Les étonnants voyages de Dony, le dauphin amical

Dony à Brest en 2014, du temps on l’appelait encore Randy

Les étonnants voyages de Dony, le dauphin amical

Les étonnants voyages de Dony, le dauphin amical plutôt que solitaire, restent aujourd’hui encore inexpliqués. On ne retient de lui que ses frasques sexuelles, qui tournent parfois au drame.  Pourtant, jamais on ne vit un dauphin aussi déterminé à explorer le littoral français, belge et hollandais après son arrivée d’Irlande, allant jusqu’à pénétrer jusqu’au profond des villes par la voie des canaux.

Aujourd’hui, Dony-Randy-Georges semble s’être fixé du côté de la Bretagne. Il y partage sa « solitude » avec d’autres « friendly dolphins » comme disent les Anglais, des « dauphins amicaux » parmi lesquels Jean-Floch et tout récemment,  Zafar.
Tous attendent qu’on leur parle, qu’on les écoute et non pas qu’on les chasse ou qu’on les chatouille avec des gloussements.
Ce sont des cétologues, des sémiologues et des éthologues qu’il faudrait envoyer à sa rencontre, comme le fit en son temps Wade Doak, pas des touristes en goguette ni des télépathes inspirés.

Dony en 2014

 « Dony, on le sait, est très intéressé par l’être humain et recherche avidement son contact, parfois même au-delà de ce que la morale admet. Mais c’est aussi le « dauphin ambassadeur » qui a voyagé plus que n’importe quel autre dauphin connu, avec au moins cinq pays à son palmarès.
Du fait de son comportement hautement interactif et de son absence totale de crainte à l’égard des lieux humainement très peuplés, les voyages de Dony font l’objet d’un intérêt scientifique tout particulier et ont été plus largement observés que ceux de n’importe quel autre dauphin « ambassadeur », les Anglais préférant quant à eux le terme de « friendly dolphins « .

Ce petit dauphin mâle du genre costaud, couvert de cicatrices, a été observé pour la première en Irlande en avril 2001, par des pêcheurs du Comté du Kerry lorsque le dauphin s’est mis à suivre leur bateau depuis Carrigaholt jusqu’au comté de Clare.
Dony est arrivé au bout de la péninsule de Dingle dans le Comté du Kerry (où Fungie réside depuis les années 80) et il y est resté jusqu’au 6 juillet 2001. Nous avons nagé avec lui à de nombreuses reprises durant cette période et nous l’avons alors nommé  » Dony « , une abréviation du nom Donald, qui est très populaire dans la région de Dunquin.

Randy à Charon en 2011

En août 2001, ce même dauphin est réapparu non loin de La Rochelle, sur la côte atlantique française. Il y a fait le bonheur d’innombrables nageurs, passant de plage en plage ou suivant tout aussi bien les bateaux dans les ports. Dony est resté en France jusqu’en septembre. Pendant l’hiver de 2001/2002, il commençait à remonter vers le nord de la Normandie et Cherbourg. On le nommait alors Randy ou Georges.

Le 28 mars 2002, Dony fut repéré une première fois près de Weymouth, Dorset, en Angleterre, où on le baptisa « Flipper ».
En mai 2002, l’association Irish Dolphins fit le rapprochement entre toutes ces observations et fournit la preuve photographique définitive de ce que Randy, Georges ou Dony n’était bien qu’un seul et même dauphin, mais incroyablement voyageur !
Le dauphin est resté dans la région de Dieppe /Le Havre durant  la majeure partie de l’automne, voyageant énormément et poussant même des petites pointes à l’Est jusqu’à Dunkerque.
En novembre 2002, Dony s’est rendu à Boulogne, où il a commencé à attirer l’attention d’un large public. Diverses autorités portuaires ont tenté de le guider vers le large mais chaque fois, le dauphin a pris sa propre décision.

