Les captures continuent aux Iles Salomon

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Comme à Taiji; une chasse « traditionnelle » devient une source profit majeure grâce au marché international de la captivité, dont nos delphinariums européens auraient bien du mal à se détacher.

Les captures continuent aux Iles Salomon

Comme à Taiji, des chasses au rabattage ont lieu aux îles Salomon, plus précisément sur l’île de South Malaita.
Après la capture, la viande est partagée à part égale entre tous les ménages. Les dents des dauphins sont très appréciés comme bijoux et servent de monnaie sur l’île. Les dauphins sont chassés de la même façon qu’au Japon, en utilisant des pierres frappées au lieu de tiges de métal pour produire des sons effrayants et faire paniquer les victimes jusqu’à les pousser dans une baie jusque sur la plage. Diverses espèces sont chassées, comme les dauphins tachetés et les dauphins de la variété Tursiops aduncus.

Le nombre de dauphins tués chaque année n’est pas connu, mais des informations suggèrent qu’entre 600 et 1500 dauphins sont mis à mort par saison de chasse.
Ces tueries se poursuivent de décembre au mois d’avril, quand les dauphins sont au plus près de la côte. Comme au Japon, de nombreux dauphins Tursiops des îles Salomon ont également été vendus à l’industrie du divertissement.

En juillet 2003, 28 dauphins locaux (Tursiops truncatus aduncus) ont été expédiés au Parque Nizuc, un delphinarium pourri de Cancun.
Une grande partie des animaux a ensuite été transportée à Cozumel, pour y faire de la delphinothérapie et des programmes d’interaction crasseuses et minuscules. D’autres dauphins des Iles Salomon se sont retrouvés en Egypte et en Tunisie, où leur trace a été perdue.

Bien que les exportations de dauphins aient été interdites en 2005 , elles ont repris en octobre 2007, lorsque l’interdiction a été levée suite à une décision judiciaire, permettant à 28 dauphins d’être envoyés dans un delphinarium à Dubaï. Trois autres dauphins ont été trouvés morts près des enclos que gérait à l’poque un ancien dresseur du Vancouver Aquarium, Chris Porter. En 2015, le ministre du tourisme a visité la communauté de Bita’ama et a annoncé que le gouvernement appuierait financièrement le développement de l’écotourisme et de la nage avec les dauphins s’ils cessaient leurs chasses. Ses espoirs semblent avoir été déçus puisque des captures ont repris en 2016, sous la pression chinoise.
Et que les massacres n’ont jamais cessé, au point de menacer la faune marine toute entière.

 


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Les dents de dauphins sont une monnaie bien plus pratique et fiable que les Solomon Islander Dollars…

8 novembre 2016

30 dauphins capturés remis en liberté !

L’IMMP (International Marine Mammal Project), une association vouée à la protection des mammifères marins à travers le monde, a récemment révélé une affaire peu joyeuse concernant la capture illégale d’une trentaine de dauphins sauvages au large des îles Salomon. Après une lutte acharnée avec les autorités, l’intervention du gouvernement des îles, ainsi qu’une intervention policière, sont cependant parvenues à sauver les animaux du sort funeste qui leur était réservé par leurs ravisseurs.

L’IMPP, qui protège depuis plus de 30 ans les mammifères marins par son action auprès des collectivités mais aussi au travers d’opérations coups de poing auprès des animaux en danger, a révélé début octobre qu’une trentaine de dauphins avaient subi une capture au large des îles Salomon, dans le Pacifique, en violation des lois en la matière. Ainsi, selon IMPP, les dauphins ont été conduits jusqu’au rivage des provinces à l’Ouest du pays, dans un processus de capture inhumain qui rappelle celui de la chasse au rabattage en vigueur à Taiji, au Japon. Ils ont ensuite été transportés par bateau vers des enclos plats et peu profonds sur l’île de Bungana au large de Honiara, la capitale des îles Salomon, en attendant leur commercialisation comme une vulgaire marchandise.

La chasse au rabattage, utilisée pour la capture des dauphins vivants, est une technique barbare qui consiste à repérer les groupes de dauphins au large, à les encercler de plusieurs bateaux et à exercer un barrage sonore (à l’aide de coups de marteaux portés sur des tubes métalliques) afin de les mener jusqu’aux côtes. Les mammifères sont alors pris au piège. À Taiji, dans un petit village japonais, la majorité d’entre eux sont alors massacrés dans des conditions insoutenables. Ils sont alors destinés à la consommation locale quand les plus beaux spécimens sont revendus à des delphinariums. Un commerce très lucratif, qui justifie les moyens déployés par les syndicats et lobbies locaux de pêche au dauphin pour contrer les législations.

Source: Mr Mondialisation


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En 2015, un nouveau cri d’alarme est lancé devant l’ampleur du massacre.

