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Pour en finir avec la captivité |
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le zimbabwe vend ses animaux sauvages à la Corée du Nord Juin 2010 Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la législation de zoos en Belgique
et sur la manière dont on ne la respecte pas !
12 juin 2010
Bravo à Planckendael. Les visiteurs se presseront nombreux pour voir
cette lionne et ses lionceaux et cela fera grimper de façon
exponentielle le nombre de visiteurs (effet "Knut"). Et pourquoi Kolya a-t-elle tué ses premiers enfants ? Là, je vous renvoie à l'histoire de Lingga, que sa mère a refusé d'allaiter. Les non-humains captifs perdent toute valeur, tout repère. Leur monde en cage n'est plus le vrai monde pour eux, comme le ressent n'importe quel humain dans les mêmes circonstances.
Casela Park,
lion box-hunting
Le propriétaire d'un Pet Shop à
Roses
GAIA dénonce la situation scandaleuse des zoos belges
Panthère à Anvers. Quel rapport avec
une Vraie panthère ?
janvier 2009
http://www.buav.org/investigations/tornfromthewild novembre 2008 Vers une interdiction européenne de l'expérimentation sur les grands singes
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Ile Maurice
La chine : l'enfer des animaux captifs ! Les zoos chinois à l'heure des jeux olympiques !
la chine est un état totalitaire
Un zoo jette en pâture des vaches vivantes
Les zoos en chine
Zoo aquarium de madrid
Dauphins fraîchement capturés à Cuba,
2007
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Naissance de kai-Mook au zoo d'Anvers
Un sanctuaire pour accueillir
Orang-outans à Paris quel avenir pour la petite Lingga ?
ourang-outans boxeurs en thailande
18 Mai 2007, zoo de
rotterdam
Janvier 2007 : un zoo humain en australie Le mythe du zoo sauveur de la nature
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l'huître souffre-t-elle quand on la mange ?
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Pour en finir
avec la captivité animale
1. L'expérience mentale
L'éthologie cognitive, qui fut fondée par un spécialiste de l'écholocation chez les chauve-souris, le Dr Donald GRIFFIN, a pour la première fois postulé en termes scientifiques une évidence bien connue de tous les propriétaires d'animaux familiers : c'est en admettant l'existence d'une réalité psychique effective chez les animaux non-humains, en reconnaissant chez eux l'action d'une pensée propre, d'un monde mental intérieur plutôt que le seul moteur d'instincts quasi-automatiques, que l'on se trouve le mieux à même d'expliquer - selon le principe du Rasoir d'Ockham - la plasticité extraordinaire de leurs comportements et de leurs stratégies d'existence, seules à même de répondre aux aléas du monde par des solutions neuves.
"Il n'est pas plus anthropomorphique au sens strict du terme » insiste Donald Griffin « de postuler l'existence d'expériences mentales chez d'autres espèces animales, que de comparer leurs structures osseuses, leurs systèmes nerveux ou leurs anticorps avec ceux des humains ".
De telles «expériences mentales» varient bien évidemment en qualité et en nature selon le niveau de développement neuronal et de l'équipement sensoriel, puisque de manière irrémédiable, les structures du cerveau et le fonctionnement de la conscience se trouvent étroitement corrélés.
Charles Darwin, le tout premier, a reconnu que l'évolution des capacités cognitives, tout autant que celle des caractères physiologiques, se modifiaient par degré.
Pour lui comme pour ses continuateurs, il n'y a aucune solution de continuité ou rupture ontologique quelconque entre le psychisme de la
méduse et celui de l'être humain mais simplement, « ajout de complexité ».
2. Les cinq niveaux de conscience
Niveau 1
Chez les plantes, les éponges, les amibes, les méduses, les coraux et de manière générale, chez tous les organismes dépourvus de système nerveux central, on peut dire que la vie psychique se résume à celle d'un ordinateur ultra-perfectionné. La sensation y engendre l'action, par le biais de schémas génétiquement inscrits, sans qu'il y ait prise de conscience de cet acte ni de la personne qui la pose. La souffrance est donc absente de ce monde : si l'on pique une éponge de la pointe d'une aiguille, il faut plusieurs minutes avant que l'influx nerveux ne se répande dans tout le corps de proche en proche et personne, c'est à dire aucun sujet, ne prend réception du message « in fine ».
