De rouille et d’os



« De rouille et d’os » au Festival de Cannes : orques en vedettes

2012

Tiré d’une histoire de Craig Davidson, le nouveau film de Jacques Audiard « De rouille et d’os » met en scène Marion Cotillard dans le rôle d’une dresseuse d’orques.
Ce sont les orques du Marineland d’Antibes qui ont joué ici les méchants, puisque l’héroïne, Stéphanie, se fait bouffer la jambe par une baleine tueuse réduite en esclavage.
Rappelons que les agressions d’orques sur leurs dresseurs sont loin d’être exceptionnelles. On en compte au moins une centaine rien que pour SeaWorld. Au moment du tournage, Dawn Brancheau venait d’être tuée par Tilikum et pas mal d’agressiosn avait également eu lieu en France, toutes soigneusement tues. C’est pourquoi Marineland a déconseillé au réalisateur toute scène de nage avec les orques.

Par ailleurs, il semblerait que ce rôle de dresseuse ait touché Marion Cotillard.
Dans une interview donnée à l’époque, elle décrit en termes fort justes l’ambiance du Marineland et l’attitude de Katia, gardienne de camp qui en a vu d’autres  :

– « Votre personnage de Stéphanie dresse des orques ?

« … Oui. Ça a dû être la chose la plus complexe pour moi. Non pas appréhender l’orque (dès que tu le nourris, il t’obéit au doigt et à l’oeil) mais accepter d’être dans un univers de captivité, ce qui pour moi, en raison de mon rapport aux animaux, à la terre, est terrible.
A priori, pour moi, en raison de certaines de mes convictions, un Marineland, c’est l’horreur.  
Après, c’est comme tout, tu bosses dans un endroit et tu rencontres des gens formidables : Katia, la femme qui m’a entraînée, était merveilleuse, vraiment.
Mais voir un tel spectacle en descendant de l’avion de L. A., complètement décalée, tu es là, au Marineland d’Antibes, tu vois les baleines, des autobus dans une baignoire, un signe de la main, elles font un salto arrière : tu vois l’homme dominer la nature et c’est un truc que je supporte mal, jusqu’à avoir envie de pleurer.

 Je regardais ça avec ma tête de zombie sous décalage horaire.
Et Katia l’entraîneuse me demande comment je trouve ça.
Et là, soudain, c’est le blanc. Cette honnêteté a fait flipper 
Katia, mais la fille est bien. Et de toute façon, il va falloir travailler, car on a cinq jours seulement de préparation avec les orques et le sixième jour, tu tournes. Faut essayer de se sortir de son contexte et se dire qu’on aime les gens.
Et les dresseurs aiment, eux aussi, les animaux, c’est paradoxal, donc intéressant pour qui s’intéresse aux gens. Et je sais que oui, j’ai ça en moi : j’aime les gens ».

Marion Cotillard pendant le tournage . Photo Splash

Bref, notre Marion aime davantage les humains que les orques et n’est pas prête d’entrer en activisme.
Pour éveiller davantage la conscience de Marion Cotillard à propos de la captivité des cétacés et de celles des orques du Marineland d’Antibes en particulier :

info@cotillard.net (e-mail de l’actrice)
http://www.cotillard.net/phpBB3/ (forum)

 


https://www.dauphinlibre.be/le-marineland-dantibes/


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