L’orque Morgan va se défendre à Bruxelles devant le Parlement européen

L’orque Morgan va se défendre à Bruxelles devant le Parlement européen

L’orque Morgan va se défendre à Bruxelles devant le Parlement européen. La cétologue Ingrid Visser y déposera une pétition pour libérer Morgan de l’Enfer et évoquera son cas tragique auprès des députés.

Au terme de plus de trois ans de sensibilisation de la part de la Free Morgan Foundation, le Parlement européen souhaite discuter de questions concernant l’orque Morgan.
La cétologue néo-zélandais Ingrid N. Visser et l’avocat de la Fondation, Matthew Spiegl vont avoir l’occasion de lui parler du permis CITES délivré à tort pour la capture et le transfert de Morgan à Tenerife ainsi que des très graves violations qui ont été commises à cet égard.
La séance aura lieu le 19 juin 2018.
D’ores et déjà, un appel à soutien a été lancé pour aider ces deux défenseurs bénévoles de Morgan à rejoindre Bruxelles depuis leur pays d’origine.


Un autre appel, lancé par le groupe allemand Freedom for dolphins and whales nous appelle à nous réunir autour du Parlement Européen lors du dépôt de la pétition en faveur de Morgan à la Commission des Pétitions.
Dauphins Libres ASBL s’associe bien entendu à cet événement et sera présent sur place.
Il ne s’agit pas là d’une manifestation, mais d’un simple comité de soutien à Morgan et à ses défenseurs, comme nous en avons déjà constitué autour des tribunaux où l’on jugeait son cas, afin de marquer notre solidarité.

Cessons de penser qu’il est trop tard, comme l’Industrie le susurre à l’oreille des média. Pour une orque captive, comme pour un prisonnier humain réduit en esclavage, il n’est jamais trop tard. Aujourd’hui encore, nous pouvons sauver Morgan.
Aujourd’hui encore, nous pouvons la rendre à l’océan et à sa famille !
Merci de nous rejoindre nombreux le 19 juin prochain au Parlement européen à Bruxelles.
D’autres détails suivront dans les jours à venir.

 


C’est au départ de ce sanctuaire momentané que Morgan aurait du être ramenée chez ses parents en Mer de Norvège

Une brève histoire de l’orque Morgan

Le 23 juin 2010, une jeune orque femelle nageait seule, égarée dans la mer des Wadden, au large des Pays-Bas.
Averti, le delphinarium de Harderwijk vint lui porter secours, muni d’une autorisation de capture «pour soins et réhabilitation » d’une espèce protégée par la CITES. La même CITES qui lui interdisait en outre d’utiliser cet animal sauvage en difficulté à des «fins commerciales».

Le delphinarium hollandais n’en tint aucun compte.
Quelques semaines après son « sauvetage », Morgan fut exhibée dans un bassin minuscule, si peu profond qu’elle touchait le sol avec sa caudale quand elle se dressait à la verticale. Quelques tours amusants lui étaient même enseignés, pour le plaisir du public payant. On la garda 18 mois dans ces conditions.
Une alternative était pourtant prête. Un premier enclos marin l’attendait en Norvège, où elle aurait évolué en semi-liberté jusqu’à ce qu’on la ramène chez ses parents ou qu’elle les retrouve spontanément.
On savait parfaitement où se trouvait sa famille. Une équipe du delphinarium avait enregistré les sons émis par Morgan et constatèrent qu’ils correspondaient au dialecte d’une communauté précise, le Pod P, bien connu en Mer de Norvège.
Mais le Dolfinarium de Harderwijk avait d’autres projets pour elle.

Morgan enfant dans son petit bocal hollandais

Le ministre des Affaires Économiques, Henk Bleker, était alors responsable de la situation de Morgan.
Il décida d’emblée qu’elle ne pouvait pas être remise en mer auprès de sa famille d’origine et qu’elle serait beaucoup mieux à Loro Parque, en Espagne. Les termes financiers de cette transaction menée entre les delphinariums de Harderwijk et celui de Tenerife n’ont jamais été révélés. Au terme d’un curieux tour de passe-passe, qui reste inexpliqué, Morgan est devenue propriété de SeaWorld.
Enfin, pour conclure le dossier avec élégance, Morgan fut déclarée sourde, sans aucune contre-expertise autorisée. C’est là une pratique courante dans les parcs aquatiques quand ils décident de garder le cétacé qu’ils ont « sauvé.
Loro Parque était pourtant le pire endroit où Morgan pouvait être envoyée.

Ce grand zoo sous le soleil est géré d’une main de fer par N. Kiesling.
Ce fils d’ancien Nazi réfugié en Espagne entretient des relations étroites avec la compagnie SeaWorld, à laquelle il a loué 5 orques, Keto, Tekoa, Kohana et Skyla, tous nés en captivité et enlevés trop tôt à l’éducation des adultes.
Keto avait tué son dresseur en 2007, et Adàn, le seul bébé né captif survivant, avait du être élevé au biberon car sa mère le repoussait.

Depuis son arrivée dans cet univers d’enfants sauvages, jour après jour, Morgan a été agressée, chassée, poussée, mordue et bien sûr, harcelée sexuellement par le brutal Keto. Elle a déjà perdu un tiers de ses dents à force de mâcher les rebords du bassin.
Stressée, souffrant d’un ennui profond, Morgan s’échoue au soleil sur le bord du bassin durant de longs moments pour échapper à la violence folie qui règne sous l’eau turquoise.

Pour Morgan, le temps s’est arrêté.
Tous les jours sont les mêmes dans cet Enfer promiscuitaire minuscule. Sans doute va-t-elle accoucher bientôt et peut-être prendra-t-elle bien soin de son enfant, puisque cela, elle l’a appris de sa propre mère libre.
Mais nous savons tous comment finit l’histoire, partout, quand il s’agit d’orques esclaves.
Avant 30 ans, Morgan sera morte.
En mer, sa vie ne ferait que commencer…

 


Morgan à Loro Parque

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