Au début du mois de décembre, il s’est déplacé vers la côte belge en longeant Blankenberge et Zeebrugge avant de pénétrer dans l’Escaut à l’Ouest, là où il rencontre le Rhin.  Dony a été vu près de Terneuzen aux alentours du 6 décembre 2002 puis il a remonté l’Escaut, en partie transformée en canal à cet endroit, jusqu’à la ville d’Anvers, à 170km du large. Le dauphin a séjourné ensuite quatre ou cinq jours dans le Delwaidedok, un quai du port d’Anvers, avant de rejoindre Dinteloord en Hollande  le 13 décembre 2002. Un voyage véritablement extraordinaire !
Le 14 décembre, Dony a été escorté avec succès de Dintelmond jusqu’à la mer ouverte par les services hollandais de sécurité maritime, franchissant deux écluses successives. Fin décembre, il redescendait vers le Sud…

Ces déplacements exceptionnels et rarement observés ont éveillé d’ores et déjà l’intérêt des milieux scientifiques car il n’y a jusqu’ici aucune explication objective au comportement de ce dauphin« .

Texte traduit du site Irish Dolphins

Les voyages de Dony


11 décembre 2002

Dony en Belgique !

« Depuis vendredi, le premier « dauphin ambassadeur » (terme utilisé pour désigner des dauphins sauvages solitaires recherchant le contact des hommes) à visiter la Belgique est entré… dans le Delwaidedok, un des bassins du port d’Anvers. 
Ce dauphin n’est autre que Dony/Georges/Randy, l’ambassadeur itinérant, un cas unique chez les dauphins ambassadeurs.
Si ceux-ci sont déjà des cas à part (une cinquantaine de cas ont été répertoriés dans le monde), Dony l’est encore plus, puisque depuis qu’il a été repéré il y a deux ans, il a couvert plus de 2000 km à la rencontre des Homo sapiens (pas si) sapiens.
Les premiers à avoir bénéficié de ses jeux et câlins sont les Irlandais, près des Blasket Islands en mai-juin 2001.
Depuis lors, Dony a tout d’abord traversé la Manche et gagné la côte Atlantique près de La Rochelle en France, puis est remonté discrètement jusqu’au Cotentin, dans la région de Cherbourg, où il a passé l’hiver.

Et vendredi il est arrivé à Anvers. Un soigneur du zoo lui a apporté du poisson et a vérifié son état de santé, jugé excellent. D’après un journaliste de la Gazet van Antwerpen, la police a fait plusieurs tentatives pour le guider vers la sortie. Mais il est chaque fois revenu… (dernière tentative ce dimanche).

Ce qui montre bien qu’il n’est pas perdu (à Boulogne ou je l’ai rencontré et photographié il y a une grosse semaine, Dony résidait
dans un bassin fermé par une écluse dont il sortait chaque jour derrière un bateau afin d’aller se nourrir en mer) et recherche toujours le contact humain…

Dony appartient aux Grands Dauphins (Tursiops truncatus), espèce cosmopolite, qui représente plus de 90% des cas de dauphin ambassadeurs dans le monde. Pour toute information complémentaire, prière de me contacter :
Gauthier Chapelle, biologiste, collaborateur scientifique à l’IRSNB

Extrait du Journal belge "La Dernière Heure" du 13 décembre 2002, avec une interview de G.Chapelle. www.dhnet.be

14 décembre 2002

Dony au coeur des polders

En compagnie de Gauthier Chapelle qui s’était tenu informé heure par heure des déplacements de notre dauphin ambassadeur, nous avons donc rejoint Dony Randy Georges dans son nouveau havre aux Pays-Bas. Non sans mal ! Le minuscule village de Dinteloord (West-Brabaant) n’est pas bien loin de la frontière belge, mais il se niche si profond au creux des polders que le retrouver ne fut pas évident.

En revanche, une fois sur place, nous l’eûmes plus aucun problème : toute la population du village semblait au courant de ce qu’un « dolfijin » les visitait depuis la veille, de nombreux témoins l’avaient vu le matin-même et nous fumes donc rapidement orientés vers sur les quais du petit port de plaisance où Dony était censé se tenir.
Nous y retrouvâmes Ute Margreff, une jeune femme allemande qui a déjà rencontré Dony en Irlande et en France et n’hésite pas à plonger dans les eaux les plus froides pour rejoindre son ami à nageoires.

Le dauphin était là.
Il se tenait à bonne distance, de l’autre côté du vaste bassin portuaire, entouré par une petite foule de personnes perchées sur une péniche, un hors-bord et un dinky.
Des vocalisations curieuses et prolongées nous parvenaient de là. Celles de Dony ? Ou de gens l’imitant ? Nous ne le sûmes jamais. D’après le compagnon de Ute, de tels sons aériens puissants étaient souvent émis par Dony en Irlande. On vit aussi qu’il
frappait l’eau à coups de caudale puis nous eûmes la mauvaise idée de tenter de le rejoindre de l’autre côté du dock.

