Maurice : le grand massacre des renards volants



Maurice : le grand massacre des renards volants

Sur l’île Maurice, le grand massacre des renards volants a repris le 12 décembre. Ces chauves-souris frugivores endémiques aux Mascareignes figurent pourtant sur la liste rouge des espèces gravement menacées.
En France, ce sont les loups, les ours, les phoques, les blaireaux ou les renards que l’on trucide pour plaire à l’électeur rural. La même logique est à l’oeuvre à Maurice, à ceci près que les renards volants, nommées aussi roussettes noires (Pteropus niger) sont accusés ici de manger tous les fruits des vergers de l’île.

Le nouveau ministre de l’Agro-industrie, Maneesh Gobin, n’hésite pas à prétendre aujourd’hui que la population des roussettes noires aurait «quadruplée» depuis la dernière tuerie en date.
Il s’est donc réjoui de ce qu’une nouvelle séance d’abattage venait de démarrer le jeudi 12 décembre, menée par des soldats de la Special Mobile Force (SMF).

Comme son prédécesseur, le ministre Maneesh Gobin justifie ce massacre par la chute de production de fruits.
«C’était la décision à prendre pour gérer la population de chauves-souris et veiller à ce qu’elles ne deviennent pas une nuisance et incontrôlable », précisant : « Nou tou kone ki popilasyon finn ogmante, nu mem truv zot dan centre-ville».


Les renards volants étaient autrefois très communes dans les Mascareignes, mais elles disparurent d’abord à La Réunion entre 1772 et 1801 après avoir été chassés pour leur viande et leur graisse.

À Rodrigues, où elles ont également failli disparaître, leur survie n’a été obtenue qu’en toute dernière instance.
Aussi, l’espèce a longtemps été considérée comme endémique de l’île Maurice, où l’habitat des roussettes noires se limite aux forêts des parcs nationaux des Gorges de Rivière Noire, à la réserve naturelle de Frédérica, ainsi qu’à quelques plantations de fruits, où leur présence entre en conflit avec l’activité agricole.

« A Maurice, au crépuscule, il est courant de voir des nuées de chauve-souris s’envolant des arbres qu’elles utilisent comme gites pendant la journée. Si elles habitent en général dans les forêts, pendant la nuit, elles sont nombreuses à se nourrir sur les arbres fruitiers qui se trouvent dans les cours et les vergers. Les mangues, letchis et autre bananes sont parmi les fruits les plus appréciés des chauves-souris.
En effet, comme Maurice est en train de perdre de plus en plus de sa superficie sous forêt – il ne reste que 2% de nos forêts – les chauves-souris voient leurs réserves en nourriture s’amenuiser. Elles n’ont alors d’autres recours que de parcourir des kilomètres pour se nourrir, effectuant parfois pratiquement un tour complet de Maurice en un jour.
Sur leur trajet, les roussettes noires, que l’on appelle aussi « renards volants », jouent un rôle d’agent pollinisateur et dispersent les graines des fruits qu’elles mangent ; celles-ci germent par la suite aidant la végétation à se régénérer, en particulier les plantes endémiques ou indigènes qui doivent, pour certains, leur survie à ce mammifère.

La roussette noire, qui est l’une des plus grosses chauves-souris que l’on peut trouver au monde, était auparavant présente dans les trois îles des Mascareignes
. Aujourd’hui, on n’en trouve qu’à Maurice et elle est classée parmi les espèces en danger sur la liste rouge de l’International Union for Conservation of Nature, ce qui rend leur protection indispensable. En effet, les femelles n’ont qu’un seul petit par an après une période de gestation de six mois. De plus, la roussette noire n’atteint la maturité sexuelle qu’à deux ans. Autant dire que le renouvellement de la population de la roussette de Maurice est très lent… »


En 2015, le gouvernement Mauricien a lancé une campagne d’extermination visant à l’abattage de 18.000 roussettes et celle-ci se poursuit toujours en 2019.
Le rapport de l’UICN, daté de juillet 2018, démontrait pourtant que la roussette noire est désormais en danger suite à ces campagnes d’abattage. Cette espèce est donc passée de la catégorie «vulnérable » à « en danger» sur la liste rouge de l’IUCN.