Niveau 2
Dès lors pourtant qu'un être vivant se trouve doté d'un cerveau central ou de son équivalent - les ganglions cérébroïdes sub-oesophagiens des hyménoptères, par exemple - il dispose par là-même d'une "conscience de soi" au moins élémentaire. Celle-ci représente simplement le « noyau
éprouvant » vers lequel convergent les données diffuses du monde externe ou interne mais aussi ce qui leur donne sens en les associant.
Les insectes, les mollusques et les arachnides, possèdent ce type de cerveau centralisateur à différents niveaux de complexité. Les vagues prémisses d'une mémoire et d'un sens du futur apparaissent timidement, un début de libre–arbitre s'ébauche chez la fourmi, certains apprentissages sont possibles chez les diptères et les guêpes maçonnes. Rappelons tout de même que d'aussi simples outils mentaux, multipliés en millions d'exemplaires, ont permis l'éclosion de cultures tout à fait remarquables chez les insectes sociaux. Avant l'homme, la fourmi fut la première à
pratiquer l'agriculture, l'élevage, l'esclavage et la guerre !
A ce stade, la souffrance est ressentie.
S'il y a lésion, le message de douleur est transmis vers un sujet central. Il y a aussi fuite, agonie, résistance, combat, il y a une volonté de vivre intense chevillée au cœur de l'animal mais il semble que ces états mentaux soient vécus «comme en sommeil», sans vraie prise de conscience.
La plupart des actes posés par un insecte proviennent directement d'encodages génétiques, qui déroulent tout au long de l'existence une série d'éthogrammes obligés. Dans ses « Souvenirs entomologiques » Jean-Henri Fabre a bien montré comment certains coléoptères pouvaient continuer
à nourrir leurs petits même si ceux–ci leur étaient enlevés. En revanche, la pieuvre, qui n'est qu'un simple mollusque, a développé son intellect de manière inouïe et s'est doté d'une vraie pensée, proche de celle des mammifères. Mais il est vrai que ses structures neuronales se sont développées à l'extrême.
A un niveau à peine plus élevé se situent les poissons, les batraciens et les reptiles. Ici encore, quelques espèces ont développé des capacités cognitives supérieures dans certains types de biotopes. Le mérou, par exemple, est un poisson intelligent, le crocodile dispose d'une vie sociale complexe, l'iguane peut être apprivoisé, etc.
Niveau 3
L'oiseau et le mammifère franchissent un nouveau pas : le «Je» diffus immergé dans l'action devient un véritable « moi » social, qualifié par les autres et par son histoire propre. Les liens familiaux et la communication inter-individuelle deviennent de plus en plus intenses, tout autant que la compétence à saisir les choses au-delà de leur immédiateté.
Les stratégies de chasse et les jeux sociaux représentent à cet égard un bel exemple de réflexion intellectuelle simple, fondée sur des raisonnements linéaires du type « si-alors » et sur des chaînes d'icônes mentales non-conceptuelles. La mémoire et les émotions structurent pleinement le champ
mental : la compréhension du monde s'affine. Déjà, de véritables « pics d'intelligence » sont atteints, toujours en lien direct avec le volume absolu
du cerveau : le perroquet ou le corbeau disposent de capacités cognitives proches de celle des grands singes, les mangoustes utilisent un proto-langage pour désigner leurs prédateurs et prennent soin de leurs malades, etc.
Quant au ressenti de la souffrance, il est à ce stade totalement similaire au nôtre, puisque toute la gamme des émotions qui sont les nôtres – amour, colère, peur, joie, angoisse, tristesse – existent chez tous ces animaux. La question du sujet ne se pose plus :
il y a déjà là une «personne».
Niveau 4
Avec les grands singes, les éléphants, les félins et les loups, et quelques autres « grands mammifères », l'encéphalisation continue d'augmenter et le sentiment du "Je" s'individualise davantage encore.
L'animal se dote d'un nom propre ("long calls" chez les chimpanzés, feulements identificatoires chez la panthère, etc. ) et touchent aux premiers stades du monde mental symbolique.
Les hurlements modulés du loup, les infrasons de l'éléphant, les gestuelles complexes du chimpanzé, les « signes de piste » en branches diversement brisées selon qu'ils indiquent la gauche ou la droite et que posent le bonobo à l'usage de ceux qui le suivent, appartiennent indéniablement à l'ordre du symbolique et véhiculent déjà des concepts abstraits, tels que verbes d'action, injonctions, mises en garde, des instructions pour la chasse, etc.
