Dauphins de la Côte Belge et autres cétacés

Rudolf visite la plage de Knokke-Heist le 11 août 2010.

Dauphins de la Côte Belge et autres cétacés

Voir des cétacés libres au large d’Ostende !

La Belgique dispose, comme chacun sait, d’une série de plages agrémentées de dunes face à la Mer du Nord, depuis la frontière française jusqu’aux Pays-Bas.
Ce que l’on sait moins en revanche, c’est que des cétacés passent et vivent le long de ces côtes. Leurs cadavres échoués attestent régulièrement de leur présence mais aussi des problèmes de plus en plus en plus aigus qu’ils se doivent d’affronter.

Avez-vous déjà aperçu un dauphin ou un autre cétacé le long de la côte belge ? Sans doute non. Nombreuses sont les personnes qui sont surprises d’apprendre que plusieurs espèces de cétacés sont tout à fait communs le long des côtes atlantiques européennes.
En mer Baltique et dans la mer du Nord, les espèces les plus abondantes sont les « marsouin des ports » (Phocoena phocoena), et bien d’autres espèces de dauphins et baleines qui apparaissent de manière régulière ou exceptionnellement le long de nos côtes.
Il sont aujourd’hui gravement menacé par la pollution, les prises accidentelles dans les filets de pêches et par le trafic de navires très abondant sur la Manche, par exemple.

L’accord ASCOBANS a été conclu afin de coordonner et d’imposer légalement des mesures de protection en faveur des petits cétacés de la mer du Nord et de la Baltique. Cet accord concerne toutes les espèces de « baleines à dents » (odontocètes) à l’exception majeure – et fort regrettable – du cachalot. (Physeter macrocephalon).

Fin de l’automne, les gros cétacés migrent du nord de l’Atlantique vers les mers du Sud, les Açores du côté européen ou le Golfe du Mexique, à l’ouest. Au printemps, ils empruntent le chemin inverse. Il arrive que les animaux s’éloignent des routes habituelles. Plutôt que de passer à l’ouest des îles britanniques, les cachalots s’aventurent dans une fosse au large de la Norvège qui les mène tout droit vers les sables de la mer du Nord.

Colonie de phoques

Les échouages ont de multiples causes :
* Erreurs de navigation de la part du cétacé, qui se guide en principe sur les champs magnétiques.
* Parasites ou virus qui peuvent expliquer les décès en grand nombre. Ainsi, le rorqual trouvé en 1997 à Raversijde (Ostende) était-il mort d’infections provoquées par le morbilli. Ce virus, qui affaiblit le système immunitaire, fut responsable de la disparition des deux tiers des phoques de la mer du Nord à la fin des années 80.
* Polluants (PCB, mercure) qui fragilisent les cétacés et les rendent plus sensibles aux maladies et aux parasites.
* Sur-pêche, qui prive les animaux d’une bonne partie de leur nourriture.
* Réchauffement climatique la réduction massive des éléments nutritifs indispensables aux mammifères marins.

La pollution de la Manche et de la mer du Nord par des substances chimiques organochlorées (PCB) et par le mercure constitue une menace grave pour les populations de mammifères marins tels que les marsouins, les dauphins ou les baleines.
Les chercheurs ont relevé les taux de PCBs (molécule de la famille des dioxines) dans 70 cadavres de marsouins ayant succombé à la suite de maladies infectieuses. Ils ont constaté que ces taux étaient trois fois plus importants que ceux relevés sur des marsouins morts asphyxiés dans des filets de pêche.
Or les PCBs affaiblisent le système immunitaire des mammifères. Il y aurait donc un lien de causalité plus ou moins direct entre l’exposition des animaux aux PCBs et leur décès par maladie infectieuse. Les chercheurs essayent maintenant de démontrer que l’exposition au mercure renforce la tendance.

