Le Moskvarium met un pied dans la prison des baleines

Le Moskvarium met un pied dans la prison des baleines

Le Moskvarium met un pied dans l’eau crasseuse de la « prison des baleines », et avec lui, VNIRO, l’Institut russe de recherche sur les pêches et l’océanographie, lié au trafic de cétacés pour la Chine.
Manifestement, les 10 orques et les 86 bélugas qui se trouvent toujours dans leurs enclos gelés excitent l’intérêt du grand delphinarium moscovite et de son complice, le VNIRO.
Ce sont eux qui iront inspecter les « baleines »… et estimer déjà leur prix de vente ?

MOSCVARIUM et VNIRO inspecteront (une fois de plus) les cétacés 

En dépit des milliers de lettres de citoyens russes exigeant la participation d’experts indépendants et de l’équipe de Jean Michel Cousteau, le ministère des Richesses naturelles et de l’Environnement n’a impliqué dans l’inspection des cétacés de la « prison des baleines » que le MOSCVARIUM et l’institut VNIRO – deux organisations qui travaillent en étroite collaboration avec les sociétés responsables de la capture de ces mêmes mammifères marins.

Le Conseil présidentiel pour le développement de la société civile et des droits de l’homme a aussitôt exigé publiquement que des membres de la coalition Free Russian Whales soient associés à cet examen.
Il a également signalé un grave conflit d’intérêts dans la participation de VNIRO et le Moskvarium, qui vient de perdre le béluga Ponchik et enferme trois orques.

VNIRO préfère les orques captives

Depuis la découverte de la « prison des baleines » et les débats qu’elle suscite, VNIRO s’est toujours positionné en faveur du maintien en captivité des orques et des bélugas de la baie de Srednyaya.
VNIRO est l’institut de recherches principal du réseau d’organisations gouvernementales autorisées à étudier et à préserver les ressources halieutiques. L’institut comprend AzNIIRKH, AtlantNIRO, KamchatNIRO, CaspNIRKH, PINRO et son département du Nord, SakhNIRO, TINRO-Centre et ses succursales à Magadan, Khabarovsk et dans la péninsule de Tchoukotka.

« Selon le responsable du laboratoire des mammifères marins de la branche pacifique de VNIRO, Pavel Guscherov, sans travail de réhabilitation et de préparation à une recherche indépendante de nourriture, les chances de survie des animaux sont faibles.
Selon le scientifique, la Russie n’a ni l’expérience ni les bases scientifiques pour la réhabilitation réussie des cétacés. Le processus de transport vers l’habitat naturel est complexe et nécessite des spécialistes qualifiés.
Même si Jean-Michel Cousteau et ses collègues de l’Ocean Futures Society, de Ocean Alliance et du Earth Island Institute, qui possèdent une expérience réelle dans la libération de orques, ont proposés leur aide, VNRO considère ces organisations étrangères veulent juste se faire de l’argent à bon compte.

Contrairement aux déclarations des écologistes russes, les scientifiques de la branche Pacifique de VNIRO, TINRO, ont déclaré que les animaux étaient maintenus dans de bonnes conditions.
L’eau était propre, il y avait de la place pour circuler et ils n’ont vu aucun signe d’épuisement. Malgré cela, le chef du ministère russe des Ressources naturelles, Dmitry Kobylkin, a annoncé que l’opération visant à libérer les orques et les bélugas de la baie de baie de Srednyaya à Primorye aurait lieu et commencerait bientôt »
.

Rappelons aussi que le 20 mars 2017, le directeur de TINRO, Lev Bocharov, avait été arrêté à Vladivostok.
Le Pacific Research Fisheries Centre (TINRO-centre) est une institution dépendante du VNIRO, dont la mission est notamment de fixer les quotas de captures de cétacés à des fins « scientifiques ».
Selon des informations non officielles, son directeur serait impliqué dans une vente illégale de dix bélugas à la Chine.
Cet accord lui aurait rapporté un montant de 42 millions de roubles…

Après l’échouage, le retour à l’eau est difficile pour Nord. Contrairement aux orques de Patagonie, les orques russes ne s’échouent jamais pour chasser.

Un océanarium russe prétend avoir sauvé des orques de braconniers

Le Moskvarium, quant à lui, détient déjà les premières orques jamais capturées en Russie.
Narnia, Nord et Juliette ont été arrachés à leur famille entre 2012 et 2014 et ils ont très certainement été désensibilisés dans la même « prison des baleines » que nous connaissons aujourd’hui.
Ce n’est toutefois pas la version que le Moskvariun donne de cette histoire…

Dans un reportage publié par l’un des plus grands médias russes, le journaliste Ilya Kostin affirme que les orques  récemment capturées et désormais exhibées au Moskvarium, ont été sauvées par le delphinarium moscovite après avoir été capturées par des braconniers.
L’article indique que les captures ont eu lieu dans la mer d’Okhotsk il y a deux ans, alors qu’en fait, Narnia a été capturée en 2012.
L’orque mâle appelé «Nord» a été capturée en 2013, tandis que la troisième orque, baptisée «Juliette», a été capturée en 2014.
L’article se concentre sur la visite de Vladimir Poutine dans l’installation à la veille de l’ouverture de celle-ci.  Les orques ont été exhibées  pour le président russe.