Ce type de communication peine cependant à relater des événements non-présents.
On peut attirer l'attention l'autre et lui enseigner une méthode pour extraire les fourmis avec un bâton, mais il est difficile d'évoquer un événement qui s'est passé deux jours plus tôt ou qui se passera la semaine prochaine !
Ces limites nous sont apparentes à l'écoute des conversations que mènent les chimpanzés lorsqu'ils s'expriment en Ameslan et qui sont proches de celles d'un enfant de quatre ou cinq ans.
En revanche, l'individu pratique aisément – et souvent mieux que l'être humain - la "lecture de pensée" : il imagine ce que l'autre pense et se comporte en conséquence. Les grands chasseurs, tigres, hyènes, chacals, etc. sont certainement les champions de cette discipline, eux dont le métier consiste précisément à prévoir à l'avance les réactions de leurs victimes et à se mettre « à leur place » en pensée.
Les animaux qui ont atteint ce stade supportent très mal la captivité. Leur monde mental ne se résume certes plus à la simple satisfaction des besoins immédiats. L'absence des proches, de la famille, du clan, du territoire de naissance, le manque d'espace, l'ennui, le regret du passé et le désespoir face au futur font de leur séjour au zoo un véritable enfer. Et ne parlons pas ici des horreurs de la vivisection ou des expériences médicales menées sur les grands singes...
Niveau 5
Au-delà de ces capacités cognitives déjà impressionnantes, certaines espèces non-humaines semblent avoir franchi un pas définitif et accédé à un niveau de conscience de complexité équivalente à celui de l'être humain, au sens philosophique du terme. Cette révolution se produit comme chez nous, avec l'apparition d'un vrai langage articulé, susceptible de porter témoignage d'un passé même lointain et d'annoncer l'avenir ou les choses non-présentes. Le maintien au sein du groupe d'individus âgés, jouant le rôle d'aïeul, renforce encore le processus et permet le transfert de traditions complexes sur plusieurs générations.
Hal Whitehead, le spécialiste des cachalots, dit à ce propos :
«Il semble possible que les sociétés de cétacés et particulièrement celles qui dispose d'un système de groupes matrilinéaires stables, telles que ceux des orques, des cachalot ou des globicéphales, soient dépositaires de cultures qui sont qualitativement plus proches des cultures humaines que ne peuvent l'être celles des mammifères terrestres »
Au terme de travaux scientifiques d'une rigueur remarquable, le chercheur russe Vladimir Markov a effectivement mis à jour les grandes structures d'une « grammaire delphinienne » utilisée par les Tursiops en Mer Noire. Les recherches de Paul Spong sur les dialectes des orques, ceux de Denise Herzing sur la communication chez les dauphins tachetés des Bahamas, ceux de Hal Whitehead à propos des «codas » des cachalots, la capacité des dauphins de Louis Herman à user de la grammaire anglaise, semblent à l'évidence confirmer que les cétacés parlent un vrai langage et qu'ils l'enseignent à leurs enfants.
Chez ces êtres, la pensée fait boucle sur elle-même.
L'individu est parfaitement conscient de lui-même. Il réfléchit, se remémore et manipule avec habilité les éléments de l'espace mental, associant les pensées en chaînes de plus en plus longues grâce à l'outil du langage qui permet cette prouesse. Il cherche aussi à mieux comprendre le fonctionnement du monde et même – selon Roger Payne ou Ken Levasseur – se met à créer des mythes et des récits sous forme de longues sagas chantées !
Quant au sens de la Mort, de l'au-delà, du Divin, du Juste ou du Beau, il semble bien que tous ces sommets psychiques aient eux aussi été atteint par divers animaux, dès le quatrième stade de conscience et peut-être plus tôt : les cachalots meurent toujours en se tournant vers le soleil, éléphants et baleines procèdent à de véritables rituels funéraires (ce qui implique nécessairement l'idée que le mort survit quelque part), les chimpanzés se livrent à une « Danse de la Pluie » lors des grands orages, frappant le tronc d'un arbre pour défier le Ciel en colère, tels de nouveaux Nemrod. Le soir, ils se rassemblent en rang sur une colline pour contempler en silence le soleil qui se couche et admirer ses couleurs, hallucinantes en Afrique. Chaque année, les baleines à bosse inventent de nouveaux chants plus subtils et plus beaux, etc.
