Les peuples de l’Océan

Les peuples de l’océan vivent sur la même planète que nous et depuis plus longtemps.

Les peuples de l’océan

Les peuples de l’océan vivent sur la même planète que nous et depuis plus longtemps.
Dauphins, orques, baleines, cachalots, bélugas, narvals, botos, orcelles, zyphius, toutes ces ethnies de chasseurs-cueilleurs à nageoires, ne font usage que de peu d’outils. Ils ne construisent pas de cathédrales. Ils n’écrivent pas de science-fiction.

Mais que savons-nous vraiment de la richesse de leurs cultures, de leurs langages, de leur savoir du monde qui les entoure ? Ils connaissent les merveilles des eaux sombres mieux que personne et ils ne détruisent rien. Leurs combats ne sont jamais mortels. Ils gèrent leurs biotopes avec intelligence et respect, ne prélevant que ce dont il ont besoin. Ils adorent leurs enfants et les gardent près d’eux jusqu’à la fin de leur vie. Ils soutiennent leurs malades à la surface de l’eau, ils nourrissent leurs anciens ou leurs handicapés. Ils font en sorte que chacun puisse manger à sa faim au sein de leurs familles élargies. Et quelquefois, lorsque l’un d’entre eux s’échoue, ses compagnons le suivent tous dans la mort. En certains points du globe, les cétacés collaborent à des chasses collectives en compagnie des pêcheurs humains. Innombrables sont les témoignages de ces marins perdus en mer ou de ces nageurs en détresse auxquels des dauphins sont venus spontanément en aide.

Toutes espèces non-humaines mériteraient assurément que l’on soucie tout autant de leurs cultures, éléphants, grands singes, félins, canidés sauvages et tellement d’autres encore, qui disparaîtront en liberté avant que nous ne puissions les comprendre. Mais les Peuples de l’Océan, par le caractère exotique absolu de leur milieu, leur univers sonore plutôt que visuel, leur existence au sein d’un monde tridimensionnel sans frontière ni abri, nous ouvrent les portes d’une Réalité tout à la fois radicalement autre au plan sensoriel et en même temps, infiniment proche de la nôtre au niveau cognitif, moral et émotionnel.

Il est donc grand temps de changer d’attitude et de leur assurer une protection totale. Il est grand temps d’interdire une fois pour toutes les pratiques qui nuisent à ces populations libres et sympathiques et de mettre fin tout particulièrement à l’industrie de la captivité qui les exploite en bassin.
Les Cétacés sont des personnes à part entière qui forment ds peuples et des tribus. Ils sont dotées d’un encéphale aussi évolué que le nôtre, d’une conscience réflexive et d’un langage si complexe que nous n’y avons toujours rien compris. Il n’y a donc aucune raison de les traiter comme des esclaves ou des outils, alors que depuis l’aube des temps, ils n’auraient jamais du cesser d’être nos amis et nos partenaires.

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La longue histoire des peuples de l’océan 

Nous sommes à l’aube de l’Oligocène, 35 millions d’années avant JC.
Une troupe de squalodons glisse au fil des flots tièdes de l’Océan Téthys.
Curieuses, ces créatures semblables à des dauphins longent les côtes de la toute jeune Europe et regardent s’ébattre sur son rivage les chevaux minuscules, les paresseux géants et le dinotheirum aux défenses inversées. Ils aperçoivent aussi, sautant de branches en branches dans la forêt épaisse, le petit singe aegyptopithèque qui plus tard, bien plus tard, dans 30 millions d’années, donnera naissance à la lignée humaine.

L’évent pompant l’air, le font large et l’œil sombre émergeant de l’écume, ces premiers cétacés échangent déjà des sons sifflés. Ils se parlent, ils essayent de comprendre les choses qui les entourent. Ils donnent du sens au monde. Pour la première fois ans l’histoire du vivant, des millions d’années avant nous, des êtres créent l’intelligence telle que nous la concevons.
A cette époque, ils sont les seuls. Seuls à créer de vraies sociétés, fondées sur l’entraide entre personnes et les liens familiaux, seuls à fonder de vraies cultures, enseignées aux petits, seuls aussi pour l’instant à se lancer dans la course à l’encéphalisation.

La stratégie est nouvelle. Le développement d’un grand cerveau est, on le sait, coûteux en énergie mais très avantageux en terme de survie, car il permet l’émergence de capacités cognitives puissantes et inusitées. L’épaississement du cortex frontal suscite ainsi l’apparition d’une conscience réflexive, nouvel outil mental qui « teste » en imagination les scénarios dangereux ou profitables avant de les mettre en œuvre.

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La faune terrestre du Miocène.

Plus tard, nombre d’espèces s’y essayeront à leur tour : corbeaux, perroquets, éléphants, grands singes, et surtout êtres humains développeront peu à peu des cerveaux surpuissants et ils s’en trouveront bien.
Les cétacés, pour leur part, survivront au refroidissement des eaux.
Au début du Miocène, il  y a 22 millions d’années, un grand nombre d’espèces d’odontocètes semblables à des dauphins se sont développées, comme les kentriodons et hadrodelphis. Ils s’organisaient en tribus, consommaient de petits poissons et faisaient usage d’un système d’écholocation parfaitement opérationnel. La morphologie et la distribution de ces fossiles sont très semblables aux odontocètes modernes, dont ils sont les ancêtres.
Rapidement, ils se rendront maîtres de tous les océans en modifiant leurs formes et leurs cultures, allant même jusqu’à remonter le cours des fleuves pour vivre dans l’eau douce ou à produire le super-prédateur absolu, le Livyatan melvillei (Lambert et al. 2010)

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« A partir du début du Pléistocène, il y a 2 millions d’années, alors que les brusques changements de climat bouleversaient la flore et la faune terrestres, les espèces purement marines n’évoluent plus que de manière secondaire. A peu de chose près, les baleines et les dauphins tels qu’ils sont de nos jours sillonnent déjà les mers de l’époque. C’est donc sur la terre ferme que va se produire l’événement le plus considérable.
Un singe, l’Australopithèque, va commencer à fabriquer des outils rudimentaires
« .
L’Homo habilis vient de naître.
Et avec lui, l’intelligence humaine.
Et le début des massacres…

Homo habilis. L’intelligence de type humain commence à effleurer. Avec un retard de 20 millions d’années par rapport aux dauphins.

 

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Les dauphins ont créé des sociétés complexes et harmonieuses


Altruisme et compassion : la nature des dauphins