La population de chauves-souris aurait diminué de 50% entre 2015 et 2016, en partie du fait de l’abattage mis en œuvre par le gouvernement, motivé par les dommages causés aux arbres fruitiers (letchiers et manguiers).
L’espèce est également menacée par la déforestation, les cyclones, la chasse illégale et la mortalité accidentelle liée aux fils électriques.
Pourtant faute de vision et d’engagement politique, des  campagnes d’abattage massif ont eut lieu afin de rassurer les propriétaires de vergers.

Au-delà de leur rareté, les roussettes noires de Maurice sont aussi les chauves-souris qui possèdent le plus haut coefficient cérébral parmi les chiropètres, comparable à celui du chien, et sans doute qui disposent des cultures les plus subtiles, y compris linguistiques, lesquelles n’ont cependant jamais semblé dignes d’intérêt sur l’ancienne île aux dodos.

Chauve-souris en danger sur l’île Maurice

Adapté de l’article
These endangered bats are being killed by the thousands—here’s why

L’île Maurice, petite nation insulaire à l’est de Madagascar, est connue pour ses plages parfaites pour les cartes postales, son hospitalité chaleureuse et sa diversité culturelle. Elle est aussi connue pour son dodo, ce pigeon géant devenu symbole de l’extinction des espèces provoquée par l’homme. Depuis l’arrivée des Hollandais en 1638, Maurice a également perdu plus de 130 autres plantes et animaux moins connus, depuis les scinques géants aux boas fouisseurs.

Aujourd’hui, une autre espèce unique, la chauve-souris frugivore connue sous le nom de renard volant mauricien, est en voie d’extinction. Depuis 2015, le gouvernement a massacré plus de 50 000 renards volants, réduisant la population des chauves-souris à probablement moins de 30 000.

Les autorités affirment que les abattages sont nécessaires pour protéger les cultures de fruits.
« Ces chauves-souris causent des dommages importants aux plantations », assurait Mahen Seeruttun, l’ancien ministre mauricien de l’agro-industrie et de la sécurité alimentaire, chargé depuis lors de nouvelles fonctions.
« Nous ne sommes pas ici pour éradiquer l’espèce, mais nous devons nous assurer que les chiffres de sa population restent gérables. »


Des études préliminaires indiquent que les renards volants représentent 11 % des dégâts causés aux grands manguiers et 9% aux litchis, les deux principaux types de fruits en question.
Selon une recherche publiée dans le Journal for Nature Conservation, les producteurs ajoutent aux dégâts en laissant leurs fruits pourrir. À cela s’ajoutent les effets néfastes des insectes frugivores et ceux des tempêtes tropicales.

Selon l’Institut mauricien de recherche et de vulgarisation alimentaire et agricole, les rendements de ces fruits auraient sensiblement diminué depuis le début des abattages. Pourtant, les chauves-souris continuent d’être blâmées et ciblées par les chasseurs.
«J’invite mes collègues à venir à Maurice pour voir ce que nous ne devons surtout pas faire à la nature», explique Vincent Florens, Professeur associé d’écologie à l’Université de Maurice. «Nous allons vraiment au bout de l’illogisme avec le gouvernement. L’abattage des renards volants n’a jamais fonctionné pour obtenir des rendements plus élevés. Dès lors, alors qui profite vraiment ces massacres, si ce n’est pas aux planteurs de fruits ni à la biodiversité, supposée menacée ? »

Plusieurs collègues scientifiques de Vincent Florens ont lancé une action en justice contre le gouvernement en raison de violations du bien-être animal – en particulier, l’abattage des chauves-souris avec des fusils viole la section 3.1.a. de la loi mauricienne sur le bien-être animal. S’ils perdent l’affaire, Florens et d’autres s’inquiètent du fait que Maurice pourrait créer un dangereux précédent pour cibler les espèces menacées d’extinction dans le monde au prétexte qu’elles nuiraient à l’activité humaine. La France a déjà pris pas mal d’avance à cet égard, avec ses loups et ses ours.