La mort de ces «animaux» n'est donc jamais anodine et les dresseurs de dauphins savent mieux que personne à quel point la mort d'un captif est un deuil pour chacun, dans le bassin et hors du bassin.
L'enfermement ne devrait jamais être admise pour des êtres ayant atteint un tel développement, ni aucune utilisation par l'humain de quelque nature que ce soit.
Il s'agit de peuples et de nations et d'autres modes de contacts que ceux de la dominance doivent être envisagés d'urgence pour traiter avec eux. Un dialogue réel est possible, un échange de cultures mais pour l'heure, peu d'êtres humains sont prêts à l'admettre.
3. L'Homme et la Bête : quelle différence ?
Ces données sont nouvelles.
Elles représentent pour l'humanisme classique une véritable révolution et suscite, on s'en doute, de violentes résistances. Jusqu'ici, en effet, les chercheurs se fondaient essentiellement sur le courant de pensée nommée « béhaviorisme » lequel prend pour axiome de ne jamais envisager l'animal – c'est-à-dire tout animal non-humain – comme étant pourvu de conscience ou de libre arbitre.
Cette vision curieusement anthropocentriste du monde trouve son origine dans la pensée de René Descartes et sa célèbre théorie de l'animal-machine. Selon Descartes, le non-humain agit comme un robot, sans conscience de ses actes et uniquement porté par des instincts pulsionnels immuables. Pour ses continuateurs, - Skinner, Premack, Pinkler – ces instincts seraient en outre transmis génétiquement et ne relèveraient en rien d'une soi-disant «culture ». Cette disqualification radicale des compétences cognitives non-humaines ne se fonde nullement sur une pensée rationnelle, mais bien plutôt économique.
"En traçant une limite stricte entre l'Homme et la Bête " ajoute Keith Thomas, "le but principal de nos théoriciens modernes était surtout de justifier la chasse, la domestication, l'ingestion de la chair d'un animal mort, la vivisection - qui devint une pratique scientifique courante dès le 19e siècle -et l'extermination à large échelle de la vermine et des prédateurs ".
Bref, pour beaucoup d'humanistes de la vieille école, tant religieux qu'agnostiques, la prééminence de l'être humain sur le plan de l'intellect est un dogme, une conviction d'ordre affectif presque désespérée, et non pas une certitude scientifique. L'anthropocentrisme nous rend à cet égard particulièrement incapable d'appréhender la possibilité d'une conscience autre, "exotique " selon le mot du neurologue H.Jerison, mais parfaitement complète et adaptée au besoin du biotope qui l'engendre.
Il n'en demeure pas moins qu'à la lumière des connaissances éthologiques et neurologiques actuelles, il est désormais impossible de nier le fait que les animaux non-humains supérieurs – autrement dit dotés d'un encéphale - sont des êtres sensibles à la souffrance et au bien-être, et non des « choses» inertes comme nos lois le prétendent.
Il est donc invraisemblable qu'au 21e siècle, ils soient toujours envisagés comme des objets alors que nous savons pertinemment qu'il s'agit là d'une vue scientifiquement fausse.
Et puisque tous sont capables d'éprouver de la douleur ou du plaisir en conscience, tous sont en droit de bénéficier d'une protection légale au moins élémentaire, qu'ils soient sauvages, domestiques ou destinés à l'agrément, articulée en six droits de base :
Le droit pour l'animal d'être à l'abri de l'exploitation de la cruauté, de la négligence et des abus de toutes natures.
Le droit pour l'animal de laboratoire de ne pas faire l'objet d'expériences scientifiques douloureuses et inutiles.
Le droit pour l'animal d'élevage ou maintenu en captivité de bénéficier d'un environnement qui satisfasse à ses exigences éthologiques et physiologiques élémentaires
Le droit pour l'animal de compagnie de bénéficier d'une alimentation saine, d'un encadrement protecteur et de soins médicaux appropriés
Le droit pour l'animal sauvage de bénéficier d'un habitat naturel, écologiquement adapté à une existence équilibrée et à une reproduction auto-suffisante de l'espèce
Le droit pour l'ensemble des animaux précités de voir leurs intérêts représentés par un tiers devant une cour de justice et sous la protection des lois nationales.
