Dauphins de la Mer Noire : une espèce menacée par les delphinariums

Dauphins de la Mer Noire en liberté

Dauphins de la Mer Noire en liberté

Dauphins de la Mer Noire : une espèce menacée par les delphinariums

Les dauphins de la Mer Noire sont une espèce principalement menacée par les delphinariums.
Dès la fin des années 90, un rapport accablant de la WDCS révélait le commerce illégal florissant qui permettait à tous les delphinariums d’Ukraine, de Russie et des pays limitrophes, de s’approvisionner en dauphins de spectacles pas chers et résistants.

Après avoir déjà été victimes de massacres massifs sous le régime soviétique et subi les affres de la pollution, les  « afalinas » obtinrent de haute lutte une protection de la  CITES en 2002. Ils continuent cependant à être exploités par l’industrie de la captivité.  On en trouve aujourd’hui partout dans le monde, de la Thaïlande au Maroc en passant par la Grèce…

La chasse industrielle au dauphin de la Mer noire était une spécialité soviétique

Les dauphins de la Mer Noire sont reconnus comme une sous-espèce distincte, qui diffère morphologiquement des populations de l’Atlantique et de l’Océan Pacifique. La population de la Mer Noire est également différenciée génétiquement des autres populations du grand dauphin dans l’est et l’ouest de la mer Méditerranée et dans le nord-est de l’océan Atlantique.

Tursiops truncatus ponticus occupe de manière endémique la Mer Noire en Europe de l’Est. Cette étendue d’eau isolée en Europe de l’Est, est aujourd’hui particulièrement dégradée par la présence humaine. Du fait de cet isolement, les dauphins de la Mer Noire constituent une population spécifique distincte de celles que l’on trouve en Méditerranée ou dans les océans.

Le corps est gris foncé sur le dos et blanc sur le ventre.
Le rostre est court, la mâchoire inférieure légèrement prognathe. La nageoire dorsale est grande et triangulaire, arquée vers l’arrière. Les dents sont coniques, beaucoup plus grandes que celles du dauphin commun. Leur nombre est nettement inférieur: 36-52 sur chaque mâchoire. Le dauphin Tursiops ponticus est le plus grand représentant des cétacés de la Mer Noire, atteignant une longueur pouvant atteindre 3,3 m et pesant jusqu’à 300 kg.


Archives

Dauphins de la Mer noire

Le rude combat pour protéger le dauphin de la Mer Noire

1999
Dolphins Traders

Jusqu’à ce jour, les organisations internationales de défense de la nature, tels le WWF ou GREENPEACE, se sont toujours gardé de dénoncer officiellement la détention de cétacés à des fins d’exhibition publique, arguant de ce qu’une telle pratique ne menaçait pas la survie des espèces concernées.

De récentes informations viennent clairement contredire ce fait.
A la demande de l’association anglaise Whale and Dolphin Conservation Society, une enquête a été mené sur un vaste trafic de dauphins Tursiops capturés en Mer Noire. Cette enquête, intitulée « Dolphin Traders » et qui couvre les années 96 à 99, a été réalisée par Doug Cartlidge et Niki Entrup (Allemagne).

Ce réseau de trafiquants a son siège en Ukraine mais il dispose également de relais en Russie, Georgie et Bulgarie, ainsi que de puissants appuis de la part de plusieurs laboratoires scientifiques de l’ex-Armée Rouge.
Ce commerce n’a rien de secret et son leader incontesté, Michael Reshetnikov, Président Directeur Général de la société russe Zoolex donne tous ses prix sur son site Web aujourd’hui subtilement délocalisé : http://zoolex.hypermart.net/.
Pour 38.000 livres, il vous sera livré une baleine à bec et pour 16. 000 livres, une loutre de mer, en principe rare et très protégée. Une « garantie de survie de 15 jours » est assuré pour chaque animal.

