Les recherches scientifiques au Delphinarium de Bruges




Les recherches scientifiques au Delphinarium de Bruges

Avec la conservation et la pédagogie, les recherches scientifiques au Delphinarium de Bruges constituent une obligation légale, qui s’appliquent à tous les zoos.
La Directive Européenne EU Zoos Directive 1999/22/EC  impose en effet à tous les parcs zoologiques – et le delphinarium de Bruges en est un, aux yeux de la loi belge – de participer à des programmes de recherche dont les résultats font progresser les connaissances sur les espèces animales et profitent à leur conservation.

« La conservation est devenue la mission essentielle des parcs zoologiques du XXIe siècle, à laquelle il doivent participer et consacrer tous leurs efforts. Cette tâche est assurée, soit directement, par leur implication dans des programmes de reproduction d’espèces menacées, soit indirectement, par l’élevage et la présentation d’espèces emblématiques des divers milieux, en particulier les plus menacés. La directive européenne de 1999 leur assigne d’ailleurs, pour la première fois, clairement cette mission.
Les parcs zoologiques ont également un rôle d’éducation à l’environnement et aux menaces qui pèsent sur lui. Cette éducation est tournée vers le grand public, par la sensibilisation des visiteurs à la conservation de la faune et des milieux de la planète, et vers le public scolaire, avec l’aide des enseignants. Les zoos sont, en effet, des lieux irremplaçables pour une initiation sensible aux animaux et à la nature.

Pour assurer cette mission, la manière de présenter les animaux doit non seulement satisfaire leur qualité de vie mais être aussi évocatrice de leurs milieux de vie.
Cette « mise en scène » est le début de la pédagogie ».

Les recherches scientifiques au Delphinarium de Bruges en 2019

« Le delphinarium de Bruges collabore régulièrement à des recherches scientifiques » explique le parc sur son site.
– En 2006, Boudewijn Seapark, au niveau européen, a recherché avec succès une méthode permettant de réduire les captures accidentelles de dauphins lors de la pêche au chalut. Voici plus d’informations sur la recherche ».

Le lien vers cette recherche a malheureusement disparu, mais l’on sait qu’elle portait sur la façon d’éloigner les dauphins des filets dérivants, grâce à de petits dispositifs sonores nommés pingers.
« Pendant l’observation, différents sons seront produits dans le bassin par des haut-parleurs sous-marins. Ces sons seront testés lors d’une expérience ultérieure en mer et nous verrons ensuite quels sons éloignent le mieux les dauphins ».
Les recherches, sans doute douloureuses furent notamment conduites en 2006 sur Milo, un jeune mâle qui mourut deux ans plus tard à l’âge canonique de 8 ans ! En 2019, l’efficacité réelle de ces dispositifs sonores sur le long terme est mise en doute et son usage par les pêcheurs n’est de toutes façons pas obligatoire en Europe.
On sait qu’en France, les prises accidentelles de dauphins n’ont jamais été aussi dévastatrices, avec ou sans pinger, qu’en 2019.

– « En 2005 et 2006, l’Université d’Utrecht a mené une étude comportementale auprès de nos grands dauphins ».
Il doit s’agir de la thèse d’un spécialiste en rats de laboratoire qui a été prié de dire du bien du delphinarium, pour répondre au rapport de Toni Frohoff.  Comme on s’en doute, c’est ce document qui a servi de base à la Commission Bruges, et non celui de Frohoff.

– « En 2008, le département de médecine vétérinaire de l’université d’Utrecht a mis au point une méthode permettant d’améliorer le suivi médical des yeux des otaries. Une méthode de traitement a été mise en place pour les problèmes oculaires ».
Utile au zoo, certes, car les otaries captives ont les yeux rongés par le chlore. Mais utile en terme de conservation des populations sauvages ? Pas vraiment.

– « Grâce à des années de recherche, une méthode de mesure a été développée dans le delphinarium pour les bébés dauphins lorsqu’ils sont encore dans l’utérus. Par exemple, on peut parfaitement voir pendant la grossesse la taille du dauphin à naître et si tout se passe comme prévu. Cette méthode de mesure est maintenant devenue une référence internationale pour les autres delphinariums ».

Voilà qui ne sera guère utile aux dauphins sauvages, mais il est vrai que le Boudewijn SeaPark n’a pas cette préoccupation.

