Caging The Ocean’s Wild : la face obscure des delphinariums chinois



Caging The Ocean’s Wild : la face obscure des delphinariums chinois

Caging the Ocean’s Wild, un film récemment présenté à l’International Ocean Film Festival, nous dévoile la face obscure des delphinariums chinois.
C’est donc un film difficile mais qu’il est important de regarder.
La pratique barbare consistant à enfermer les plus majestueuses créatures de l’océan dans des bassins minuscules pour notre seul plaisir doit cesser. En Asie comme en Occident.

Aux États-Unis, le documentaire « Blackfish », ainsi que des groupes comme PETA, sont parvenus à sensibiliser le public aux pratiques cruelles de cette industrie.
Cette sensibilisation des consommateurs a eu un impact sur les bénéfices de Seaworld. Son ancien PDG a démissionné et la société tente aujourd’hui d’améliorer son image en se concentrant sur les sauvetages et de réhabilitation d’animaux marins, tout en annonçant qu’elle cesserait de faire se reproduire ses orques.

Trois des dauphins sont déjà au frigo

 En Chine, malheureusement, les affaires sont en plein essor.
Le film nous emmène dans les coulisses de l’industrie des parcs marins, qui pèse plusieurs milliards de dollars. Avec plus de 60 parcs à thème marins en activité et au moins une douzaine d’autres en construction, la demande de mammifères marins pour renouveler les stocks de ces parcs ne cesse d’augmenter.

La Russie est l’un des principaux fournisseurs d’orques et de bélugas sauvages pour le marché chinois et, du fait des prix incroyables que les parcs peuvent payer, ce pays continue d’envoyer ses mammifères marins à la mort, tandis que que leur commerce, tant légal qu’illégal, est plus que jamais florissant.

Phoque aux yeux brûlés par le chlore condamné à mourir en coulisse

Dans le cadre d’une enquête secrète menée pendant deux ans, l’émission 101 East a visité plus de 15 parcs marins et interrogé de nombreux acteurs de cette industrie. Le résultat nous livre des images choquantes d’animaux cruellement abusés par des dresseurs incompétents et des conditions de vie insensées.

On y voit un congélateur plein de cadavres de dauphins, épuisés par leurs quatre shows quotidiens tous les jours, toute l’année.
Les lions de mer deviennent aveugles et doivent rester dans des piscines sombres, sales et peu profondes à l’écart des yeux du public en attendant la mort.
Par ennui ou par faim, des dauphins et les bélugas affamés mangent les éclats de peinture qui tombent des murs dégradés de leurs piscines.

Vous pouvez regarder l’intégralité du film Caging The Ocean’s Wild ci-dessous.

Gardons-nous cependant de condamner ces « Chinois si cruels avec les animaux« .
Il n’y a guère, l’Occident ne traitait pas mieux ses dauphins et ses bélugas. Des milliers d’entre eux ont été capturés, réduits en esclavage et contraints de danser jusqu’à la mort aux USA et en Europe.
Nombre de nos delphinariums possèdent encore des survivants de ces pratiques barbares, aujourd’hui interdites et chacun de ces « dauphins fondateurs » se souvient parfaitement comment sa famille a été détruite. Puck, Linda, Femke, Malou ont connu pour leur malheur cette frénésie qui embrasse désormais la Chine mais qui fit tinter les tiroirs-caisses de dizaines de delphinariums en Europe, après avoir enflammé les USA dès la fin de la guerre 40.

En regardant Caging The Ocean’s Wild, nous regardons le vrai visage de l’industrie, avant qu’elle ne se mette à mentir et à parler conservation et science pour tenter de sauver sa peau.
Puise donc ce film être largement vu par un public chinois !

Rossé sans cesse par ses codétenus, ce dauphin refuse obstinément de retourner dans l’eau

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