La Grande Semaine du Dauphin Captif !

Copyright Doug Cartlidge. ECO http://www.eco1.co.uk/

La grande semaine du Dauphin Captif !

top

 Juillet 2003 : Nouvel appel d’Alan Cooper


Pourquoi une journée du dauphin captif ?


Manifestation à Bruxelles, le 4 /7/2002

Ne faites pas de vos rêves de vacances
un cauchemar pour les animaux

Photo Copyright Helene O'Barry/Dolphin Project.

Lettre-type à adresser à tous vos quotidiens,
hebdomadaires, magazines et revues afin qu’ils mettent en garde leurs lecteurs contre les dérives d’un certain tourisme 

(Texte 2001)

Monsieur, Madame ,

Nous voici aujourd’hui parvenu à la date de la  » Semaine Mondiale pour les Dauphins captifs » qui s’étend désormais du 1er au 8 juillet de chaque année. Je me permets de saisir cette occasion pour lancer un vibrant appel à tous vos lecteurs afin qu’ils ne visitent PAS les delphinariums pendant leurs vacances à l’étranger.

Au Royaume-Uni, ces établissements commerciaux ont tous fermé leurs portes sous la pression combinée d’une législation plus stricte en matière de protection animale et d’actions menées par des militants locaux, déterminés à faire comprendre au grand public que les dauphins sont faits pour vivre en liberté et non dans des trous de béton nu remplis d’eau de mer artificielle.

La « Semaine Mondiale pour les Dauphins captifs  » a été mise en place par une organisation anglaise du nom de Cetacea Defence. Elle est aujourd’hui soutenue non seulement par une autre association-phare en matière de captivité animale, le CAPS, mais aussi par un grand nombre d’autres organisations dans le monde.

Le seul but de cette semaine de mobilisation est de faire connaître au grand public la douloureuse réalité qui se dissimule derrière la propagande insidieuse diffusée massivement par l’Industrie de la Captivité Animale.

Aujourd’hui encore, la plupart des dauphins captifs que vous verrez pendant vos vacances ont été capturés en pleine mer.
Du fait de cet enfermement criminel, ces malheureux cétacés développent rapidement une série de comportements psychologiques anormaux, suscitées notamment par le fait qu’ils
sont obligés de refaire les mêmes gestes au cours des mêmes spectacles des années durant, dans un espace des plus confinés.

Le stress imposé par de telles conditions de vie conduit inévitablement à une chute brutale du système immunitaire et à l’apparition d’une série de pathologies physiques propres aux seuls delphinariums, puis à une mort rapide.
Ceci oblige bien entendu l’Industrie de la Captivité à se lancer dans de nouvelles expéditions de capture en mer afin de pouvoir poursuivre ses spectacles et engranger les plantureux bénéfices qu’accumulent ces hommes d’affaires avisés qui exploitent de
manière scandaleuse l’amour naturel de l’humanité pour les dauphins.

Vos lecteurs seront sans doute surpris d’apprendre que dans le contexte de l’exploitation esclavagiste de ces individus intelligents et libres que sont les cétacés, les gestionnaires de delphinariums ne disposent d’aucune qualification reconnue leur permettant de garder des dauphins captifs, à la différence des vétérinaires qui doivent passer des examens rigoureux pour avoir le droit de soigner ces animaux.

Ce fait a été établi devant une cour de justice anglaise en 1991 : un dresseur de dauphin appelé pour un contre-interrogatoire a été interrogé sur les qualifications spécifiques qui lui permettaient de s’occuper de dauphins captifs. Cet homme a répondu alors que « Pour sa part, il n’en avait pas. Et qu’à sa connaissance, aucun de ses collègues n’en avait non plus « 
(Interview de Peter Bloom, dresseur à Flamingo Land, un delphinarium du Yorkshire, par la Cour de la Couronne à Newcastle en décembre 1991 )

Merci dès lors d’avertir vos lecteurs en leur conseillant d’éviter tout spectacle impliquant l’exhibition de cétacés captifs au cours de vos vacances à l’étranger. Rappelons-nous en effet que les touristes constituent la principale source de revenu pour les personnes qui exploitent ces animaux partout dans le monde et notamment en Russie ou aux Caraïbes.

Je, sous-signé, nom et adresse, etc.

Pour plus d’informations sur ce thème

www.cetaceadefence.org (site disparu)

Note 2018 : l’association Cetacea Defense a joué un rôle majeur dans la fermeture du delphinarium d’Anvers, aux côtés d’Yvon Godefroid. Son responsable, Alan Cooper, raconte son histoire sur le site Animal Slavery)

 

 

Retour sommaire


 

Pourquoi une journée du dauphin captif  ?

Mensonge...

Mensonge !

Voilà plus d’un siècle déjà que des cétacés sont capturés en mer et maintenus en captivité aux seuls fins d’amuser le grand public, de faire l’objet de recherches ou, plus récemment, en vue de contacts  » thérapeutiques  » rapprochés avec des êtres humains.

Depuis quelques années, pourtant, des études scientifiques sérieuses et menées sur le long terme ont largement confirmé qu’il était matériellement impossible de concilier les besoins psychiques, physiques et sociaux de ces mammifères marins avec les conditions
d’accueil offertes en delphinarium ou par toute autre forme de confinement.

Les cétacés captifs souffrent en effet de toutes sortes de pathologies physiologiques et mentales, ils développent des comportements anormaux et une agressivité accrue, leur espérance de vie normalement importante se réduit à quelques années et leur reproduction en bassin pose de graves problèmes et constitue globalement un échec.

