Howard et Mavis, dauphins captifs au Canada


La toute dernière photo de Mavis. Une semaine plus tard, elle était morte.
West Edmonton Mall, Canada

l’Histoire de Mavis et d’Howard
sur Free Dolphins Belgium


sommaire

 

8 mai 2005
Howard est mort


25 mai 2004
ENFIN ! Howard a quitté Edmonton Mall !

Howard, le stress, l’amour et l’histoire de Pauline…


Janvier 2004 :

Howard vit toujours…mais pour combien de temps encore ?

Howard ne va pas bien

Mavis est morte

Un bébé mort flotte dans le bassin

6 août 1996
Baby dolphin dies at West Edmonton Mall
Vidéo 


WEM : le dossier !

Pour en savoir plus


 

8 mai 2005

Howard est mort
Howard dans son lagon en Floride avec un nouveau compagnon. Trop tard, hélas

Il s’était fait de nouveaux amis… mais à quoi bon ?
A 26 ans, Howard en avait déjà trop vu de la méchanceté humaine.
Il a préféré quitter ce monde.
Nous apprenons ce soir avec chagrin que notre ami le dauphin Howard vient de mourir en Floride. On était tous si fiers d’avoir pu le tirer de son trou d’eau chloré du WEM !

Et puis voilà, un an après, malgré des conditions d’accueil infiniment plus favorables (soleil, eau de mer, poissons, oiseaux dans le ciel, mangroves, et même deux nouveaux copains), Howard – qui n’avait que 26 ans-  a décidé de lâcher la barre.
Sa femme, ses enfants, ses amis, ses parents, son pays, sa dignité,  tout lui avait été pris par les esclavagistes.

Le coeur brisé, Howard n’avait plus beaucoup de raisons de vivre…
Il a choisi l’ultime liberté.

Message reçu du CFN ce 8 mai 2005:

The last Edmonton dolphin, Howard dies

Last Updated Sat, 07 May 2005 22:39:27 EDT

EDMONTON –

Howard, le dernier dauphin du West Edmonton Mall, vient de mourir, un an à peine après son transfert dans un parc marin de Floride. Il avait 23 ans mais la cause de la mort n’est pas encore connue.

En milieu naturel, les dauphins peuvent vivre au-delà de la quarantaine. En captivité, leur vie est généralement plus courte. Howard était déjà de santé fragile lorsqu’’il a quitté Edmonton le printemps dernier. Il avait été capturé en même temps que trois autres dauphins au large de la côte de Floride, il y a 20 ans puis emmenés au centre commercial d’’Edmonton pour y exécuter des shows. Les trois premiers dauphins sont morts en 2000, 2001 et 2003.

Beverley Osborne, conservateur au Théâtre de la Mer, qui était devenu la nouvelle « maison » de Howard, a déclaré que celui–ci s’était bien adapté depuis son arrivée du Canada. Elle a même ajouté que Howard s’était fait « deux excellents amis » parmi les dauphins du parc, qui font des shows et nagent avec les touristes dans un lagon.

Elle a conclu en disant que le personnel du parc était très attristé par la mort de Howard, et qu’’une autopsie serait effectuée pour déterminer la cause de sa mort.

Au Canada, le Dolphin Show du WEM était une attraction très populaire, mais aussi très critiquée par les partisans des droits des animaux. Aujourd’hui que tous les dauphins sont partis, un show d’otarie est proposé aux visiteurs deux fois par jour… »


Retour Sommaire

 


 

25 mai 2004

ENFIN ! Howard a quitté Edmonton Mall !

Howard vivra désormais dans un lagon ouvert sous le soleil de Floride…

Nous venons d’apprendre que Howard a enfin quitté le Canada.
Ce 24 mai 2004 dernier, notre dauphin a été déplacé vers les bassins de l’un des plus vieux delphinariums au monde, The
Theater of the Sea
(TOTS) en Floride, une structure fondée en 1946 par la famille P.F. McKenney.

Sept dauphins y sont prêts à accueillir notre cher vieil Howard, qui pourra donc retrouver un semblant de vie sociale, sans parler du vent, du soleil et de l’eau de mer naturelle,  après ces années atroces d’isolement presque total dans le trou d’eau obscur d’un grand magasin…

Vu son état de santé, aucun show n’a encore été prévu pour lui.
En revanche, un dresseur du TOTS s’est rendu au Canada pour le prendre en
charge et le préparer à son grand voyage. Ce dresseur « personnel »
restera un certain temps auprès de Howard pour faciliter son acclimatation
dans ce lagon à ciel ouvert agrémenté de flamants roses.
Pour l’instant, Howard n’a pas encore été mis en présence de ses nouveaux compagnons.

Howard ne retrouvera plus jamais le plaisir de nager en eaux libres mais force est d’admettre que ce transfert est tout de même une bonne nouvelle pour lui comme pour nous, car il le sauve d’une mort certaine à court terme.

Voici où Howard survivra désormais et où il nagera avec des humains (eh oui ! Cette pratique lucrative se répand désormais partout.) :
http://www.theaterofthesea.com/dolphinswim.htm 
http://www.theaterofthesea.com/dolphinshow.htm

 

To the top


25 janvier 2004

HOWARD,LE STRESS, L’AMOUR ET L’HISTOIRE DE PAULINE

WEM, le bassin. Photo Alan Cooper.

