La petite éléphante Qiyo est morte à Planckendael

La petite Qiyo était particulièrement malingre et timide

La petite éléphante Qiyo est morte à Planckendael

« Le parc animalier Planckendael, près de Malines, déplore la perte de l’éléphante Qiyo, morte inopinément dans la nuit de dimanche à lundi.
Qiyo était la fille de Phyo Phyo, qui réside aussi à Planckendael, et aurait eu 3 ans le 16 juin. La direction du parc a précisé que dimanche l’animal n’était pas dans son état normal et manquait d’appétit. L’herpès de l’éléphant est une des pistes envisagées pour expliquer la mort. Qiyo était née à Planckendael.

La section des éléphants est restée fermée lundi afin que ses congénères puissent prendre congé de Qyio.
La cause précise de la mort n’est pas encore connue. Qiyo n’était pas dans son état normal dimanche mais ne présentait pas de symptômes de maladie. Planckendael va faire appel à des spécialistes britanniques afin de tenter d’y voir plus clair.

Ce dimanche, les gardiens avaient remarqué qu’elle était languissante et n’avait aucun appétit.
« Elle n’était pas dans son état normal.  Le vétérinaire Francis a été appelé pour l’examiner et la soigner. Il ne pouvait pas trouver une cause directe à son comportement bizarre, ses fonctions vitales semblaient correctes. Les soignants ont décidé de la surveiller pendant la nuit. À 5 h 30, son état s’est soudainement détérioré et elle ne pouvait plus se lever. Elle est morte à 6 heures du matin »

Pour le moment, la cause exacte de sa mort reste inconnue , car aucun symptôme clair n’était visible. 
« Nous craignons qu’il s’agisse d’herpès de l’éléphant », peut-on lire dans le communiqué. « La rapidité du décès renforce cette hypothèse. Les jeunes éléphants âgés de 2 à 8 ans sont particulièrement sensibles à ce virus pour lequel il n’existe pas de vaccin. Le virus est présent de façon latente chez tous les éléphants ».
Planckendael soutient un programme de recherche sur ce virus auprès des universités de Gand et de Rotterdam ».

« En l’absence de symptômes clairs et avec une mort si rapide, vous vous sentez impuissant en tant que médecin« , explique le vétérinaire Francis. « C’est affreux. Nous l’avons surveillée la nuit dernière et nous l’avons laissée boire beaucoup pour garder son hydratation à niveau, mais c’était en vain », a-t-il ajouté. « Sa mort subite me blesse terriblement. Elle me manquera énormément. Je l’ai vue naître. Tout le monde est affecté ». 

Qiyo était la soeur de Tarzen.
« Elle se souciait toujours beaucoup de son frère », dit le zoo de Planckendael. « Elle l’emmenait partout et prenait soin de lui. Elle a joué gaiement avec tous les petits. Tout comme les gardiens, la famille des éléphants pleure sa mort. Les éléphants ont dit au revoir à Qiyo ce matin. Ils l’ont fait en sentant son corps et en la caressant avec leur trompe. Le temple des éléphants n’est pas ouvert aujourd’hui pour donner à la famille de l’éléphant et aux gardiens le temps de se dire au revoir ». 

Baby Q, une autre victime de l’élevage en batterie

« L’herpès est la plus grande cause de mortalité des éléphants en captivité, explique pour sa part le parc Pairi Daiza. On estime que chez les jeunes éléphants d’Asie (âgés de 8 mois à 15 ans) vivant en captivité, 60% des décès lui sont imputables. Oedèmes, hémorragies internes: son développement est foudroyant, l’animal perdant la vie dans 80% des cas, en quelques jours à peine. Avec d’autres parcs zoologiques européens, la Pairi Daiza Foundation finance des programmes de recherche d’un vaccin menés par des universités anglaise, allemande et hollandaise. La Fondation travaille également à la mise sur pied d’un laboratoire de diagnostic de l’herpès, au sein de l’Université de Gand« .

L’herpès avait déjà  provoqué l’arrivée en catastrophe de la mère de Qiyo, Phyo Phyo et ses amies, au Zoo d’Anvers, suite à une épidémie au Zoo de Chester, où elle était enfermée.  Ce transfert nous a valu la naissance de Kai-Mook, premier éléphanteau viable jamais né en Belgique.
On suppose que les recherches menées par les zoos pour contrer ce fléau prennent en compte le fait que les éléphants captifs vivent entassés dans des espaces limités, toujours infimes au regard des territoires qu’ils occupent en milieu naturel. Car il s’agit bien du même problème que rencontrent les éleveurs de bétail : une trop grande concentration d’animaux dans un même lieu génère forcément des épidémies.

Qiyo


La mort de la petite Qiyo, si minuscule et timide, rappelle que les zoos ne pourront jamais sauver les éléphants d’Asie.
C’est sur le terrain, en Asie et en Afrique, que le combat doit se mener.

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