Conscients de ces faits, un grand nombre d’associations internationales luttent depuis des années pour mettre fin à cette pratique absurde et inutile qui n’apporte rien au niveau pédagogique ou scientifique.

Les orques, dauphins, bélougas et autres cétacés sont des mammifères marins d’une beauté et d’une intelligence exceptionnelle, morphologiquement conçus pour plonger très profond, nager très rapidement sur de très longues distances et vivre libres en pleine mer au sein de leurs familles et de leurs structures sociales, et non pas pour croupir dans des bassins de béton, où les recherches que l’on mènent sur eux n’ont plus aucune valeur.

Le jour du 4 juillet – fête nationale des États-Unis qui ont inventé  les delphinariums – a été choisi par elles pour commémorer l’ensemble des cétacés morts en bassin ou en train d’y mourir et pour sensibiliser l’opinion mondiale aux drames qui se jouent dans les coulisses des parcs marins.

Les amis des cétacés sont donc vivement invités à participer en nombre à cette grande « Journée du Dauphin Captif » qui se prolonge d’ailleurs jusqu’au 8 du même mois, et à dénoncer haut et fort l’existence des delphinariums établis dans leur propre pays, soit par des actions de protestation directe menées dans la rue, soit en expédiant des dossiers d’information à la presse locale, soit enfin en demandant aux autorités
compétentes de faire fermer au plus vite ce genre de structures.

World Day for Captive Dolphins July 4th
le site de
l’activiste Alan Cooper qui lança l’idée d’un Jour du Dauphin captif en 1992.

 

Retour sommaire

BELGIQUE

En Belgique, un delphinarium est toujours actif dans la région de Bruges (Flandres)

Des dauphins y sont morts et y mourront encore.
D’autres survivent plus longtemps, mais voient leur amis pourrir vivants, rongés par les moisissures qui se développent dans l’eau recomposée des bassins ou regardent leurs enfants partir, pauvre surplus d’une reproduction forcée que l’on expédie vers des piscines perdues du Portugal.

Qu’apprend-t-on à propos de la vie des dauphins à Bruges ?
Rien, sinon que lorsqu’on les y contraint par la faim, l’isolement, les coups ou l’ennui, ces mammifères marins peuvent renvoyer fort habilement une grosse balle bleue vers leur dresseur ou jeter de l’eau sur les gradins.
Le seul enseignement pédagogique qu’apporte ce cirque marin sous chapiteau aux enfants des écoles lors de ces shows humiliants est que la Nature est faite pour être soumise et que les dauphins sont une espèce de gros chiens aquatiques !

Même si quelques actions de protestation publique individuelles ne sont pas à exclure d’emblée pour la date du 4 juillet à Bruxelles ou ailleurs, il serait à tout le moins utile d’adresser un courrier simple et poli tel que :

« Les dauphins sont faits pour vivre libres dans l’océan, en compagnie de leur famille et selon leurs coutumes. Les delphinariums  constituent une pratique inutile, cruelle et obsolète, qui cause la mort d’un nombre extraordinaire d’orques et de dauphins chaque
année dans le monde et en fait souffrir de plus nombreux encore.
Merci de bien vouloir prendre au plus vite toutes les mesures qui s’imposent pour mettre fin à la captivité des cétacés sur le territoire belge et dans toute l’Europe, tout en assurant la réhabilitation ou la mise en lagon de retraite des dauphins anciennement détenus, dans les conditions les plus favorables à leur bien-être physique et
mental ».

A la structure concernée de même qu’aux responsables politiques belges et européens compétents, à savoir :

Boudewijn Park & Dolfinarium

A.Debaeckestraat 12,
8200 Sint-Michiels
Fax: + 32(0)50/38.23.43.

E-mail : boudewijnpark@unicall.be

Cabinet du Ministre de la Protection de la Consommation,
de la Santé publique et de l’Environnement

Avenue des Arts 7
B-1210 Bruxelles

Tél.: +32 (0)2.220.20.11
Fax: +32 (0)2.220.20.67

Rudy DE MEESTER,
Coloborateur
02/220.20.51

Parmi les autres cibles urgentes de cette journée du 4 juillet, le cas des captures sanglantes réalisées au Japon pour les delphinariums – et plus généralement, la situation des cétacés japonais, libres ou captifs – ainsi que celui des dauphins de La Paz toujours coincés dans leur enclos sous un soleil de plomb, ont été choisis au niveau
international.

Retour sommaire

Dauphins au Japon

4 Juillet à Bruxelles :
une petite manifestation très réussie !

Une petite manifestation musicale et bon enfant s’est tenue devant les bâtiments du Ministère de la Protection Animale en date du 4 juillet, afin de demander la fermeture du dernier delphinarium belge, celui du Boudewijn Park de Bruges.

Un représentant du Ministère est sorti pour discuter avec nous de manière fort conviviale et près de 500 personnes au moins ont reçu en main un tract dénonçant la captivité des dauphins.

Nous n’étions sans doute pas très nombreux, la presse encore moins et les associations de défense animale tout à fait absentes, mais qu’importe !

L’ambiance était bonne, la musique excellente, les jongleurs remarquables.
Un grand merci à Michaël mon fils et à tous ses amis pour avoir soutenu cet indispensable mouvement citoyen.

Alors ? Le 4 juillet 2004, tous devant le Boudewijn Park de Bruges et si possible, par milliers ?


Retour sommaire

 

flamingo_land

Dauphins anglais au Flamingo Land en 1990. Photo Alan Cooper