Les delphinariums sont interdits en Inde !


Les delphinariums sont interdits en Inde !

Ce 18 mai 2013, une circulaire officielle interdit tout delphinarium sur le territoire de l’Inde !

«Le delphinarium est un établissement commercial où des mammifères marins aquatiques sont gardés en captivité dans des conditions artificielles et exhibés pour amuser un public payant un prix élevé, tout en privant ces animaux du droit de vivre dans leur habitat naturel. Le seul contact que l’Inde ait eu avec cette industrie eut lieu dans les années 1990 avec un parc à Chennai.
Celui-ci a fermé ses portes après la mort de tous ses détenus.
Des pays tels que les USA possèdent de vastes delphinariums et prétendent sensibiliser les gens à la protection des dauphins en leur montrant des créatures solitaires. A l’inverse, le Brésil, le Royaume-Uni et le Chili ont interdit les dauphins en captivité. Nous ne permettrons pas que les delphinariums existent en Inde» avait déjà déclaré récemment au journal Hindustan Times la Ministre de l’Environnement et des forêts, Ms. Jayanthi Natarajan.

Le Ministère vient donc d’édicter une circulaire interdisant les parcs à dauphins, alors même que certains projets commerciaux étaient en cours de finalisation dans le pays, soutenus par des sociétés étrangères, parmi lesquelles SeaWorld.

Cette décision se fonde sur la loi de 1960 relative à la prévention de la cruauté envers les animaux ainsi que sur la loi sur la protection de la faune interdisant l’exhibition d’animaux et d’oiseaux pour l’amusement public. Cette dernière loi avait déjà entraîné la disparition de tous les cirques en Inde.

Il va de soi que cette interdiction des delphinariums en Inde, après celle du Brésil et du Chili, a de quoi interpeller les gouvernements européens qui persistent à tolérer une pratique barbare et dépassée. La vieille Europe est décidemment à la traîne face aux pays émergents  !

Elle marque aussi l’efficacité des associations citoyennes, capables de faire plier les gouvernements en faveur du bien-être animal. Bravo à l’Inde, bravo à la Federation of Indian Animal Protection Organisations (Fiapo) et à toutes les organisations internationales qui l’ont soutenue dans son combat, merci enfin à la Ministre de l’Environnement, Ms. Jayanthi Natarajan !
Jay Bharat ! जय भारत!
Vive l’Inde !

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L’Inde pourra se consacrer à défendre ses propres dauphins de rivière, extrêmement menacés !

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Maneka Gandhi

 

Mars 2013

Delphinariums en Inde : derniers combats

Le Kerala refuse de s’incliner devant les précédentes décisions de la Commission de protection des animaux de l’Inde. Son gouvernement poursuit son projet de delphinarium. Maneka Gandhi, qui fit interdire les dauphins captifs dans les années 90, repart au combat.
Maneka Gandhi, qui fit interdire les dauphins captifs dans les années 90, repart au combat.

L’ancienne ministre de l’Environnement de l’Union indienne, Maneka Gandhi a qualifié le parc de dauphins proposés par l’Autorité de Développement d’un Plus Grand Cochin, comme un «gaspillage d’argent colossal» qui conduira à la mort de nombreux cétacés et finira comme une «escroquerie».

«Le coût du projet est «prohibitif et injustifié » et l’Inde ne dispose pas d’aucune expertise ni dans la capture ni dans la gestion des dauphins captifs. La capture des dauphins destinés au projet du Plus Grand Cochin aboutira à la mort de centaines de dauphins. Ceux qui survivront mourront au bout de quelque semaines, dans leurs bassins ou lors de séances de dressage » a déclaré Mme Gandhi à The Hindu.
Mme Gandhi a également écrit au Ministre en Chef, Oommen Chandy, pour protester contre ce projet d’Océnarium lancé par le gouvernement de l’État.

Laissant entendre qu’elle pourrait faire usage d’un recours juridique à ce niveau, Mme Gandhi a rappelé que la capture des mammifères marins est réglementée au niveau international. Divers espèces de dauphins, en voie de disparition, sont inclus dans l’Annexe I de la CITES et que le commerce n’en est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles.

