Comment le Marineland d’Antibes vous désinforme

« «En Norvège, les orques sauvages restent elles aussi au même endroit tout l’été pour chasser le hareng» explique sans rire le Marineland. 
Mais que font-elles le reste du temps ? A votre avis ?

Comment le Marineland d’Antibes vous désinforme

Comment le Marineland d’Antibes vous désinforme ? En tronquant l’information, en déformant les faits, en évitant certains des sujets, en ne citant pas les recherches importantes. Il ne fait là qu’imiter SeaWorld.
Mais dans quel but ? Comme l’indiquait Véronique Servais, le but des delphinariums est de gommer tout ce qui pourrait évoquer l’intelligence, de transmettre au public une image de gentille flipper infantile qui n’a de plus grande mission dans la vie que de servir l’humain et l’aimer. Son dressage est d’ailleurs le même que pour le chien.

« Le point de vue émis à partir du delphinarium sur l’«esprit» des dauphins n’est intéressant que parce que cette entreprise qui a nom delphinarium entend détruire cette entité mentale. L’«esprit» du dauphin est l’ennemi des delphinariums ; il menace, en effet, leur activité commerciale. Car, comme le racontait si bien Robert Merle dans Un animal doué de raison, « une fois que les dauphins eurent démontré leur haut degré d’avancement intellectuel en répondant aux interrogations des journalistes, de nombreuses questions éthiques se posèrent ». Lilly (1961) prédit également que «lorsque nous pourrons vraiment communiquer avec les dauphins, de sérieuses questions d’ordre moral se poseront ».

Sur la page Lagoon, les futurs participants à la séance peuvent trouver des informations à propos des dauphins qu’ils vont rencontrer.
Analysons ce texte :

Comment le Marineland vous désinforme à propos des dauphins

Vie sociale

Les dauphins vivent soit en petites bandes d’une dizaine d’individus, soit en groupes de plusieurs dizaines, sous la conduite d’un individu dominant. Ces groupes semblent varier selon les saisons. En automne et en hiver, le groupe principal rassemble les mères et leurs petits, les mâles vivant une partie de l’année à part, tout en restant à proximité du troupeau. Ils se rassemblent tous au moment de la chasse pour les repas, puis les petits groupes se reforment.Les dauphins ont un sens de la famille développé ainsi qu’un ordre hiérarchique très sophistiqué.

Chaque groupe est dirigé par un mâle ou par une femelle qui change de temps en temps. Il y a ensuite divers rangs qui peuvent aussi évoluer (par exemple, une femelle avec un petit monte dans la hiérarchie). Le « second » est souvent celui qui va guetter les événements extérieurs et va informer le groupe s’il y a un danger éventuel.Les dauphins sont aussi capables d’entraide quand l’un des leur est en difficulté.

FAUX

Les dauphins que l’on voit au parc sont des descendants ou directement issus de populations de dauphins résidents de Floride ou des Caraïbes. Ceux-ci forment au contraire des communautés très stables, mais dont les membres aiment à voyager pour visiter d’autres tribus voisines. Ce lieu de résidence est permanent et se perpétue de générations en générations, de sorte que les enfants adultes ne quittent jamais vraiment leur famille, puisqu’ils habitent sur le même territoire qu’elle.

Quant à la hiérarchie, la culture des dauphins se caractérise précisément par son absence de hiérarchie.
Aucune tribu de dauphins Tursiops n’a jamais été dirigé par un mâle dans ces sociétés hautement matriarcales, où ce sont les doyennes qui guident le clan, non par la force mais par leur sagesse et leurs connaissances.
Si des combats surviennent fréquemment entre mâles, ce n’est pas au nom d’un seul individu, mais d’un gang de trois ou quatre individus associés pour la vie et s’associant eux-mêmes avec d’autres coalitions dans des joutes sans fin pour capter les femelles exogamiques.

Et les dauphins ne sont non pas des macaques, aux castes sociales rigides. Les jeunes mères font l’objet d’une attention particulière de toute la tribu, comme chez les éléphants, parce que les enfants sont précieux. Mais elles ne montent pas d’un rang comme au delphinarium. Quant à ce « second » chargé de missions d’espionnage, il sort tout droit de l’imagination de Marineland.