Il est de bon ton chez les vétérinaires attachés aux delphinariums et de manière générale, chez tous les scientifiques sérieux et soucieux d’éviter tout « anthropomorphisme », de déclarer que
les dauphins prisonniers dans un bassin finissent toujours par mourir de telle ou telle infection virale, de tel ou tel dysfonctionnement rénal ou hépatique.

Mais un dauphin peut-il mourir d’amour ? Peut-il souffrir de l’abscence d’un être cher au point de renoncer à vivre ? En d’autres mots, Howard est-il gravement malade du seul fait de l’absence de sa compagne Mavis ?

Non, bien sûr, non , puisqu’il ne s’agit là que d’un « animal
sauvage » et non pas d’un Etre Humain, cette créature unique et seule dotée de sentiments, de morale et de réelle intelligence ! Afin de rester objectif, tout cétologiste digne de ce nom vous dira donc qu’en effet, Iris est bien morte de « leucémie due à l’âge », que
Keiko a été emporté par une méchante pneumonie, que Phoenix est décédée d’un cancer à la suite de son amie Ake ou que ce pauvre Howard est en train de s’éteindre à petit feu à cause de ses ulcères intraitables…

Ulcères, vraiment ?

Il nous revient à ce propos à l’esprit un bref passage du livre « Dauphin , mon cousin », que publia dans les années 60
le plongeur belge Robert Stenuit aux éditions Arts et Voyages (Bruxelles). Voici ce texte, déjà ancien de près de trois décennies et
pourtant d’une actualité criante :

« Parcequ’ils sont sociables, les dauphins supportent mal la solitude.
Laissé seul, un dauphin captif s’ennuie à périr et cesse de s’alimenter, il dépérit réellement à s’en laisser mourir.
Qu’on lui donne une compagne, qu’on stimule son intérêt, qu’on meuble ses journées d’une façon ou d’une autre, il revit.
L’histoire de Pauline, que racontent Brown et Norris (Université de Califormie) en est un exemple.

Pauline, une jeune femelle récemment capturée et blessée, était arrivée dans son bassin en état de choc. Malgré les piqûres d’adrénaline, elle se laissait couler, amorphe, dès qu’on l’abandonnait à elle-même.
On lui attacha quatre flotteurs au corps pour la maintenir en
surface. Elle flotta ainsi pendant trois jours, indifférente à tout, refusant de bouger ou d’avaler quoique ce fût.

Alors, on introduisit dans son bassin un compagnon.

Le mâle s’approcha d’elle aussitôt.
Lui parla-t-il ?
Immédiatement elle réagit, remua, tenta de nager. On ôta ses bouées et elle se mit, tout engourdie, à nager avec effort tandis que le mâle, sous elle, la poussait de temps à autre vers la surface.

Grâce à son aide, elle se rétablit complètement. Ils devinrent
inséparables.
Deux mois plus tard, Pauline mourut d’une complication
lointaine de la blessure subie lors de sa capture.

Le dauphin pleura sa mort en sifflant constamment. Il tourna
inlassablement autour du corps sans vie et de ce jour refusa
toute nourriture.
Trois jours durant, on entendit ses lamentations, on le vit
tourner en rond sans but. Le troisième jour, il mourut.
On n’a jamais fait l’autopsie des amants romantiques morts «de consomption» mais Brown et Norris rapportent que l’autopsie qu’ils pratiquèrent «révéla la présence d’un ulcère gastrique perforé» et
ils ajoutent :

«L’ulcère a probablement été aggravé par le refus de l’animal de se nourrir, ce qui causa la perforation, la péritonite qui s’en suivit et
la mort. Des ulcères d’estomac cicatrisés ont été trouvés depuis dans deux autres sujets examinés en notre laboratoire. La cause première de ces ulcères n’a pas été déterminée ».

Instinct sexuel contrarié, dites-vous ?
Soit, mais alors c’est aussi d’une contrariété de leurs instincts sexuels que Roméo et Juliette sont morts au pied de leur obstacle social et cela ne valait vraiment pas la peine d’en faire tout le bruit que les hommes en ont fait dans leur littérature.
Et puis, il n’y a pas que l’amour-passion à substrat sexuel.

Les dauphins font aussi preuve d’amitié, d’une amitié pure et platonique, limitée à la seule joie d’être ensemble.

A Marineland en Californie, deux mâles vivaient en
excellente intelligence dans le même bassin avec plusieurs
femelles. L’un deux fut enlevé du bassin pour aller donner une série de représentations ailleurs.
Trois semaines plus tard, on le ramenait. Pour les deux amis,
ce fut une explosion de joie manifeste. Pendant des heures,
ils nagèrent de concert, l’un auprès de l’autre, sautant ensemble hors de l’eau. Pendant les jours suivants, inséparables, ils ignorèrent totalement leurs épouses.
«Les copains d’abord», ce n’est pas seulement humain lorsqu’est venue l’accoutumance.