25-10-2018

Un rorqual de 18 mètres et 30 tonnes s’est échoué au Coq

Un rorqual de 18 mètres et 30 tonnes s’est échoué au Coq cette nuit
Triste spectacle sur la plage de Le Coq, à la côte belge, ce matin. Un rorqual (une des plus grandes « baleines » dont il est le cousin) s’est échoué durant la nuit, visiblement vers 2h du matin.
La police est sur place ce matin pour éloigner les curieux. Et laisser travailler ceux qui doivent autopsier puis dégager le mammifère dont le poids est estimé à 30 tonnes, d’après le Muséum des sciences naturelles.

Het versnijden van de vinvis is begonnen.

Posted by Lokale Politie Bredene/De Haan on Thursday, October 25, 2018


Les mammifères marins en Belgique en 2017

Les marsouins

En 2017, le nombre d’échouages de Marsouins était comparable à la moyenne des 10 dernières années. « La prédation par le phoque gris et les captures accidentelles ont été les principales causes de mortalité que nous avons identifiées », explique Jan Haelters, auteur principal du nouveau rapport. « Elles expliquent près de 60 % des 93 échouages de marsouins le long de la côte belge en 2017. »

Les autres cétacés

Des Dauphins à bec blanc ont été observés à deux reprises en 2017, tandis que des Grands dauphins ont été signalés plus régulièrement. Un cadavre de chacune de ces espèces s’est également échoué. Un Petit rorqual mort a été aperçu dans les eaux belges et s’est échoué par la suite aux Pays-Bas.

Les phoques

Avec 10 Phoques communs, 8 Phoques gris et 19 phoques non identifiés, le nombre de phoques morts ou mourants montre une tendance à la hausse. SEALIFE Blankenberge a accueilli temporairement et soigné 22 Phoques communs et 6 Phoques gris. En outre, un nombre remarquablement élevé de phoques blessés par des hameçons a été observé dans le port de Nieuport.

Un visiteur très inattendu

La Baleine boréale qui croisait au large d’Ostende et de Middelkerke le 31 mars et le 1er avril était la première à être signalée dans toute la mer du Nord. À peine un an après le Narval, cette baleine du grand nord suscite de nombreuses spéculations à propos des effets du changement climatique sur la vie marine dans l’Arctique et le monde entier.

8/2/2012

Un voyageur s’est éteint sur nos plages…

Un cachalot s’est échoué à proximité de la digue de Zeebrugge, le matin du 8 février 2012.
Le mammifère marin était toujours vivant sur la plage. Mais en fin de matinée, il a succombé à ses blessures. Selon les sauveteurs, le cachalot ne respirait plus depuis plus d’une demi-heure.
L’animal mesurait près de 13 mètres de long et présentait plusieurs blessures. Il s’agissait donc d’un jeune individu, non encore parvenu à sa taille maximale.

Au XXe siècle, des cachalots se sont échoués sur nos plages en 1954, en 1989 et en 1994, année au cours de laquelle ils furent 4 (3 à Coxyde et 1 à Nieuport). En 1991, un cachalot échoué est parvenu à s’en retourner dans les eaux tout seul.
Quelques années plus tard, un cétacé qui s’était déjà échoué à Norfolk, sur les côtes anglaises, a été retrouvé sur la plage de Coxyde, le 26 février 2004.

Selon l’UGMM, la mer du Nord n’est pas un environnement qui convient aux cachalots. L’UGMM indique que les cachalots mâles effectuent des migrations régulières.
« Alors que les femelles restent au sud, des groupes de mâles provenant de régions subtropicales du nord de l’océan
Atlantique se dirigent vers les mers plus froides du Nord avant de revenir vers le sud en automne ».

Sur le chemin du retour, certains de ces cachalots se trompent de direction – et sont distraits de leur route par le bruit des plates-formes pétrolières – et s’engagent alors dans la Mer du Nord, à l’Est de l’Ecosse, au lieu de continuer au large dans l’Atlantique.
Une fois en Mer du Nord, leur culture ancestrale leur dicte de garder cap au sud, là où la mer hélas est trop peu profonde et où les nombreux bancs de sable constituent autant de pièges.