Ce sont des comportements de captifs que Marineland nous décrit là, dans ce monde carcéral confiné où des mères vont jusqu’à tuer les enfants des autres, où les bagarres sont incessants et la hiérarchie brutale.
Rien à voir avec les dauphins libres.

Notons enfin le vocabulaire : là où les chercheurs sérieux évoquent des « sociétés complexes » ou « communautés culturelles », le Marineland parle, lui, de « groupes » et de « troupeau »…

Reproduction

La maturité sexuelle est de 8 ans pour les femelles et 10 ans pour les mâles. Une femelle attend un petit environ tous les deux ans. Après une gestation de 12 mois, le delphineau naît sous l’eau, le plus souvent la nageoire caudale la première pour éviter l’asphyxie.
Quand une femelle est enceinte, une autre femelle l’accompagne tout au long de sa grossesse. Elle participe à la protection du bébé qui nage souvent entre elle et sa mère. Le delphineau mesure entre 90 et 130 cm et pèse de 12 à 15 kg à la naissance. Sa mère l’allaite pendant 12 à 24 mois mais il commence à manger du poisson dès le 6ème mois. Le delphineau double de poids en 2 mois, soit 3 fois plus vite qu’un bébé humain, car le lait de sa mère est très riche en graisses et en protéines. Le petit reste aux côtés de sa mère pendant les premières années de sa vie.
La connaissance de l’évolution du delphineau a énormément évolué grâce aux études menées en parc sur la reproduction.

CORRECT

Ces données factuelles sont exactes. En revanche, les études menées au parc sur la reproduction n’ont jamais aidé un seul dauphin sauvage. Elles ont permis en revanche de multiplier le cheptel de cétacés clowns à coups d’insémination artificielles et de collectes de sperme.

L’univers palpitant du « lagon des dauphins »

Communication

Les dauphins peuvent voir sous l’eau, même lorsqu’ils nagent dans l’obscurité des eaux profondes, la nuit ou dans les eaux boueuses.Ils utilisent alors leur sonar (système de détection : l’écholocalisation) pour se repérer. Pour cela, ils envoient des sons « cliqués » qui rebondissent sur les objets et leur reviennent sous forme d’échos qui leur permettent de connaître la distance, la forme, la texture, la taille, l’épaisseur de chaque objet. Les basses fréquences permettent de localiser grossièrement l’obstacle, les hautes fréquences procurent des informations plus détaillées (de l’ordre du millimètre pour une épaisseur par exemple).
La précision est si grande qu’un dauphin peut différencier deux métaux de densité différente.

Les sons varient de 200 à 300.000Hz et sont dirigés à travers le melon qui est constitué de substances graisseuses. Les échos sont reçus par les oreilles et très probablement aussi par la cavité graisseuse de la mâchoire inférieure qui les transmet au conduit auditif.
Les dauphins ne possèdent pas de cordes vocales et produisent, par leur système respiratoire, des sons qui ont des fréquences plus élevées que chez l’homme. Le rôle des cordes vocales est tenu par des sacs à air localisés dans le conduit de l’évent, mais aussi par les muscles du larynx qu’ils actionnent.

On distingue deux types de sons : les sons émis pour l’identification, la signature de chacun (sifflements, sons explosifs) et ceux utilisés pour l’orientation et l’analyse de l’environnement (sons cliqués).
Pour communiquer entre les membres du même groupe ou entre groupes, ils utilisent des sons qui ressemblent à des sifflements, et chaque individu a une « signature » sonore qui lui permet de s’identifier. La signification précise de ces sons nous est encore inconnue, même si l’étude de la communication et des aptitudes sensorielles des dauphins est étudiée en parc depuis plusieurs décennies.

INCOMPLET

Correct, mais tronqué d’informations complémentaires qui auraient éclairé les dauphins sous un tout autre jour !
On notera d’abord que les sens et la communication sont fondus dans un même article, en évitant de parler du cerveau, de l’intelligence, des émotions qui font des dauphins des personnes et rendent aussitôt la captivité immorale.