«Le plus grand centre océanographique d’Europe commencera à fonctionner demain dans la capitale (Moscou).
Sauter, danser et faire des tours à couper le souffle. L’océanarium de Moscou accueille son premier invité et surprend immédiatement. La taille du bassin de spectacle est aussi gigantesque qu’un terrain de football. Des projections tridimensionnelles et, bien sûr, les artistes- orques, si gracieuses. Tous leurs mouvements et astuces apportent plaisir et sourire aux enfants et aux adultes.

Visiteur:
« J’aime tout. On dirait que tout a été fait spécialement pour les enfants. Les constructeurs ont fait un excellent travail. « 

Petit garçon:
« Ce serait vraiment cool d’amener une baleine ici si cela avait été possible. Nous pourrions voir la baleine ici ».

Petite fille:
«Lorsque nous sommes entrés dans la pièce, j’ai été frappé par un sentiment magique: c’est très beau, avec une si grande piscine.»

Toute l’ambiguïté d’un président qui dit vouloir sauver les cétacés de la prison des baleines, mais encourage la construction de delphinariums géants

Un des premiers visiteurs de Moskvarium a été Vladimir Poutine.
Accompagné du maire de Moscou, Sergei Sobyanin, il a assisté à l’audience et a été témoin de la façon dont les dresseurs jouent avec les nouveaux arrivants – les orques Narnia Nord et la jeune Juliette.

Habitants majestueux et fiers des mers et des océans et futures stars de océanarium de Moscou se préparent au spectacle. En passant, il n’y a pas deux spectacles identiques avec un épaulard. Il est tout simplement impossible de le faire parce que les orques ont une nature assez capricieuse. Les dresseurs doivent donc adapter le programme à leur humeur.

Mais sans l’océanarium de Moscou, ce spectacle unique n’aurait jamais eu lieu. Le fait est que ces orques ont été capturés par des braconniers il y a 2 ans dans la mer d’Okhotsk. Ils seraient probablement morts là-bas. L’océanarium s’est littéralement battu pour que ces orques soient reprises à ces cruels chasseurs et braconniers pour les sauver. Ici, au Moskvarium, toutes les conditions idéales ont été créées pour les seigneurs des profondeurs marines.

Le président a également visité le complexe avec ses 80 aquariums où vivent près de 20 espèces d’habitants de la faune marine et d’eau douce, du Groenland au Kamtchatka.  Juste à côté d’eux, des phoques d’eau douce du lac Baïkal.
L’exposition est construite de manière à ce que même les petits enfants puissent se rapprocher et regarder de tout près partout.
En fait, il s’agit du plus grand centre scientifique d’océanographie d’Europe, divisé en trois zones: outre les aquariums et les shows  aquatiques, il existe également un bassin de dauphins. Ils s’installent aujourd’hui dans leur nouvelle demeure. C’est pourquoi il est seulement permis de les regarder maintenant, mais tout le monde pourra nager avec eux très bientôt ».

Ces dauphins, rappelons, venaient d’être importés de la ville de Taiji, au Japon, où ils avaient été capturée avec la plus effroyable violence.
Le 30 janvier 2016, 14 dauphins et 2 globicéphales viennent d’être livrés de Taiji au Moskvarium de Moscou après plus de 10 heures de vol.
17 cétacés avaient été chargés dans l’avion mais il n’y en avait plus que 16 à l’arrivée : l’un des dauphins est mort en route.
La presse russe se réjouit de cet achat massif et n’évoque nulle part l’origine de ces malheureux, capturés à Taiji.
«Les animaux ont été transportés par avion cargo IL-76 dans des sarcophages individuels remplis d’eau de mer à une température optimale sous la supervision de spécialistes. La surface de leur corps a été enduite de vaseline pour éviter une évaporation excessive. Lors de leur arrivée à l’aéroport de Vnukovo, les deux globicéphales et les 14 dauphins étaient cliniquement sains »

Trois ans plus tard, on ne parle plus guère de ces deux globicéphales, sans doute morts peu après leur arrivée.
Quant aux bélugas, il n’en reste plus qu’un…

La mort de Ponchik

« Selon la version officielle de Moskvarium, la cause de la mort était une insuffisance rénale aiguë accompagnée d’une maladie chronique exacerbée.  Avant de se retrouver à Moscou, Ponchik était détenu au delphinarium de Sotchi, sous le nom de Zéphyr.
Ponchik avait environ 30 ans. À l’état sauvage, la durée de vie moyenne des bélugas est de 40 à 50 ans.
Ponchik était de très grande taille et c’était très pénible de voir un tel géant dans une petite piscine…
Maintenant, le béluga Ponca reste seul au Moskvarium ».


🆘 МОСКВАРИУМ И ВНИРО ОБСЛЕДУЮТ КОСАТОК И БЕЛУХ⠀(English below)⠀Несмотря на тысячи писем россиян с просьбой привлечь…

Posted by Свободу Косаткам и Белухам – Free Russian Whales on Friday, March 22, 2019


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