Cette société et d’autres trafiquants associés moins connus puisent aujourd’hui abondamment dans le réservoir à dauphins libres que constitue la mer Noire.
Depuis des siècles, en effet, une abondante population de dauphins y prospère, qui a développé toute un ensemble de techniques de pêche originales. Le cétologue russe Vladimir Bel’Kovich (USSR Academy of Sciences) les a notamment observés et décrits. (in « Dolphin Societies », by Pryor and Norris)

En moins de dix ans, plus de cinquante deux (52 !) dauphins Tursiops ponticus ont été arrachés à ce biotope non-protégé afin d’être vendus à des delphinariums.
L’Argentine, Chypres, la Hongrie, Israël, Malte, la Turquie, la Roumanie, l’Inde et Bahreïn ont ainsi commandés à bas prix des dauphins en provenance d’Ukraine.
Certains d’entre eux sont morts de sécheresse sur un tarmac d’aéroport, d’autres ont crevé lamentablement au fond de bassines métalliques ou se voient encore aujourd’hui exhibés dans des cirques ambulants. D’autres enfin, trop abîmés par le voyage (un « bassin de regroupement » à Belgrade sert d’étape) ont été renvoyés en Russie pour y mourir sous une ultime vivisection « scientifique ».

Le delphinarium mobile de Moscou et ses « afalinas » en 2016

Ce commerce a encore augmenté en 1999.
De l’avis des scientifiques cités dans le rapport du WDCS, de graves perturbations affectent désormais toute l’organisation sociale des dauphins locaux.
Dans ces sociétés complexes où les individus sont étroitement relié par des liens familiaux, le rôle de chaque individu s’avère déterminant.
La disparition brusque d’une mère et de son enfant (cas de capture le plus fréquent) perturbe en profondeur l’équilibre du groupe. Chaque femelle mature est en effet impliquée dans la recherche collective de nourriture et dans les soins donnés aux petits, chaque mâle est nécessaire à la défense du groupe et aux chasses collectives et chaque delphineau, enfin, représente enfin la promesse d’une génération neuve génétiquement diversifiée.

Doug Cartlidge et Niki Entrup lancent donc un cri d’alarme au strict plan écologique : au rythme où se déroulent les captures actuelles, une menace très réelle pèse sur les dauphins Tursiops de la Mer noire.
Les dauphins de la mer Noire sont par ailleurs soumis à d’autres menaces : la pollution, l’excès de pêche et les modifications sévères de leur habitat les ont déjà gravement affaiblis.
Cette vulnérabilité a d’ailleurs été officiellement reconnue par un rapport du « Global Environmental Outlook » (GEO) dépendant du programme environnemental des Nations Unies. Ce rapport cite la Mer Caspienne, la Mer Noire et la Mer d’Azov comme particulièrement menacées par la présence humaine. (UNEP, 1997:68).

Dans le même esprit, « l’Accord relatif à la conservation des cétacés de la Mer Noire, de la Méditerranée et des Aires Atlantiques contiguës » (ACCOBAMS) se conclut par cette résolution:
« Les parties signataires prendront toutes mesures nécessaires pour atteindre et maintenir un statut de conservation favorable pour les cétacés de ces régions. A cette fin, les parties s’engagent à éliminer, là où cela n’a pas déjà été fait, toute capture délibérée de cétacé et à coopérer pour assurer à ceux-ci un réseau de zones protégées« . (Article 2, 1).
Enfin, lors d’un symposium intitulé « First International Symposium on Marine Mammals of the Black Sea« , et qui s’est tenu du 27 au 30 juin 1994 à Istanbul, des représentants de l’Ukraine et de la Russie ont adopté une résolution, s’engageant en substance : « à renoncer à toute capture de mammifères marins à des fins commerciales dans les zones concernées » (Ozturk, 1996).

La politique actuelle des états sus-cités va totalement à l’encontre des conclusions de l‘ACCOBAMS.
Toutes les recommandations des organismes internationaux ont été ignorées, ce qui met désormais sérieusement en danger la survie même des dauphins de la mer Noire.
Il est évident que des menaces du même ordre, mais moins bien étudiées, pèsent également sur les orques, les bélugas ou les globicéphales, eux aussi régulièrement capturés en milieu naturel. Les gestionnaires de delphinarium prétendent s’auto-suffire par l’élevage en bassin mais cette assertion est un mensonge : de plus en plus de dauphins « frais » sont achetés à des trafiquants et l’ensemble des petits cétacés se doit donc d’être protégé de ces pratiques d’un autre âge par tous les organismes de défense de la nature.