Chose étonnante, car ce qui fait l’attrait principal du dauphin, outre son gentil sourire, c’est justement son intelligence. On l’a exhibé pour montrer cela dès la fin des années 40. Son cerveau énorme, plus riche en circonvolutions que le nôtre et dotés d’aires préfrontales plus larges, intriguait déjà Aristote !
Ce sont ses outils, ses cultures, ses dialectes, sa conscience de soi, ses facultés de raisonnement et la complexité de sa vie sociale qui rendent le dauphin extraordinaire.
Or, le Marineland d’Antibes n’en dit pas un mot. Il ne parle que de communication, en termes également réducteurs.

Les dauphins n’émettent pas que des sifflements, mais toute une série de sons. Les clics de l’écholocation leur sert aussi à communiquer, que l’on retrouve intimement intriqués avec des sifflements aux phrases de la syntaxe des dauphins de la Mer Noire, telle qu’étudiée par V. Markov.
L’hypothèse que le langage des dauphins serait de nature eidétique par transmission d’images sonores se confirment avec les recherches du Cymaglyphe.
Enfin, l’étude de la communication des dauphins a été étudiée depuis longtemps ailleurs que dans un bassin, où les prisonniers n’émettent plus de clics depuis longtemps sur les parois réverbérantes et n’imitent plus que le sifflet de leur dresseur.
Ainsi, Denis Herzing et bien avant elle, Wade Doak, ne travaillent qu’avec des dauphins libres, désireux de collaborer.

Espérance de vie

Le grand dauphin est le cétacé qui a été le mieux étudié en milieu naturel comme en parc par les scientifiques.
Son espérance de vie en milieu naturel atteint 17.4 ans, et elle est aujourd’hui de 34.3 ans en parc.
On rappelle que l’espérance de vie moyenne correspond à l’âge pour lequel au moins 50% d’une population est en vie. C’est le seul critère de comparaison valable entre deux populations. Les records de longévité observés sur certains individus peuvent donc être plus élevés. Le plus vieux dauphin sauvage observé sur les côtes du Texas est âgé de 44 ans, et le plus vieux dauphin vivant dans un parc européen a 53 ans. Il s’agit de Moby, au zoo de Nuremberg en Allemagne.

L’explication majeure qui explique cette différence entre le milieu naturel et la vie en parc vient du fait que les animaux en parc sont suivis médicalement et n’affrontent pas les menaces qui existent en milieu naturel.Il est donc convenu de dire qu’un grand dauphin peut vivre jusqu’à 40 à 50 ans, tout en gardant à l’esprit que ce n’est pas la moyenne d’âge de sa population.

Ce tableau nous indique qu’entre la naissance et 20 ans, les chances de survie sont meilleures pour les dauphins libres (en rose) que pour les captifs (en vert).

FAUX

Le Marineland d’Antibes joue avec les chiffres et manipule les faits.
Malgré ses calculs alambiqués, l’évidence est là : on meurt jeune en bassin, surtout si on est né captif ou que l’on a fait partie du premier lot de dauphins capturés dans les années 70.

En liberté, la delphine la plus âgée est sans doute Nicklo, dans la baie de Sarasota, qui approche de ses 70 ans.
Le plus vieux mâle est mort à 53 ans dans ces mêmes eaux. Ces deux dauphins ne sont pas des exceptions puisqu’on constate des âges avancés presque similaires dans la Baie des Requins, en Australie.
Comme le dit le Marineland, le grand dauphin peut vivre jusqu’à 40 à 50 ans, tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit là d’une vie complète où tout se passe bien. Et là, évidemment on chercherait en vain des dauphins de 50 ans au Marineland d’Antibes. A vrai dire, la plupart de ses 46 victimes sont mortes avant 20 ans.
Est-ce à dire que tout ne se passait pas bien dans leur vie ?