Pourtant, quand elle veut, l’île Maurice peut exceller dans la conservation.
Elle fut le premier pays à signer et à ratifier la Convention sur la diversité biologique en 1992, et il a contribué à sauver des espèces en voie de disparition telles que la crécerelle de Maurice,  faisant passer la population d’oiseaux de seulement quatre individus survivants à plus de 500 aujourd’hui.


Cela rend le cas des renards volants encore plus troublant
, explique Guillaume Chapron, écologiste à l’Université suédoise des sciences agricoles, dont le travail sur l’utilisation des actions en justice pour gagner des batailles de conservation a inspiré les chercheurs de Maurice.
«Maurice n’a qu’une petite histoire au niveau planétaire, mais ici nous avons une très bonne illustration de la façon dont le monde est détruit», dit Chapron. «Même pour un gouvernement qui est un modèle international de conservation, dès que la faune est perçue comme ayant un impact sur l’intérêt économique, il n’y a plus de volonté politique ».

Les renards volants sont pourtant une clé de voûte écologique essentielle. En se régalant de fruits, ils pollinisent les fleurs et dispersent les graines, garantissant ainsi la prospérité des forêts.
Dans une étude de 2017, Florens et ses collègues ont découvert que les chauves-souris frugivores dispersent les graines de 53% des arbres à Maurice – l’exemple le plus significatif que les chercheurs connaissent de la contribution d’une seule espèce de chauve-souris à une forêt  donnée. «Leur rôle écologique est énorme», renchérit Florens. «Tous ces arbres dépendent de cette petite chauve-souris en voie de disparition que le gouvernement massacre.»
Selon lui, l’activité des chauves-souris est particulièrement importante à Maurice, où d’autres disperseurs de graines – tels que les dodos, les tortues géantes à long cou, les perroquets à bec large et deux autres espèces de renards volants – ont déjà été éradiqués depuis lontemps.

Les problèmes pour les chauves-souris ont commencé en 2002, après que les fruiticulteurs mauriciens – qui vendaient traditionnellement leurs litchis et leurs mangues sur les marchés locaux – se sont lancés dans l’exportation.
À mesure que les bénéfices augmentaient, les inquiétudes concernant les pertes augmentaient également. Pour de nombreux producteurs de fruits, le renard volant est devenu le coupable idéal pour chaque mangue pourrie ou litchi mâché découvert sur le sol sous un arbre.

«Dans les années 1970, les chauves-souris ne vivaient que dans les montagnes, la forêt», explique Hervé Hardy, directeur à la retraite d’une sucrerie, qui est l’un des plus ardents défenseurs des abattages et qui a publié plusieurs articles d’opinion dans les médias locaux à ce propos. «Maintenant, nous avons des chauves-souris partout dans le pays et elles détruisent tous nos fruits !»

Hervé Hardy, vieille bique hargneuse au service des producteurs de fruits

Sur la base de ses propres calculs, Hardy estime que 579 000 chauves-souris frugivores vivaient à Maurice en 2015.
Pour Vincent Florens, un tel chiffre est biologiquement impossible parce que l’île n’est pas assez grande et ne dispose pas d’assez de fruits pour nourrir autant de renards volants.
Hardy voudrait réduire la population de renards volants à environ 13 000 individus – le nombre qu’il estime avoir été présent sur l’île dans les années 1970.
« J’ai moi-même vu l’évolution des chauves-souris, c’est pourquoi je me bats », dit Hardy. « Quand les gens disent que les chauves-souris ont presque disparu, je sais que ce n’est pas vrai. »

De nombreux producteurs de fruits sont bien d’accord et leurs lobbyistes ont commencé à réclamer une réforme de la loi. Les politiciens – dont le succès aux élections s’appuie sur le suffrage rural – en ont tenu le plus grand compte compte. Comme Florens le note cruellement «le but de l’abattage n’est pas d’augmenter la récolte de fruits mais la récolte de votes.»