Ces revendications n'ont rien de folkloriques : elles constituent le fer de lance du combat de la Ligue Française des Droits de l'Animal - dont Théodore Monod était membre-, elle est au cœur des revendications du Great Ape Project et d'autres associations anglo-saxonnes et ne vise finalement qu'à mettre en phase l'évolution de la morale et les acquis de la science.
Voilà où doit se mener le prochain débat sur la cause animale, voilà le fondement même d'une justice élargie à tous les habitants de cette planète – humains ou non-humains.
La captivité : une torture atroce et quotidienne
Chaque espèce vivante, on vient de le voir, est équipée d'un outillage cognitif et sensoriel unique, élaboré au cours de l'évolution pour correspondre au mieux aux contingences d'un biotope précis, avec lequel cette espèce fait corps et dont elle est inséparable.
La souplesse, la vitesse, la vision de nuit et les remarquables facultés de raisonnement de la panthère sont parfaitement profilés pour la chasse en savane. Les yeux frontaux, les mains préhensibles, la perception fine des couleurs et des formes sont nécessaires aux grands singes qui circulent dans les forêts profondes et sautent de branches en branches.
Le dauphin est équipé à tous niveaux pour parcourir à vive allure l'espace immense et les ailes de l'oiseau sont faites pour l'emmener en plein ciel.
Retiré de ce milieu pour lequel il est fait et au sein duquel ses compétences trouvent leur plein épanouissement, l'animal n'est plus que l'ombre de lui-même.On le prive de tout ce qui fait l'essentiel de sa vie : activités autonomes, chasse, pêche, recherche de partenaires, socialisation, vie sexuelle, éducation des petits, exploration de territoires nouveaux, jeux de pouvoirs, conflits, communication, alliances, etc.
A la place, le confinement, l'oisiveté, la dépendance et le climat de tension permanente due à la présence de l'homme infligent donc à l'animal captif une souffrance continue. Celle-ci est attestée de manière objective par les irrépressibles pulsions de fuite et les comportements aberrants (zoopsychose) que l'on observe chez la plupart des animaux maintenus en cage. Bien que psychique et non physique, cette douleur n'en est pas moins réelle puisque elle tue bon nombre d'animaux chaque année. Sous le coup du désespoir, les défenses immunitaires peuvent tomber brusquement.
De bonnes raisons de souffrir ?
1. Au point de vue scientifique, les informations que peuvent fournir les animaux captifs sont désormais de peu de valeur. A peu près tout a été découvert de leurs fonctionnements physiologiques mais nous ne savons presque toujours rien de leurs comportements, de leurs cultures et de leurs modes de vie en milieu naturel.
Qui étudie aujourd'hui le monde mental de l'oryctérope ou du kinkajou ?
Qui observe les relations sociales et de la communication chez le lori lent ou chez la mangue brune ?
Pas les Zoos, en tous cas, qui en seraient bien incapables mais n'en conservent pas moins ces différentes espèces sous clés.
En aucune manière, l'observation d'un animal captif ne peut nous informer sur ses capacités cognitives et sociales.
Nous n'avons plus devant nous qu'un être malheureux et malade, psychiquement diminué, musculairement affaibli, une enveloppe vide à la ressemblance d'un animal réel, un papillon piqué sur une plaque de liège.
Les zoos ne sont plus pertinents au niveau de la recherche.
2. Au point de vue pédagogique, on sait que le zoo est d'abord un lieu où l'on se divertit et non où l'on apprend.
Ce sont les familles, les enfants, les vieilles dames, les jeunes couples qui viennent s'amuser au parc animalier le dimanche et non les étudiants en biologie ou d'autres scientifiques.
Les zoos sont encore de simples collections de créatures sensibles arrachées à la vie sauvage et maintenues contre leur gré dans des enclos artificielles. Leur présence est principalement justifiée par la demande du public, qui désire observer des « oiseaux rares » en guise de détente dominicale.
En outre, si l'on prend l'exemple du Zoo d'Anvers, force est de constater que l'information fournie aux visiteurs est vraiment minimale. De minuscules étiquettes posées sur un coin de cage, de vagues explications sur quelques vieux panneaux mal éclairés rédigés dans une langue incompréhensible à la plupart des visiteurs...
Qui en sait plus sur les animaux lorsqu'il sort du Zoo ? Cela vaut-il vraiment la peine de maintenir des animaux pour un bilan si maigre, alors que les voyages à bas prix et les médias de toutes natures nous offrent une image autrement plus complète du monde animal ?