Extrait de
« Dauphin mon cousin » de Robert Stenuit.

To the top


6 janvier 2004

Howard vit toujours…mais pour combien de temps encore?
Des solutions existent : merci de protester !

Un récent message d’Alan Cooper (lire ci-dessous en anglais) nous rappelle qu’à l’aube de 2004, Howard flotte toujours dans son bassin du WEM, plus solitaire que jamais.

D’ores et déjà, merci de bien vouloir contacter les responsables de cette situation insensée de manière polie mais vigoureuse et ferme : le retour en mer de ce dauphin est d’autant plus aisée à imaginer qu’on sait le lieu précis où il fut capturé, en même temps que quelques uns des membres de son « pod », tous morts aujourd’hui.

Cette opération fut menée, une fois de plus, par l’immonde Jay Sweeney en 1985. Ce personnage est également responsable du désastre de La Paz et d’une quantité infinie d’autres captures criminelles. Il opère encore aujourd’hui en toute légalité au sein de l’association Dolphin Quest, que vient de visiter notre championne mondiale de tennis, Mme Justine Hénin.

Randy Wells, le célèbre cétologue américain, serait même prêt à tenter l’expérience de la réhabilitation de ce pauvre Howard dans ses eaux d’origine. Hélas, les gestionnaires du Mall n’en ont cure et
persistent à maintenir dans sa geôle cet ultime survivant d’un
massacre annoncé….
Howard n’ira nulle part.

Selon eux, ce pauvre dauphin est bien trop malade et dévoré
d’ulcères que pour pouvoir être transporté où que ce soit.
La mort du dernier survivant du WEM est donc d’ores et déjà
annoncée, comme l’était celle d’Iris et de tant d’autres « vieux dauphins de fin de série ».

L’animal a servi, on peut le jeter, mais on en fera usage jusqu’au bout : Howard se doit en effet, malgré son état de santé déficient, d’exécuter chaque jour les sempiternelles shows stupides qu’on lui a enseigné. « C’est bon pour sa forme phyisque » ont déclaré les
gestionnaires criminels de ce trou d’eau…

L’article en anglais :
http://www.canoe.ca/CalgaryNews/cs.cs-01-10-0066.html

Pour leur écrire votre façon de penser: lire ci-dessous.


 

 

1er novembre  2003

Howard ne va pas bien

« Howard, le dauphin solitaire enfermé dans la petite piscine de l’Edmonton Mall doit absolument grossir avant qu’on puisse le déplacer vers un autre bassin en compagnie d’autres dauphins » a déclaré Brian Joseph, un vétérinaire californien spécialisé en dauphins captifs.

Howard a en effet terriblement maigri depuis la disparition de sa compagne Mavis, morte en juillet dernier.
« Il souffre également d’ulcères et d’un stress intense » a poursuivi Joseph. Gary Hanson, le porte-parole du Mall, affirme pour sa part que les projets existent pour déplacer Howard vers un lieu plus approprié – le Dolphin Research Center en Floride a déjà accepté de l’accueillir – mais sa santé est aujourd’hui si faible qu’il risque d’en mourir.

Des organisations de défense animale ont protesté auprès du Mall pour qu’il libère Howard et ont manifesté devant l’établissement la semaine dernière en se déguisant en dauphins.

Hanson a reconnu qu’il recevait près 500 e-mails par jour de la part de gens réclament la liberté pour Howard, le dernier survivant d’un groupe de quatre dauphins capturés en Floride en
1985. (Gary est mort en 2001, Maria en 2000, Mavis en 2003. Tous les bébés nés en bassin sont décédés à la naissance).

Il semble qu’une fois que ce pauvre Howard sera parti – s’il y parvient jamais – le West Edmonton Mall modifiera ses installations et n’accueillera plus d’autres dauphins.

To the top



Mavis
Le cadavre d’un delphineau 
flottait dans le bassin du delphinarium…

Pepina et l'un de ses nombreux bébés à Duisburg en 1992. Celui-ci semble avoir survécu.

D’après un article  de David Howell, Journal Staff Writer
Edmonton Journal
Saturday, July 13, 2002
« Dolphin grieves for dead baby »

Vidéo 

Le cadavre d’un delphineau mort-né flottait dans le bassin du
delphinarium d’Edmonton Mall ce vendredi 12 juillet 2002, pendant
que sa mère, doucement, le poussait du rostre en tentant
désespérément de le ramener à la vie..

Les clients du Mall, qui se mettaient à l’abri de la chaleur
caniculaire, ont été très surpris de se retrouver tête-à-tête avec ce spectacle dramatique, qui suscitaient mille questions de la part de leurs enfants :

–  » Pourquoi le petit dauphin, il ne bouge plus ? Il va se réveiller ?  » demandait un garçonnet à son père, puis avec des larmes plein la voix, l’enfant insistait encore :
 » Il a faim ? Il est mort de faim ? »

Le bébé dauphin était né la veille.
Sa mère, la delphine Mavis, est l’un des deux derniers dauphins
Tursiops de l’Atlantique que possède encore l’Edmonton Mall. Son
enfant est mort juste après la naissance et une autopsie a été
décidée pour découvrir les causes de ce décès. En
attendant, les dresseurs ont choisi de laisser le bébé mort
dans la piscine avec ses parents, Mavis et Howard. Leur intention
était de permettre aux deux dauphins adultes de faire le deuil
de leur enfant.