Cirque ambulant du Zoo de Moscou : les dauphins de la Mer Noire sont fièrement exhibé, ici en 2016

Mai 2000

Nairobi XI : Conférence de la CITES

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les débats se sont achevés à Nairobi et les votes définitifs ont été négatifs pour les dauphins de la Mer Noire. La Belgique et la Hollande ne semblent pas avoir soutenu le dossier. On trouvera sur le site du WDCS un rapport  sur ces débats de Nairobi et sur l’évolution du sort de  « Tursiops truncatus ponticus » jusqu’à la prochaine Conférence dans trois ans.

Rappelons une dernière fois la nature du problème :
« Les pêcheurs turcs tuent les dauphins au fusil et au piège à une échelle qui ramène à des proportions dérisoires les massacres de dauphins par les Japonais dont on parle beaucoup plus. Selon la Fondation pour la défense des espèces en danger, plus de 90.000 dauphins ont été tués ces quinze dernières années. La plupart ont été étuvés pour en extraire de l’huile et les restes transformés en aliments pour volaille. Mais l’huile de dauphin est peu demandée depuis que la Communauté européenne a interdit les importations de produits baleiniers
(dauphins et marsouins inclus).
Entre l’Union soviétique, la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie, 25000 dauphins disparaissaient chaque année en mer Noire dans les années 30. Puis l’inévitable se produisit. Le nombre des dauphins diminua de façon si catastrophique qu’en 1969 les trois premiers pays arrêtèrent ce bain de sang. Néanmoins, les pécheurs de Trabzon et d’autres ports turcs de la mer Noire sont encore sortis en force tout l’hiver, harcelant les dauphins sur le trajet de leur migration vers l’ouest, le long de la côte ».
Sunday Times, Londres avril 1982.

La proposition de reclasser les dauphins de la Mer Noire de l’Annexe II à l’Annexe I, actuellement débattue à la XI Conférence de la CITES à Nairobi, constitue une mesure préventive justifiée par les menaces qui pèsent sur  l’existence de ce sous-groupe, parmi lesquelles les captures aux fins d’alimenter le marché des delphinariums.
La CITES reconnaît, en vertu de ce principe de précaution, qu’en cas d’indécision, les parties choisiraient la solution la plus propice à protéger les espèces, lorsqu’il s’agit de reconsidérer le classement de certaines espèces d’une annexe à l’autre. Bien qu’il n’y ait que peu de données disponibles à propos de l’état actuel des populations de dauphins de la Mer Noire, il est évident que ces dauphins sont extrêmement menacés, tant à cause de la dégradation de leur habitat que du fait des captures incessantes dont ils font l’objet.

Ce n’est un secret pour personne que la Mer Noire est aujourd’hui l’une des mers intérieures les plus polluées au monde. Le manque de données récentes relatives à cette dégradation ou au commerce international ne peut être un prétexte à refuser d’engager des mesures pour protéger cette sous-espèce.
Compte tenu des informations jointes à la proposition et de l’évidente dégradation de l’écosystème en Mer Noire, le reclassement de Tursiops truncatus ponticus est non seulement justifiée mais également nécessaire et urgent !

Le delphinarium mobile de Moscou

Proposition refusée !

A l’attention de Madame Annemie Neyts-Uyttebroeck,
Ministre, adjoint au Ministre des Affaires étrangères, chargé de l’Agriculture
Le 10 novembre 2002

Madame La Ministre,

Je me permets de revenir à mon précédent courrier en date du 29 juillet 2002, auquel vous n’avez malheureusement pas cru nécessaire de réagir et qui concernait la présence de notre délégation belge aux débats de la 12ieme Conférence des Parties à la Convention de la CITES, réunie à Santiago du Chili du 3 Novembre au 15 Novembre 2002.