  • Alizé, né captif au Marineland d’Antibes le 19 mars 1992, le dauphin «souffrait d’un problème rénal chronique», indique le communiqué du parc. Alizé est mort 13 mai 2016 à l’âge de 24 ans.
  • Eclair, né en captivité le 13 septembre 1990 au Marineland d’Antibes, mort en février 2015 d’un cancer de la prostate. Il était âgé de 25 ans.
  • Mila-Tami, jeune femelle née en 2007, morte en janvier 2015 d’une occlusion gastrique. Elle était âgée de 8 ans.
  • Ecume, une femelle née en 1981 et capturée le 27/09/1985, elle est morte en 2013. Age du décès 32 ans.
  • Joséphine, capturée aux États-Unis en 1979 pour le parc marin d’Antibes morte le 23 août 2011 « des suites d’une maladie rénale », elle était âgée de 38 ans. Joséphine est connue pour avoir tourné dans le film « Le Grand Bleu ».
  • Kaly, née au parc en 2003, elle est morte le 7 juin 2011, âgée de seulement 8 ans.
  • Le petit de Sharky, mort-né au Marineland le 30 mars 2010.
  • Fenix, né en captivité le 23 décembre 2001, transféré au Marineland en 2005, mort le 10 octobre 2009 à l’âge de 8 ans.
  • Manon, née au Marineland le 28/05/1993, morte en août 2006 à l’âge de 13 ans.
  • Aurore, capturée dans le Golfe du Mexique vers 1985, arrivée à Antibes le 27 septembre 1985, morte en septembre 2005, elle n’avait pas 30 ans.
  • Tex, né libre en 1974, capturé au Texas entre 1978 et 1980, mort en septembre 2005, il avait à peine 32 ans.
  • Ona, née en 1999 au Marineland Catalunya en Espagne, morte à Antibes en octobre 2004. Agée d’environ 5 ans lorsqu’elle est morte.
  • Cornélius, né au Marineland le 28/05/1993, mort pendant un spectacle début 1996, âgé d’environ 3 ans.
  • Oum/Kim, arrivé à Antibes le 4 avril 1973, lieu de capture inconnu , mort le 12 avril 1993 de broncho-pneumonie après 20 ans de captivité. Il avait une trentaine d’années.
  • Nemo, mâle né probable en 1975, capturé le 23/11/1988 au large du Guatemala, mort le 27 août 1992 de décompensation généralisée. Agé d’environ 17 ans.
  • Limo ou Léo, mâle, né aux alentours de 1975, capturé le 23/11/1988 au large du Guatemala, mort le 27 janvier 1992 de pneumonie chronique sévère. Agé d’environ 17 ans.
  • Roissy, femelle, née vers 1974, capturée au large de Rockport (Texas) le 6/03/1979, morte le 31/03/1991 de septicémie et d’insuffisance rénale aiguë. Age estimé: 17 ans.
  • Coraline, femelle, née vers 1981, arrivée à Antibes le 27 septembre 1985, morte le 14 mars 1991 lors de la mise bas. Agée d’environ 10 ans.
  • Kay, capturée le 8 mars 1979, elle arriva à Antibes le 21 mai 1979 et mourut le 27 juin 1982. Elle avait moins de 10 ans.
  • André, arrivé à Antibes le 22 juillets 1972, lieu de capture inconnu, il est mort le 20 octobre 1980. Il avait une dizaine d’années.
  • Brigitte, arrivée à Antibes le 22 juillet 1972, lieu de capture inconnu, elle est morte le 19 janvier 1979. Elle avait une dizaine d’années.
  • Stimey, capturé, son lieu de capture et son arrivée à Antibes ne sont pas connus , il mourut le 1er juin 1989.
  • Robi, né aux alentours de 1970, capturé le 15 août 1978, arrivé à Antibes le 8 juin 1981, mort le 28 janvier 1987 d’artériosclérose et d’athérome. Agé d’environ 17 ans.
  • Houston, né vers 1975, capturé le 6 mars 1979 au Texas, arrivé en France le 21 mai 1979, il mourut le 16 Janvier 1987 de bronchopneumonie. Agé d’environ 12 ans.
  • Gem ou Kay, née vers 1971, capturée le 8 mars 1979, arrivée à Antibes le 21 mai 1979, morte le 27 juin 1982 d’insuffisance rénale. Age estimé: 11 ans.
  • Flipper, mâle né au Marineland le 29/07/1979, fils d’Evelyne, mort le 15/06/1980 de péritonite après avoir avalé un objet qui flottait dans le bassin (autopsié), il avait 1 an.
  • Evelyne, arrivée le 24 juin 1976 à Antibes, lieu de capture inconnu, elle mourra le 29 juillet 1979 en mettant son petit Flipper au monde (non autopsiée), après seulement 5 années de captivité. Elle avait une dizaine d’années.
  • Lucky, arrivé à Antibes après 1972, mort le 29 janvier 1978 d‘une pneumonie. Il avait une dizaine d’années.
  • Liste complète établie par C’est Assez