Paix à l’âme de ce jeune « bachelor » qui retournait voir sa famille et ses petites copines. C’était une personne à part entière, quelqu’un qui portait un nom,et parlait un langage, un garçon qui avait une maman, des soeurs, des cousines, des frères, des amis, une histoire.
Personne ne saura jamais rien de tout cela…

15 avril 2011
Des orques en Mer du Nord !

Quatre orques ont été signalées à deux reprises dans les eaux françaises et britanniques de la mer du Nord à hauteur de Calais, vient de faire savoir Jan Haelters de l’Institut royal des Sciences naturelles.

« La présence d’orques dans le sud de la mer du Nord est rare mais possible. Ces observations doivent cependant être confirmées. »
Aucune orque n’a été aperçue dans la partie belge de la Mer du Nord durant les 20e et 21e siècles.
En effet, le dernier spécimen observé s’est échoué en 1850.
« Les orques sont parfois confondues avec des dauphins à nez blanc », souligne M.Haelters.

Comme les orques parcourent de grandes distances, il n’est pas possible de savoir si elles nageront dans les eaux belges.
« Actuellement, il faut d’abord déterminer s’il s’agit bien d’orques. Nous verrons si d’autres signalements sont recensés dans les jours à venir. »
Le fait que des orques se trouvent en mer du Nord ne signifie pas nécessairement qu’elles soient en difficulté, ajoute en substance Jan Haelters. Puisqu’il s’agit d’orques « transient », qui s’attaquent à d’autres mammifères marins – au contraire des « résidents », qui ne mangent que du saumon et vivent le long des côtes – il est assez logique qu’elles viennent chasser chez nous.  Les phoques et marsouins, leurs proies préférées, n’ont jamais été si abondants dans nos eaux.

Signalons tout de même que la très jeune orque Morgan s’est échouée récemment sur les côtes des Pays-Bas.
Aussitôt « acquise » par le Dolfinarium de Harderwijck, elle va finir ses jours à Loro Parque ou à SeaWorld, alors qu’il aurait été si facile de la remettre dans les nageoires de sa maman…
Etait-ce son « pod » qui recherchait son bébé ? Allez savoir ! Tout est possible avec les cétacés. On a bien vu un jour une orque libre se poster devant le delphinarium de Nagoya (Japon) où se mouraient nombre de ses semblables…..

C’est tellement mieux de les voir libres

 

Août 2010

Rudolf amuse les baigneurs le long de la côte belge

Depuis le 20 juillet 2010, un Grand Dauphin ambassadeur surnommé Rudolph – personne ne s’est soucié d’enregistrer sa signature sifflée,  c’est à dire son VRAI nom –  joue le long des côtes de Knokke en Belgique. Serait-ce notre ami Dony Randy Georges qui serait de retour ? Ou bien un nouveau venu ? L’analyse de son aileron dorsal semble plaider pour cette dernière hypothèse.

Un étonnant mais bien sympathique touriste a posé ses bagages à Knokke depuis le 20 juillet: un grand dauphin souffleur, dont la population a pourtant disparu de nos eaux depuis 60 ans. L’animal, auquel les scientifiques n’ont pas encore donné de prénom, s’amuse à faire des saltos à 100 mètres de la plage – ce qui est très proche -, au grand bonheur des badauds.

“ Sa première observation remonte au 20 juillet ”, explique Jan Haelters, de l’Institut Royal des Sciences naturelles. “Il est ensuite allé faire un tour dans l’Escaut occidental, où il est resté jusqu’au 3 août. ” Le dauphin a fait demi-tour pour revenir vers Le Zoute, où il parade volontiers à hauteur de la Lippenslaan. Il pousse aussi des pointes vers Heist et Duinbergen. C’est sans doute un “ ambassadeur ”, c.-à-d. un dauphin qui a quitté son groupe provisoirement pour aller faire coucou ailleurs.

Les dauphins solitaires sont très sociables envers l’homme, mais aussi très vulnérables: les bateaux doivent couper leur moteur à son approche. En août 2007, un autre dauphin a été blessé par des hélices sur nos côtes. Heureusement, il vit toujours: nous l’avons revu et reconnu à ses cicatrices ”, continue Jan Haelters.