La chauve-souris mauricienne joue un rôle essentiel dans la pollinisation et la dispersion des graines de la flore indigène du pays, en maintenant la diversité végétale dans le paysage fortement fragmenté de Maurice. Maurice a déjà perdu deux ( Pteropus subniger et Pteropus rodricensis ) des trois espèces de Pteropus qui ont autrefois contribué à ces services écosystémiques; la viabilité du paysage indigène dépend maintenant de la persistance de populations robustes de Pteropus niger ». Photograph: Jacques de Speville/WWF International

En 2015, lorsque le gouvernement a entrepris son premier massacre à grande échelle, les responsables ont rapidement réalisé que la chasse aux chauves-souris près des vergers était un moyen inefficace pour atteindre le quota de plus de 30. 000 abattages fixé pour l’abattage.
« Dans les vergers, ils abattaient une chauve-souris et 15 s’envolaient», explique Florens. « Ils ont donc commencé à cibler les chauves-souris au fond de la forêt, y compris dans les zones protégées, où les animaux se concentrent pour nicher ».

Cette stratégie était «aberrante», explique Florens. Elle ciblait en effet les chauves-souris dans les endroits où elles devraient normalement se sentir en lieu sûr. On éliminait en outre les individus les moins problématiques de la population, c’est à dire ceux qui ne mangent probablement pas les fruits des agriculteurs.
« Les renards volants ont tendance à rester près de chez eux et ceux qui vivent dans la forêt ne se rendent probablement pas dans des arbres fruitiers commerciaux éloignés pour se nourrir. Une chauve-souris surprise dans un verger mange certainement des fruits destinés au commerce, mais pour celle qui vit dans la forêt, c’est beaucoup moins probable » explique Florens.

En 2016, le gouvernement a lancé une deuxième campagne viant 7.380 individus « afin de contrôler davantage les dommages causés aux arbres fruitiers dans les vergers sélectifs », selon Mahen Kumar Seeruttun, membre du parlement mauricien.
Cette campagne de destruction massive a contribué à la décision prise en 2018 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), d’élever le statut du renard volant mauricien de « vulnérable » à « menacé ».

L’UICN a également organisé deux ateliers organisés par le Ministère mauricien de l’agro-industrie et de la sécurité alimentaire pour promouvoir les moyens non létaux d’atténuer les problèmes entre les personnes et les chauves-souris. «Tout le monde était très motivé et nous avions l’impression de faire des progrès», explique Tigga Kingston, biologiste à la Texas Tech University et coprésidente du Old World Bat Specialist Group de l’UICN. Peu de temps après, cependant, le gouvernement a entamé un troisième massacre de 13.000 renards volants, qui a récemment pris fin.
«Rien de tout cela n’est normal», dit Kingston. «Cela a commencé par une action sans précédent durant laquelle un gouvernement a activement abattu une espèce vulnérable, qui a été suivie par une action encore plus dévastatrice ! ».

Officiellement, le gouvernement a tué 51.318 renards volants, mais Florens et ses collègues pensent que le nombre est probablement beaucoup plus élevé. «Les abattages ont eu lieu à la fin de l’année, lorsque de nombreuses mères étaient enceintes ou avaient des bébés», dit-il. «Vous tirez sur une chauve-souris et en tuez essentiellement deux.» D’autres chauves-souris, ajoute-t-il, ont probablement été blessées et sont mortes plus tard de leurs blessures.

Photograph: Jacques de Speville/WWF International

La population de renards volants de Maurice a chuté de plus de 50% depuis le début des abattages en 2015, selon Florens. Or, moins il reste d’animaux, plus les chauves-souris restantes seront vulnérables aux catastrophes naturelles, aux maladies, à la concurrence des espèces non indigènes et à la perte d’habitat. Si le massacre continue, dit-il, « l’espèce sera piégée dans un vortex d’extinction dont l’abattage est l’amorce ».