3. Au point de vue de la conservation des espèces en danger, enfin, on reconnaît aujourd'hui que les tentatives de réinsertion d'animaux nés captifs se concluent invariablement par d'atroces tragédies. On gardera longtemps en mémoire l'image filmée de cette jeune guenon chimpanzé que l'on venait de relâcher en pleine jungle et qui s'accrochait à sa brosse à cheveux, son dernier jouet, incapable de comprendre ce qui lui arrivait et pleurant pour qu'on la ramène chez ses vrais parents, les humains....
Ceux qui croient ces réinsertions possibles ont tendance à se représenter l'animal comme un être d'instinct, génétiquement programmé et donc capable de retrouver l'essentiel de ses comportements de survie une fois remis en liberté. Ce n'est malheureusement pas le cas, et les recherches innombrables menées par les éthologistes prouvent, si cela était encore nécessaire que tous les animaux d'intelligence supérieurs (primate, félidés éléphants, dauphins, etc.) disposent de véritables cultures trans-générationnelles. Celles-ci sont détruites par la captivité et l'animal se révèle donc incapable de se nourrir en milieu sauvage ou même d'élever ses propres petits dans le contexte de la captivité.
Les captifs libérés peuvent en outre introduire des maladies au sein des espèces sauvages et dans le cas des espèces sociales (éléphants, cétacés, singes, etc.) ces enfants étant sans «lignée », sans parent, sans clan d'appartenance, ils s'intègrent très difficilement aux communautés existantes.
Enfin, de nombreuses espèces présentes au zoo ou dans les aquariums ne sont nullement des espèces en danger et leur reproduction ne se justifie pas. Les espèces sont en fait choisies en fonction de leur valeur-spectacle. Un panda importé de Chine ou un koala d'Australie font venir plus de monde au Zoo et permettent de meilleures rentrées qu'un exemplaire rarissime de passereau européen !
La véritable conservation des espèces en danger passent d'abord par la préservation de leur écosystème, démarche dont les Zoos ne se soucient que fort peu et qu'ils auraient même intérêt – si on suit leur logique – à ne pas encourager.
Leur théorie est en effet celle de l'Arche, celle de Noé, ce qui veut dire en substance :
« Puisque l'Afrique est devenue l'enfer qu'on sait, rapatrions les singes, les impalas et les léopards dans nos cages et attendons que l'orage passe. Dans quelques millénaires, quand la terre sera redevenue un jardin fleuri, nous les libérerons à nouveau et ils repeupleront leurs forêts ! »

A tous point de vue, les zoos apparaissent donc comme une malheureuse survivance, une façon révolue d'envisager la nature en la dominant.
Aujourd'hui, l'investissement concédé pour entretenir de coûteux jardins zoologiques et autres parcs animaliers, volières et delphinariums serait certainement mieux utilisé s'il s'appliquait à développer des réserves naturelles.
Imaginons que le seul budget annuel du Zoo de San Diego soit affecté à mettre en place une réserve digne de ce nom au cœur de Madagascar ou dans la jungle du Teraï ?
En termes financiers, une telle initiative ne serait pas non plus sans conséquence sur le bien-être des populations locales, devenues gardiennes d'un parc naturel.
Quant aux espèces menacées, elles pourraient alors bénéficier d'une véritable chance de survivre à long terme, de se reproduire et surtout de perpétuer la merveilleuse diversité des modes de vie qui sont les leurs.
Les zoos tuent la culture animale.
Les réserves les perpétuent.
Le mythe de la conservation animale

Cet article est
traduit d'un texte original du CAPS
La ré-introduction en milieu naturel
Sur les 5.926 espèces de mammifères, oiseaux et reptiles mentionnées sur la liste des espèces gravement menacées ou en voie de disparition par l'IUCN (International Union for the Conservation of Nature) seules 120 d'entre elles se retrouvent impliquées dans les programmes internationaux de reproduction en captivité initiés par les Zoos.
De ces 120 espèces, 16 seulement ont pu être remises en liberté dans leur biotope d'origine….avec des taux de réussite hélas très mitigés. Les coûts de ces programmes, tant au plan financier qu'au niveau de l'éthique (relativement à la souffrance des animaux) sont astronomiquement élevés.
Par exemple, lorsqu'on réintroduit le furet à pattes noires en milieu naturel sous l'égide d'un programme supervisé par le United States Fish and Wildlife Service, le coût final de l'opération fut estimé à 400.000 dollars par animal survivant !