« Ce n’était d’ailleurs pas sans risque de descendre dans la piscine juste après le décès » a déclaré le porte parole du delphinarium, M. Travis Reynolds « Mavis devait d’abord accepter l’évidence « 
Selon ce même porte-parole, Mavis aurait vécu une grossesse de
douze mois tout à fait normale et sans complications.
Aujourd’hui, elle fait l’objet d’une surveillance constante pour
s’assurer que son état de santé est bon et qu’elle retrouve sa
force et son énergie. « Nous attendions beaucoup de cette
naissance et c’est un drame pour tout le monde »

Tove Reece, le président d’une association en faveur des animaux
basée à Edmonton Voice for Animals n’est évidemment pas de cet
avis : il voit dans le décès du bébé de Mavis une nouvelle preuve que la place des dauphins n’est pas dans un centre commercial mais plutôt dans la mer !

« C’est le troisième enfant de Mavis, rappelle-t-il, et les deux précédents sont morts de la même manière. Sans aucun doute, la captivité raccourcit la durée de vie des dauphins adultes mais ce n’est pas non plus le bon endroit pour donner naissance à un delphineau ! Je ne sais pas pourquoi ce bébé est mort, mais il semble qu’il s’agisse là d’un phénomène réitérent. Très clairement, il y a là un problème : les dauphins n’ont pas à être maintenus dans des espaces bétonnés aussi minuscules « 

La SPA d’Edmonton a reçu de nombreux appels de la part de
citoyens offusqués par cette situation.
Melissa Boisvert, porte-parole de l’agence de protection des
animaux locale, a déclaré que la décision de laisser le
cadavre de l’enfant flotter dans le bassin était juste et
fondée.
« Nous croyons que les parents ont fait ce qu’ils ont pu.. et qu’ils ont besoin maintenant de faire leur deuil de ce décès »

Une équipe dépêchée par la SPA à l’Edmonton Mall avait mené
une inspection de routine quelques jours auparavant et
déterminé que les dimensions du bassin étaient conformes aux
normes minimales et que les parents ne manifestaient aucun signe
d’abus ou de négligence.

Vendredi après-midi, Mavis a continué à pousser le corps de
son bébé mort d’un coin à l’autre du bassin, l’emmenant
parfois vers le fond puis le ramenant à la surface. Elle
laissait flotter le corps un instant puis revenait vers lui et le
poussait encore.
Accroupi sur le bord du bassin, un dresseur observait
attentivement la scène.

De son côté, une cliente du nom de Rayline Ziegler a essayé
d’expliquer cette mort à sa petite fille de trois ans,
Victoria.
« Elle pense le bébé est juste en train de nager  »
nous explique-telle, alors qu’elle est elle-même enceinte et
prête à accoucher.

Un garçonnet de sept ans, Ben Kurtz, visitait le Mall avec sa
famille venue de Beeton, Ontario. Il a regardé le delphineau
mort durant quelques minutes mais n’a pas su que dire
ensuite.
« Il pourrait être mort, mais je pense vraiment qu’il est
simplement malade, » a-il déclaré.
Sa mère Carolyn ne savait comment expliquer à son fils et à sa
petite fille Larissa, âgée de quatre ans, que le bébé dauphin
était bel et bien mort

« Je leur ai dit que je n’étais pas sûr s’il était
vivant ou mort, parce que je n’ai pas vraiment envie de leur
expliquer de quoi il s’agit  »
Cette dame a cependant jugé que ce genre d’incident renforçait
son malaise par rapport à la captivité des dauphins.
« Cet aquarium est très petit. Ce n’est pas vraiment
l’endroit où des dauphins sont censés se trouver. Si cette
mère dauphin avait reçu l’aide dont elle avait besoin en pleine
mer, je doute fort que cette mort se serait produite. »

Dave Crowe, un client venu de Fort Saskatchewan, affirme pour sa
part qu’il aurait préféré que le Mall enlève le cadavre du
delphineau.
« Regardez tous ces gosses qui demandent : pourquoi on ne
le réveille pas, le bébé dauphin ? On devrait l’emmener loin
d’ici, ces enfants ne doivent pas subir un tel spectacle !
 »

Un autre client, Bruce Macovichuk, n’est pas de cet avis.
Il estime que c’est une bonne chose d’avoir laissé ce bébé
mort avec ses parents. Les responsables du Mall sont sans doute
attristés par cette affaire, mais c’était un bonne décision.
Le seul problème, c’est que beaucoup de gens vont critiquer les
delphinariums à cause de cet incident !

Le décès de ce jeudi était le cinquième de l’histoire du
Mall.
Trois delphineaux sont morts peu de temps après à la naissance
en 1992, 1993 et 1996.
Un autre est mort né en 1996. Trois ont été portés par Mavis,
deux par Maria, qui est morte en 2000 à l’âge de 19 ans. Un
autre dauphin adulte, Gary, mort à l’âge de 20 ans en
2001.
En liberté, un dauphin vit de 40 à 60 ans.

