Le Dolfinarium de Harderwijk se débarrasse de ses dauphins

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Un lagon de rêve pour les dauphins ….

 

Le Dolfinarium de Harderwijk se débarrasse de ses dauphins en surnombre

2 juillet 2016
Déclaration du Dolfinarium de Hardewijk 

« Le Dolfinarium veut déplacer certains de ses dauphins vers d’autres parcs. Le parc estime qu’il détient trop de dauphins que pour pouvoir leur donner les soins dont ils ont besoin.
Ces 4 derniers mois, 6 dauphins ont déjà été déplacés ailleurs. Ainsi, au début du mois de juin, Sting et Makai ont déjà déménagé en Espagne, dans le parc Palmitos, comme l’a rapporté la presse locale. Le delphinarium envisage d’en expédier encore quelques uns à l’étranger.
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Un porte-parole du parc a insisté pour dire que ces mouvements de dauphins n’ont rien à voir avec la pression des activistes qui estiment que les basins sont trop petits et s’opposent à la captivité des cétacés.
 « Cela n’a rien à voir avec l’espace disponible à Harderwijk. Ils en ont assez. Mais les dauphins ont besoin de beaucoup de soins, de nourriture, de dressage et d’amour. Il est difficile de gérer un aussi grand groupe », a déclaré un porte-parole. « Nous croyons qu’avec moins de dauphins, nous pourrons mieux en prendre soin ».

Selon le porte-parole, le parc n’a jamais cessé depuis des années de transférer des dauphins. Mais le déplacement vers d’autres zoos en Europe n’est pas quelque chose qu’on organise au pied levé. C’est un processus minutieux qui demande beaucoup de préparations, en partie pour empêcher les animaux de se retrouver avec des membres de leur famille, avec les risque d’endogamie que cela suppose »


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Comme le delphinarium de Bruges, celui de Harderwijk tend à développer des attractions sans animaux captifs, plus en phase avec la demande actuelle du public.


Le Dolfinarium de Harderwijk s’apprête à réduire considérablement son cheptel de dauphin.

La compagnie Aspro Ocio, qui a repris en main le destin commercial du delphinarium, envisage aussi d’y implanter un vaste parc aquatique avec toboggans et autres divertissements familiaux plus convenables que des shows d’esclaves.
Les prochains mois, dix dauphins quitteront le parc des mammifères marins.
Et à en juger par les transferts récemment opérés à l’aéroport de Maestricht Amsterdam et via la société Liege Air Cargo Handling Services (LACHS) à Liège Airport, Bierset, en Wallonie, plusieurs dauphins ont déjà quitté l’Europe continentale pour Dubaï ou l’Espagne.

 

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La presse belge ne voit pas de mal au transfert de dauphins esclaves…

 

« Cela donne plus d’espace aux dauphins qui restent » a déclaré le directeur Bert van de Hoef.
En fait, cette décision reflète surtout le malaise qui frappe tous les delphinariums en Occident. Investir dans les shows à l’ancienne n’est plus rentable, les gens boudent de plus en plus le spectacle de la soumission animale. Et après que le dernier delphinarium de Finlande ait été obligé de fermer ses portes faute de clients, celui de Harderwijk se tâte.

Le delphinarium était sous le feu roulant des activistes, ces derniers mois.
Il y eut la charge publique portée par Ric O’Barry au Parlement hollandais et à la télévision nationale.
Il y eut aussi, un peu plus tôt, l’émission controversée du programme Rambam, dans lequel un journaliste muni d’une caméra cachée filmait le peu d’espace et d’activités laissés à de jeunes dauphins mâles fous d’ennui dans les piscines cachées de Harderwijk. Le documentaire montrait aussi la  masturbation menée par un dresseur sur un dauphin, afin de le calmer.

 

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… Mais les bassins arrières où s’entassent des dauphins mâles en excès ne sont jamais montrés aux médias


La réduction du nombre de dauphin à Harderwijk semble difficilement sans lien avec ces critiques.

Selon Van Hoof, comme pour les directeurs de prison à cétacés, il n’en est évidemment rien !
« Le Dolphinarium a pris cette décision en toute indépendance et cela n’a AUCUN rapport avec les revendications des militants » a renchéri sans rire le directeur de la compagnie Aspro Ocio pour le Benelux. Depuis qu’il en est devenu propriétaire, Aspro Ocio se soucie beaucoup de faire fructifier le Dolphinarium de toutes les façons possibles.
Le choix se porte désormais sur des toboggans et des Aquasplash comme au Marineland d’Antibes ou à SeaWorld. Voilà qui fournira plus de clients avec plus d’attractions, plus de plaisir. Et moins de dauphins.

Une page se tourne manifestement dans l’histoire des loisirs familiaux et les delphinariums français seraient bien avisés de se reconvertir à leur tour, comme celui de Baltimore

 

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Harderwijk Dolfinarium


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La photo illustrant l’article de Sud-Presse est celle de Beachie, mort à Bruges en 2016


Le Dolfinarium de Harderwijk est un cirque, pas un zoo !