Il faut ajouter à ce coût, la souffrance des furets : ce type de réintroduction peut provoquer un taux de mortalité de 95% durant la première année de réintroduction. (*a)
Lors d'un programme de réintroduction du tamarin doré à tête de lion (une sorte de ouistiti) mené par un zoo d'Amérique du sud, le taux de mortalité fit également fort élevé. Sur les 100 tamarins dorés relâchés dans la nature, 30 ont survécu.
Il y eut d'autres problèmes avec ce type de programme : en 1991, un zoo qui avait élevé des tamarins et s'apprêtait à les relâcher, s'est aperçu qu'ils étaient porteurs d'un «arenavirus» mortel. Ce virus est inconnu dans la localité où devait avoir lieu la réintroduction et aurait pu réduire à néant tous les tamarins et autres primates sauvages, qui n'étaient pas immunisés à cette affection. On pense que le virus provient des souris courant dans les cages du zoo.
L'infection du tamarin fut découverte trois jours avant le grand retour à la nature : on l'a échappé belle ! (*b)
Pendant les années 80, des tortues de Gopher ont été relâchées en Californie.
Le résultat fut la mort de près de 40.000 tortues sauvages du désert, foudroyées par le virus que les nouvelles venues transportaient. (*c)
L'oryx arabe fut élevé en captivité et relâché en milieu naturel pour un coût global estimé à 25 millions de dollars.
Des informations récentes révèlent que ces animaux ont aussitôt fait l'objet d'opérations de braconnages, assez paradoxalement pour alimenter... d'autres zoos.
Assurer la tranquillité de ces animaux retournés à l'état sauvage n'est en effet pas simple quand on sait qu'une demande énorme existe pour les avoir en zoo et que les trafics illégaux sont extrêmement rentables. Depuis 1996, plus de 40 oryx ont été capturés à Oman, afin d'être revendus à des zoos ou à des collections privées.
En 1990, l'un des oryx du zoo de Londres a développé la maladie de la vache folle (ESB).
Il semble qu'elle lui ait été transmise au moment de sa naissance, ce qui soulève l'inquiétante question :
Les oryx réintroduites en nature portaient-elles également cette maladie à prions ?
Conservation – cela mène à quoi ?
Tenter de ré alimenter le stock défaillant d'animaux sauvages à l'aide d'animaux captifs est coûteux, aléatoire et peu utile.
Les animaux doivent être préservés dans leur milieu d'origine ("in situ"), ce qui veut dire que leur milieu d'origine doit être prioritairement protégé.
L'animal forme un tout avec son écosystème et ne peut donc en être retiré sans dommage.
Des sommes d'argent énormes – le budget global des zoos est estimé à 500 millions de dollars par an – sont utilisées pour enfermer et élever des animaux en captivité.
Ces mêmes sommes seraient infiniment mieux utilisées si elles servaient à protéger des régions entières, leur faune et leur habitat, c'est à dire :
- En mettant en place des réserves vraiment protégées Les animaux doivent se trouver aussi près que possible de leur habitat naturel d'origine.- En finançant des patrouilles "anti-braconnage". Cet argent serait bien nécessaire à l'achat de matériel roulant, de clôtures, de bateaux, etc.
- En investissant dans l'éducation des populations locales et du vaste public - notamment via les programmes scolaires- à propos de la conservation des espèces en danger.
- En formulant des solutions concrètes qui régleraient une fois pour toutes le problème du trafic de l'ivoire, de l'exploitation de la "bush meat" et développeraient des moyens d'éducation sensibilisant l'ensemble des populations à la protection des biotopes naturels.
References:
*a: Stefan Ormrod 'Zoo Biz' 1994
*b: Stefan Ormrod 'Zoo Biz' 1994
*c: BBC Wildlife Magazine 'Showboat as Ark', Stefan Ormrod '94

Cet article est traduit d'un texte
original du CAPS
Comportements stéréotypés
Partout dans le monde, des animaux souffrent en captivité.
Cette souffrance peut se manifester de différentes façons par le biais de certaines attitudes aisément reconnaissables.
Celles-ci, de type obsessionnel et répétitif, sont dès lors qualifiées de «comportement stéréotypés".
Un grand nombre d'espèces, tant celles qui sont nées en captivité que celles qui ont fait l'objet d'une capture en milieu naturel, peuvent présenter de tels troubles.
