Taiji : saison 2006

Photo Helène O'Barry. Des dauphins sont coincés entre deux filets à Taiji. Leur mise à mort aura lieu de la manière la plus atroce.

Rappelons que le premier « dauphin ambassadeur
qui a guidé et sauvé de nombreux marins
dans une passe difficile de la nouvelle zélande
n’était autre que Pelorus Jack… un dauphin de risso !

Ecoutez la chanson en hommage à pelorus jack


10/11/2006

10 dauphins de Risso attendent la mort à Taiji

Alors que la nouvelle saison de chasse démarre sur les chapeaux de roue au Japon, avec des massacres plus épouvantables encore que lors des saisons précédentes, l’’association anglaise WDCS est présente à Taiji pour attester de ces horreurs et tenter de convaincre les responsables du Gouvernement Japonais et les représentants de l’’Industrie des Delphinariums d’’arrêter ces tueries cruelles et inutiles qui déshonorent le Japon et affectent grandement son image internationale.


Vendredi 10 novembre 2006.

Une dizaine de dauphins de Risso (Grampus) viennent d’être rabattus dans la baie de Taiji.
On s’attend à ce qu’ils soient tués demain ou dans les jours qui suivent.
Il y a deux jours, 14 globicéphales ont été mis à mort au même endroit, à l’instar des 150 Dauphins Tursiops, 50 dauphins de Risso, 25 pseudorques et 75 autres globicéphales déjà massacrés au cours des semaines précédentes.
Dans cette mer sanglante qui résonne encore du cri des blessés, des bébés solitaires et des mourants, plus de 30 cétacés ont cependant été sélectionnés et temporairement épargnés.
Ils serviront à faire rire le public des delphinariums japonais, coréens, taiwanais, philippins et chinois.

Hardy Jones (Blue Voice) nous décrit la scène :

« Ce soir, je surplombe du regard de la baie de Hatajiri près du petit village de Taiji. Sept à dix dauphins de Risso tournent en rond en bas, sous mes yeux.
Mes amis et moi, nous observons la scène depuis une heure et demi : une flotte de sept bateaux vient de pousser ces cétacés en direction du rivage où deux filets les maintiennent désormais prisonniers.
Sans cesse, les dauphins de Risso font surface et replongent, je peux voir les cicatrices propres à l’espèce qui marquent leur peau rose et grise à la distance où je me trouve.

Les dauphins respirent avec force, nageant entre deux eaux et venant prendre leur souffle de façon répétitive, ce qui est un signe de stress intense. Je ne peux qu’’imaginer l’extrême état de terreur et de confusion que ces pauvres animaux sont en train d’’endurer.

Courtney Vail (WDCS), Sakae Hemmi (Elsa Nature Conservancy) et moi-même, ressentons tous les trois un même sentiment de désespoir et d’épouvante si violent que je ne peux le décrire. Nous assistons à une scène tragique, car dès demain matin, ces malheureux seront amenés dans un recoin de la baie et mis à mort … »

… A coups de hache, de crocs métalliques, traînés sur la plage ou noyés sous un filet de la manière la plus atroce.
Car en ce temps-là, les tueurs ne se cachaient pas derrière des rideaux bleus. Ils étalaient au grand jour toute leur sauvagerie.  (Note 2015)

 Merci de protester auprès de Mr. Kazutaka Sangen, Maire de Taiji et auprès du Gouverneur de Wakayama, Mr. Yoshiki Kimura, en exigeant que ces dauphins soient relâchés immédiatement.
Merci aussi de protester auprès de Mr. Yoshio Kobayashi, Directeur General des Pêcheries Japonaises.
Cliquez ici pour envoyer les messages

Pour rappel : l’association anglaise WDCS a récemment publié un rapport très complet sur ces chasses immondes, intitulé « Driven by demand » (Rabattus sur demande) qui met en lumière les rapports étroits associant les tueurs japonais et les delphinariums internationaux, leurs commanditaires.

Notons aussi que contrairement aux années précédentes, aucun organe de presse francophone, belge, canadien ou français, n’a cru bon de relayer ces informations.
Le Japon est en effet un allié économique privilégié des Européens, et il ne faudrait surtout pas qu’il prenne ombrage de l’indignation de quelques activistes.
Et cela même si chacun sait aujourd’hui que les cétacés sont des êtres dotés de conscience, de cultures, de vies sociales et de langages variés et qu’ils sont déjà gravement menacés par la surpêche, la pollution, le réchauffement climatique et les captures incessantes dont ils font l’objet.

Dauphin de Risso japonais exporté à Hualien (Chine) aux côtés d'un dauphin Tursiops.

Taiji vend ses dauphins

Mary G.

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