Quelques jours plus tard,
un nouveau témoignage nous est parvenu à propos de ce décès :
selon certains témoins, c’est Mavis elle-même qui aurait noyé
son propre enfant dès la naissance. Maivs aurait frappé à
plusieurs reprises son nouveau né dès sa naissance et l’aurait
entraîné dans le fond du bassin jusqu’à ce qu’il meure.

Report of Jason Fekete,
Edmonton Journal Staff Writer – Tuesday, July 23, 2002
« Shoppers who witnessed the recent birth of a dolphin at
West Edmonton mall say the calf’s sudden death was not an
accident, but a mother’s deliberate act to kill. Mike and Eileen
Walker, a retired couple from Brechin, Ont., were at the mall
July 11. They say they were on second floor and had a bird’s-eye
view of Mavis, an Atlantic bottlenose dolphin, giving birth.
« When the baby was born, she was very healthy and was doing
jumps along with the mother for the first few minutes. Then all
of a sudden the mom smashed her into the wall », says Eileen
on the phone. « And it happened on at least three or four
separate occasions », adds Mike, a retired police officer.
« About the fourth time the mom smashed the baby into the
side, she lifted her head up over the baby dolphin and pulled her
chin down, and held the baby as she went under to the deep
end », Mike says, estimating the dolphins were under water
for up to five minutes. « The next time we saw the baby, it
floated to the surface, and it was obviously dead. » Contrary
to what he read in a Toronto newspaper and what mall officials
say, Mike insists Mavis was extremely violent with the calf.
« Could it be the mother didn’t want her baby to live in that
type of environment, I don’t know? I’m not an activist nor an
animal advocate, nor have I ever been. But it was painfully
apparent to us that the mother was very deliberate in her
actions. »

Ce comportement, rappelle Ric O’Barry, est fréquent chez les
delphines captives mais largement censuré par les industriels du
spectacle qui s’autorisent à maintenir des dauphins en prison.
Ric cite notamment le cas de Sally au Waragamba Dam, en
Australie, qui a noyé de cette manière pas moins de quatre de
ses enfants.

L’explication
? Pour les uns, la delphine ne veut pas que son bébé vive en
captivité le restant de ses jours. Comme le suicide, attesté en
bassin, l’infanticide semble répondre à une préoccupation
majeure de la mère dauphin, qui sait mieux que quiconque dans
quel enfer son enfant va naître.

Pour les autres, il s’agit d’un comportement déviant, né du
fait que cette delphine n’a pas eu le temps d’apprendre les
gestes de la maternité auprès de ses propres aînées et que
personne, à part le mâle Howard, n’était là pour
l’aider.
On sait qu’un accouchement en mer est toujours accompagné par
une « tante » qui soulève le delphineau pendant que la
maman reprend son souffle Cette tante ou marraine s’occupera
d’ailleurs de l’enfant pendant bien des années encore et garera
des relations étroites avec lui.
En captivité, rien de tout cela n’est
possible.


To the top


West Edmonton Mall : le dossier !

 

Ce que savent les touristes

« Découvrez l’une des villes les plus populaires du
Canada et la région de la capitale de l’Alberta.
Edmonton associe l’élégance raffinée d’une grande métropole
moderne et le caractère convivial de l’hospitalité
traditionnelle de l’Ouest. Edmonton est la porte d’accès au
grand nord canadien, une région de montagnes majestueuses, de
lacs scintillants, de rivières riches en histoire, et
d’aventures dans les neiges ».

La vaste galerie marchande du West Edmonton Mall en constitue
certainement le fleuron :

« Il vous faudra plus d’une journée pour découvrir les
innombrables attractions du West Edmonton Mall, le plus grand
centre commercial et de loisirs au monde ! Il abrite notamment
800 magasins et services, le World Waterpark, un parc à thème
aquatique, le parc de loisirs de Galaxyland, la patinoire d’Ice
Palace, le simulateur de Deep Sea Adventure et le lagon aux dauphins, les Sea Life Caverns (grottes de la
vie marine), et la caravelle Santa Maria. Vous pourrez aussi
profiter du parcours de minigolf du Professeur Wem, du casino, du
centre thermal, travailler votre drive de golf sur le toit, faire
du saut à l’élastique, choisir parmi 26 cinémas, et tant
d’autres choses ! Découvrez pourquoi le West Edmonton Mall est
la première attraction de l’Alberta !  »

Ce qu’ignorent les touristes

En 1985, quatre jeunes dauphins Tursiops nageaient librement au
large de Charlotte Harbour, en Floride. Ce n’étaient encore
que des enfants, âgés de deux à quatre ans et tétant sans
doute chacun leur mère.

Ils furent capturés par l’un des plus célèbres « chasseurs
de dauphins  » au monde, l’effrayant Jay Sweeney puis vendu au centre commercial West Edmonton Mall (Canada).  L’inventaire officiel de l’organisme américain NMFS (National Marine Fisheries) révèle par ailleurs que trois autres dauphins sont morts au moment de cette capture d’une rare violence. Les quatre survivants de ce « raid » bien mené furent respectivement nommés Gary, Howard, Mavis et Marie par leurs geôliers et ne cessèrent plus, dès lors, d’amuser les humains, bien malgré eux, au prix de leur vie.