« Les dauphins ont un faible taux de survie en captivité » a-t-elle également rappelé.
« Pour les garder vivants, les services de vétérinaires étrangers et les installations médicales requises réclameraient un budget très coûteux.
Le poisson qu’on donne au dauphin doit être décontaminé et servi frais. Nombre de dauphins meurent d’avoir mangé des poissons pollués.

Depuis 1989, les USA interdisent toute capture de cétacés dans leurs eaux. Des programmes de reproduction ont été mis en place pour fournir aux delphinariums de nouveaux animaux, ceux-ci mourant rapidement. L’Inde ne dispose pas d’un tel programme d’élevage et sa création coûterait au moins Rs. 50 crore.

Maintenir des dauphins dans un delphinarium constitue une véritable maltraitance des animaux.
Les recherches scientifiques démontrent que les dauphins n’ont pas assez de liberté de mouvement dans les piscines, quelle que soit la taille de celle-ci. La captivité compromet gravement leur qualité de vie.

«Dans la nature, ils nagent sur des centaines de miles chaque jour » continue Mme Gabndhi
«Ils entretiennent des vies sociales complexes qui ne peuvent être recréées en captivité. Les dauphins sont des animaux puissants, de grande taille, parfaitement adaptés aux conditions de l’océan libre.
Lorsqu’on les garde dans un espace confiné, soumis à des interactions forcées avec des humains, ils développent un comportement agressif.

Ce projet de parc ne sert en rien d’éducation. Les parcs marins altèrent gravement la compréhension par le public de l’environnement marin. Des messages éducatifs pourraient au moins prendre la deuxième place pendant les shows de cétacés, dont le saut et les éclaboussures des animaux sont le clou du spectacle. Spectacle qui, pour les dauphins, mène à la mort de centaines de dauphins « .

 

Lors de l’inauguration du pont Kiranpani-Aronda, le Ministre du Tourisme du Maharashtra, Chhagan Bhujbal, a annoncé une série de projets pour la région. Il a cité parmi ceux-ci la construction d’un SeaWorld près de l’aéroport de Chippi, encore en construction.
SeaWorld est une chaîne de parcs marins aux États-Unis. Il s’agirait donc de sous-traitance directe.
Un très mauvais signe de délocalisation en cours et de lutte pour les marchés.

« Les propriétaires terriens ont donné leur accord et nous allons bientôt passer à l’acquisition des terres », a poursuivi Bhujbal, ajoutant que le projet vise à attirer des touristes haut de gamme. «Une installation de plongée sous-marine, où les visiteurs recevraient leur brevet, est également prévue pour Sindhudurg ». Le gouvernement du Maharashtra a également déclaré que la région d’Aronda deviendrait une destination touristique.


A Chennai, tous les dauphins sont morts.


9 janvier 2013

Delphinariums en Inde : stop aux travaux !

La Commission de protection des animaux de l’Inde (AWBI), un organisme officiel relevant du Ministère de l’Environnement et des Forêts (MEF) a fait savoir à tous les gouvernements des États de l’Inde qu’aucune autorisation ne devait être accordée à l’ouverture d’aucun delphinarium dans le pays, du fait que cette attraction portait gravement atteinte à la santé de ces mammifères marins et provoquait chez eux un taux de moralité élevé.

« Nous sommes opposés à tous ces établissements, qui ne sont rien d’autres que des entreprises commerciales exploitant des êtres vivants. Cette décision de l’AWBI constitue un grand pas en avant nous garantissant que l’Inde ne détiendra JAMAIS de dauphins captifs, une pratique barbare qui ne tardera pas à disparaître au niveau international » a déclaré Puja Mitra, responsable de la Federation of Indian Animal Protection Organisations (FIAPO).

Un magnifique exemple dont toutes les nations civilisées du monde feraient bien de s’inspirer !
Mais aussi le fruit d’un long et rude combat mené par des activistes indiens résolus !

Merci, l’Inde ! शुक्रिया, भारत !
Shukrya, Bharata !