Lorsque nous arrivâmes sur place, tout le monde était parti.
Un marinier nous embarqua sur son hors-bord et nous fîmes le tour de tous les bassins à toute allure par un froid piquant.
En vain. L’eau gelait le long des berges et le dauphin était déjà reparti ou bien se dissimulait quelque part, fatigué des humains pour ce soir. Ute plongea quelques minutes, au risque d’en mourir, mais cela ne servit à rien.
Dony n’était plus là.

Ce qui est sûr, en tous cas, c’est que notre ami vient de passer les deux derniers jours dans ce petit port de Hollande, après avoir traversé pendant la nuit des kilomètres de polders et contemplé nos autoroutes, nos champs,
nos voitures et nos moulins à vent, via le canal qui relie Anvers à la mer intérieure des Grevelingen.

Jamais on ne vit dauphin faire une chose pareille.
Jamais aucun ambassadeur n’avait encore visité la Belgique ni les Pays Bas, et surtout pas de cette manière, en pénétrant véritablement jusqu’au coeur même des terres habitées.
Quel sera le prochain épisode de cette saga invraisemblable qui a commencé un jour en Irlande ?  Et s’il en revient vivant, quelles formidables histoires Dony le Grand Baladeur pourra-t-il raconter à son vieil ami Fungie, qui tient quant à lui ambassade sédentaire
en son pays d’origine ?

Dony seul le sait, bien sûr…

Randy quitte Anvers : carte transmise par Gauthier Chapelle 14 décembre 2002

Dony en Hollande !

Toujours plus au Nord ! Depuis vendredi  après-midi, Dony se trouve en Hollande, ainsi que nous en informait le journal belge « Het Laatste Nieeuws » de ce samedi 14 décembre 2002.

Après avoir quitté Anvers via la jonction Rhin-Escaut dans les Grevelingen, Dony est remonté vers le nord-est en direction du petit port de Dinterloor.  Y.G, Ute Margref et moi-même sommes arrivés juste à temps pour l’apercevoir de loin en cette après -midi de samedi.
Puis Dony a disparu.
L’eau était très trouble, presque douce (non-salée) et proche du point de congélation, puisqu’on y trouvait des fragments de glace. Dony est probablement reparti dans les Grevelingen principales, ce qui veut dire qu’au moins deux écluses le séparent de la pleine mer.
Il sera sans doute difficile à localiser ce dimanche, puisqu’il n’y pas de journaux publiés en ce jour mais il poursuit visiblement son intention de se déplacer et c’est donc vers les sites hollandais qu’il faudra nous tourner désormais pour en savoir plus.

Gauthier

16 décembre 2002

Dony bientôt à Rotterdam ?

D’après le journal néerlandais Le Télégraphe, des gens venus du Delphinarium de Harderwijck auraient tenté de se saisir de Dony vendredi dernier, sous prétexte qu’une station trop prolongée dans l’eau non-salée pouvait nuire à sa peau et à sa santé. Effrayé, le dauphin se serait caché jusqu’à samedi, jour où nous l’avons vu en train de jouer avec des gens.
Le soir, un bateau de la KNRM l’a ramené jusqu’en Mer du Nord, où il se trouve actuellement.

« Nous avons rapporté la semaine dernière que le dauphin Dony avait nagé depuis Boulogne – où il avait passé une grande partie de l’automne – jusqu’à la ville d’Anvers en Belgique, à plus de 170 km au Nord-Est.
C’était déjà en soi un nouveau coup de théâtre dans cette saga du dauphin voyageur, puisque le port d’Anvers se trouve tout de même à quelques 90 kilomètres de la mer et que l’on n’y accède que par un fleuve partiellement transformé en canal sur les 25 derniers kilomètres.

Dony – ou Léo comme il avait été surnommé à Anvers – a fait plus fort encore en suivant le cours de deux canaux et des deux bras du delta méridional Rhin/Meuse à Dinteloord en Hollande.
Cette petite ville se trouve à l’extrémité de bassins d’eau douce provenant de l’ancien delta. Plusieurs barrages et écluses séparent ces bassins de la pleine mer qui ne peuvent être franchis qu’à marée haute.

