Massacres à Taiji: le silence des delphinariums



HORRIFIC SUFFERING IN THE COVE AS DOLPHINS SLAUGHTERED 12 janvier 2020. Photo Dolphin Project

Massacres à Taiji: le silence des delphinariums

Face aux massacres de dauphins à Taiji, le grand silence des delphinariums est assourdissant. Celui des médias n’est pas moins obscène, qui pourraient dénoncer le Japon mais qui n’osent pas le faire.

The captive dolphin industry – the dolphinariums that do not purchase dolphins from these drives – they have to stop the…

Posted by Helene O'Barry on Sunday, January 19, 2020


Alors que tous les zoos rivalisent aujourd’hui pour aider les koalas en péril, les delphinariums restent plongés dans un profond silence face au véritable génocide de dauphins qui se déroule au Japon.

Oh, certes, la plupart publient dans un recoin de leur site une molle déclaration condamnant ces massacres.
Mais n’attendez rien de plus de leur part.
Pourtant, chaque année et cette année-ci tout particulièrement, de véritables pogromes ont lieu dans la baie de Taiji, commis avec un rare sadisme par des pêcheurs et des dresseurs. Parents, enfants, juvéniles, vieillards, la sélection se passe un peu comme à Auschwitz : soit bon pour le travail soit promis à une mort rapide. Mais cette mort est loin d’être rapide et s’accompagnent d’une terreur atroce et d’un désespoir infini que nous ne pourrions même pas concevoir.

Photo Dolphin Project Janvier 2020

L’industrie de la captivité, la WAZA, l’EAZA, tous ces delphinariums qui se vantent de ne pas acheter de cétacés à Taiji, toutes ces institutions qui étendent sensibiliser leur public à la conservation des dauphins, doivent arrêter de se taire.
Ces gens doivent s’exprimer. Ils ne peuvent plus continuer à faire semblant que ces massacres de Nankin annuels, qui durent pendant six long mois, ne fait pas partie de leur monde. On sait que la WAZA a pu suspendre un moment le massacre des dauphins Tursiops et obliger – sans grand succès – les delphinariums japonais membre de la JAZA à renoncer aux cétacés de Taiji.
D’un mot, d’un seul, les grandes instances de ces associations professionnels, les dirigeants d’Aspro Ocio, de Loro Parque, de la Compagnie des Alpes ou de Looping pourraient imposer des sanctions financières s’ils le voulaient !
Ils pourraient briser leurs alliances avec les grands delphinariums chinois, les principaux commanditaires en amont des tueries japonaises et leur imposer même des sanctions financières.

HORRIFIC SUFFERING IN THE COVE AS DOLPHINS SLAUGHTERED 12 janvier 2020. Photo Dolphin Project

Et cela vaut pour chacun des membres de l’Industrie.
Les jolies dresseuses d’Antibes, les fiers soigneurs du Parc Astérix, les doctes responsables de Planète Sauvage ou le coléreux directeur du Boudewijn Sea Park devraient tous, d’une seul voix, exiger que ces carnages prennent fin.
Eux qui qui prétendent tant aimer leurs « animaux » ne sont même pas fichus d’intervenir lorsque des dauphins sauvages identiques aux leurs subissent les pires outrages au Japon.

Le Marineland est tout prêt à lancer des appels pour les marsouins vaquita, mais quand il s’agit de Taiji, l’Industrie répond en bredouillant, l’air gêné :
« Hé là c’est pas nous, c’est eux, les méchants bridés ! Très loin d’ici ! Nous on n’a rien à voir avec ça ! On est des professionnels accrédités et respectables, nous respectons nos dauphins qui sont tous nés en captivité (ou presque) et nous leur donnons des soins de première classe! »
Et pendant que les dauphins se brisent le rostre sur les rochers de Taiji, que d’autres vomissent de terreur ou se vident de leur sang sous le regard de leur famille qui attend son tour, nos bons dresseurs certifiés IMATA partent en sautillant vers le grand bassin dans leur plus belle combinaison de plongée pour faire sauter leurs chers esclaves au coup de sifflet…

Après la capture, le dressage en force. Dresseuse d’un delphinarium japonais détachée par son employeur. Image: Sea Shepherd Conservation Society

Quant aux médias, liés tant par les publicités payantes de l’industrie des zoos que par des contraintes diplomatiques, ils se gardent eux aussi d’attirer l’attention du public sur les horreurs de Taiji.
Voilà par exemple un article du journal britannique Daily Mail qu’on aimerait lire dans la presse francophone. Mais non ! On ne peut pas ! Les Japonais, comme les Chinois, sont nos meilleurs alliés économiques, et ils se montrent très susceptibles dès qu’on émet la moindre critique.
Plus aucun chef d’état européen n’oserait recevoir le Dalaï-lama Lama, parce que ça fâche la Chine.
Plus aucune émission animalière ou d’information n’oserait évoquer les captures à Taiji ou même la captivité des dauphins, parce que ça fait froncer les sourcils du gouvernement nippon…


Le Jardin Extraordinaire se consacre ainsi à la vie sauvage sur l’île Hokkaido au Japon.

Les images sont ravissantes, le paysage polaire inviolé.
Mais rien de fâcheux ne se dira sur le fait que c’est à Hokkaido que la chasse à la baleine commerciale a repris et que c’est au Japon que des tribus entières de dauphins sont massacrées de manière atroce chaque année dans la baie de Taiji.
Certes, il ne faut pas traumatiser les petits en leur racontant de vilaines choses, mais au moins, s’il vous plaît, que le Jardin Extraordinaire s’abstienne de chanter la belle nature du Japon et de saluer en japonais, au moment même où des tribus entières de dauphins bleus et blancs étaient soumis aux pires tortures !
Mieux vaut alors le grand silence…

Les delphinariums occidentaux ont capturé eux aussi et noyé nombre de dauphins dans leurs cruelles opérations de kidnapping. A Taiji, leurs collègues continuent. Photo Dolphin Project

Horrific Suffering in the Cove as Dolphins Slaughtered

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