(Info Marine Conection UK) :


 

Alerte à Delhi en 2011

Basée à Singapour, la société à capital privé Andover prévoit de construire plus de sept aquariums publics de grande taille à travers l’Inde en association avec le Groupe Bhasin au cours des cinq prochaines années. Les deux sociétés ont formé une « joint venture » et se préparent à ouvrir un premier delphinarium d’ici la fin de cette année dans le Grand Noida, district de  Gautam Budh Nagar au Nord de l’Inde (Etat de l’Uttar Pradesh), c’est à dire à un jet de pierre de la capitale, Delhi.

Celui s’intégrera à un vaste parc à thème touristique inspiré de Venise (d’où le nom «Grand Venise ») avec gondoles, boutiques italiennes et autres décorations du meilleur goût !
L’aquarium « Planète Bleue », dont le coût est estimé à 9 millions de dollars, d’ores et déjà en cours d’élaboration suite à un accord entre des promoteurs immobiliers indiens, le «Bhasin group and Singaporean Leisure» de Singapour et la société de tourisme et loisirs Andover. Le projet se fonde sur l’idée de créer une attraction de classe mondiale.
«Je crois que Planète Bleue représentera un lieu de destination récréatif, ludique et pédagogique » a déclaré S.S.Bhasin, Directeur Général du groupe homonyme.

« Le projet a été lancé il y a 4 ans et se trouve en voie d’achèvement. Nous croyons que l’aquarium sera inaugurée en une seule fois avec le reste de la station, pour la fin de cette ‘année, » a-t-il encore ajouté, précisant : «Les gens vont venir voir des merveilles aquatiques, comme des requins, des pingouins, des morses, des pieuvres et des dauphins, »

L’aquarium couvrira une superficie de 100.000 pieds carrés (1 pied = 304, 8 millimètres)

Il comprendra d’énormes réservoirs d’eau de mer pour abriter des espèces marines de grande taille, tels les requins ou des rascasses venimeuses. Les touristes pourront se promener le long de tunnels en acrylique et traverser ainsi l’’aquarium.  Des bateaux à fond de verre – en forme de gondole, sans doute – permettront de naviguer au-dessus de l’enclos des requins.
Outre les vrais poissons, l’installation comprendra également des chorégraphies sous-marines exécutées par des artistes vêtus comme des sirènes ou des tritons. Des animations pyrotechniques et « musicales » sont également prévues.

Le président du groupe Andover, Sindu Hui Han Zhang, a déclaré que l’aquarium travaillera de concert avec la Société Océanographique Indienne. Andover gère d’ores et déjà trois aquariums publics en Chine et se verra chargé de l’entretien et du fonctionnement de Planète Bleue. La plupart des aquariums modernes sont généralement installés près de la mer, d’où l’eau peut être tirée naturellement. Ce n’est pas le cas de Planète Bleue qui maintiendra la salinité de l’eau de manière artificielle. Les promoteurs espèrent que l’aquarium public sera un lieu d’amusement unique au monde qui attirera les touristes, de même que le complexe
tout entier, qui comprendra également un hôtel 5 étoiles.

Quant aux dauphins, il y a problème.
L’un des aquariums gérés par la société Andover, le Nanjing Andover Underwater World se vante d’être le plus grand de l’Est de la Chine. Ses deux dauphins du Pacifique (Tursiops Gilli)  sont parqués dans un bassin placé sous un toit de plexiglas et offrent des shows spectaculaires aux spectateurs.
Si le nom de Jiang Bo (5 ans) est plus connu que celui de Yaya, sa compagne, c’est qu’il a avalé en janvier 2011 une balle de base-ball.  Ces deux captifs, appartenant à la société Andover, proviennent des dernières chasses japonaises menées à Futo.

Il en sera sans doute ainsi pour tous les dauphins présents dans le nouveau complexe « Blue Planet » annoncé.
Arrivés de Chine, donc de Taiji, Japon…


Le projet ne comprend pas encore officiellement de dauphins captifs. Mais on doute que ce centre puisse s'en passer.

Les travaux préliminaires d’un projet d’Oceanarium en Inde

Dauphins captifs au Kérala 

ium dont on parle beaucoup depuis 2007, puisqu’il est censé donner un nouveau souffle au tourisme dans le Kerala, commenceront en août 2012.