Ce groupe d’une mère entourés de ses deux fils et de son frère est jugé conforme aux schémas sociaux des orques libres

Comment le Marineland vous désinforme à propos des orques

Les orques sont encore moins bien servies  que les dauphins !
De leur vie intellectuelle ou sociale, on ne trouvera que ceci : 

Ecologie et comportement 

L’orque est un animal qui vit en groupe. Il peut être constitué de quelques individus seulement comme de plusieurs dizaines d’individus. Les liens sociaux sont très forts entre les membres d’un groupe notamment entre la mère et ses petits. Une hiérarchie est clairement établie au sein du groupe grâce à différents comportements (taper la nageoire caudale sur l’eau, coup de tête, claquement mâchoire, morsures, …). La structure est matriarcale, ce sont les femelles qui guident et gèrent le groupe. C’est probablement en raison de leur importance dans le groupe que les femelles orques peuvent présenter une ménopause, ce qui est le cas de peu d’espèces.
Malgré ces caractéristiques communes, les orques ont des comportements très différents selon l’endroit où elles vivent ; elles ont une culture qu’elles se transmettent de génération en génération. Il existe 10 écotypes (sous-espèces) dont les modes de vie peuvent être très éloignés les uns des autres.

FAUX

La hiérarchie semble vraiment obséder le Marineland.
Les matriarches comme Granny ne mordait personne et guidait la tribu du L Pod par sa sagesse et ses connaissances. Lequel L Pod s’intègre au sein d’une communauté plus vaste, celle des Orques Résidentes du Sud.

De manière générale, la société orque est basée sur une première unité matrilinéaire constituée de la matriarche, de ses enfants et de ses petits-enfants, c’est-à-dire au minimum de 5 à 6 individus. Du fait que les femelles peuvent atteindre 90 ans en liberté, il n’est pas rare de voir 4 générations qui se déplacent ensemble. Ces groupes matrilinéaires sont très stables. Ses membres ne se séparent que quelques heures par jour, pour aller s’accoupler ailleurs ou se nourrir.

A un deuxième degré, de 2 à 4 unités matrilinéaires se regroupent pour former un pod, composé d’une vingtaine de personnes ou plus.
Ces pods peuvent se diviser et se séparer durant plusieurs semaines avant de se retrouver.

Le troisième niveau de la structure sociale des orques est le clan.
Il regroupe un ensemble de pods, qui partagent tout à la fois le même dialecte semblable et une lointaine ancêtre commune.

Le dernier stade de l’organisation des orques est la communauté. Il s’agit d’un vaste ensemble de clans qui socialisent et se retrouvent régulièrement, mais ne partage ni le même dialecte ni d’ancêtres communs. Les groupes de troisième degré communiquent donc entre eux à l’aide d’un dialecte particulier de type « globish », utilisant un ensemble varié de clics, de sifflements et de sons pulsés.

Un bon point tout de même à Marineland pour avoir parlé de leur « culture », mais on aurait pu en dire un peu plus, décrire les merveilleuses stratégies de chasse, la variété des dialectes, le mystère de cette langue sifflée-cliquée si puissante et oui, encore un fois, la taille du cerveau et ses zones émotionnelles sous-développées.

Et voilà donc le bagage scientifique dont les visiteurs du parc pourront bénéficier lors de leur rencontre avec les dauphins
Voilà avec quoi ils seront sensibilisés aux étonnantes cultures, à la vie sociale complexe et à la prodigieuse intelligence des grands cétacés ! Ca valait bien le prix de la visite !


SeaWorld : l’usage de la science et du mensonge comme outil de marketing

Écume est morte au Marineland d’Antibes

Joséphine, le dauphin du Grand Bleu

Jusqu’à quel âge vivent les dauphins ?

L’intelligence des orques et la captivité