« En 2017, une étude a été lancée sur l’utilisation du sonar comme communication avec les dauphins.
Les dauphins ont-ils un certain « langage » pour communiquer les uns avec les autres ?
Le sonar des dauphins est enregistré à divers moments de la journée au moyen de microphones sous-marins. Au cours de cette recherche, le département de neurosciences de l’Université de Paris et le département de médecine vétérinaire de l’Université de Gand ont collaboré pour recueillir et traiter les données
« .

Nous avons vérifié. Cette recherche existe bel et bien. Mais elle n’a pas été publiée dans une revue scientifique « peer-reviewed » et pour cause : il s’agit d’une thèse de fin d’études doctorat intitulée Emission of signature whistles by 8 bottlenose dolphins under human care signée par un aspirant vétérinaire du nom de Nikolaas Colpaert.

On y apprend notamment que les dauphins parlent surtout à leurs dresseurs !
« Nos enregistrements ont montré un taux significativement plus élevé de sifflements de tous types lors des séances de dressage par rapport aux enregistrements réalisés avant et après les séances d’entraînement. De plus, des sifflements signature ont été
significativement plus nombreux avant les séances d’entraînement qu’après les séances d’entraînement.
Ces résultats montrent que 
les interactions avec les humains influencent de manière significative le comportement acoustique de Tursiops truncatus et sont conformes à nos attentes pour cette espèce. Ces sifflements sont probablement dus à un comportement anticipé et à l’enthousiasme suscité chez le dauphin de recevoir de la nourriture et d’interagir avec ses soigneurs.(…)

Certains animaux étant gardés dans les bassins latéraux pendant l’entraînement et étant hors de vue les uns des autres, nous suggérons que leurs sifflements de signature ont été émis en tant qu’appels de contact pour maintenir la cohésion du groupe séparé visuellement.
Nous avons réussi à identifier six types de sifflets de signature, ce qui signifie que nous avons trouvé 75% de la signature.
types de sifflets présents dans le groupe d’étude de huit personnes ».

Rappelons tout de même que ce genre de recherches est menée depuis les années 60 en laboratoire, mais aussi plus récemment, directement dans l’océan, avec des dauphins libres. Planète Sauvage, le Dolfinarium de Harderwijk et même le Marineland d’Antibes avec son orque parlante, se sont livrés à ce genre d’études sans vraiment avoir fait progresser la science.

Quant à conservation, le bilan est encore plus maigre, pour ce qui est supposé être un « zoo ».
« Le Boudewijn Seapark collabore de différentes façons au maintien de cette espèce dans le monde sauvage :
1. Éducation du visiteur : les visiteurs découvrent la vulnérabilité de la nature et le rôle actif qu’ils peuvent jouer pour la protection de l’espèce à l’état sauvage.
2. Examen : accroître la connaissance sur l’espèce, afin que nous puissions la protéger de façon plus ciblée dans la nature.
3. Collaboration avec l’EAAM ; projet de conservation pour protéger le phoque moine en mer Méditerranée (?) ».

https://www.youtube.com/watch?v=BUpMb1yQGd0

Les recherches scientifiques au Delphinarium de Bruges en 2003

Lorsqu’on pénètre dans le hall d’accueil du delphinarium, un petit panneau mal éclairé attire notre regard. Punaisé à l’arrière, un vague papier ronéotypé nous indique les importantes recherches menées par le delphinarium. Aucune référence n’est donnée.

Ces recherches sont les suivantes :

1. Le comportement des dauphins.  

2. L’usage du sonar chez les dauphins.  

3. Les bénéfices pour les enfants autistes d’un contact avec les dauphins

4. La lutte contre la maladie du rouget et la vaccination y afférente.

Le Docteur Géraldine Lacave, vétérinaire au Delphinarium de Bruges à l’époque, « était responsable des recherches citées ci-dessus. Elle fut  aussi – sans doute à ce titre – présidente de l’European Association for Aquatic Mammals (E.A.A.M.) fondé en 1972 lors d’un meeting au Delphinarium de Harderwijk, Pays-bas.
La même association qui remit son satisfecit au Boudewijn Sea Park en 2011 !

https://www.youtube.com/watch?v=ZuBjf8gnXZY


Huit dauphins sous cloche au Boudewijn Seapark

Le delphinarium de Bruges dans le rétroviseur

 

 


Les recherches scientifiques au Delphinarium de Bruges

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