Après les deux premiers abattages, la production de litchi a en fait chuté de 70%, probablement, selon Florens, en raison de l’action combinée de mouches des fruits envahissantes, des oiseaux, des macaques et des rats. « Malheureusement, tous ces dommages sont mis sur le dos de la roussette, ce qui rend le lobbying plus intense », dit-il.

Désespéré de donner un espoir aux chauves-souris, un groupe de chercheurs a décidé de poursuivre le gouvernement. Fabiola Monty, une scientifique de l’environnement à Maurice avec le groupe à but non lucratif Human Rights in the Indian Ocean, a agi en tant que plaignante, avec Christian Vincenot, écologiste de chauve-souris et modeleur écologique à l’Université de Kyoto, au Japon.
«Nous avons essayé des pétitions, des manifestations, des publications dans Science et des discussions de l’UICN avec le gouvernement», raconte Vincenot. « Tout ce que nous avons fait a échoué jusqu’à présent, nous avons donc décidé que nous avions besoin d’une action plus forte. »

Bien que les chauves-souris soient reconnues comme une espèce en voie de disparition par Maurice, qui suit les directives de l’UICN, une faille dans la législation actuelle du pays les exclut de la protection intérieure.
Pour cette raison, Monty a déposé sa plainte pour violation du bien-être animal plutôt que pour violation des lois sur la protection de la faune.
Monty ne peut pas parler de l’affaire jusqu’à ce qu’elle se termine, et les responsables du gouvernement mauricien n’ont pas répondu aux demandes répétées d’émettre un commentaire.
L’affaire a été reportée à trois reprises, la dernière audience ayant eu lieu le 9 mai 2019.


Alors que le litige se poursuit, Florens et ses collègues continuent de faire pression pour proposer des alternatives à l’abattage des chauves-souris pour les agriculteurs intéressés
.
Avec un peu d’investissement, qui peut être récupéré en une seule saison, les arbres peuvent être protégés des renards volants avec un filet, une stratégie utilisée en Australie et en Thaïlande.
«L’abattage des renards volants s’est avéré inutile», ajoute Vincenot. «La seule chose qui fonctionne vraiment, c’est de protéger les arbres avec des filets.»

Un filet approprié a réduit les dégâts des chauves-souris à Maurice de 16 à 23 fois, selon une recherche publiée dans la revue Oryx.
Mais – un peu comme les mesures de protection suggérées aux éleveurs de brebis en France –  les agriculteurs mauriciens qui ont essayé cette tactique ont souvent fait des économies, explique Florens, ce qui les a conduit à l’idée que ces filets ne fonctionnaient pas.
«De nombreux producteurs ont bâclé le travail mou en jetant le filet sur l’arbre en contact direct avec les branches et les fruits, ce qui permet aux oiseaux et aux chauves-souris de manger les fruits à travers le filet de l’extérieur. Souvent, les agriculteurs laissent également des trous au fond du filet, poursuit-il, permettant aux animaux d’entrer, et souvent de se faire piéger à l’intérieur ».

Florens et ses collègues espèrent éventuellement créer une certification respectueuse des chauves-souris qui permettra aux consommateurs nationaux et étrangers d’utiliser leur pouvoir d’achat pour soutenir les producteurs de fruits qui excluent durablement les chauves-souris de leurs cultures plutôt que de recourir à des abattages.
Les experts aideraient les producteurs de fruits soucieux de l’environnement à installer des filets ultramodernes et aideraient ensuite à établir des partenariats entre les producteurs et les sociétés de commercialisation locales et internationales pour sensibiliser les consommateurs à la différence que ces filets signifient pour sauver la biodiversité.
«Nous espérons que les agriculteurs qui installent des moustiquaires gagneront tellement d’argent que ceux qui continueront de compter sur l’abattage seront mis hors service», explique Florens. «Nous voulons changer la mentalité à la base.»

Pour demander au gouvernement mauricien de protéger ses renards volants 

 


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