La chute inexorable du Dolfinarium en Hollande

Que deviendront les dauphins après la faillite du Dolfinarium ?

La chute inexorable du Dolfinarium en Hollande

La chute inexorable du dernier delphinarium des Pays-Bas, le Dolfinarium de Harderwijk, se poursuit cette année.
Selon un rapport annuel publié la semaine dernière, le parc animalier a enregistré une perte de près de 2,1 millions d’euros durant l’année fiscale jusqu’à octobre 2017 inclus. Une subvention d’urgence de 2,5 millions d’euros versé par le propriétaire espagnol Aspro Parks a empêché le parc de faire faillite.

Le Dolfinarium va mal depuis des années.
En 2016, le parc avait déjà subi une perte de 2,8 millions d’euros. Un an plus tôt, il perdait 3,9 millions d’euros et en 2014, 1,2 million d’euros.

Comme tous les autres delphinariums en Europe, celui de Harderwijk tente désormais de diversifier son offre

Selon le Dolfinarium, les protestations des défenseurs des animaux seraient la cause principale de la baisse du nombre de visiteurs.
« Leur publicité négative affecte non seulement l’opinion publique mais réduit également le nombre de nos sponsors et de nos partenaires. »
Le 1er avril 2015, Marten Foppen avait quitté son poste de directeur au Dolfinarium. Lorsqu’il est apparu par la suite que Foppen était soupçonné de fraude et de conflits d’intérêts au Musée du chemin de fer, son successeur, M. Van de Hoef, a également découvert « plusieurs irrégularités » dans les livres du Dolfinarium. Une nouvelle enquête pour fraude a suivi, mais finalement, aucune poursuite n’a été engagée contre Foppen.

Ces points ne sont pas évoqués dans le rapport annuel. Toutefois, il est indiqué: « Nous avons pris les mesures correctes et nécessaires pour limiter les risques de fraude et de vol ».
Afin de rétablir la santé financière du parc, la direction souhaite développer de nouvelles attractions aquatiques dans les prochaines années. Des mesures seront également prises pour réduire les coûts opérationnels. De nombreux employés vont perdre leur emploi. Ces dernières années, une grande partie du personnel avait déjà été licencié à cause des problèmes financiers du parc.

Dans les années 70, on se bousculait pour aller voir les dauphins. Mais les temps ont changé…

C’est là tout un symbole qui s’effondre sous nos yeux.
Le Dolfinarium de Harderwijk fut le premier à s’ouvrir en Europe et collabora jusque récemment avec SeaWorld, de la capture des pseudorques au Japon et des orques d’Islande à celle de Morgan.

C’était le fleuron de tous les delphinariums du vieux continent, la référence scientifique. À la fin des années 90, le Dolfinarium attirait plus d’un million de visiteurs par an. L’année dernière, il y en avait moins de 590 000 !

Le Dolfinarium fait partie depuis 2015 du groupe espagnol Aspro Parks, anciennement Aspro Ocio. Auparavant, le parc appartenait à la société française Compagnie des Alpes, connue sous les noms de Walibi Holland, Walibi Belgium et Parc Astérix.

 

Qu’en sera-t-il des dauphins du parc ?
Tous les delphinariums battent sérieusement de l’aile en Europe du Nord.
La Finlande a fermé le sien, faute de clients. L’Allemagne en a perdu les trois-quart et n’en possède plus que deux. Ailleurs, en Hongrie, en Irlande, au Luxembourg, en Slovénie ou en Norvège, il n’y a même jamais eu de delphinarium.
Il n’en est pas de même dans le Sud.
D’ores et déjà, Aspro Parks rapatrie ses captifs vers les filiales de la maison-mère en Espagne, où le public reste nombreux à apprécier les shows de dauphins esclaves.

Le Dolfinarium possède encore 31 cétacés – dont 3 marsouins – mais tous ne pourront sans doute pas être recasés. S’en iront-ils plus loin, hors d’Europe ? Ou bien un sanctuaire marin se créera-t-il enfin pour eux en Grèce, au Portugal ou en Italie ?

Bite Back organise chaque mois depuis 4 ans une action de protestation devant le delphinarium de Bruges

En Belgique, le Boudewijn Seapark est également en difficulté, selon des rumeurs persistantes mais difficiles à vérifier. Contrairement à la presse des Pays-Bas, les médias belges refusent d’investiguer sur ce sujet politiquement délicat et les chiffres annuels ne sont pas publiés.
En tous cas, à voir le parking désert du delphinarium le dimanche, une chose est sûre : la filiale belge d’Aspro Parks ne va pas bien non plus !


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