L’Iran désapprouve l’exploitation des dauphins captifs



Le delphinarium de l’île de Kish en Iran

L’Iran désapprouve l’exploitation des dauphins captifs

L’Iran désapprouve l’exploitation des dauphins captifs. Mais son delphinarium sur l’île de Kish reste pourtant pleinement actif, qui abrite peut-être encore quelques dauphins et bélugas tueurs de la Marine Soviétique. 

Le Département de l’environnement iranien a déclaré qu’il n’approuvait pas le développement des delphinariums, de tels animaux ne devant pas, selon lui, être exploités à des fins récréatives.
Hamid Zahrabi, directeur adjoint du ministère de l’Environnement, a précisé le gouvernement était également opposé à l’exploitation des animaux dans les cirques.

«Nous pensons que des centres de loisirs peuvent être construits sans harceler les animaux. Par conséquent, je ne suis pas d’accord avec le développement des delphinariums et nous avons publié une instruction visant à empêcher le développement de ces établissements ». Ajoutant :
« Bien que les dauphins des delphinariums naissent généralement en captivité et ne sont pas directement arrachés à la nature, ils sont dans tous les cas dressés à subir des pressions pour exécuter des tours qu’ils ne font pas naturellement ». 
« Par ailleurs, les moyens destinés à dresser ces animaux dans ces centres de loisirs ne sont pas acceptables et, selon de nombreux décrets religieux (les fatwas), une telle exploitation des animaux n’est pas autorisée et, même dans certains cas, Haram (interdite) » a conclu Zahrabi.

Le directeur adjoint a également souligné que des études ont montré qu’entre 2009 et 2018, 13 delphinariums ont été fermés dans 10 pays, principalement en raison des conditions de vie déplaisantes subies par les mammifères marins de ces entreprises.
Les médias avaient récemment évoqué le lancement d’un nouveau delphinarium dans la ville d’Ahvaz, dans le sud du pays. Les responsables de ce centre voulaient utiliser des animaux tels que des otaries, des phoques et des pingouins à côté des dauphins.

Source : Iran Says Won’t Permit Development of Dolphinariums
By IFP Editorial Staff – March 18, 2019

Voilà une nouvelle bien réjouissante.
Mais qu’en est-il du Dolphin Park de Kish, qui traîne la sombre réputation d’être une plaque tournante du trafic de dauphins, amenés non pas de Taiji mais d’autres cités côtières au Japon et blanchis en Iran avant de repartir en Ukraine, en Russie ou ailleurs.

Des bélugas, des dauphins et des otaries russes, de provenance russe, sont exposés dans cette station balnéaire du Golfe Persique, placée en zone franche, libre de taxes et ouverte à tous les trafics.
« S’étendant sur 70 hectares, le parc offre une expérience de face à face avec le règne animal, y compris un volcan artificiel et une forêt tropicale où vous pourrez voir plus de 57 espèces d’oiseaux. Dirigez-vous vers le jardin des papillons ou visitez le parc des dauphins pour raviver votre sirène intérieure. Observez les baleines blanches, les lions de mer du nord, les lions de mer du sud, les chats de mer du nord, les dauphins et les manchots, par des instructeurs iraniens. Au total, 21 mammifères marins sont hébergés dans des piscines de 18 000 mètres cubes remplies d’eau de mer. Vous pouvez prendre votre photo et l’imprimer sur place et ramener à la maison un souvenir du parc« .
Et vous pouvez nager aussi avec les dauphins.
Bien sûr.

Les dauphins de l’île de Kish

Mais qui se souvient qu’en mars 2000, l’Iran avait acheté des dauphins militaires ?

« Des dauphins entraînés à tuer pour la marine soviétique ont été vendus à l’Iran – mais ce qu’ils vont faire dans le Golfe Persique reste un mystère.
Des experts russes ont formé les dauphins et d’autres mammifères aquatiques à l’attaque des navires de guerre et des hommes-grenouilles ennemis, mais lorsque le financement du projet a cessé, bon nombre d’entre eux ont été transférés dans un delphinarium privé à des fins touristiques.

Leur dresseur principal, tant dans la vie militaire que civile, était Boris Zhurid, qui a commencé sa carrière en tant que sous-marinier avant d’obtenir son diplôme d’une académie de médecine.
Plus tôt ce mois-ci, il a vendu l’ensemble de la collection à l’Iran, car il ne pouvait plus se permettre de la nourrir.
« Si j’étais sadique, j’aurais pu rester avec eux à Sébastopol », a déclaré M. Zhurid au journal russe Komsomolskaya Pravda.
« Mais je ne peux pas supporter de voir mes animaux mourir de faim … Nous n’avons plus de médicaments, qui coûtent des milliers de dollars, et nous n’avons plus de poisson ni de compléments alimentaires. »

Le journaliste basé à Sébastopol, Arkady Volondyn, a déclaré à la BBC que le plus gros problème venait de l’hiver, quand il n’y avait pas de touristes.
Au total, 27 animaux, dont des morses, des otaries, des phoques et un béluga blanc ont été chargés avec les dauphins dans un avion de transport russe pour le trajet de Sébastopol, dans la péninsule de Crimée, dans la mer Noire, jusqu’au golfe Persique.
Trois cormorans faisaient également partie de la cargaison.

Quatre des dauphins et un béluga ont suivi un entraînement avec M. Zhurid dans une base navale du Pacifique, avant d’être transférés en Crimée en 1991.
Les animaux ont été entraînés à attaquer les hommes-grenouilles ennemis avec des harpons attachés au dos ou à les traîner à la surface pour les emmener en captivité. Ils pourraient également entreprendre des frappes kamikazes contre des navires ennemis transportant des mines qui feraient exploser un navire au contact de sa coque.

Les dauphins pouvaient distinguer les sous-marins étrangers et soviétiques au son de leur hélice.
Selon les recherches de la Whale and Dolphin Conservation Society, de nombreux dauphins de l’ex-Union soviétique ont été vendus à des aquariums du monde entier. Beaucoup ont été maintenus dans de mauvaises conditions à leur arrivée et d’autres sont morts en cours de route.

Mais M. Zhurid a déclaré que l’Iran avait construit un nouvel océanarium selon ses spécifications et qu’il y poursuivrait ses recherches scientifiques.
Komsomolskaya Pravda souligne que les recherches de M. Zhurid étaient essentiellement de nature militaire et décrit les dauphins comme des « mercenaires ». « En substance, l’Iran a acheté notre ancienne arme secrète à l’Ukraine pour pas cher » écrit le journal russe.

Le journal a également souligné que les États-Unis avaient par le passé soulevé des objections contre certaines ventes militaires russes à l’Iran.
M. Zhurid est resté vague sur le rôle que lui et les animaux vont jouer, mais il a déclaré: « Je suis prêt à aller jusque chez Allah, ou même chez le diable, tant que mes animaux s’y trouveront ».

Sont-ce les mêmes avec qui les enfants nagent ?  Ou existe-t-il encore une base secrète ailleurs ?


Quoi qu’il en soit, n’est-il pas « haram » de toujours exploiter ces malheureux ?

Et ne faudrait-t-il pas transmettre le texte précis de ces sympathiques fatwas qui parlent en leur faveur au Maroc, à Dubaï, en Egypte ?
Ou bien la pensée chiite serait-elle la seule à se préoccuper des dauphins captifs au sein de l’Islam ?


Les dauphins militaires entre Ukraine et Russie


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