La loi protège les cétacés et il est interdit de les perturber. Il est déconseillé aux nageurs de s’en approcher. “ Il s’agit visiblement d’un mâle, d’un bon 300 kg. Il peut être brutal. Et puis s’il s’amuse bien avec les gens, il peut les empêcher de sortir de l’eau”, prévient le spécialiste. Ce dauphin vient soit des grands groupes de cétacés qui vivent en haute mer en Atlantique, soit d’un groupe plus restreint (3 à 5 individus) non loin des côtes de la Manche du Royaume-Uni. Opportuniste, il prolongera son séjour chez nous tant qu’il trouvera de quoi se faire des gueuletons de poissons de taille moyenne. Sa présence est-elle un signe positif pour notre écologie? “ Non, c’est juste la preuve qu’il existe encore de grands dauphins dans nos eaux, alors qu’ils sont en difficulté partout. ” 

 


baleine-anvers

Octobre 2009

Une baleine tuée près d’Anvers

Que fait la Belgique pour empêcher ça ? 

« Une baleine a été retrouvée morte à l’entrée du port d’Anvers ce matin. L’animal mesure 12 mètres de long et a été tué suite à une collision avec un bateau.
De plus en plus de baleines entrent en collision avec des bateaux. La semaine dernière, une autre baleine à bosse avait été retrouvée dans la Tamise. C’était la première fois qu’une telle baleine était aperçue dans les eaux d’une rivière britannique.

Vers 2 heures du matin, un bateau a signalé être entré en contact avec une baleine à bosse et que l’animal avait été emporté vers le port d’Anvers. La police a du faire appel à un entrepreneur pour retirer l’animal de l’entrée du port.

Depuis 8h 30, des hommes tentent d’extirper l’animal non sans difficultés. La baleine glisse des filets et continue de dériver. Les pompiers du port suivent l’animal de près à bord d’un bateau, de même que la police. Une fois qu’elle aura été attrapée, la baleine sera déposée sur la plage de Sint-Anna. Là, les analyses pourront commencer.

La baleine à bosse est l’une des plus grandes espèces de baleines avec une longueur maximale de 15 mètres. L’animal peut peser à l’âge adulte entre 25 et 30 tonnes. La baleine à bosse est protégée depuis 1996, on compte 80.000 spécimens à travers le monde ».
Selon l’UGMM, il s’agirait plutôt d’un rorqual commun.

Au Dolfinarium de Harderwijk (Pays-Bas), des marsouins issus de la Mer du Nord sont régulièrement sauvés de l’échouage puis maintenus en captivité dans cette sorte de baignoire. Certains d’entre eux sont remis en mer. Photo P.Carzon

8/03/04

Un marsouin s’échoue à La Panne

Sur la plage de Coxyde, dans la zone allant des dernières habitations belges à la frontière française, la mer a rejeté un petit marsouin mort.
Le jeune mammifère marin mesurait 1m10 de long et présentait plusieurs blessures à la tête et aux nageoires. Mort pendant la nuit, il semble que le malheureux ait été pris dans un filet de pêcheurs « récréatifs » posé lors de la marée basse et se soit noyé en se débattant…

Les marsouins s’échouent souvent sur nos plages. L’an dernier, pas moins de 37 cadavres de marsouins ont été découverts le long du littoral belge. Leur population était abondante jusqu’aux
années soixante mais la pollution des eaux (PCB, DDT, bruit), les « prises accidentelles » et le trafic incessant des navires qui croisent dans cette partie de la Mer du Nord les ont repoussé aujourd’hui plus au sud.

Il n’empêche : si ces faits ne manquent pas d’inquiéter, ils prouvent aussi que notre côte abrite un grand nombre de cétacés libres (et de phoques) qu’il conviendrait de protéger davantage.
Par ailleurs, au lieu de les mener au Delphinarium de Bruges, les parents et les éducateurs devraient plutôt songer à organiser des sorties en mer et à faire découvrir à nos enfants les charmes du « whale-watching » belge.

2013 : un nombre record de marsouins morts

2014 : densité inédite de marsouins en Mer du Nord

marsouin-mer-du-nord

Marsouins


Automne 2003

Un cachalot au large d’Ostende ?

