Vive le cirque, mais sans animaux !

Cirque Krone

Ne plus se distraire de la souffrance animale

Vive le cirque, mais sans animaux !
Un document One Voice

«Imagine-t-on l’existence des lions, tigres ou autre panthère qui ne quittent leur cage-remorque de quelques mètres carrés que pour se rendre quelques minutes par jour, à travers une cage-couloir, dans une cage-piste pour faire leur numéro»
Extrait du rapport Forette présenté en 1998 au Conseil économique et social.

La grande majorité des adultes et des enfants allant au cirque aiment les animaux. Pourtant c’est la présence des spectateurs – et l’achat des billets – qui contribue à faire perdurer leur captivité et leurs souffrances. Ce paradoxe s’explique par l’ignorance du public concernant les scandaleuses techniques de dressage et les très dures conditions de vies des animaux.
L’illusion du dressage en douceur
La plupart des animaux dits « de cirque » sont nés en captivité, mais, « fauves » ou animaux domestiques, ils ne sont pas faits pour supporter un dressage réellement contre nature. Les tours sont inculqués par la violence, non par l’amour comme les dompteurs voudraient habilement le faire croire.
Un ours qui danse, sautillant d’une patte sur l’autre ? Il a fallu le mettre sur une plaque brûlante pour qu’il tente d’échapper à la chaleur en soulevant les pattes. Un cheval couché qui redresse la tête pour « embrasser son maître » ? On l’a d’abord ficelé au sol et piqué avec un aiguillon. En cherchant à s’échapper, il a relevé la tête au moment où le dresseur se penche, ce qui donne l’illusion d’un baiser. Une fois le tour appris, il n’y a plus besoin de cordes ni d’aiguillon, l’animal conditionné «exécute le numéro» sous les applaudissements du public ému par tant de complicité.

Si les éléphants obéissent, c’est sous la menace des gaffes métalliques avec crochet et pointes, plantées sous les oreilles, là où la peau est plus mince – douleur garantie – et où le sang ne se voit pas ! Et si leur patte reste en l’air, c’est qu’ils ont « appris » avec de gros clous – la plante des pieds des pachydermes est tout à fait sensible !

En 1975, l’ancien dompteur repenti Paul Leroyer dévoile les dessous du dressage :
«On torture les animaux à des fins lucratives. On les dresse à lever une patte, à sauter dans un cercle. Le public applaudit une fois, deux fois, puis après il se lasse. Il faut trouver mieux chaque fois. C’est la compétition pour de l’argent c’est l’escalade vers l’horreur .. »

Il parle du dressage des chiens :

«Pour lui apprendre à faire le saut périlleux, on accroche un harnais de cuir autour de sa taille. On le soulève brusquement on le fait pirouetter Hop, en l’air, hop, la pirouette, hop, le coup de badine. Plus vite, toujours plus vite. Tiens, voilà un sucre, tiens un coup de fouet. Merci Toutou et à demain. L’animal est remis dans sa boîte. Quelquefois, il peut à peine s’y tourner. Quelquefois aussi, dans l’exercice, il se casse une patte. Dans le meilleur des cas, il sera recueilli par un refuge ou par une âme sensible. Dans le pire, il servira de pâture aux lions. . . »
Dompter un animal, c’est le briser, le forcer à se soumettre et à faire ce qu’il ne veut pas. Il est impossible d’y arriver sans violence.

La détention atroce
L’exiguïté de la cage accroît la misère de ces animaux : ils disposent de dix fois moins de place que dans un zoo ! La cage, c’est aussi l’ennui : une étude anglaise montre que les fauves y passent 75 à 99 % de leur temps. Pour les éléphants, c’est la chaîne ou le camion. Les chevaux passent souvent leurs journées face à une cloison.
De plus, 9 ou 10 mois par an, les animaux subissent de longs transports inconfortables sans aucune limite légale. Ils sont brinquebalés (choc, hématome…) pendant des heures et des jours dans des jours dans des camions souvent mal adaptés.
À l’arrêt aussi, il fait parfois très chaud en été ou trop:froid en hiver pour certaines espèces. On a vu un éléphant mourir de chaleur dans un camion.
Si le cirque prévoit des congés, les animaux restent enfermés dans des « quartiers d’hiver » – des cages minuscules – pendant 2 ou 3 mois, sans rien faire.
De plus, certains cirques minables ont des animaux maigres ou non soignés. Il peut clairement y avoir mauvais traitements voire actes de cruauté.
Même si le dressage se faisait en douceur – ce qui n’est qu’illusion -, cette sordide existence imposée à des captifs innocents ne saurait se
justifier. Leurs barreaux et leurs fers, c’est aux spectateurs qu’ils les doivent.
En ménagerie, un espace en moyenne dix fois inférieur à celui d’un animal de zoo.

Le spectacle stressant
Certains croient que les animaux s’amusent en piste. Même s’ils se dégourdissent les pattes, c’est toujours dans un espace minuscule et pour accomplir des tâches sous la contrainte. Le fouet, la barre de fer ou la pique ne sont jamais loin.
Ils exécutent leur numéro dans le stress car ils savent bien que toute faute sera « corrigée », parfois assez rudement devant les spectateurs, mais bien plus brutalement en coulisse. Des témoignages abondent, ainsi que des tournages en caméra cachée, insoutenables. Et le public naïf continue de penser que la petite friandise suffit.

La fin anonyme
On médiatise parfois les naissances attendrissantes, mais pas les décès pourtant nombreux (conditions de vie, blessures … ) : souvent un animal en remplace un autre en prenant discrètement le même nom, comme dans les delphinariums : Flipper est mort, vive Flipper ! Certains doivent toutefois être tués au grand jour : quand ils s’échappent. Ces animaux sauvages parfois, maltraités toujours, peuvent commettre bien des dégâts, voire s’attaquer aux personnes – y compris les spectateurs eux-mêmes !

En 1994 à Honolulu, l’éléphante Tyke s’est enfuie après avoir blessé un gardien et tué un dresseur, elle avait déjà été mêlée à deux accidents similaires. 
Elle s’est effondrée, couverte de sang, qu’au bout de la 86ème balle de la police.
En 1998 en banlieue parisienne, l’ours brun Tibor, 21 ans et 300 kilos, du cirque de Laponie, est sorti de la piste en provoquant une panique générale, blessant une petite fille. Des spectateurs ont déposé deux plaintes, l’une pour défaut de sécurité, l’autre pour mauvais traitements envers l’animal.

TYKE-KILLED-HONOLULU-570

Tyke a été abattue

Vive le cirque sans animaux
Dans un cirque, un animal a en moyenne dix fois moins d’espace que dans un zoo et un comportement encore moins naturel, lequel lui a été durement inculqué. Quand on a réalisé cela, presque tout est dit. Tant de brutalités et de détresse: sous couvert de paillettes, une lente agonie dont il importe de ne plus être complice.
Afin de lutter efficacement contre l’esclavage-spectacle de tristes animaux dénaturés. One voice vous demande de ne plus aller voir de cirques présentant des spectacles d’animaux.