En mai 2001, Gary, âgé de 20 ans à peine, meurt au terme de 16
ans de captivité continue dans un hall bruyant, sans lumière
naturelle et mal ventilé.

La petite delphine Marie le suit de peu, qui décède, elle, à
19 ans au mois d’août 2001. L’autopsie a révélé que
cette mort était due à l’ingestion de pièces de monnaie ou
d’objets incongrus que les visiteurs ont jeté dans le bassin
central et que la delphine a mangé par ennui.
L’association Zoocheck Canada a interpellé le WEM à cette occasion et appris de la bouche de leurs responsables que le centre commercial était actuellement à la recherche de nouveaux dauphins et même de lamantins pour ses bassins « couverts ».

Cette décision va à l’encontre, rappelle Zoocheck, de toutes les déclarations ultérieures du WEM.
Dès 1997, celui-ci affirmait qu’il renoncerait toute captivité
à la mort des dauphins.  On se retrouve donc ici devant une
situation classique, qui fut celle du Zoo d’Anvers en
1998
ou plus récemment, de l’Aquarium de Vancouver avec l’affaire
« Bjossa ». 

Dans ce cas comme dans les autres, le WEM n’a devant lui que deux options :

– soit il laisse en effet mourir ces dauphins sur place, ce qui ne saurait tarder, puisqu’on sait qu’il faut au moins trois
à quatre individus pour composer un groupe social minimal en
bassin.
(Rappelons que le Delphinarium du Zoo d’Anvers a du fermer ses bassins en 1999, dans les mêmes circonstances et pour les mêmes raisons).
Il se peut aussi que l’un des deux dauphins vienne à mourir
avant l’autre. Que fera le WEM, alors ? Il ne peut pas laisser le
survivant seul dans ce centre commercial, où il mourrait à son
tour en quelque jours, devenu fou de solitude…
Ce serait un assassinat programmé, fort mal perçu par une
opinion publique déjà vacillante quant à ces spectacles
d’animaux vivants…

– Soit il importe d’autres dauphins, créant ainsi de nouveaux
drames, de nouvelles souffrances, tant il est vrai qu’outre les
captures, les seuls déplacement d’un bassin à l’autre constituent un facteur majeur de stress et de décès prématuré pour les
captifs qui, à chaque fois, doivent trouver leur place dans
l’espace confiné et l’agressivité constante d’un nouveau
bassin.

Iris et Ivo, Howard et mavis

Depuis plusieurs années, un mouvement de protestation à l’égard du WEM est entretenu grâce à l’action constante et presque désespérée d’un activiste « historique » du nom d’Alan Cooper.
On se souviendra que dès 1995, Alan n’a pas ménagé sa peine pour tirer les dauphins d’Anvers de leur prison et qu’il a mené
la première grande campagne de protestation en leur faveur,
intitulée « Iris et Ivo Come Home » aux côtés d’YG.

La similarité de ces deux drames est d’ailleurs frappante : ils
s’agit de survivants oubliés et pourrissant sur place, de dauphins pour lesquels l’opinion publique ne se lève plus guère, fatiguée d’entendre ce genre d’histoires sinistres, bref, de victimes ordinaires du plus grand « marché d’esclaves » au monde.

Le célèbre Silver,un cas-modèle de réhabilitation réussie ! Photo International Dolphin Watch
Comme il le faisait pour Iris et Ivo, AlanCooper insiste aussi sur le fait qu’une réhabilitation reste parfaitement envisageable pour Howard et Mavis. Ces deux dauphins ont vécu en pleine mer durant trois ou quatre ans et devraient donc pouvoir s’y débrouiller.
La démarche serait d’autant plus fructueuse que nous savons le lieu exact où ces dauphins ont été capturés et de quelles populations ils proviennent. Leur réinsertion ne devrait donc pas poser de
problèmes.

En 1991, déjà, trois dauphins anglais avait été réhabilités avec
succès, malgré leurs décennies communes de vie en captivité. Ils furent observés une nouvelle fois en mer vers 1998, en pleine forme et tout joyeux !

Dans son tract de protestation qu’il continue à répandre courageusement de par le monde, Alan Cooper énumère enfin les principaux griefs que l’on peut adresser au centre commercial d’Edmonton Mall.

Exiguïté du bassin
Deux dauphins doivent vivre jour après jour dans ce trou en
béton dont les dimensions réduites les empêchent de nager
librement et de prendre l’exercice dont ils ont besoin.

Grossesses manquées
Les deux femelles ont donné naissance à des petits à deux reprises. Tous quatre sont morts nés.

Supervision insuffisante
Du fait d’un manque de surveillance sérieuse, il a fallu procéder à de nombreuses reprises à des examens au rayons X de ces dauphins : des visiteurs indélicats leur font avaler des pièces de monnaie ou
d’autres détritus qu’ils jettent dans le bassin. Marie en est
morte.