Le 16 septembre dernier, aux alentours de 16 h 45, un navire a aperçu un grand cétacé qui circulait dans la mer du Nord, à 10 km du port d’Ostende.
L’Unité de Gestion du Modèle Mathématique de la Mer du Nord a été aussitôt avertie de la présence de cette « baleine » (mysticète), laquelle était sans doute plutôt un cachalot (odontocète).

L’avion de l’UGMM – cet organisme belge qui enregistre tous les échouages et les observations d’animaux marins en mer du Nord – survole plusieurs fois par jour la côte belge pour repérer d’éventuelles pollutions au pétrole mais il n’a pas revu la baleine.
Cependant, du fait que ces animaux ne prennent leur souffle que de manière peu fréquente en surface, ils sont forcément très difficiles à observer.
Les services d’aide à la navigation ont bien entendu averti aussitôt tous les navires des environs de la présence inhabituelle de cette « baleine ». Le risque de collision est cependant minime, tous les cétacés étant naturellement capables de repérer les bateaux de très loin, à moins qu’ils ne soient endormis.

L’UGMM a expliqué que pour le moment, rien n’indiquait que ce cétacé fut malade, fatigué ou qu’il risquait de s’échouer sur une plage.
Il s’agit probablement d’un individu qui s’est simplement égaré et qui a pénétré dans la mer du Nord au lieu de longer l’Angleterre du côté de l’océan atlantique lors de son voyage vers le sud.

Fin de l’automne, on le sait, les jeunes cachalots mâles – les « bachelors » – descendent rejoindre les femelles depuis le nord de l’Atlantique vers les mers du sud, région des Açores pour les cachalots pro-européens ou Golfe du Mexique pour les cachalots yankees. Au printemps, ils prennent la route inverse et remontent vers les pôles.

Il arrive que certains d’entre eux s’éloignent des pistes habituelles.
Plutôt que de passer à l’ouest des îles britanniques, les cachalots s’aventurent dans une fosse au large de la Norvège qui les mène tout droit vers les hauts-fonds sablonneux de la mer du Nord et dans l’enfer sonore des plate-formes de forage et des innombrables navires marchand qui encombrent cette région marine.

Même dans de telles conditions, notre ami n’est pas nécessairement en danger. Il s’est sans doute empressé de retrouver sa route habituelle et de fuir une Mer du Nord qui ne ne constitue pas pour lui le biotope idéal. Les profondeurs marines n’y dépassent pas en effet 30 ou 40 mètres alors que les cachalots doivent plonger bien plus bas pour aller chercher leur nourriture.
Puisque ces nouvelles datent déjà de plus d’un mois, et qu’aucun échouage de cachalot n’a été signalé le long des côtes françaises, tout porte à croire que le cachalot d’Ostende s’en est sorti sans encombres et qu’il a rejoint les siens.

Au cours des trois dernières années, cinq grands cétacés ont été signalés en Mer du Nord.
Le 27 mars dernier, un cachalot s’est échoué à Oye-Plage en France.
En juin 2002, un autre cachalot avait été aperçu dans le Westerschelde aux Pays-Bas et à Zeebruges.
En novembre de la même année, deux globicéphales noirs égarés ont été identifiés en mer du nord.
Enfin, le 19 septembre 2001, le cadavre décomposé d’une baleine à bec de Sowerby a été retrouvé sur une plage de Dunkerque, sans doute assommée par les essais « super-sonar » de la US Navy.

cachalot-mort.jpg

26 février 2004

Un cachalot s’est échoué sur la plage d’Oostduinkerke

Un cachalot mâle adulte, mesurant près de 15 mètres et d’un poids estimé à 30 tonnes, s’est échoué sur la plage d’Oostduinkerke (Belgique) dans la nuit de mercredi à jeudi.
Il s’agit là du 21ième grand cétacé découvert sur une plage belge depuis 1403. Ce cachalot était déjà mort depuis plusieurs semaines à en juger par son état de décomposition avancé.

