Honey, le dernier dauphin de l’Inubosaki Marine Park 

Honey, la dernière

 

Honey, le dernier dauphin de l’Inubosaki Marine Park

Honey, le dernier dauphin de l’Inubosaki Marine Park est une femelle de 18 ans qui devrait être transférée d’urgence  vers un autre établissement japonais. Le delphinarium a remis son bilan fin janvier 2018, mais plus de six mois après sa fermeture définitive, un dauphin solitaire flotte toujours dans sa piscine extérieure délabrée.

L’Inubosaki Marine Park  a été créé par la municipalité de Choshi en 1954, puis vendu au secteur privé en 1983.
Après le grand tsunami de 2011, et l’évacuation de régions entières autour de la centrale de Fukushima, les clients se sont faits nettement plus rares et la gestion l’Inubosaki Marine Park s’est progressivement dégradée jusqu’à sa fermeture définitive.

Il semble que les négociations sur le transfert de Honey soient difficiles.
Le parc marin a fait savoir par le biais de la préfecture qu’il était « incapable de répondre » à la demande d’interview de Chiba Daily News.
Le choix initial avait été le Kamogawa Sea World, mais il y a déjà eu de nombreux retards, notamment à cause des coûts de transport élevés et des mauvaises relations entre les nombreux parcs marins au Japon.

Honey est une femelle Tursiops âgée de 18 ans, capturée à Taiji.
Jusqu’à l’année dernière elle partageait son bassin avec Bee, une autre delphine, mais celle-ci est morte et Honey s’est retrouvée seule.
A ce jour, le delphinarium d’Inubosaki continue d’en prendre soin, malgré la fermeture de ce petit établissement. Ce sont les employés qui la nourrissent.

Depuis la fermeture du delphnarium, le Centre de santé de Chiba Kaisei vient vérifier sur place l’état de santé de l’animal une fois par mois.
En février 2018, les inspecteurs avaient remarqué des fissures sèches sur son dos, mais qui semblent avoir été guéries en y appliquant de la vaseline. Le département a expliqué que « la qualité de l’eau de l’aquarium ne pose aucun problème et le dernier dauphin y est bien entretenu ».

Sans doute. Mais ces fissures sèches sur le dos et l’aileron sont le signe que Honey reste tout le temps à flotter en surface, immobile, la conscience engloutie par le désespoir et la solitude. L’aileron d’Iris se desséchait aussi à Duisburg, quand la delphine épuisée se laissait mourir.

L’association de protection animale PEACE (Toshima-ku) se dit vivement préoccupé par la situation de Honey.
Avec d’autres partenaires associatifs, elle a envoyé un questionnaire à la société de gestion, mais la réponse ne leur est pas encore  parvenue…

Honey seule dans son bassin

Honey à gauche, les pingouins à droite. Tous laissés à eux mêmes. C’est ça, le Japon.

Exclusive Video: Plight Desperate for Abandoned Dolphin



Deux dauphins s’échouent à l’Aquarium de Kyoto

Les dauphins fous de Kujukushima

Le Hakkeijima Sea Paradise et son delphineau

Capturée à Taiji, Lulu tuera-t-elle son second delphineau ?