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900 dauphins tués aux Iles Salomon

 

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Le whale-watching serait plus rentable, mais fournirait les dents ?

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Massacre à Fanalei

Les habitants du village de Fanalei ont tué en décembre quelque 750 dauphins. Ils indiquent avoir agi ainsi car ils n’ont pas reçu les compensations financières promises par l’association américaine de défense de l’environnement Earth Island Institute lors d’un accord conclu en 2010 pour mettre fin à ces abattages.
Le ministre du Tourisme de l’archipel, Samuel Manetoali, a refusé de prendre parti dans cette dispute mais il a affirmé vouloir la fin de cette pratique car elle nuit à la réputation internationale des Salomon.
«Cela nous a causé beaucoup de tort à l’étranger, et a un effet sur notre secteur touristique, notamment pour (les touristes) australiens ou néo-zélandais », a-t-il déclaré à l’AFP. Il va se rendre dans le village pour discuter avec les anciens, a-t-il précisé.
La chasse aux dauphins est traditionnelle dans certains endroits de l’archipel.
Les dents des cétacés ont longtemps été utilisées comme monnaie d’échange. Les villageois capturent également des bêtes vivantes pour les vendre à des parcs d’attraction.
«C’est un sujet délicat car ces gens dépendent de pratiques traditionnelles. Or les attentes de la société moderne sont différentes », a souligné le ministre. « Quelle que soit la décision, il faut que tout le monde soit gagnant: le pays, comme les communautés ».
L’association de défense de l’environnement dément pour sa part n’avoir pas rempli sa part du contrat. Le massacre récent des dauphins est le fait selon elle d’un petit groupe de personnes, qui ont agi à l’encontre des directives des chefs de tribus.

Source : Thalassa FR3

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Mai 2015

 700 dauphins massacrés par le seul village de Fanalei

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Cadavre de dauphin oublié sur la plage


juin 2011

Nouvelles captures aux Iles Salomon !

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Dauphin à l’agonie dans les enclos de Chris Porter

 

25 dauphins sauvages risquent de vivre l’enfer de la captivité afin que l’hôtel Resorts World Sentosa puisse augmenter ses profits et lancer sa nouvelle attraction. Celle-ci déclinera toute la panoplie des pires horreurs qu’on puisse leur imposer : shows, rencontres en bassin et attouchements incessants du matin au soir, « delphinothérapie »,  spectacles nocturnes pour les dîneurs  de luxe, etc..

Le projet est annoncé pour 2012. Statistiquement, en 2014, la moitié d’entre eux seront déjà morts…
D’ici là, ils attendent dans les camps de déportation marins réservés à leur usage, mal nourris, entassés, terrifiés, déjà privés de tout ce qui faisait leur vraie vie.
Ces 25 dauphins libres, membres d’une seule et même tribu, ont été capturés avec violence dans l’archipel des Iles Salomon, par les tristement célèbres esclavagistes cétacéens, Chris Porter, surnommé le « Darth-Vader des dauphins » et Francis Chow, son répugnant complice.

Difficile d’énumérer tous les crimes dont ces deux trafiquants se sont déjà rendus coupables.
L’un des plus récents est la capture de 8 dauphins des Iles Salomon en août 2009, sensés être revendus en Australie. Mais le marché est d’ampleur mondiale et les USA, par exemple, la Chine, le Mexique ou les Philippines sont toujours demandeurs et d’excellents clients !

C’est dans la crasse et l’eau stagnante de bassins minuscules, propriétés de Francis Chow, que les cétacés capturés, vivant dès lors dans un climat de stress total, attendent d’être livrés à d’autres margoulins sans scrupules, directeurs d’hôtels ou de delphinariums. On les « brise » dès cet instant, selon les méthodes habituelles (isolement, affamement, coups de batte si nécessaires) afin de livrer de la marchandise bien docile aux acheteurs. Aucun détail n’est donné sur leur « assurance-vie », cet accord qui garantit au client que le dauphin acheté ne sera pas susceptible de mourir avant un mois, un an, deux ans, selon les contrats..

Nombreux d’ailleurs sont ceux qui meurent « avant livraison », mais qu’importe ! Il y en a encore tant et tant dans la région, ce serait vraiment dommage de ne pas puiser dans ce stock jusqu’à son épuisement total, comme le font les Japonais avec les baleines.
Rappelons que les « Tursiops aduncus » des Iles Salomon partagent le triste privilège, avec les dauphins japonais, d’être pour une part d’entre eux destinés à la boucherie (ou au commerce de leurs dents, une monnaie traditionnelle de plus en plus en vogue en ces temps de crise économique) et pour une autre part, vendus à divers delphinariums dans le monde. La sélection entre ceux qui vont mourir d’ennui à petit feu et ceux qui seront décapités, se fait selon la taille, la bonne santé, l’absence de cicatrices, la beauté des dauphins sélectionnés pour une vie de clowns tristes.