L’établissement en cours de construction s »élèvera près de la petite ville de Puthuvypu, non loin de la côte, sur une terrain vaste de 20. 2342 m2. Comme son homologue de l’Uttar Pradesh, il offrira aux visiteurs toutes la gammes des attractions habituelles : allées de promenades le long des aquariums, tunnels vitrés traversant les bassins géants abritant la faune des grands fonds, pavillon polaire, réservoir à requins,
bassins de contact, où l’on peut TOUCHER les poissons et bien d’autres équipements destinés à divertir le public mais beaucoup moins les animaux marins enfermés.

« Le projet est actuellement soumis à l’étude auprès du Ministère de l’Environnement et des Forêts (MoEF) afin d’obtenir le certificat Environmental Impact Assessment (EIA)). Il semble d’ores et déjà que le projet ne rencontrera aucune objection ni au niveau des lois régulant les zones côtières ni de la part du Ministre. Une première procédure d’appel d’offres a été lancée par notre Société de Gestion des Ressources Halieutiques » a fait savoir son directeur exécutif, M. A Gopalakrishnan Nair.

M. Nair a également déclaré que les coûts risquaient d’augmenter légèrement lors de ce nouvel appel d’offres. A l’origine, on estimait le prix de ce projet à 450 crores. Mais compte tenu de l’augmentation du coût des matières premières, nécessaires à la construction, l’investissement financier sera sans doute plus conséquent.
L’an dernier, une seule compagnie s’était déclaré intéressée par ce projet d’Oceanarium. Les autres promoteurs avaient préféré attendre l’avis du Ministère de l’Environnement avant de proposer leur services.

L’initiative de FIRMA, le rapport détaillé de projet et de la conception de base est préparée par le Mahindra et Mahindra et par la compagnie française Jacques Rougerie Architecte. La conception d’ensemble est de ce fait identique à celle de la ville de Brest.
Cette compagnie est spécialisée dans la construction d’aquarium géant, tel celui de Nausiccaa

Compte tenu des dégâts prévus, la FIRMA a d’ores et déjà proposé de délocaliser la mangrove, qui sera détruite au cours des travaux, vers un autre endroit protégé.

L'un des dauphins russes morts à Chennai

L’un des dauphins russes morts à Chennai en 1997

Rappelons qu’en 1997, trois dauphins importés en Inde par des trafiquants russes sont morts dans les trois mois de leur arrivée près de Madras.
Mme Maneka Gandhi, la Ministre Indienne du Commerce de l’époque, avait alors interdit toute d’importation de nouveaux dauphins captifs et de lions de mer destinés au Delphinarium de Chennai.
Ce nouveau transfert annoncé avait en effet suscité une violente campagne de protestation internationale et celle-ci avait porté ses fruits :
« De telles importations ne seront plus jamais permises à l’avenir en Inde », avait alors déclaré Me Gandhi à la presse, « puisque tous les dauphins captifs de ce pays ont fini par mourir ».

Depuis lors, les choses ont bien changé.
Un premier projet de delphinarium avait resurgi dans le Kerala en 2007. Sans suite.
En 2010, l’actuel ministre de l’environnement et des forêts, M. Jairam Ramesh, envisageait de construire un delphinarium destiné aux très rares et très menacés dauphins du Gange dans l’enceinte du Jardin Zoologique de New Delhi.
Quiconque a jamais visité ce zoo  en frémit rien que d’y penser.

Lion au Zoo de Delhi

Lion au Zoo de Delhi

PETA INDIA, une association très active et courageuse, avait lancé une campagne pour l’en dissuader et lui recommander de protéger plutôt ces charmants dauphins d’eau douce dans leur milieu naturel. On espère que ce projet a été abandonné. Aucune information précise ne nous est encore parvenue à ce propos.

Quoiqu’il en soit, pour ce qui d’empêcher la construction des 7 aquariums publics annoncés, il va falloir se battre…

PETA INDIA
Pétition en Français contre le delphinarium dans l’Uttar Pradesh

La première décision de janvier 2013

Alerte en 2009