Vendredi et samedi dernier, les 13 et 14 décembre 2002, Dony a visité le port de plaisance voisin de Dintelmond voisin et a commencé à susciter des inquiétudes du fait de sa présence prolongée dans une eau non-salée et très sale.
Les services de secours maritime néerlandais du port (le KNRM) ont dépêché un hors-bord afin de reconduire le dauphin en pleine mer, en le faisant traverser successivement les écluses du Haringvliet et de Stellendam.

A cette fin, ils ont encouragé le dauphin à les suivre sur une distance de plus de 40 kilomètres.  Après l’avoir amenée à 5 kilomètres au large des côtes, ils ont arrêté les moteurs et ont attendu Dony.  Puis ils ont fait demi-tour à toute vitesse et l’ont laissé en pleine mer. La manoeuvre semble avoir réussi puisque des pêcheurs ont affirmé avoir aperçu le dauphin en soirée.

Puisque cette attitude est courante chez Dony, on peut supposer qu’il suivra d’autres bateaux et rejoindra d’autres ports. L’un des endroits le plus susceptibles de l’accueillir la prochaine fois – et l’un des moins souhaitables pour un dauphin – pourrait être la ville de Rotterdam avec son port commercial encombré et ses grands complexes industriels.
Dony devrait y affronter la présence d’innombrables bateaux, ce qui constitue un grand risque pour lui, si l’on en juge d’après ses accidents antérieurs avec les hélices de bateaux.
Il y a d’ailleurs tout lieu de craindre qu’en s’alimentant dans les eaux presque toxiques, des rivages de la Mer du Nord, Dony n’ait déjà accumulé une quantité importante de polluants dans son corps ».

Extraits du site IRISH DOLPHINS

Dony en Hollande

Dony en Hollande

23 décembre 2002

Dony dans le Westerschelde

Le voyage de Dony le long des côtes hollandaises et belges constitue l’un des plus comportement parmi les plus étranges jamais observés chez un dauphin ambassadeur, déclarent les responsables du site Irish Dolphins, qui continuent à suivre activement les déplacements de notre ami.

Celui-ci a désormais appris à suivre les bateaux de très près pour franchir les écluses, entrer dans les ports ou regagner le large.
Il se promène dans les canaux qui traversent les polders, visite le nord, redescend vers le sud, passant sans cesse des eaux douces ou saumâtres des bras de mer intérieurs à l’eau salée du large.

Pourquoi fait-il tout cela ?  Personne ne le sait. Mais on dirait vraiment que Dony – ré-aperçu ce 23 décembre dans le Westerschelde, non loin de la ville de Breskens, en face de Flessingue – est en train de NOUS étudier et de découvrir le monde humain en le pénétrant profondément.
Il faut bien se rendre compte que Dony voit et entend nos villes, nos voitures, nos ponts, nos immeubles, nos digues et nos usines comme aucun dauphin ne l’a jamais fait avant lui. On pourrait même se demander si, à l’instar de l’orque libre qui visita naguère l’aquarium de Nagoya au Japon, Dony n’est pas en train de chercher la voie pour rejoindre Harderwijk et réclamer la libération de ses amis !

COPYRIGHT IRISH DOLPHINS http://www.irishdolphins.com/

24 décembre 2002

Dony à Zeebruge

Dony a été signalé une première fois le  à Zeebrugge.
Dony a ensuite été observé et approché le 26 et le 28 décembre 2002 dans cette même ville par le biologiste Gauthier Chapelle.  Celui-ci, averti par un nouveau signalement de position sur le site Irish Dolphins, a pris contact avec les autorités portuaires afin de repérer Dony.

Il l’a découvert le 26 décembre à l’entrée du port, entre deux écluses et les flancs de bateaux énormes. 
Non sans difficulté,  Gauthier est parvenu à se rapprocher du dauphin, à le caresser et à lui parler. Ces gestes ont démontré aux quelques personnes présentes que le dauphin recherchait simplement le contact humain et qu’il n’était nullement en difficulté.
Deux personnes responsables du port s’inquiétaient en effet de le voir là depuis deux jours, au point d’avoir laissé la porte de l’écluse ouverte après le passage du dernier bateau pour que Dony puisse s’en aller. Mais notre ami se plaisait bien là et il est resté.

