Violents incidents entre orques et dresseurs

Dresseur d’orque tué en décembre 2009

Violents incidents entre orques et dresseurs

Violent incidents between humans and killer whales in captivity –
a longer list than the parks would like to tell you!


Loro Parques : deux agressions en moins de 4 ans !

Les orques sont de fauves purs et durs, comme les éléphants ou les grands félins, dressés à fond, avec douleur, dès leur capture mais toujours capables de se venger un jour ou l’autre du vol de leur liberté ! Ce qui semble nouveau, ici, c’est que l’orque ne soit
pas contentée de « punir » son dresseur.
Elle l’a carrément frappé puis noyé. Un pas de plus vers la révolte totale, qui indique bien la rage qui habite ces seigneurs des océans, une fois qu’on les a mis en boîte !

Soulignons par ailleurs que les « parc marins » mélangent allègrement deux cultures orques bien distinctes, a hasard de leurs prises criminelles.
Les Orques se divisent en effet en deux types de civilisations, qui s’ignorent mutuellement.

D’un côté, les « résidents », qui vivent le long des côtes et ne mangent que du poisson.
De l’autre, les « transients »,  qui tuent d’autres mammifères marins, parmi lesquels des cétacés, allant
jusqu’à cerner les cachalots comme les Indiens d’autrefois cernaient les caravanes des immigrés anglophones.
Ce ne sont donc pas des enfants de coeur, si l’on en croit notamment l’histoire de l’orque Old Tom...

Notons que même les paisibles « résidents » peuvent avoir des coups de chaud.
Éric Hoyt raconte par exemple dans son livre « A whale called killer »  comment deux bûcherons qui convoyaient des troncs d’arbre à Pudget Sound par voie d’eau, ont cru drôle de blesser une orque matriarche endormie.
Deux jours plus tard, ces hommes avaient disparu.  Leur embarcation avait été coulée. Nulle trace de leurs corps ne fut jamais retrouvée.
Les orques ont le sens de la revanche. Et quand ils veulent, ils peuvent !

Par contre, aucune agression à l’égard des humains n’a jamais été documentée, à croire que quelque part, les Grands Singes Humains seraient une espèce « tabou » aux yeux des cétacés, cachalots exceptés qui, du temps des navires baleiniers préindustriels en bois, n’hésitaient pas à se défendre, à foncer dans le tas, et à tuer les marins rescapés de la chaloupe renversée à grands coups de
caudale… Pure légitime défense.

 

Il n’y a qu’en captivité que là, trop c’est trop, et que l’orque pète les plombs. Ceci vaut pour l’ensemble des peuples cétacés, qui n’attaquent jamais l’Homme.

Et pourtant, une fois encore, dès lors qu’on les prive de leur si précieuse liberté, ces êtres qui nous dépassent en intelligence et en gestion de l’environnement, peuvent se montrer très agressifs.
Eh oui, même ce bon Flipper au sourire éternel !
Qu’on lise à ce propos les accidents survenus lors de séances répétitives et harassantes de cette escroquerie immonde qu’on nomme « delphinothérapie » et que certains osent
cautionner encore.

 

En savoir plus :

Lire aussi à ce propos le redoutable dossier de Réseau cétacés, qui inclut notamment la liste complète des « accidents » de ce type mais aussi celle des orques captives dans le monde (format PDF).

http://reseaucetaces.fr/archive/2009/12/29/2503.aspx
http://www.dauphinlibre.be/tilikum-ky-et-tant-dautres-encore-les-baleines-tueusespetent-les-plombs-en-bassinla-jeunesse-de-tilikum/
http://www.dauphinlibre.be/violent-incidents-between-humans-and-killer-whales-in-captivity-a-longer-list-than-the-parks-would-like-to-tell-you/
http://www.dauphinlibre.be/delphinariums-en-espagne/#2004

Lire enfin le texte de Eric Hoyt, auteur du magnifique ouvrage « A whale called Kller »,
jamais traduit n français, Antibes oblige…
http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/whales/debate/trainers.html


Dresseuse agressée par une orque captive
au «Loro Parque» à Tenerife.

orcas-loro-parque.jpg

Lire aussi  » Orcas agressions »

7 Octobre 2007

Une dresseuse du delphinarium Loro Parque à Tenerife se trouve aujourd’hui à l’hôpital après avoir été gravement blessée ce week-end lors d’une séance de dressage avec l’une des orques prisonnières au centre de la ville de Puerto de la Cruz.

Le journal «Canarias 7»  indique que cet incident s’est produit au moment des pré-échauffements de samedi dernier. L’épaulard a brusquement foncé sur sa dresseuse allemande, âgée de 29 ans
Claudia Vollhardt
en lui blessant le poumon droit et en lui brisant en deux endroits le poignet droit.

Elle a été sauvée de justesse par ses collègues alors que l’orque était en train de l’entraîner vers le fond de la piscine à plusieurs reprises afin dela punir – et non dela tuer – comme font le orques en colère. L’état de santé de la dresseuse est stabilisé et satisfaisant, au terme d’’une opération chirurgicale.

Quant à l’’orque, du nom de Tekoa, l’’histoire ne dit pas de quelle façon elle a a sans doute été rudement punie. Le cirque aquatique espagnol insiste publiquement sur le fait qu’il ne s’agit que d’un accident, que l’orque était simplement de mauvais poil ce jour là, voilà tout !
Mais on la punira tout de même. A coups de batte de bass-ball ? En l’isolant ? En le privant de nourriture ?
Allez savoir ! Comment punit-on les orques rétives ?

Claudia et l’une des victimes du transfert de 2004 des USA jusqu’en Espagne, dénoncé sur ce site

Et surtout, pourquoi celle-ci s’est-elle tout à coup mise en rage lors d’un exercice somme doute banal : pousser la dresseuse par les pieds ?
Quelle est la version de Tekoa ? Que s’est-il passé les jours précédents ?
On sait qu’il s’agit d’un mâle né au Sea World en Floride le 8 novembre 2000.
C’est donc encore un jeune garçon… Pourquoi cette violence tout à coup ?
L’adolescence qui monte en lui et avec elle, ce besoin de partir, de voyager, de voir du monde et de cesser de faire ces exercices absurdes et privés de sens jour après jour, avec les mêmes personnes, dans le même endroit, enfermé sa vie entière dans cette même « cellule aquatique », ce même trou de béton nu ?

Comme le souligne Howard Garrett, le grand défenseur de la malheureuse Lolita, :
« J’imagine que cette orque savait exactement ce qu’elle faisait et ce qu’il ne fallait pas faire. Cet incident ressemble à un message. Ce n’est pas une attaque ou un accident.
Les orques éprouvent des sentiments aussi ».

Howard Garrett
Orca Network
Greenbank WA 98253
360-678-3451

www.orcanetwork.org