Ce jeudi 7 novembre 2002, la proposition d’interdire totalement le commerce des dauphins de la Mer Noire, victime privilégiée de l’industrie mondiale de la captivité, vient d’être rejetée.

La Géorgie, l’un de six pays dont le littoral s’ouvre sur la Mer Noire, avait demandé à l’assemblée de la CITES, qui regroupe près de 160 nations, de proscrire le trafic international de cette espèce particulière de dauphin Tursiops, avant qu’elle ne disparaisse complètement et de la placer en Annexe I.
La proposition de Mr.Irakili Matcharashvile fut l’une des premières à être abordées lors des débats qui s’ouvraient cette semaine à Santiago du Chili.
40 pays ont vote en faveur de la protection accrue de cette espèce, parmi lesquels la Roumanie, la Bulgarie et la Turquie, le Brésil, la Hongrie, Israël, Monaco, le Qatar et les Etats-Unis d’Amérique.
31 pays s’y sont opposés et 39 se sont abstenus, parmi lesquels le Danemark qui s’exprimait au nom des autres nations européennes.
Seule exception notable : la Grèce et le Luxembourg ont refusé de voter en bloc derrière le Danemark et se sont exprimés contre la protection des dauphins de la Mer Noire !
La proposition n’a donc pas recueilli les 2/3 des votes indispensables à son approbation, du fait de l’insuffisance prétendue des données scientifiques relatives à cette espèce. On le sait, les dauphins Tursiops sont très recherchés par les parcs marins, les delphinariums et les cirques ambulants, en raison de leur capacité à survivre plus longtemps en captivité et à apprendre rapidement diverses acrobaties.

Le commerce des dauphins de la Mer Noire en vue d’alimenter ce type de spectacle a déjà été sensiblement réduit par la CITES, qui a classé cette espèce dans son Annexe II afin d’en limiter partiellement l’exploitation.
Mais ces mesures ne sont pas considérées comme suffisante par un certain nombre de scientifiques. L’exploitation massive de ces populations de dauphins aux fins d’alimenter les delphinariums a commencé dans les années 90. La menace qui pèse sur ces dauphins est encore aggravée par la pollution extrême de leur habitat, qui réduit leur taux de reproduction.

« La situation en Mer Noire est vraiment tout à fait désespérée. Une population affaiblie par les captures se trouve aujourd’hui fortement affectée par un environnement dégradé « , a déclaré publiquement Mark Simmonds, l’expert scientifique du WDCS.
Les écologistes affirment par ailleurs que selon les plus récentes données scientifiques, les dauphins de la mer Noire sont bien une espèce distincte de la population qui vit en Méditerranée ou dans l’Atlantique Nord. Une protection spéciale est donc indispensable pour cette espèce mais une fois encore, divers pays financièrement impliqués dans le commerce de cétacés vivants récusent ces affirmations.

La Russie, par exemple, qui s’impose peu à peu comme le principal exportateur de cétacés captifs dans le monde, en même temps que Cuba, affirme haut et fort que les dauphins de la mer Noire ne sont jamais mieux portés et que leurs populations sont florissantes.
« Les scientifiques russes ont interrogé des pêcheurs et des marins de la Mer Noire et 70 pour cent d’entre eux déclarent que les populations de dauphins augmentent » affirme Valentine Iluashenko, un délégué russe à la CITES.

« Faux. Les dauphins de la Mer Noire forment de petites unités sociales et se multiplient à un rythme globalement identique à celui de l’être humain. Epuisés par les chasses incessantes dont ils ont fait l’objet depuis la fin du 19ième siècle jusqu’aux années 80, d’abord pour leur viande puis plus tard pour leur huile, les dauphins doivent aujourd’hui faire face aux toxiques chimiques massivement déversés dans la mer noire et aux captures des delphinariums. Pour rappel, près de 120 dauphins de la Mer Noire ont été capturés puis mis en vente – parfois directement sur Internet – au prix moyen de 20.000 dollars pièce «  rétorque Mark Simmonds du WDCS.