Le "Pacing" ou la marche en rond
Ce comportement est souvent manifesté par les grands félins captifs, de même que chez les ours et les éléphants.
Ces animaux se déplacent sans fin en suivant toujours le même itinéraire, allant jusqu'à poser chaque fois leurs pattes dans leurs propres traces. Ce déplacement continuel écrase toute végétation dans leur cage et lamine le sol en y laissant des pistes parfois profondes.
Balancement
Certains grands singes et des éléphants se livrent à ce comportement : On voit ainsi des éléphants se balancer de gauche et de droite ou d'avant en arrière , levant d'abord une patte antérieure puis l'autre. Ces attitudes se retrouvent également chez certains humains frappés de maladie mentale.
"Sur-toilettage" et mutilation
Les primates se toilettent souvent eux-mêmes ou les uns les autres de manière excessive.
Ceci peut être provoqué par le stress ou l'ennui. Les femelles primates vont ainsi se mettre à toiletter leur petit pour éviter un contact social dangereux avec leurs compagnons de cage, lorsqu'elle se sentent vulnérables ou menacées.
Les chimpanzés s'arrachent les poils de leur fourrure, particulièrement au niveau des avant-bras. Certains autres primates et des perroquets se sur-toilettent jusqu'au sang de manière obsessionnelle et mutilante. Quelques uns rongent leur propre queue.
Balancement du cou
Ce comportement est manifesté par les girafes qui penchent leur cou et leur tête d'avant en arrière de manière répétée.
Mastication et morsure des barreaux
Les ours, les chevaux, les girafes, et d'autres animaux ont pour habitude de mordre ou de mâchouiller les barreaux de leur enclos. Les girafes d'un certain zoo ont à ce point mordillé leur porte qu'elles y ont percé des brèches par lequel le jour pénètre.
Sur-agressivité
Elle est surtout observée chez les primates et les grands félins (1). N'importe quelle stimulation inhabituelle, même mineure (une distribution de nourriture en dehors de heures normale,s par exemple) peut déclencher des agressions violentes
entre compagnons de cage. Les plus faibles sont les plus attaqués.
Comportements maternels anormaux
Ceux-ci incluent le sur-toilettage, aussi bien que le rejet du nouveau né à la naissance ou même sa mise à mort et son ingestion par la mère. Les ours polaires, les grands félins, les tigres des zoos sont bien connus pour tuer et manger leurs petits.
Par ailleurs, beaucoup de zoos enlèvent les bébés primates à leur mère afin de les allaiter au biberon, car le sentiment maternel ne s'éveille pas chez les femelles captives. Ceci pose le problème de la réinsertion de ces jeunes, élevés par l'homme, au sein d'un groupe d'animaux de la même espèce, une fois atteint l'âge du sevrage.
Certains de ces singes non-désirés terminent dans un sanctuaire. Il apparaît que de nombreux primates et particulièrement les chimpanzés captifs, rejettent systématiquement leurs jeunes à la naissance.
Là où, dans la nature, la jeune femelle aura appris les gestes de la maternité auprès de femelles plus âgées du groupe et qu'elle aura été aidées par elles, en captivité, les compétences en ce domaine en sont pas acquises et la jeune mère est incapable d'élever son enfant. Cette incapacité est transgénérationnelle et se transmet de mère à fille.
Désordres alimentaires
Les animaux captifs jouent souvent avec leur nourriture pour dissiper leur ennui. Certaines espèces feront semblant d'attaquer et de tuer leur pitance comme elle aurait pu le faire en pleine nature. D'autres régurgitent leur repas puis le consomment à nouveau. Certains dauphins deviennent obèses.
Le CAPS pense qu'aucune loi ne peut protéger efficacement les animaux captifs de ce genre de souffrances.
Le but de cette association est donc de mettre l'ensemble des zoos, cirques, safari parcs et delphinarium hors la loi et d'améliorer dans l'intervalle les conditions généralement scandaleuses d'accueil des animaux dans les zoos.
Merci de leur apporter votre soutien.
The Captive Animal Protection Society
http://www.captiveanimals.org/
Liens Captivité
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Critiques de la captivité animale
http://www.captiveanimals.org/news/zcircus.htm
http://www.onevoice-ear.org/
http://league-animal-rights.org/zoo.html
http://ww.captiveanimals.orgLes zoos : de véritables prisons et cellules d'isolement