant une équipe de premiers intervenants dont le rôle consiste à sauver d’urgence des mammifères marins échoués,  malades ou blessés le long des côtes canadiennes.
Les chercheurs utiliseront leurs résultats pour mieux comprendre le déclin rapide des bélugas dans la nature. Lorsque le programme de conservation aura pris fin en 2029, l’aquarium modifiera son approche dans l’intention d’appliquer ses connaissances scientifiques à la survie de cette espèce emblématique canadienne
« .

 

Kavna morte à Vancouver. Une curieuse façon de protéger l’espèce.

Ces « connaissances scientifiques » ne font pourtant pas l’unanimité.
Un rapport publié en décembre par deux groupes de défense des animaux a remis en question la contribution réelle des recherches de l’Aquarium de Vancouver aux efforts de conservation des cétacés.
La direction de l’aquarium revient sans cesse sur le rôle scientifique indispensable de l’institution, et donc sur la nécessité de garder des bélugas captifs, mais après l’évaluation « peer-reviewed » des études publiées par l’aquarium, la Humane Sociey de Vancouver et  Zoocheck à Toronto estiment que la portée de ces recherches est vraiment «discutable», sauf en ce qui concerne les techniques vétérinaires pour maintenir en vie les cétacés captifs.

 

Comme pour les orques de SeaWorld et du Marineland d’Antibes, l’élevage en batterie des derniers bélugas prendra fin Vancouver. A quand les dauphins ?


A ce propos, d’ailleurs, l’Aquarium cherche toujours sans le trouver le mystérieux virus qui aurait tué ses derniers bélugas résidents et que peut-être, des activistes mal intentionnés aurait jeté dans la piscine.
  Plus de $100,000 dollars ont été dépensé dans cette quête inutile, alors que chacun sait que c’est une maladie fort commune qui a tué Aurora, à savoir l’amour maternel.

Reste la question la plus importante : fin 2029, quand le « programme de recherches » s’achèvera, que deviendront les bélugas rapatriés depuis les USA ?
L’aquarium suppose-t-il qu’ils seront tous morts ? Compte-t-il les euthanasier si certains bougent encore ? Les enverra-t-il dans l’un de ces sanctuaires en eaux froides qui seront certainement fonctionnels à cette époque ?
Nul ne le sait.


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