Du fait qu’une partie des documents relatifs à la spécificité génétique des dauphins de la Mer Noire n’a pas été remise aux membres dans les temps requis, il semble qu’un ultime vote reste encore possible dans le courant de cette semaine une semaine, si les parties le demandent.

L’intervention vigoureuse des délégués européens en ce sens est d’autant plus attendue que le Parlement européen s’est déjà prononcé pour sa part en faveur d’une protection totale des dauphins de la Mer Noire Procès Verbal du 16/03/2000 – Edition provisoire Cites (Convention sur le commerce international de la faune et de la flore en danger B5-0243, 0249, 0260, 0269 et 0275/00 http://www.europarl.eu.int/)

Je me permets dès lors de vous demander une nouvelle fois, Madame la Ministre, au nom de tous les amis des dauphins en Belgique et en Europe, de bien vouloir insister auprès de nos délégués européens et belges à la CITES pour qu’ils réclament un nouveau vote sur cette question et obtiennent enfin l’approbation de la proposition bulgare en faveur d’une protection totale des derniers dauphins de la Mer Noire.

D’avance, un grand merci !

Y.Godefroid
Dauphins Libres

Dauphin de la Mer Noire. Photo WDC

Victoire !
Le commerce des dauphins de la Mer noire est interdit par la CITES !

SANTIAGO, Chili 15 novembre 2002

Les délégués de la conférence de la CITES ont voté ce jeudi l’arrêt complet du commerce des dauphins de la Mer noire, un animal recherché par tous les delphinariums du monde. Revenant sur une décision antérieure, les membres de la CITES ont finalement approuvé la proposition de la Géorgie de réduire les quotas de captures annuelles à zéro.
« Ce résultat est un succès remarquable pour les dauphins de la Mer noire, a déclaré Niki Entrup, du WDCS, « et la communauté internationale a vraiment fait un pas en avant pour aider cette espèce « 

Les défenseurs des cétacés affirment qu’une exploitation croissante des dauphins de la Mer Noire depuis près de dix ans, principalement à l’initiative de la Russie, avait amené l’espèce au bord de l’extinction.
La Georgie avait déjà déposé sa proposition au début de la conférence mais celle-ci avait été rejetée par les états membres.
Aujourd’hui, l’espèce est placée sur une liste qui contrôle le commerce des animaux vivants sur base de quotas autorisés annuels.
Ceux-ci sont réduits à zéro pour les dauphins de la Mer Noire.

La Russie et les autres états qui vendaient habituellement – y compris via Internet – des dauphins de la Mer Noire ne seront désormais plus autorisés à délivrer des permis d’exportation pour des animaux de cette espèce.

Cirque ambulant de Moscou

Après la « victoire » 

2017
Les autorités russes surveillaient depuis six mois l’action d’un groupe d’habitants du district de Kouban, impliqués dans la capture et le commerce illégal de dauphins de la mer Noire.

Au cours des recherches, 3 dauphins afalinas ont été découverts dans une piscine à Kuban. Les propriétaires n’ont pas été en mesure de fournir les documents pertinents concernant ces dauphins en mauvais état. Les animaux ont ensuite été saisis et transportés par des vétérinaires des delphinariums Anapa et Sea Star. Ils sont actuellement détenus dans les installations de Sea Star.

Les « afalinas » ou dauphins Tursiops ponticus sont classés comme protégés dans le Livre rouge par la Fédération de Russie et le commerce de l’espèce est interdit par la CITES, mais le marché noir semble tourner à plein régime.
Les propriétaires des dauphins ont été arrêtés tandis qu’une qu’une procédure pénale était en cours contre eux en vertu de l’article 256 du Code pénal de la Fédération de Russie, pour récolte illégale de ressources biologiques aquatiques.
S’ils sont reconnus coupables de braconnage, ils risquent jusqu’à cinq ans de prison et une amende pouvant atteindre 500 000 roubles.
Marine Connection


Syntaxe et vocabulaire chez les dauphins de la Mer Noire

Techniques de chasse chez les dauphins de la Mer Noire

Krasnodar : deux dauphins russes dans un hangar

Dauphins soldats russes : le grand retour !

Le Bassin des Suicides au Delfinariu de Constanta