Shouka déportée aux USA en mai 2002



Ici, Shouka vit son dernier jour à Antibes. On vient de l’isoler dans un bassin à part où elle ne reçoit que deux ou trois poissons pour ne pas alourdir son estomac pendant son voyage. Elle ne se doute encore de rien. C’est encore un jeu pour elle…

Shouka déportée aux USA en mai 2002

Et Val, le petit frère qui aime tant sa soeur… Ici, on le voit qui lui donne un bisou, quelques mois avant le départ. Que pense-t-il aujourd’hui de cette absence ? Comment la vit-il ?

 

Est-ce par désespoir que Val se frappe ici la tête contre les bords de la piscine ? Toute la famille semble tourner en rond, éperdue. Shouka se trouve encore à quelques mètres d’eux à ce moment, dans son bassin d’isolement. Mais comment pourraient-ils l’aider ou empêcher son départ ?

 

Puis tout à coup, les « soigneurs » de Shouka s’agglutinent autour d’elle et lui font leurs adieux. Leur chagrin doit être réel et profond : ce sont eux qui l’ont élevé, nourrie, soutenue toute son enfance et la voilà qui s’en va vers un delphinarium plus petit, loin de la France, où elle va se retrouver toute seule. Une sorte de condamnation à mort ? Sans doute. Mais qu’importe ! L’heure avance, il est déjà 17h, le grand voyage va bientôt commencer …

 

Le camion-benne attend depuis le matin. Il va bientôt charger son « colis »…

 

Le camion-benne

 

C’est dans cette benne que Shouka accomplira une partie de son terrible voyage… Dix-sept heures dans le noir, avec le bruit atroce des câbles que l’on attache à cette boîte de fer, sans gaine, sans protection aucune, sans même un entraîneur d’Antibes pour lui « tenir la nageoire » et la rassurer pendant le transport.

 

Le lendemain, Sharkane, la mère de Shouka, apprend de nouveaux tours. Elle siffle sans fin, rapporte-t-on, comme pour appeler sa fille. N’est-ce là vraiment qu’un nouveau numéro qu’on est en train de lui enseigner ? Ou bien pleure-t-elle en l’exécutant ?

Que ressent-elle vraiment, cette maman orque, au fond de son coeur ?
Que pense-telle ? Sait-elle que sa fille est partie pour toujours ? Sait-elle que son enfant ne reviendra jamais son clan d’origine, alors que toutes les jeunes orques le font une fois qu’elles sont enceintes ?
Bref, du boulot, Marineland ! Vous voilà enfin débarrassés de votre orque en surplus ! Quant à se soucier si elle survivra ou non dans son nouveau bassin à l’autre bout du monde, c’est manifestement le cadet de vos soucis !

Vous étiez-vous soucié de Tanouk, Mr Ridell, qui fut capturé en même temps que la maman de Shouka et vécut, si l’on peut dire, six années dans vos geôles ? Il mourut lamentablement le 24 octobre de l’an 2000, au terme d’un voyage similaire vers le delphinarium mouroir d’Izu-Mito Sea Paradise au Japon.
Tanouk aussi gênait, avec ses problèmes physiques et mentaux, son incapacité à s’intégrer au groupe.
Comme Shouka, il était de trop et vous l’avez donc expédié sans scrupule vers une mort certaine au Japon.

Toutes les photos figurant sur cette page, sauf celle de Tanouk, ont été prises et nous ont été aimablement transmises par un ami des orques habitant près d’Antibes qui a suivi heure par heure les diverses étapes de ce tragique transfert.


L’histoire de Shouka, la petite orque française

 



Shouka déportée aux USA en mai 2002

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