Lagon de retraite dans les Balkans ?

Document Caroline  D.

Un réseau de petites îles, de petites baies tout le long de la côte croate et monténégrine qu’il suffirait de fermer par un simple filet : le rêve pour un lagon de retraite ! et de réhabilitation !

 Juillet 2009

La Croatie interdit les delphinariums

La WDCS est heureuse d’annoncer qu’une nouvelle loi a été adoptée en Croatie, qui interdit désormais le fait de maintenir des dauphins et autres cétacés en captivité à des fins commerciales.
La seule exception admise par cette loi est le nécessaire passage de dauphins malades, blessés, ou échoués en lieu clos, en vue de leur préparation au retour à la vie libre.

Cette réglementation a été adoptée sur base d’une étude menée par l’Institut National de la Protection Naturelle, qui a souligné l’importance des informations recueillies par la WDCS.
Elle se fonde également sur les attendus de la résolution 3.13 de l’ACCOBAMS relative aux programmes d’interaction avec les dauphins, telle que votée lors du 3ième Congrès des pays membres de l’ACCOBAMS à Dubrovnik in 2007.
La WDCS félicite la Croatie pour ses efforts importants et continus en faveur de la préservation à long terme des cétacés, tant au niveau local qu’international.

La Croatie est désormais membre de l’Union Européenne

Merci à la Republika Hrvatska

Bravo à Animal Friends Croatia

Mais si la Croatie allait un pas plus loin ?….


Lagons de retraite et de réhabilitation pour les dauphins en Croatie

L’un des arguments favoris des delphinariums est d’affirmer que les dauphins, fondateurs ou nés captifs, ne sont pas réhabilitables et qu’aucune solution n’existe pour les remettre en mer un jour. Incapables de chasser, incapables de se défendre, ils mourraient comme des mouches aussitôt exposés à l’air libre et au soleil.

On sait ce que vaut cette opinion : outre un nombre impressionnant de dauphins déjà réhabilités depuis les années 70, deux dauphins nés captifs viennent d’être remis en liberté en Mer noire à l’initiative du Dolphin Reef d’Eilat.

Par ailleurs, nombreuses sont les solutions intermédiaires qui permettraient, progressivement, de réapprendre l’océan à des enfants dauphins qui ne l’ont pas connu.
Parmi ces options, le lagon de retraite ou « baie fermée » où les delphineaux, placés en compagnie d’adultes fondateurs, peuvent retrouver le goût du poisson vivant et des réalités marines.

Un lieu de ce type avait été envisagé en son temps par sur l’Ile des
Embiez dans le sud de la France, au sein d’un vaste marais salant qui s’ouvrait sur la mer. Ce « Projet Cermam » n’a malheureusement pas eu de suite, faute de coordination suffisante et de volonté réelle de la part des associations concernées. L’un d’entre elles, DELPHUS, est d’ailleurs passé du côté de l’ennemi et vante aujourd’hui les bienfaits du  delphinarium de Mundomar à Benidorm.

Pourtant, un nouvel espoir pourrait bien venir de la Croatie et du Monténégro. On sait que ces régions ont été rudement frappées par une guerre civile d’une sauvagerie inouïe et que leurs économies se relèvent avec peine aujourd’hui des dégâts de ces luttes fratricides.

Mais ces régions sont aussi bien connues pour le ravissant ensemble de petites îles côtières dont elles disposent et qui sont bien propres à se transformer, si besoin est, en baies fermées profondes, avec l’aide enthousiaste de ses habitants.
Car on aime les dauphins par là-bas et des gens y signent des pétitions en faveur des dauphins de Bruges !

Ici, on aime les dauphins. Pas de delphinarium en vue et un dauphin ambassadeur du nom de Yotsa dont la mort à déchiré le coeur des habitants au point qu'ils lui ont consacré un monument ! (Le dauphin en bas à gauche est en bronze...)   Document Caroline  D.