Privation d’eau de mer naturelle et de fonds sableux
L’une des activités favorites des dauphins libres est le « foraging » ou
« cueillette des petits invertébrés sous le sable des
fonds ». Cette occupation, typiquement dévolues aux femelles
et aux enfants est rendue impossible par la nudité absolue du
décor. Les dauphins vivent désormais dans une eau chlorée et
sont nourris à l’aide d’un régime spécial, composé de
poissons gelés, de vitamines et de diverses médications pour
les maintenir en vie. La nourriture est distribuée selon un
programme de « renforcement positif », autrement dit, le
dauphin preste son show pour avoir à manger…

Privation d’une fonction essentielle, l’usage de l’écholocation.
Ce mode de perception, indispensable au dauphin lors de ses
déplacements, ne peut être utilisé en captivité. Les sons
émis rebondissent sur les parois de béton du bassin, de sorte
que rapidement, le dauphin se tait et ne produit plus la moindre
vocalisation. Le vrai « Monde du Silence », ce sont les delphinariums, pas la mer !

Incapacité de produire et d’élever des dauphins nés captifs
La capture de dauphins libres reste nécessaire pour renouveler
le stock génétique des populations captives. Ces captures
n’affectent pas seulement les deux dauphins actuellement
prisonniers, mais également les trois autres tués lors de
l’opération, les deux adultes morts en 2001 et les quatre
delphineaux morts prématurément. Beaucoup de victimes pour
quelques shows…

Incapacité d’échapper au climat de stress et d’agression qui règne à l’intérieur de ces bassins surpeuplés, dans le contexte d’un ordre social gravement perturbé.

On pourrait ajouter aux arguments d’Alan d’autres faits :

– Le poids moyen d’un cerveau de Tursiops est de 1587 grammes. Son coefficient encéphalique est de l’ordre de 5.0, soit à peu près le double de celui de n’importe quel singe. Chez les cachalots et les orques, ce même coefficient est de cinq fois supérieur à celui de l’homme.  Par ailleurs, les circonvolutions du cortex cervical sont plus nombreuses que celles d’un être humain : l’indice de « pliure » (index of folding) est ainsi de 2.86 pour l’homme et de 4.47 pour un
cerveau de dauphin de taille globalement similaire.

– Le dauphin dispose d’une vie sociale hautement sophistiquée,
organisée en alliances, clans, tribus et super-alliances. Les
enfants sont élevés jusqu’à l’âge de 15 ans. La vie moyenne
d’un dauphin est comparable à la nôtre. Cet animal est capable
d’utiliser certains outils sous l’eau. Il collabore de plein gré
avec l’homme lors de pêches collectives et sauve régulièrement
des nageurs en perdition ou des voiliers égarés. Selon les
plus récents travaux de Bel’kovich, Markov et Nollman, le
dauphin dispose manifestement d’un mode de communication
supérieurement élaboré équivalent à un langage. Enfin, ce
cétacé passe avec succès le test du miroir en reconnaissant sa
propre image, prouvant ainsi qu’il a une « conscience de
lui-même ».

Sachant cela, on peut dès lors se demander comment il est encore possible qu’à notre époque, au 21ième siècle, des gens cupides persistent à maintenir de tels êtres sensibles et conscients au fond d’une prison chlorée, dans l’arrière cour d’une galerie  marchande ?

On peut se demander pourquoi, au vu d’un tel désastre, le
directeur du Zoo de Granby persiste dans son intention d’amener
des dauphins dans son établissement ?

On peut se demander, enfin, comment l’on tolère encore la présence de bélugas, espèce hautement menacée et de dauphins capturés sur les plages japonaises, dans les geôles de Vancouver ?
Il est heureux que ces diverses questions aient été évoquées au Parlement Canadien.
http://www.parl.gc.ca/37/1/parlbus/chambus/house/debates/041_2001-04-02/han041-f.htm

To the top


Mavis est morte

Un trou d’eau dans un magasin, éclairé par les seuls néons.
Pendant 15 ans, ce fut le lieu de vie pour quatre dauphins
arrachés en 1985 aux eaux transparentes du Golfe du Mexique

Par la voix de l’association Zoocheck Canada, nous venons d’apprendre que Mavis, la petite femelle Tursiops détenue au centre
commercial « West Edmonton Mall » depuis 1985, était morte à l’âge de 23 ans, ce mercredi 23 juillet 2003.
L’an dernier, presque jour pour jour, Mavis avait perdu son
dernier delphineau. Il semble qu’elle l’ait noyé elle-même afin
de lui épargner une vie de cauchemar.  Ses deux autres
enfants sont morts eux aussi.

Howard, son dernier compagnon d’infortune, se retrouve donc
désormais tout seul dans un trou en béton au milieu des
boutiques, ultime rescapé d’un quatuor de dauphins initial.

