Le LFAS tue les cétacés dans toutes les mers du monde



Dans le détroit de Juan de Fuca, en 2003, l’USS Shoup (à l’horizon) a déployé son sonar de moyenne portée en présence des orques. Les observateurs ont signalé avoir observé un comportement de détresse chez les cétacés Photo: Ken Balcomb

 

Le LFAS tue les cétacés dans toutes les mers du monde

Cela fait plusieurs années que la U.S. Navy se démène pour pouvoir utiliser de manière extensive dans tous les océans du monde sa fameuse « botte secrète « ,  le terrible Low Frequency Active Sonar, ou LFAS – qui inflige à toutes les créatures marines et aux cétacés particulièrement – un bruit plusieurs milliers de fois plus intense que ce qu’elles ont jamais connus.

Le système LFA utilise 18 haut-parleurs sous-marins qui émettent des sons de basse fréquence à environ 215 décibels pendant environ 60 secondes.
Bien que cela ne semble pas grand chose, ces sons peuvent parcourir des centaines de kilomètres et se retrouvent dans environ 70% des océans de la planète, ce qui interrompt les activités quotidiennes des mammifères marins en leur causant du stress, en interrompant leur communication ou leur accouplement, ou même en les séparant de leurs enfants.

Depuis une décision de justice datant de 2016, la US Navy est obligée d’éteindre les sonars si des animaux marins se trouvent dans la région. Il lui est également interdit d’émettre à plus 180 décibels à 22,5 km des côtes, en particulier des côtes considérées comme «d’importance biologique».
Bien que personne n’oserait prétendre que la marine puisse désobéir à ces directives, on voit mal qui contrôlerait la US Navy. Le nouveau réglement indique que de nouvelles règles pratiques doivent être mises en place, qu’elles ne le soient toujours pas.

En 2011, la US Navy avait obtenu le droit de déployer un nouveau système de sonar à haute intensité afin de détecter et de suivre les mouvements des sous-marins ennemis.
Ce système, connu sous le nom de « Système de Sonar Actif à Basse Fréquence », en anglais : LFAS ou Low Frequency Active Sonar, est conçu pour émettre des sons d’une puissance de 240 décibels dans 75% de tous les océans du monde.

Beaucoup d’autres pays développent des systèmes semblables à celui de l’OTAN.
Selon des enregistrements sonores de la US Marine, le son créé par le LFAS s’élève encore à 140 décibels à une distance de plus de 300 miles de sa source.
On sait qu’un tel bruit perturbe gravement la communication et la reproduction chez les grands cétacés. Des exercices actifs de sonar de basse et moyenne fréquence ont pu être scientifiquement corrélés à des échouages et à des décès de cétacés en Mer Méditerranée et aux Bahamas.

Les autopsies effectuées sur les baleines échouées aux Bahamas montrent clairement des signes d’hémorragie liée à l’effet du sonar militaire. Les scientifiques craignent à présent que si le LFAS et d’autres systèmes de sonars actifs à haute intensité continuent à être déployés dans le monde, toutes les espèces de mammifères marins puissent en être affectées, ainsi que l’ensemble de la chaîne alimentaire marine.
Les responsables des pêcheries au Royaume Uni demandent aujourd’hui qu’une recherche soit menée sur les effets de ces essais de sonar militaire sur les stocks halieutiques, s’inquiétant notamment de la diminution du nombre de poissons chaque fois qu’un exercice de sonar à grande puissance commençait dans le secteur. Très peu de choses sont connues à cet égard sur l’impact de ces exercices dans le domaine de la vie marine ou des équilibres écologiques.

Nous demandons, quant à nous, que l’OTAN se conforme au Droit de la Mer tel que prescrit par l’ONU et qu’il mette en route une commission destinée à évaluer, de manière globale et indépendante, l’impact réel du LFAS et des autres systèmes de sonar actifs à haute intensité sur la vie marine, ainsi que l’impact cumulé de ces exercices pratiqués par plusieurs nations équipées de cette technologie au même moment.
En raison d’échouages récents dans les îles Canaries lors des manoeuvres navales de l’OTAN (le 24 septembre 2002), tout le déploiement des sonars actifs à haute intensité devrait faire l’objet d’un moratoire total jusqu’à ce que les résultats de l’enquête soit connus.

Le 17 août 2011, la NMFS a reçu une demande d’autorisation de la part de la US Navy, visant à capturer 94 mammifères marins de plusieurs espèces (70 cétacés et 24 pinnipèdes), afin de leur faire subir dressage, tests, et opérations militaires de routine utilisant le sonar SURTASS LFA pendant une période de 5 ans.
La Navy déclare que ces activités sont susceptibles d’exposer certains de ces mammifères présents sur le terrain à des émissions sonores intenses produites par le LFAS.
De ce fait, pour pouvoir procéder de la sorte et estimer les effets physiologiques du LFAS sur leurs 94 cobayes, la US Navy est contrainte d’obtenir l’autorisation de « harcèlement de niveau A et B » . Pour en savoir plus, lire le rapport complet.

En septembre 2011, des analyses supplémentaires ont été demandées par la US Navy aux scientifiques

 

Copyright US Navy http://www.surtass-lfa-eis.com/


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