Gauthier Chapelle et son amie Véronique ont revu Dony le 28 et toujours à Zeebrugge, cette fois dans le petit port de pêche.  Ils sont tous deux descendus dans l’eau froide à la rencontre du dauphin. Gauthier a pu longuement nager avec l’aimable cétacé, parfaitement calme et en bonne santé, nullement l’obsédé sexuel violent que les Anglais nous présentaient ou la victime égarée que le Dolfinarium de Harderwijck et le Sea Life de Blankenberge ont, semble-t-il, tenté de capturer conjointement.

Gauthier avait déjà nagé avec Dony à Boulogne. Le dauphin l’a sans doute immédiatement reconnu et le contact fut donc des plus heureux : Dony s’est laissé caresser le ventre et la tête et a même entraîné notre ami Gauthier pour une petite promenade dans le port, l’humain bien accroché à l’aileron du cétacé ! Puis des curieux se sont rassemblés pour assister au spectacle et des gens ont commencé  à jeter du poisson, dont heureusement les mouettes furent les seules bénéficiaires !

Lorsque le soir tomba, Dony disparut une fois de plus à sa très mystérieuse manière : il était là, bien présent, puis à la seconde suivante, il n’y était plus. Tous les dauphins agissent ainsi et personne ne peut jamais prédire à quel endroit ils reprendront leur prochain souffle, après avoir glissé sous la mer obscure.
Depuis le 29, plus aucune observation n’a été faite.


29 avril 2003

Dony de retour en Bretagne !

Suite à l’avis de recherche lancé par le Dr Gauthier Chapelle le 24 avril, de nombreux témoignages ont afflué nous certifiant le retour de Randy et la présence d’un nouveau dauphin solitaire baptisé Jean-Floch. Voici la synthèse à ce jour de ce que nous savons:

1/ Randy/Dony/Georges
Cela fait maintenant 3 semaines que Randy est en Bretagne dans le Finistère, essentiellement présent autour du port du Conquet mais aussi près du Cap Sizun.
Il a été aperçu le 6 avril à Argenton. Le 9 avril, il était vu au Conquet. Aux alentours du 18 avril, un jeune garçon de 11 ans nommé Damien a joué avec Randy durant 4 jours. La capitainerie de Camaret a également signalé  son passage en compagnie d’un autre dauphin il y a 3 semaines environ. Il a été observé pour la dernière fois le 26 avril. Randy se reconnait aisément grâce à la cicatrice présente sur la tranche de sa dorsale (voir photo de la news du 24 avril).

2/Jean-Floch
Ce dauphin de 2,50 mètres de long au corps recouvert de cicatrices excepté sur la dorsale se serait établi il y a environ deux mois près d’un port au nord de la pointe du Raz. Son territoire provisoire s’étendrait de Audierne à Douarnenez. D’après les photos qui ont été prises de ce dauphin, il n’appartiendrait pas à la population de dauphins locale régulièrement suivie par les scientifiques. Jean-Floch se reconnait aisément  grâce à la profonde blessure non cicatrisée qu’il porte à la base de sa caudale.

Il existerait peut-être un troisième dauphin solitaire, mais cela reste à confirmer.

7 mai 2003

Dony est à Ouessant !

« Georges Randy est à Ouessant (Bretagne), je l’ai vu à la pointe de Cadoran suivant un bateau de pêche qui ramenait sa ligne avec du poisson, mais le pêcheur me dit qu’il n’a jamais essayé de lui en prendre! il m’a dit également qu’il le suivait tous les matins au départ du port vers 5 heures.
Je suis passé avec mon bateau le dauphin m’a suivi pendant une minute, pas plus. J’ai pu l’observer et l’identifier à coup sûr. (…)
Pour moi, c’est bien Georges Randy ou Dony. Il m’a suivi jusqu’au milieu de la baie du Stiff !

Difficile de pêcher à la ligne avec celui-ci qui tourne autour … et revient jusque dans le port près de la cale !
Il cherche vraiment le contact avec les hélices et le bateaux ! L’eau actuellement est assez chargée en particules ! comme pour un mois de mai ! cela va peut être s’arranger !? »

Message de Sébastien Durdux, (Ouessant, Bretagne)


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Dusty le dauphin de Doolin peut se mettre en colère !