Aujourd’hui, on cherche un nouveau lieu où le déplacer, un
nouveau bassin pour l’accueillir. Le nom du Dolphin Research
Center en Californie a été suggéré par Zoo Check Canada en
septembre 2003 : il s’agit d’un centre de semi-liberté où les
dauphins, il faut l’admettre, se trouvent infiniment mieux qu’en
bassin. Même les tortionnaires du West Edmonton Mall ont compris qu’il y avait fort peu de chances que ce pauvre Howard survive bien
longtemps à une aussi atroce solitude…


Vendredi 25 juillet 2003
EDMONTON JOURNAL

Mavis

Le chagrin a tué Mavis

Le deuil prolongé que Mavis a du subir suite à la perte de son
dernier enfant semble avoir provoqué sa mort.

« Nous avons procédé à un examen post mortem et nous n’avons pu trouver aucune raison médicale valable pour expliquer son décès » a déclaré le Dr. Carol Shwetz, qui « veille » depuis huit ans sur la santé
des quatre dauphins détenus au WEM.

Mavis, un dauphin Tursiops de l’Atlantique âgée de 23 ans, est morte ce mercredi matin.
Howard, le dauphin mâle, est donc le dernier survivant du groupe de quatre dauphins qui avait été capturé puis importé depuis Sarasota (Floride) jusqu’au Canada en 1985.

Le Dr Shwetz a précisé que la delphine Mavis refusait de manger depuis un certain temps, pour des raisons non expliquées.

« Peut-être était-ce pour elle le moment de mourir. Personne ne sait combien de temps les dauphins vivent en liberté ».

(Note du traducteur : c’est là une remarque étonnante venant d’une scientifique, quand on connaît les études menées par le Mote Laboratory à Sarasota même et qui attestent de la présence de plusieurs delphines âgées de 63 ans, voire plus…)

Cette petite femelle dominante, connue par ses entraîneurs
pour son caractère pétillant, son souci de plaire et son amour des shows ( ?) avait commencé à refuser de manger de façon sporadique, juste après la mort de son dernier delphineau, en juillet dernier.
Des centaines de clients du Mall avait pu la voir pousser
doucement le cadavre de son enfant qui flottait dans le
bassin.  « Puis elle a recommencé à manger un peu mais plus jamais, je ne l’ai vue joyeuse comme elle pouvait l’être durant les précédentes années  »

Le directeur général, Gary Hanson, a déclaré qu’il ne savait pas encore ce qu’on allait faire de ce pauvre Howard.
Le show du Mall a constitué longtemps une attraction importante pour la région, visitée chaque année par des milliers de gens, au nombre desquels 4.000 enfants venus de 200 groupes scolaires.

Le docteur Shwetz, pour sa part, a indiqué qu’elle espérait qu’un « délai de grâce » d’au moins 30 à 45 jours lui soit accordé avant qu’une décision soit prise.

« Un dauphin solitaire est certainement en difficulté  » a-t-elle reconnu, « Mais nous pouvons envisager de lui adjoindre d’autres
dauphins, ou à tout le moins des compagnons telle qu’une
tortue marine ou un pingouin « .

(Note du traducteur : des otaries avaient été ajoutées de la
même manière au bassin d’Iris et d’Ivo à Anvers, pour
éviter qu’ils ne deviennent fous de solitude)

« Bien entendu, nous allons essayer d’envoyer Howard quelque
part où il pourra se trouver en compagnie d’autres dauphins. Ceci demande pas mal de recherches et de réflexions avant que de prendre une décision »

En attendant, Howard semble plutôt bien faire face à sa solitude jusqu’ici, a conclu le Docteur Shwetz .
« Il nage avec les entraîneurs, interagit avec eux car il ne faut pas oublier que pour lui, ces gens font partie de sa propre famille. Il n’est donc pas tout à fait seul !  »

Nombre d’associations de protection animale réclament
aujourd’hui que Howard soit rendu à l’océan.
Le lieu de sa capture est connu, on pourrait l’y ramener sans aucun problème. D’autres suggèrent qu’il rejoigne plutôt un lagon de retraite en Colombie, aux côtés de la delphine Stephania, rendue célèbre par un feuilleton sur TF1.

Pour réagir : 
bmah@thejournal.canwest.com

Edmonton Journal

La mort de Mavis nous touche d’autant plus qu’elle ressemble
point pour point à celle de notre pauvre Iris.
Dans les deux cas la mort de l’ultime delphineau a précipité la maman dans un désespoir si profond qu’elle a préféré renoncer à vivre.

En jeûnant ou en refusant d’exécuter les shows, ces deux delphines ont manifesté avec un infini courage leur révolte à l’égard des conditions de vie insensées que les hommes leur imposaient.

Elles nous démontrent aussi que les dauphins ont une âme et qu’ils souffrent comme nous, au point d’en mourir, d’être privés de liberté.

Lire à ce propos : Iris est morte

Iris en train de mourir à Duisburg. Cliché JP Vonder Bergh 2001

To the top

Pour en savoir plus sur
West edmonton mal et les delphinariums canadiens

Cetacea Defence
PO BOX 78,
Shaftesbury, Dorset, SP7 8ST UK.
E-mail: cetaceadefence@hotmail.com
Site de cetacea defence
http://www.cetaceadefence.org/index.php?option=articles&task=viewarticle&artid=25&Itemid=3

Dossiers Zoo
check
http://www.zoocheck.com/programs/marine/dolphins/index.shtml

 

 

To the top