Au Monténégro, on aime aussi beaucoup les dauphins. Pas de delphinarium en vue et un dauphin ambassadeur du nom de Yotsa dont la mort à déchiré le coeur des habitants au point qu’ils lui ont consacré un monument ! (Le dauphin en bas à gauche est en bronze…) Image reçue de Caroline D.

Un tel projet permettait en effet tout à la fois d’être rentable au niveau touristique – les visiteurs se promèneraient le long de la côte en observant les dauphins de manière non intrusive – mais surtout, il pourrait s’imposer comme le premier centre paneuropéen de réhabilitation pour tous les dauphins anciennement captifs de France, d’Italie, de Belgique, de Hollande, de Suède ou d’ailleurs !

En s’inspirant des lignes directrices du projet Cerman, on pourrait envisager de mettre en place une structure de soins vétérinaires et d’observation éthologique, où nos dauphins de Bruges, de Paris, d’Antibes ou de Munster retrouveraient la santé dans les eaux
tièdes de l’Adriatique et où leurs delphineaux, peu à peu, redeviendraient de vrais dauphins.

Les enfants du pays, et les nombreux orphelins de guerre en particulier,  pourraient y découvrir les mille merveilles de la culture cétacéenne et retrouver là un certain sens à vivre. Ils découvriraient aussi chez les Dauphins un étonnant exemple de sociétés parfaitement solidaires et pacifistes….

Orphelins au Montenegro : ils voudraient tant aider les dauphins ! Document Caroline D.

Orphelins au Montenegro : ils voudraient tant aider les dauphins ! Document Caroline D.

Au large, vit en effet une population relativement importante de dauphins sauvages libres et heureux.
N’en déplaise aux puristes de la génétique, ces dauphins croates appartiennent bien à une variété locale de l’espèce Tursiops Truncatus, c’est à dire à la même espèce que nos dauphins de l’Atlantique, capturés aux Etats-Unis.
Entre ces deux ethnies, il y a autant de différences qu’entre un Américain et un Italien….
Il serait donc concevable à terme de libérer progressivement les pensionnaires du lagon fermé et de reconstituer peu à peu les stocks faiblissants des populations cétacéennes locales.

N’est-ce pas là, après tout, le but de tout  « animal breeding  » tel qu’on le pratique en Zoo ? (Puisqu’il paraît que le delphinarirum de Bruges est désormais un zoo et non un cirque ? )

L’Oryx arabe, le Tamarin-lion du Brésil, les Chevaux de Przewalski sont parfois réintégrés en nature avec un relatif succès.
Pourquoi pas les dauphins ?

Ou bien alors faut-il admettre, une bonne fois pour toutes, que leur reproduction en bassin n’a d’autre but  que de créer des
« bêtes de cirque » disponibles à toute heure et privées de toute protection CITES, puisque nées en captivité ?

On regrettera à cet égard que la récente (4/10/04) proposition de loi du député Thierry Giet évoque les bienfaits de la delphinothérapie sur l’enfant et justifie par cet argument le maintien en activité du Delphinarium de Bruges.
Le seul endroit où les enfants devraient voir les dauphins, c’est en liberté.

Libres !

Les eaux croates regorgent de Tursiops libres qui ne demandent qu’à aider leurs compagnons captifs.

Pour en savoir plus sur ce projet imaginé par notre amie Caroline, mais également rêvé par bien d’autres activistes, lire aussi :

Les pays sans delphinarium

Projet Cermam

Samy, premier dauphin captif de planète sauvage

Réhabilitations réussies

Into the blue : une victoire britannique !

 

 

Nés-captifs libérés !

Les Amis des Animaux en Croatie

Les dauphins libres de Croatie

Blue World
http://www.accobams.org/

 

Dauphins captifs anglais remis en mer into the blue

Rocky, Missie et Silver, libérés des geôles anglaises en 1991 (« Into the Blue »)

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