Sa carcasse sera enlevé de la plage ce vendredi et conduit à l’usine de destruction animalière de Denderleeuw. Des échantillons ont été prélevés qui seront transmis au département de pathologie vétérinaire de l’Université de Liège pour analyse.

En automne, des groupes de cachalots migrent du nord vers le sud de l’océan Atlantique pour y hiberner. Par accident, ils peuvent entrer dans la mer du Nord et comme la mer y est peu profonde, les animaux peuvent y rencontrer des difficultés, mourir ou s’échouer.

Fin novembre 2003, deux cachalots se sont par exemple échoués sur une île allemande. Trois autres animaux du même groupe de « bachelors » ont continué leur voyage. Il est possible que le cachalot trouvé aujourd’hui appartienne à ce groupe.
Par ailleurs, rappelons que le 16 septembre 2003, aux alentours de 16 h 45, un navire avait aperçu un grand cachalot qui circulait dans la mer du Nord, à 10 km du port d’Ostende.

 

OOSTDUINKERKE, BELGIUM : People watch a dead cachalot that ran ashore on the beach of Oostduinkerke, Thursday 26 February 2004..
BELGA PHOTO LIEVEN VAN ASSCHE

3 mars 2004

Le mystère du cachalot éclairci

Le cachalot échoué sur la plage de Coxyde le 26/02/2004 s’était probablement échoué précédemment à Thornham, UK. Le  mystère de la mâchoire disparue est ainsi éclairci.

Le mercredi 28 janvier, un cachalot mort s’est échoué sur la plage de Thornham, Norfolk, UK. L’animal avait été signalé quelques jours auparavant dans les environs d’Holme. Ensuite, le cadavre a été transporté vers l’est par les courants en direction de Thornham.
Les deux endroits se situent à l’estuaire de la Wash, constitué de nombreux bancs de sable.

Quand l’animal s’est échoué, des chasseurs de  souvenirs  (ou d’ivoire ?) ont prélevé la mâchoire. L’animal est resté sur la plage durant tout le week-end. Des biologistes de l’UGMM, voyant une photo du cachalot anglais sans mâchoire, ont contacté le Natural History Museum à Londres, où sont rassemblées les informations des échouages sur les côtes du Royaume Uni.

Le responsable leur a confirmé que la mâchoire inférieure avait été enlevée sur la plage de Thornham. A cause du mauvais temps, le cadavre n’avait pas pu être enlevé et il a disparu dans la mer après quelques jours. Le cachalot était un mâle de 13 mètres de long, comme celui de Coxyde.
Il s’agit probablement d’un seul et même animal.

L’Université de Liège a autopsié le cachalot de Coxyde : la mâchoire a été sectionnée vraisemblablement à l’aide d’une tronçonneuse. Le fait que le cachalot ait dérivé du Royaume Uni vers la côte belge en quelques semaines nous fournit des informations intéressantes sur les courants qui prévalent dans la zone et sur le temps de décomposition d’une carcasse de cachalot.

La côte belge , nourricière et dangereuse

14 février 2002

Mesures draconiennes pour la protection des espèces marines

Le Gouvernement Fédéral Belge vient de prendre une série de mesures draconiennes pour une meilleure protection de la faune et de la flore de la mer du Nord : un arrêté royal est paru le 14/02/02 au Moniteur Belge, interdisant de capturer, déranger, transporter, détenir ou vendre des animaux sauvages de toutes les espèces de phoques, cétacés, tortues et oiseaux de mer fréquentant nos eaux ainsi que de plusieurs espèces de poissons.

Les infractions sont punies d’amendes pouvant aller de 495 Euros à 495000 Euros.
Les captures involontaires, notamment dans les filets de pêche, doivent être signalées aux autorités.

Beaucoup de ces mesures sont prises en application de conventions internationales et des directives européennes sur la protection des habitats naturels et des oiseaux, mais plusieurs vont considérablement plus loin que ce qu’exige le droit international. C’est tout un chapitre de la loi de 1999 sur la protection du milieu marin qui entre ainsi dans sa phase d’exécution concrète.


Cachalot : intelligence, vie sociale et langages