Merci de signer la pétition pour délivrer les « dauphins les plus tristes au monde » et combattre le commerce de dauphins captifs des Iles Salomon, mais aussi leur massacre « traditionnelle » qui reprend de l’ampleur sous la pression des delphinariums. Un dauphin vivant rapporte tellement plus que sa seule chair sanglante. Et ne vous faites pas de soucis :  les habitants ne mourront pas de famine s’ils renoncent à leur cruelle coutume :
« Le sol des îles Salomon est très fertile et recouvert d’une végétation luxuriante; les montagnes les plus élevées sont garnies de forêts épaisses, dans lesquelles on trouve le banian, le bois de rose, le tamanou, le palmier, le corozo. La majeure partie de la population dépend de l’agriculture, de la pêche, et de la sylviculture. La plupart des produits manufacturés et produits pétroliers doivent être importés. Les îles sont riches en ressources minérales (plomb, zinc, nickel et or) dont l’exploitation reste cependant peu développée. Avant l’arrivée de RAMSI, le climat de violence, la fermeture des entreprises principales, et l’état des finances publiques qui était au plus bas, avaient abouti à l’effondrement économique. Depuis 2003, on assiste à la reconstruction de cette économie, qui a renoué avec une croissance modeste »
(Dr A. Hagen)


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Les trafiquants de dauphins prétendent « sauver » les dauphins d’une mort certaine. Mais c’est pour mieux les soumettre à la torture de la captivité

5 juin 2009

Une nouvelle compagnie active dans la capture à North Malatia

Une nouvelle compagnie du nom de Bita’ama Dolphins Investment Company est désormais opérationnelle au nord des îles Malatia (Iles Salomon) peuplée par les ethnies Baegu et Baelelea.

On rapporte que la compagnie a fait revivre une ancienne tradition qui consiste à appeler les dauphins en bord de mer. Tout récemment, des centaines  de dauphins ont ainsi été attirés vers les plages et capturés aussitôt. Après avoir relâché l’ensemble des «pods» en mer, la Compagnie en a conservé quatre dans le port de Bita’ama.

Le manager de la Bita’ama Dolphins Investment company, Emmanuel Tigi  aurait déclaré que son business consistait à trouver de nouvelles ressources financières en agissant de la sorte et en vendant ses dauphins à des compagnies étrangères ou en créant un delphinarium local destiné à attirer les touristes.

La compagnie travaille sous le contrôle du propriétaire du Marine Mammal Centre, résidant dans la province centrale afin de mener à bien de façon professionnelle son activité commerciale et de trouver des débouchés sur le marché international.

Les habitants de Bita’ama ont donné leur accord au fait d’interdire aux bateaux  et aux canoës motorisés de pénétrer dans le port lorsque les dauphins y étaient rassemblés. La vente de dauphins captifs devient ainsi l’une des principales activités commerciales de l’île.

Par le passé, nombre de dauphins des Iles Salomon ont déjà été exportés vers des delphinariums situés au Mexique, à Dubaï ou aux Philippines.

Rappelons qu’un dauphin brisé, c’est à dire dûment dressé, prêt à l’emploi et capable de peut rapporter jusqu’à un million de dollars par tête. Derrière cette initiative, le sinistre Chris Porter, qui continue  affirmer qu’un dauphin clown vivant et vendu très cher est plus rentable qu’’un dauphin mort que l’on mange et dont les dents servent de monnaie d’échange. On sait que la chasse aux dauphins est une activité traditionnelle des populations des Iles Salomon.

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Cadavres de dauphins retrouvés près des enclos de Chris Porter en 2007

Gavutu 

11/9/03

Plus que 25 dauphins alors qu’il y en avait 41 récemment
Où sont passé les autres ? Sont-ils morts de faim et de désespoir, ont-ils déjà été vendus ou pire encore, les a-t-on tué pour revendre leurs dents ?  On n’en sait rien.

En réaction, à l’initiative du groupe Australians for Animals, un ensemble d’associations internationales – dont Dauphins Libres – ont contribué financièrement à la publication d’une annonce pleine page dans les journaux des Iles Salomon afin de dénoncer ce trafic atroce et plaider pour un développement du whale-watching plutôt que de la captivité.
L’annonce « publicitaire » comporte une déclaration d’intention à l’adresse des habitants des Iles Salomon mais aussi (et la chose touchera ceux qui l’aimaient) une photo de la delphine Iris au dernier stade de son agonie.

 


https://www.dauphinlibre.be/dauphins-des-iles-salomon-lenfer-de-cancun/